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Soins de Soutien au Développement et Psychomotricité en Néonatologie : Définition et Approches

L'arrivée d'un bébé prématuré est souvent une période riche en émotions et en préoccupations pour les parents. Ces petits combattants, nés avant terme, nécessitent une attention particulière pour permettre et favoriser leur développement. L'éveil sensorimoteur est essentiel dans ce processus, car il permet à l'enfant de découvrir son environnement et d'interagir avec lui. En néonatalogie, le psychomotricien occupe une place singulière au sein de l'équipe soignante. Cet article explore en profondeur les soins de soutien au développement (SDD) et le rôle spécifique de la psychomotricité dans ce contexte, en mettant en lumière leur importance pour le bien-être et le développement optimal du nouveau-né et de sa famille.

Le Rôle du Psychomotricien en Néonatologie

En néonatalogie, le psychomotricien se distingue des autres soignants par son approche. Intervenant "non vital", il a la chance de ne pas avoir à agir dans la précipitation. Il essaye d’apporter du bien-être et favorise les échanges entre les parents et leur bébé. Le psychomotricien cherche à offrir à l’enfant un vécu corporel autre que celui des soins et un étayage physique et psychique pour favoriser son développement. Il propose aux parents d’oublier l’espace d’un instant cet univers extrêmement médicalisé qu’est la néonatalogie et favorise la rencontre entre eux et leur bébé. Il prévient ainsi l’apparition de carences affectives et soutient les parents dans leur accès à la parentalité.

La psychomotricité en néonatalogie exerce donc une action préventive, au service du développement et du bien-être du bébé et de ses parents. Elle cherche à agir dans « l’ici et maintenant » et dans le long terme, grâce à des médiations faisant principalement intervenir le toucher.

Missions du Psychomotricien

Les missions du psychomotricien en néonatologie sont multiples et visent à :

  • Observation et Dépistage : Détecter les difficultés neurologiques éventuelles en parallèle avec les examens médicaux.
  • Prévention : Mettre en place des actions de prévention posturale, des troubles de l'oralité, des difficultés sur le plan psychomoteur, psycho-affectif et relationnel.
  • Contribution à l'amélioration de l'environnement : Collaborer avec l'ensemble de l'équipe soignante pour optimiser l'environnement du nouveau-né.
  • Intervention thérapeutique, confort et bien-être : Offrir des expériences sensorielles et motrices contenantes, structurant la psyché du bébé, l’éveillant à la relation et lui amenant une certaine détente et un confort (corporel et psychique). Les interventions doivent respecter ses rythmes propres (veille/sommeil), son état de fatigue, lutter contre sa douleur, son stress et doivent avoir lieu en fonction de la disponibilité du bébé et de l’organisation des soins infirmiers (gavage, perfusion).
  • Rôle auprès des parents : Accompagner les parents dans la découverte de leur enfant, soutien, empathie et contenance. Mise en évidence devant eux des compétences de leur enfant.
  • Rôle auprès des soignants : Accompagner les infirmières lors des soins douloureux mais indispensables pour le bébé prématuré (prévenir l’enfant des soins à venir, toucher contenant pendant le soin, utilisation de canadou).

Développement Sensorimoteur du Bébé Prématuré

Le développement sensori-moteur est un processus fondamental par lequel un enfant apprend à comprendre et à interagir avec son environnement à travers ses sens (vue, ouïe, toucher, goût, odorat) et ses mouvements. Chez les bébés, cette interaction est cruciale pour percevoir l’environnement, se découvrir et se constituer en tant que sujet.

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L'enfant prématuré, né avant 37 semaines de gestation, arrive dans un environnement bien différent de celui in utero, à un moment où son immaturité ne lui permet pas encore d'y faire totalement face. En accueillant ce bébé, il ne s’agit pas de recréer le même environnement, cela est tout simplement impossible. Mais il est essentiel de favoriser la cohérence des sollicitations sensorielles et motrices, pour que les sens et la motricité du bébé se développent de façon la plus harmonieuse possible.

Il va donc être important de porter un œil attentif aux sollicitations sensori-motrices qu’on peut leur proposer.

L'Environnement Sensoriel en Néonatologie

Le bain sensoriel dans lequel vit le bébé in utero est très loin de celui vécu en néonatalogie. Dans le cocon maternel, le corps tout entier du fœtus est enveloppé, contenu par la paroi utérine. Il est bercé par ses propres mouvements et ceux de sa mère. Il lape, déglutit et s’éveille au goût du liquide amniotique. Il entend de nombreux bruits amortis par la barrière abdominale et le liquide amniotique. Il vit dans la pénombre stimulant peu sa vision.

Le bébé prématuré se retrouve allongé sur une surface plane, avec peu de sollicitations tactiles ou bien souvent douloureuses. Il reste la plupart du temps immobile dans sa couveuse et se trouve, pour certains, alimenté par une sonde de manière passive. Les odeurs de l’hôpital peuvent être irritantes et désagréables. Quant aux bruits, ils sont forts et intenses, sans cohérence ni possibilité de s’orienter vers leur source. Enfin la vision est bien plus sollicitée dorénavant. Mais fort heureusement les soins de développement, prodigués par les équipes soignantes et des propositions simples, peuvent donner de la cohérence à tout ce que vit le bébé prématuré.

Accompagner le Développement Sensorimoteur du Bébé Prématuré

Le Peau à Peau

La naissance prématurée peut être une épreuve pour le bébé et ses parents. Naissance potentiellement traumatique, séparation, hospitalisation, soins douloureux… autant d'éléments qui peuvent mettre à mal le lien parents- bébé.

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Dans ces circonstances, le peau à peau est une pratique particulièrement bénéfique. Il offre à votre bébé un effet apaisant et rassurant, lui permettant également de réguler sa température, sa respiration et son rythme cardiaque. En gardant votre bébé contre vous, vous lui offrez une contenance rassurante et des "retrouvailles" avec des repères sensoriels essentiels à son confort (votre odeur, le son de votre voix, vos caresses…). Le simple fait de parler doucement à votre bébé, de chanter, de le toucher de façon contenante l’aide à développer son sens du toucher, son audition et sa proprioception (la perception de son corps dans l’espace). Non seulement ce temps de corps à corps renforce le lien affectif, mais c'est aussi une méthode formidable pour renforcer le bien-être de votre bébé.

Le Positionnement en Enroulement

Que ce soit en néonatologie grâce au cocon dans lequel votre bébé est installé, ou ensuite dans vos bras, le positionnement du corps du bébé en enroulement est primordial. A la fois pour son développement neuromoteur, son confort et son développement sensorimoteur.

Sollicitations Sensorimotrices Cohérentes

Votre présence auprès de votre bébé est essentielle. Vous êtes son ancrage, sensoriel et affectif. Posez vos mains sur la tête et les fesses de votre bébé ou encore sur son ventre pour lui montrer votre présence et lui rappeler les limites sécurisantes qu’il avait dans votre ventre. N’hésitez pas à mettre à proximité de lui un linge avec votre odeur pour lui donner une contenance olfactive et des souvenirs de sa vie prénatale. Parlez lui doucement en ouvrant le hublot afin qu’il puisse s’orienter vers votre visage. Enfin, tamisez la lumière pour ne pas sur-stimuler son système visuel.

N’hésitez pas à solliciter les équipes pour vous accompagner dans ses sollicitations.

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Accompagnement de la Motricité

Les bébés prématurés présentent une hypotonie (faiblesse musculaire). Ils auront besoin de temps pour développer leur tonus musculaire. C’est pourquoi il est important de continuer de proposer des positions en enroulement et des mouvements doux. Privilégiez la liberté de mouvement en limitant le matériel de puériculture comme les cales-tête ou encore le transat de manière prolongée… Alternez avec des temps dans vos bras ou sur le tapis d’éveil pour explorer ses capacités sensorielles et motrices.

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Accompagnement de l’Oralité

L’oralité de votre bébé a pu être malmenée durant son hospitalisation. Vous pouvez tout à fait proposer des massages doux du visage afin d'aider à un investissement positif de cette zone.

L’oralité est également très en lien avec la sensation tactile. N'hésitez pas à proposer des activités «patouille ». En effet, les zones du cortex somatosensoriel qui traitent les informations sensorielles des mains et de la bouche sont très proches. Votre enfant crée ainsi des connexions neuronales permettant de coordonner les informations tactiles provenant de la main et de la bouche… Cela explique aussi l’importance de laisser votre bébé, en grandissant, mettre les objets à la bouche pour investir cette zone de façon positive.

Enfin, l’oralité, avec la succion, jouent un rôle important dans le lien affectif et la réassurance.

Accompagner le Système Visuel

La vue est le dernier sens à devenir mature. Vous pouvez solliciter en douceur ce sens en plaçant des objets à fort contraste, comme des motifs noir et blanc, à une distance d’environ 30 cm pour attirer son regard.

Le contact visuel régulier avec vous est la meilleure stimulation. Votre bébé est attiré par ce qui est contrasté et en mouvement, ce qui tombe plutôt bien, votre visage étant contrasté et empreint d’émotions (mimiques)!

Accompagner le Système Auditif

L’audition se développe au troisième trimestre in utero et continue après la naissance. Parler à votre bébé, chanter des chansons ou lui lire des histoires permet de stimuler son attention auditive. Cela lui permet aussi de s’orienter au son et intégrer sa localisation, ce qui était difficile à faire dans la couveuse. Proposer des hochets au doux tintement, mais éviter les jeux sonores trop bruyants.

Accompagner le Toucher et la Sensibilité Proprioceptive

Les bébés nés prématurément ont un fort besoin de se sentir rassuré, contenu et enveloppé. Cela passe essentiellement par le portage dans vos bras ou en moyen de portage mais aussi pourquoi pas par des temps de massage.

Points de Vigilance

Respect du Rythme

L’observation de votre bébé est un allié primordial pour respecter son rythme et son seuil de tolérance aux sollicitations. Chaque bébé, prématuré a son propre rythme. Il va donc être important de rester attentif à ses signaux de fatigue, d’agitation et d’adapter les propositions en fonction. Le bâillement répété, le hoquet, l’éternuement ou encore l’hyper-extension peuvent être des signes d’une saturation des systèmes sensorimoteurs. Il va également être important de créer un environnement stimulant mais pas surchargé. Proposez des jouets qui sollicitent en douceur ses sens, et un à la fois. Des hochets légers, des textures variées et des couleurs contrastées sont des choix parfaits. Proposez 1 ou 2 jouets en même temps sur le tapis d’éveil pour favoriser l’intérêt et la concentration.

Quand Consulter un Professionnel ?

Il est normal que les prématurés prennent plus de temps à acquérir certaines compétences. C'est pour cette raison que l'âge corrigé est pris en compte jusqu’aux 2 ans de l’enfant.

En revanche, si vous remarquez des difficultés dans le développement de votre bébé, n’hésitez pas à consulter votre pédiatre qui saura vous orienter vers le bon professionnel. Gardez à l'esprit qu’une intervention précoce peut être extrêmement bénéfique pour la suite de son développement.

Évaluation du Développement Psychomoteur

L’évaluation du développement psychomoteur est capitale. Il s’agit d’évaluer le développement d’un enfant d’un âge donné par rapport à une norme de population. L’étude du développement psychomoteur repose sur l’interrogatoire, qui est fondamental et ne doit jamais être suggestif, et sur l’examen clinique.

Développement Psychomoteur au Cours de la Première Année de Vie

Au cours de la première année de vie, une modification du tonus va s’observer avec disparition progressive de l’hypotonie axiale et de l’hypertonie des membres. À la motricité initialement réflexe du jeune nourrisson (réflexes archaïques) succède l’apparition progressive de la motricité volontaire, puis une coordination de plus en plus fine et la marche.

Tenue de Tête

À la naissance, elle est inexistante ; la manœuvre du tiré-assis permet d’apprécier un maintien de la tête dans l’axe pendant quelques secondes. À 2 mois, on note un contrôle de la tête en position verticale, à 3 mois un contrôle dans toutes les positions. En décubitus ventral, l’enfant arrive à soulever sa tête du plan du lit très précocement, et peut la changer de côté à 1 mois. À 4 mois, la tenue de la tête doit être acquise ; l’enfant s’appuie sur les avant-bras en décubitus ventral.

Station Assise

L’acquisition de la station assise est progressive. À 1 mois, tenu, le nourrisson a le dos rond. On note un début de tenue assise vers 4 mois avec support ; à 5 mois, la station assise est présente avec appui des mains vers l’avant. À 8-9 mois, la station assise autonome, sans support, est parfaite.

Station Debout

Chez le nouveau-né, elle est réflexe. À 6 mois, le nourrisson supporte le poids de son corps ; à 10 mois, il se met debout en tirant avec les membres supérieurs. Il marche tenu vers 11 mois et seul entre 9 et 18 mois.

Acquisition de la Marche

Elle se fait entre 9 et 18 mois. La plupart des enfants marchent à quatre pattes ou rampent avant de se mettre debout. Beaucoup d’enfants ont un mode de locomotion très particulier : ils se déplacent sur les fesses avec fréquemment une jambe repliée.

Préhension

Elle est réflexe à la naissance (grasping). Vers 4-5 mois, le nourrisson tend la main vers l’objet (préhension volontaire). Il existe un empaumement cubital vers l’objet. À 6 mois, il porte à la bouche, on note un empaumement médian. À 6 mois, il passe d’une main à l’autre et, à 9 mois, il manipule avec ses deux mains. Il existe une pince fine avec opposition pouce-index à partir de 9 mois.

Expériences Sensorimotrices

Elles ont un rôle clé en apportant de nouvelles influences sur les processus cognitifs utilisés dans la résolution de tâches précises.

Vision

Le nouveau-né reconnaît le visage de sa mère et peut suivre horizontalement. À 1 mois, il existe une poursuite horizontale parfaite, à 3 mois une poursuite horizontale et verticale. À 9 mois, le nourrisson cherche du regard un objet tombé et disparu.

Audition

L’enfant entend d’emblée - le système auditif est fonctionnel dès la vie intra-utérine.

Communication

Un sourire-réponse est présent dès 2 mois. Les premières vocalises apparaissent vers 2 mois (gazouillis) ; le nourrisson rit aux éclats vers 4 mois. La qualité du contact et l’intérêt du regard sont les premiers indices de capacités de communication. L’attention partagée est la capacité de l’enfant à regarder un objet que tient son parent et doit être acquise à 6 mois. L’attention conjointe est très importante à évaluer et doit être acquise à 9 mois : l’enfant regarde un objet que lui montre son parent. À 9 mois, le nourrisson réagit à son prénom. Il apprécie jouer à « coucou le voilà ». Le pointage du doigt pour montrer un objet ou pour le réclamer apparaît dès 9 mois et doit être acquis à 16 mois. À 1 an, l’enfant utilise les gestes sociaux comme « au revoir », « coucou ». À 16 mois, il commence à jouer à « faire semblant » : il manipule les jouets selon des scénarios de plus en plus complexes. À 2 ans, il a des jeux symboliques comme jouer à la poupée et aux voitures en se racontant des histoires.

Langage

Le développement des deux versants du langage doit être précisé, en sachant que le développement du versant réceptif (compréhension) précède celui du versant expressif (expression). Les parents peuvent surestimer le niveau de compréhension de leur enfant. La compréhension des premiers mots survient entre 8 et 10 mois. L’enfant comprend un ordre simple en contexte vers 15 mois et hors contexte vers 30 mois. Sur le versant expressif, le babillage notamment canonique (redoublement des syllabes qui apparaît entre 6 et 7 mois) a valeur de langage et précède l’apparition des premiers mots entre 10 et 12 mois. L’augmentation du nombre de mots est variable d’un enfant à l’autre. En moyenne, l’enfant à 15 mois possède dix mots ; entre 18 à 24 mois, l’enfant arrive à une masse critique de cinquante mots, il est alors capable d’apprendre entre quatre et dix mots nouveaux par jour.

Développement Psychomoteur à 2 et 3 Ans

À 2 Ans

L’enfant est capable de marcher à reculons, lancer une balle, monter et descendre les escaliers marche par marche, donner un coup de pied dans un ballon. Il ouvre une porte, grimpe sur des meubles. Il commence à courir. Il gribouille des figures circulaires, encastre des formes, fait des tours avec six cubes, copie un trait vertical.

Au niveau du langage, l’enfant montre les parties de son corps, associe deux mots, suit deux ou trois directions : devant, derrière en haut ou en bas. Il nomme une ou plusieurs images, utilise le pluriel. Il écoute une histoire en suivant les images. Vers 2 ans et demi, il fait semblant lors des jeux (dînettes, poupées, files de petites voitures…).

À 3 Ans

Il est capable de tenir une attitude, de résister à une poussée douce. Il saute à pieds joints vers l’avant, fait du tricycle. Il se lave les mains seul.

Il fait des phrases, emploie le « je », prononce son nom. Il compte jusqu’à trois. Il commence à jouer avec les autres enfants en parallèle.

Développement Psychomoteur à 5-6 Ans

Il sait sauter à la corde, rattraper une balle qui rebondit. Il sait faire du vélo sans les petites roues. Il s’habille et se déshabille. À 5 ans, il copie le triangle et écrit son prénom en lettres bâton. Il reproduit une pyramide avec six cubes.

Il raconte des histoires, joue avec d’autres enfants avec des interactions sociales (joue au papa et à la maman). Il compare la longueur de deux lignes, désigne la plus longue. Il nomme les couleurs. À 5-6 ans, il décrit parfaitement une image avec des phrases élaborées ; il répète une phrase de douze syllabes. Il pose des questions sur la signification des mots. Il connaît la comptine numérique jusqu’à 30. Il dénombre une collection de dix pièces et a acquis le principe de cardinalité (le dernier chiffre correspond au total de la collection). Au niveau de l’organisation spatio-temporelle, l’enfant montre le dessus, le dessous, devant, derrière. Le repérage dans le temps est parfois plus difficile à évaluer : il doit connaître l’après-midi, le soir.

Sommeil et Propreté

Sommeil

Chez le nouveau-né, il dort beaucoup, environ 16 heures par jour. Les périodes d’éveil s’effectuent sous forme d’état de veille agitée. Il n’y a pas de différence jour-nuit. Entre 1 et 6 mois, c’est la période où le sommeil évolue le plus rapidement avec apparition d’une périodicité jour-nuit, d’une maturation EEG des ondes de sommeil et apparition de rythmes circadiens de la température, du pouls, de la respiration et des sécrétions hormonales. À 3 mois, la durée moyenne de sommeil est de 15 heures dont 9 heures de sommeil nocturne. De 4 à 12 ans, on note une réduction du temps total de sommeil ; le sommeil devient uniquement nocturne avec augmentation du sommeil lent profond en début de nuit.

Propreté

Chez le nouveau-né, la miction est un acte réflexe. Le contrôle volontaire ne débute pas avant 15 à 18 mois. L’acquisition de la propreté est dépendante de l’âge d’initiation de l’éducation à la propreté : il faut tenir compte de ce facteur clé pour juger de l’âge d’acquisition de la propreté. L’enfant peut prévenir et utiliser un pot à 18 mois. À 2 ans, il est propre le jour avec des accidents occasionnels et commence à être propre la nuit. Cependant, l’âge de la propreté nocturne est variable.

Difficultés de Développement : Quand S'Inquiéter ?

Il convient toutefois de préciser que le terme de « retard » est un terme trompeur qui laisse supposer un rattrapage ; or, le plus souvent, les difficultés seront persistantes. Le moment exact de la première inquiétude des parents est toujours capital à faire préciser ; il existe très souvent un décalage par rapport à l’âge de la première consultation.

Diagnostic Différentiel

L’interrogatoire et l’examen clinique permettent de préciser le niveau de l’atteinte neurologique (centrale ou périphérique). Il s’agit de maladies neuromusculaires.

Déficit des Fonctions Intellectuelles

Le déficit des fonctions intellectuelles concerne plusieurs domaines comme le raisonnement, la résolution de problème, la planification, la pensée abstraite, le jugement. L’évaluation du fonctionnement intellectuel fait appel le plus souvent aux échelles de Wechsler. On parle de déficit si le score du quotient intellectuel (QI) est inférieur à 70 (± 5). Les causes sont nombreuses.

Troubles du Spectre Autistique (TSA)

L’autisme au sens générique du terme est considéré aujourd’hui comme un trouble d’origine neurodéveloppementale dont les signes psychopathologiques principaux se manifestent par des perturbations dans l’interaction et la communication sociale accompagnées également de com-portements répétitifs et stéréotypés (DSM-5). Il faut éliminer une exposition du nourrisson aux écrans (télévision, tablette…) qui est susceptible d’entraîner des troubles du comportement (intolérance à la frustration) et une pauvreté des interactions sociales. L’arrêt des écrans et une stimulation importante de l’environnement sous forme de jeux et d’échanges verbaux (intérêt des lieux d’accueil petite enfance) permettent d’évoluer rapidement vers une normalisation. Tout praticien doit savoir repérer les signes d’alerte d’autisme et prendre en compte les inquiétudes des parents autour du développement de leur enfant.

Troubles Spécifiques des Apprentissages (TSA)

Ce sont des troubles neurodéveloppementaux qui entraînent des anomalies cognitives perturbant les acquisitions (langage, motricité, apprentissage de la lecture, des mathématiques ou de l’écriture) en l’absence de déficience intellectuelle (diagnostic différentiel), en l’absence de trouble sensoriel ou neurologique, chez un enfant normalement socialisé et scolarisé. Leur étiologie est actuellement considérée comme complexe, plurifactorielle avec des facteurs génétiques et environnementaux. Ils sont fréquents, avec une prévalence dans la population générale autour de 10 %. L’enquête clinique devra absolument écarter un trouble sensoriel ou neurologique.

Troubles Spécifiques du Langage Oral, ou TSLO

Le retard de langage est un motif de consultation fréquent à l’âge préscolaire et est le signe d’appel le plus fréquent des TSLO. Il évolue favorablement avec une rééducation orthophonique bien conduite permettant l’acquisition d’un langage bien structuré et efficient. Il évolue très sou-vent en trouble du langage écrit lorsque l’enfant atteint l’âge de l’apprentissage de la lecture. L’absence d’évolution de la qualité du langage verbal malgré une rééducation orthophonique bien conduite fait poser le diagnostic de dysphasie. La production orale reste simple avec l’absence de mise en place de phrases complexes.

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