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Substituts de lait maternel : Composition, alternatives et considérations

L'allaitement maternel est largement reconnu comme la méthode d'alimentation idéale pour les nourrissons. Cependant, dans les situations où l'allaitement n'est pas possible ou souhaité, les substituts du lait maternel, également appelés préparations pour nourrissons, sont essentiels. Cet article explore la composition de ces substituts, les différentes options disponibles et les facteurs importants à prendre en compte lors du choix d'un substitut de lait maternel.

Composition des substituts de lait maternel

Les substituts de lait maternel sont formulés pour imiter autant que possible la composition du lait maternel humain. Ils doivent répondre aux besoins nutritionnels des nourrissons et favoriser leur croissance et leur développement. Voici les principaux composants des substituts du lait maternel :

  • Protéines : Les protéines sont essentielles à la croissance et à la réparation des tissus. Les substituts du lait maternel sont généralement fabriqués à partir de lait de vache, dont les protéines sont modifiées pour être plus facilement digestibles par les nourrissons. Certaines préparations utilisent des protéines de soja ou des protéines hydrolysées pour les nourrissons allergiques aux protéines de lait de vache (APLV).
  • Lipides : Les lipides fournissent de l'énergie et sont nécessaires à l'absorption des vitamines liposolubles. Les substituts du lait maternel contiennent un mélange de graisses végétales, telles que l'huile de palme, l'huile de soja et l'huile de tournesol. Ils sont également enrichis en acides gras essentiels, tels que l'acide linoléique et l'acide alpha-linolénique, qui sont importants pour le développement du cerveau et des yeux. Un ajout d’acides gras polyinsaturés à longue chaîne (AGPI-LC) est conseillé. Critères d’extraction : Protéines <= 1,34 g/100 ml, AGPI-LC avec ARA et DHA à un taux > 14 mg/100 ml avec un taux d’ARA au moins égal à celui du DHA, Sodium <= 24 mg/100 ml.
  • Glucides : Les glucides sont la principale source d'énergie pour les nourrissons. Le lactose est le principal glucide présent dans le lait maternel et les substituts du lait maternel. Certains substituts peuvent également contenir d'autres glucides, tels que la maltodextrine ou le sirop de maïs. Elle est composée de lactose et de dextrine maltose. Le pourcentage de lactose peut aller de 0% à 100% du total des glucides. L’augmentation du pourcentage de lactose permet d’accélérer le transit. Dans la fraction glucidique il peut y avoir de l’amidon. La caroube peut être ajoutée dans le but d’épaissir le lait pour limiter les régurgitations. -> Pour obtenir le pourcentage de lactose vous divisez la quantité de lactose par la quantité de glucides et vous multipliez le résultat par 100.
  • Vitamines et minéraux : Les vitamines et les minéraux sont essentiels à la croissance et au développement des nourrissons. Les substituts du lait maternel sont enrichis en vitamines A, D, E, K, C, B1, B2, B6, B12, ainsi qu'en calcium, fer, zinc et autres minéraux importants.
  • Autres composants : Certains substituts du lait maternel peuvent contenir d'autres composants, tels que des prébiotiques, des probiotiques, des nucléotides et des antioxydants. Ces composants peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé digestive et immunitaire des nourrissons.

Les composants du lait, définitions et rôles principaux :

  • Albumines : Les albumines forment le groupe le plus important des protéines de l’organisme. Elles se trouvent dans le plasma sanguin, le liquide cérébral et les muscles. Elles participent au transport des sels, de l’eau et des hémoglobines.
  • Globulines : Les globulines sont le deuxième groupe primordial des protéines de l’organisme. Elles servent au transport de substances insolubles dans l’eau. Elles sont la base de l’immunité et de la résistance. Elles forment des anticorps et sont responsables de la cicatrisation et du transport des hormones et des enzymes.
  • Caséines : Les caséines sont les protéines du lait qui sont divisées en sel de calcium insoluble par des enzymes ou un acide. Lors de sa digestion dans l’estomac, la caséine a l’aspect du fromage blanc, alors que les protéines solubles sont liquides. la dose totale de protéines indiquée en g / 100ml. -soit de pourcentage de caséine ; celui-ci est obtenu en divisant la quantité de caséine par la quantité de protéines, et en multipliant le résultat obtenu par 100.
  • Acides gras insaturés essentiels : L’organisme ne peut pas fabriquer les acides gras insaturés essentiels lui-même. Il faut donc les lui apporter. Ils ont des fonctions vitales dans le corps. Ils servent entre autres à la fabrication des hormones et jouent un rôle important pour éviter l’hypertension, un taux de cholestérol élevé …
  • Lactose : Le lactose est le glucide du lait le plus important. Il est favorable à la digestion et fortifie la flore intestinale naturelle.
  • Acides aminés et peptides : Les acides aminés et les peptides sont les plus petits éléments de construction des protéines de l’organisme.
  • Vitamines : Les vitamines sont des combinaisons organiques vitales que l’organisme ne fabrique pas ou en quantité trop insuffisante. Ces dernières doivent être absorbées avec les aliments.
    • Vitamine A : La vitamine A protège de certaines maladies des yeux (héméralopie). Elle contribue à la protection, à la formation et au bon fonctionnement de la peau et des muqueuses.
    • Vitamine B1 : La vitamine B1 sert dans la protection des nerfs. Un déficit peut provoquer des affections graves notamment du système nerveux central.
    • Vitamine B2 : La vitamine B2 est favorable à la croissance et au développement physique.
    • Vitamine B12 : La vitamine B12 a une influence sur le métabolisme des lipides et glucides. Elle joue un rôle sur la fabrication des protéines, du sang et du tissu nerveux.
    • Vitamine C : La vitamine C stimule le métabolisme, fortifie le système immunitaire et la résistance, participe à la fabrication des tissus, des os et du sang.
    • Vitamine E : La vitamine E protège les autres vitamines et les hormones.

Types de substituts de lait maternel

Il existe différents types de substituts de lait maternel, chacun étant conçu pour répondre aux besoins spécifiques des nourrissons à différents stades de leur développement :

  • Laits 1er âge : Également appelés « laits pour nourrissons », ils sont destinés à remplacer le lait maternel pendant toute la période où l’enfant n’a qu’un seul aliment : le lait. Ils couvrent bien tous les besoins nutritionnels de votre bébé. Les laits 1er âge sont destinés à l’alimentation des enfants de la naissance jusqu’à la diversification alimentaire, soit de 0 à 4-6 mois. Une réglementation européenne spécifie les différentes obligations de composition des préparations pour nourrissons et de suite (laits 1er et 2e âges). Les laits 1er âge sont élaborés pour répondre, à eux seuls, aux besoins nutritionnels des bébés pendant les premiers mois de leur vie jusqu’à l’introduction d’une alimentation complémentaire appropriée. Il est recommandé de demander conseil à votre médecin avant d’utiliser un lait 1er âge. En effet, l’offre est abondante : il existe 96 références sur le marché français de laits 1er âge standard (hors laits thérapeutiques). A la naissance, l’allaitement maternel exclusif est recommandé. Si vous ne souhaitez ou ne pouvez pas allaiter, un lait 1er âge sous forme de mini-biberon 1er âge (ou nourette) vous sera proposé. Pensez à signaler si des allergies sont connues dans votre famille, cela déterminera le choix d’un lait particulier.
  • Laits 2ème âge : Proches des « laits de croissance », ils conviennent aux enfants à partir de 6 mois et jusqu’à 1 an.
  • Laits de croissance : Proches des « laits 2ème âge », ils conviennent aux enfants à partir de 1 an et jusqu’à 3 ans.
  • Laits spéciaux : Ces laits sont formulés pour répondre aux besoins spécifiques des nourrissons ayant des problèmes de santé particuliers, tels que les allergies, les intolérances, les régurgitations ou les coliques.

Alternatives au lait de vache

Pour les bébés allergiques ou intolérants aux protéines de lait de vache (APLV), il existe des alternatives :

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  • Laits infantiles à base de lait de chèvre : La formule de ces préparations infantiles a été travaillée pour qu’elles contiennent des protéines végétales capables de remplacer les protéines du lait dans le cadre d’une alimentation équilibrée contrôlée par le pédiatre.
  • Laits infantiles hydrolysés : Quand un bébé continue d’être allergique avec un lait infantile hydrolysé (ou qu’il a développé une forme grave d’APLV), le pédiatre peut recommander du lait infantile fabriqué à partir d’acides aminés.
  • Boissons végétales (soja, amande, avoine, riz, coco…) : Les laits d’avoine et riz sont une source de glucides. Ils n’apportent ni protéines ni calcium (sauf enrichissement artificiel). Ces jus végétaux (qui ne sont pas du lait) sont formellement déconseillés pour les bébés et les enfants en bas âge. La raison est simple : leur composition est totalement inadaptée aux besoins nutritionnels des nourrissons.

Lait de jument : une alternative intéressante

Essentiellement produit par la jument pour nourrir son poulain, le lait de jument contient beaucoup de lactose, peu de lipides et une bonne quantité de vitamine C. En cela, ses qualités gustatives et sa composition proche du lait maternel humain le rendent adapté comme substitut pour l’alimentation des nourrissons. Grâce à la grande ressemblance entre le lait de jument et le lait de femme, on démontre qu’ils sont, tous deux, très riches en albumines et globulines, autrement dit, les protéines du lactosérum. La preuve c’est que la relation entre les deux est tout simplement dû au fait que ce sont des monogastriques. De cette façon, l’appareil digestif étant beaucoup moins développé que chez les ruminants, la richesse des acides gras non saturés et des vitamines, apportée par le foin et l’herbe, est alors restituée lors de la digestion. En matière de goût, le lait de jument a un goût similaire au lait de coco, les qualités nutritionnelles et le goût du lait varient en fonction de l’alimentation apportée aux juments. Plus l’alimentation sera riche, plus les qualités nutritionnelles seront importantes (avec le Foin de Crau AOC par exemple…).

Comparaison aux autres laits :

Composition des laits de Jument, d’humain, d’ânesse et de vache (en g/100 g, sauf pour le pH sans unité) :

JumentHumainAnesseVache
pH7,187,0 - 7,57,0 - 7,26,6 - 6,8
Protéines1,5 - 2,80,9 - 1,71,5 - 1,83,1 - 3,8
Lipides0,5 - 2,03,5 - 4,00,3 - 1,83,5 - 3,9
Lactose5,8 - 7,06,3 - 7,05,8 - 7,44,4 - 4,9
Résidu0,3 - 0,50,2 - 0,30,3 - 0,50,7 - 0,8

Comment choisir un substitut de lait maternel

Le choix d'un substitut de lait maternel doit être fait en consultation avec un professionnel de la santé, tel qu'un médecin ou une diététiste. Plusieurs facteurs doivent être pris en compte, notamment :

  • L'âge et le poids du nourrisson : Les besoins nutritionnels des nourrissons varient en fonction de leur âge et de leur poids.
  • Les antécédents médicaux du nourrisson : Les nourrissons ayant des allergies, des intolérances ou d'autres problèmes de santé peuvent avoir besoin d'un substitut de lait maternel spécialement formulé.
  • Le coût : Les substituts de lait maternel peuvent être coûteux, il est donc important de choisir une option qui correspond à votre budget.
  • La disponibilité : Certains substituts de lait maternel peuvent ne pas être disponibles dans votre région.

Préparation et administration des substituts de lait maternel

Il est essentiel de suivre attentivement les instructions de préparation et d'administration fournies par le fabricant. Voici quelques conseils généraux :

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  • Lavez-vous soigneusement les mains avant de préparer le biberon.
  • Utilisez de l'eau en bouteille pour reconstituer du « lait » à partir de poudre.
  • Suivez les indications de votre médecin pour déterminer les quantités d’eau et de poudre nécessaires.
  • Ne préparez pas à l’avance le biberon.
  • Chauffez le lait (de préférence au bain-marie). Vérifiez la température sur la paume de votre main avant de donner le biberon à votre bébé ! La température maximale est de 37°C.
  • Si bébé refuse de finir son biberon, il n’y a pas besoin de le forcer à boire. Dans la majorité des cas, votre enfant sait quand s’arrêter de manger tout autant que vous. De plus, la ration journalière de boissons recommandée par les médecins ne doit pas être dépassée. Référez-vous à l’âge de votre enfant et au nombre de doses écrites sur la boîte de lait.

Précautions à prendre

  • Intolérance aux protéines de lait de vache (PLV) : La majorité des laits en poudre contiennent des PLV. Certains nourrissons y sont intolérants. Il est essentiel de prendre en considération les symptômes de cette intolérance et d’adapter l’alimentation en conséquence. Un professionnel de santé pourra vous orienter vers un lait spécifique adapté à votre bébé.
  • Ne pas suralimenter l’enfant : Lors du passage à un lait en poudre contenant d’autres glucides, tels que l’amidon, il est important de s’assurer de ne pas suralimenter l’enfant.
  • Respecter les doses recommandées : La ration journalière de boissons recommandée par les médecins ne doit pas être dépassée. Référez-vous à l’âge de votre enfant et au nombre de doses écrites sur la boîte de lait.
  • Jeter les restes : Si bébé ne boit pas tous ses biberons, jetez les restes.

Lire aussi: Combiner allaitement maternel et lait en poudre

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