Loading...

Continuité des Soins en Crèche : Définition et Mise en Place

Introduction

La continuité des soins en crèche est un élément essentiel pour assurer un environnement stable, sécurisant et rassurant pour les enfants. Lorsqu'un enfant quitte le cocon familial pour la première fois, il entre dans un monde inconnu. La crèche devient alors un lieu où il doit se construire de nouveaux repères. Cet article, rédigé par Kathleen Fauret et Audrey Bouté, éducatrices de jeunes enfants, explore la définition de la continuité des soins, son importance pour le développement de l'enfant et des pistes pour sa mise en place concrète.

Définition de la Continuité des Soins

La continuité des soins en crèche se définit comme l'ensemble des pratiques visant à assurer une cohérence et une stabilité dans la prise en charge de l'enfant, tant au niveau des soins physiques que des interactions sociales et affectives. Elle répond au besoin fondamental de l'enfant d'évoluer dans un environnement "stable, fiable et continu".

Le repère désigne un objet, un endroit ou une personne qui va permettre à l'enfant de s'orienter et de se retrouver. Il permet de revenir constamment à quelque chose de stable et fiable.

Importance des Repères pour l'Enfant

Sécurité et Confiance

Les ruptures dans les soins sont autant de pertes de repères pour l’enfant et peuvent, pour les plus sensibles, engendrer de véritables angoisses se traduisant de différentes façons (troubles du sommeil, de l’alimentation, comportements agressifs…). Bien souvent, une ambiance globale nerveuse et agitée provient de l’absence de continuité dans les soins.

Le temps, notion abstraite pour les enfants et bien complexe à intégrer peut les mettre en difficulté à certains moments. Lorsqu’à peine âgé de quelques semaines l’enfant quitte le cocon familial pour aller à la crèche, c’est un pas de géant vers l’inconnu. Cet inconnu qui va faire partie de son quotidien futur. Le premier repère pour l’enfant, ce sont ses parents, c’est eux qui l’aident à se sécuriser dès les prémices de sa vie. La manière dont ils vont lui parler, même pendant la grossesse, chanter, le toucher, le regarder…. Tout cela va s’inscrire dans son être, psychiquement et physiquement. Comme le dit Winnicott : « La capacité de l’individu à être seul, constitue l’un des signes les plus importants de la maturité ». Cette première relation est donc loin d’être anodine ; en effet, son corps tout entier va intégrer la façon dont ses parents vont s’occuper de lui, l’amour, la tendresse, le réconfort et la bienveillance. Les autres repères viendront se greffer autour de cette première relation affective. La période dite d’adaptation ou d’acclimatation va être le premier espace-temps où l’enfant va intégrer de nouveaux repères. Cette période, prévue généralement sur une à deux semaines, va amener l’enfant et ses parents à prendre de nouveaux repères avec une professionnelle.

Lire aussi: Exemples concrets : Continuité pédagogique

Ce besoin de continuité dans les repères va perdurer tout au long de la vie. Cependant, ces derniers se trouveront bouleversés par des étapes maturatives qui mettront à mal les repères de l’enfant, et le pousseront à en ré inventer de nouveaux. L’enfant va traverser quatre grandes étapes maturatives dans son développement : la naissance, l’angoisse du 8e mois, la phase d’opposition entre 18 mois et 3 ans environ et l’adolescence. À chaque étape de son développement, va s’opérer chez l’enfant un profond remaniement intérieur. Les repères vont aider l’enfant à se situer par rapport aux autres personnes, mais aussi à l’espace et au temps.

Développement Cognitif et Émotionnel

Un environnement stable et prévisible favorise le développement cognitif de l'enfant. En connaissant les routines et en anticipant les événements, il peut mieux se concentrer sur ses apprentissages et explorer son environnement en toute confiance. De plus, la continuité des soins contribue à renforcer le sentiment de sécurité émotionnelle de l'enfant, en lui offrant un cadre rassurant où il se sent compris et soutenu.

Socialisation

La continuité des soins facilite également la socialisation de l'enfant. En évoluant dans un groupe stable avec des adultes et des enfants qu'il connaît, il peut développer des relations de confiance et apprendre à interagir de manière positive avec les autres.

Mise en Place de la Continuité des Soins

L'Importance de l'Espace

L’enfant a besoin d’apprendre à se situer dans l’espace pour maîtriser son environnement. Que ce soit à la maison ou à la crèche, il va peu à peu identifier les espaces dans lesquels il va pouvoir jouer, dormir, manger, être changé… Il est important de mettre en place autour de l’enfant un milieu apte à assurer sa sécurité et son développement. C’est pourquoi les différents espaces doivent être pensés en amont et ne pas bouger trop fréquemment. Ainsi, l’enfant pourra se situer dans le monde qui l’entoure. L’espace doit être pensé et identifié afin qu’il se repère et les jeux doivent être rangés au même endroit pour faire perdurer ce sentiment de sécurité (Ex : photo de jeux sur les étagères). Quand vous souhaitez réaménager l’espace, faites-le de préférence en présence des enfants, cela sera moins perturbant pour eux ou à minima prévenez les et accompagnez les dans la découverte des lieux. Lors des temps de sommeil, le lit doit être toujours le même et placé toujours au même endroit. Cela va constituer un espace propre à l’enfant qu’il va reconnaître comme étant le sien. En tant que professionnelle, vous êtes un repère pour les enfants que vous accueillez. Positionnez vous au sol autant que possible afin de montrer votre disponibilité et assurez-vous d’être visible d’un maximum d’enfants. La position d’adulte phare, c’est-à-dire positionné au milieu de la pièce est intéressante, car elle vous permet de voir et d’être visible de tous. L’enfant pourra alors jouer et créer des interactions avec les autres enfants sous votre regard bienveillant et rassurant. De ce fait, ne négligez pas vos différentes sorties de leurs champs de vision. Ces micro-séparations peuvent être source d’angoisse pour les enfants, autant que possible verbaliser ce que vous faites.

Les Rituels

Tout au long de la journée, vont se succéder différents rituels qui vont donner la possibilité aux enfants de se repérer. Se succèdent les temps d’accueils, le temps chanson, les temps de jeux, le temps histoire, les activités, le repas, les changes, les goûters, les départs…. Ce cercle de rituel qui englobe la journée de l’enfant va le stabiliser et le rassurer. La répétition de ces différents temps va aider l’enfant à intégrer sa journée. Il va de ce fait, pouvoir anticiper une partie des temps de sa journée pour ne pas les subir. Les rituels sont donc une façon d’organiser la journée avec des habitudes de vie répétées. La première mission du rituel est de sécuriser l’enfant, de le rassurer d’un point de vue émotionnel. Son autre fonction, est de lui donner des points d’ancrage solide et fiable. Les rituels, de manière générale, structurent la journée. Ils vont l’organiser en une succession d’événements connus, stable, fiable et récurrents. Ils vont contribuer à la construction des représentations temporelles puisque le jeune enfant n’a pas encore la notion de temps, celle-ci étant trop abstraite. Ces rituels ne doivent pas être négligés étant donné qu’ils annoncent les différentes activités qui vont être effectuées tout au long de la journée en permettant ainsi au jeune enfant de se situer dans le temps. Plus son quotidien sera prévisible, plus l’enfant se sentira en sécurité. Le psychanalyste Boris Cyrulnik confirme cela en écrivant : « Le rituel aide à la construction de l’identité ». Les rituels doivent être des moments répétitifs se déroulant tous les jours, voire plusieurs fois par jour et toujours de la même manière. Avoir des repères sûrs par la répétition des gestes, de paroles, se sentir en sécurité sont les fonctions du rituel. Le fait qu’il soit réalisé par un adulte connu va permettre à l’enfant de s’appuyer sur la relation et pas uniquement sur le rituel. Les rituels vont rassurer l’enfant et limiter les situations anxiogènes pour favoriser la vie de groupe. Chez le bébé, le rythme des tétées est la première inscription dans le temps. Le corps lui, est rythmé par des cycles que l’on nomme circadiens, c’est-à-dire qu’ils règlent l’alternance jour/nuit ou veille/sommeil. Le cerveau totalement immature du nouveau-né ne lui permet pas d’avoir la moindre notion du temps.

Lire aussi: Mise en Œuvre de la Continuité de Direction

La Ligne du Temps

La ligne du temps permet de constituer les moments clés d’une journée et de visualiser leur succession. Pour favoriser la prise de conscience du déroulement des moments de la journée, il semble utile d’établir « l’emploi du temps » quotidien. Pour cela, on peut tenter d’ordonner, avec les enfants, des images, dessins ou des photographies prises à différents moments de la journée pour leur montrer où nous en sommes dans la journée. Il ne s’agit pas essentiellement d’y mettre des choses ludiques, mais aussi vos rituels de travail sur lesquels les enfants peuvent vous aider (en toute sécurité) : débarrasser la table, amener les doudous pour la sieste, les chaussures pour aller dans le jardin, plier le linge. Ces temps sont aussi des repères pour eux, ne les négligez pas. Ainsi dans un premier temps, et ce, jusqu’à 2 ans, pour l’enfant, le temps est vécu dans l’immédiateté. De 2 à 6 ans, l’enfant accède à la représentation mentale, l’enfant découvre et organise alors de nombreux repères. Il acquiert entre 0 et 6 ans, 3 sous-notions nécessaires à la construction du concept-temps : la succession, la simultanéité et la durée. Il est de fait important de se laisser porter par le rythme des enfants afin de les accompagner au mieux et de laisser « le temps au temps des enfants ».

Communication et Coordination

Communication en Équipe

La communication en équipe en crèche est un pilier fondamental pour assurer le bon fonctionnement de la structure, le bien-être des enfants et l’efficacité des professionnels. Dans un environnement où les interactions sont nombreuses et où chaque décision peut impacter directement le développement des tout-petits, une communication fluide, transparente et constructive est essentielle.

  • Assurer une prise en charge cohérente des enfants: Les enfants en crèche évoluent dans un cadre collectif où plusieurs professionnels interviennent quotidiennement. Ainsi, une bonne communication garantit une continuité dans les soins, les activités et les interactions.
  • Renforcer l’esprit d’équipe: Une communication efficace favorise la confiance et la collaboration entre collègues. En effet, elle aide à résoudre les conflits, à éviter les malentendus et à répartir équitablement les tâches.
  • Gérer les imprévus: Les journées en crèche sont rarement linéaires. Entre les urgences, les changements d’emploi du temps et les besoins individuels des enfants, une coordination rapide et claire est indispensable. Pour les enfants : Une équipe qui communique bien garantit un cadre cohérent, rassurant et structuré.

Pour favoriser cette communication :

  • Écoute active: Chaque membre de l’équipe doit se sentir entendu et valorisé. Cela est possible grâce à l’écoute active.
  • Transparence: Partager les informations pertinentes avec l’équipe, sans retenue ni omission, est essentiel.
  • Respect et bienveillance: Dans un métier où le stress peut parfois s’inviter, il est crucial d’échanger dans un climat respectueux et bienveillant.
  • Outils et supports de communication adaptés: Les réunions d’équipe, les tableaux de suivi, les carnets de liaison et les outils numériques sont autant de moyens de centraliser et de diffuser l’information.
  • Mettre en place des réunions régulières: Les réunions d’équipe sont l’occasion de partager des informations importantes, de discuter des problématiques rencontrées et de prendre des décisions collectives.

Communication avec les Parents

Une communication efficace en crèche repose sur une relation de confiance entre les professionnels, les parents et les enfants. Avec les parents, elle doit être transparente et fluide. Ceci est possible grâce à des échanges réguliers, des comptes-rendus quotidiens sur les repas, les siestes et les activités… L’utilisation de supports adaptés comme un carnet de liaison, une application ou des affichages est également recommandée. Aussi, il est essentiel d’anticiper les changements et de prévenir rapidement en cas d’incident ou de modification des routines. Chez Les Petits Chaperons Rouges, nous portons une très grande attention au lien tissé avec les familles que nous accueillons.

Communication avec les Enfants

Avec les enfants, la communication doit être adaptée. Ainsi elle passe par un langage spécifique, des encouragements bienveillants et une écoute attentive de leurs besoins et émotions. C’est pourquoi l’expression corporelle, le ton de la voix et la patience sont essentiels. Ils les aident à se sentir compris et en confiance. Enfin, une bonne coordination entre les professionnels garantit une prise en charge cohérente et sereine. Ceci est possible grâce à des réunions régulières, des outils de suivi et un esprit d’équipe solide. La combinaison de ces pratiques fait de la communication un véritable outil.

Lire aussi: Maternelle MS : Continuité

Continuité des Soins et Micro-Séparations

Lors des journées en crèche ou chez l’assistante maternelle, on observe que certains jeunes enfants à la fin d’un soin (repas, change, lever de sieste) pleurent dès que les professionnels les remettent au sol. On constate ce comportement chez les bébés de moins de an mais, également, chez les enfants d’âge de la marche. Voici quelques propositions pour tenter d’aider ces bébés à surmonter ces petites séparations. Dans sa première année, le jeune enfant utilise son corps pour communiquer mais cette communication est bilatérale, c’est-à-dire, qu’il interprète nos gestes comme un langage. Lors d’un soin, vous indiquez à ce chérubin que vous êtes avec lui psychiquement et physiquement. C’est un moment de plaisirs. Vous lui parlez, vous jouez avec lui en plus du soin. Pour tous les bébés, vous êtes ce qui le stimule le plus au niveau intellectuel, physique et émotionnel.

Les chercheurs en neurosciences [1] ont bien décrit depuis longtemps cette recherche de la nouveauté chez le jeune enfant dans l’environnement physique et humain. Le donneur de soin est créatif, il ne refait pas les mêmes gestes et ne dit pas les mêmes paroles. Cette stimulation procure au bébé un sentiment de bien-être, Winnicott [2] parlerait de sentiment d’exister. C’est une des fonctions de la « continuité des soins » que Winnicott (1956) [2] décrira à l’aide de trois idées :

  • Le « holding » qui signifie le maintien, la façon dont est porté l’enfant physiquement et psychiquement. Ce sont les soins maternels qui lui offre de façon satisfaisante et continue une sécurité affective et une chaleur protectrice tant physiologique que psychique. Le holding met en place, chez l’enfant, le sentiment d’exister, de se sentir une unité différenciée.
  • Le deuxième concept, le « handling », signifie le maniement. Il s’agit de la manière dont l’enfant est traité, soigné et manipulé par la personne qui lui donne les soins. Les conditions et effets du « handling » participent au développement du fonctionnement mental ainsi qu’à l’intégration du psyché-soma.
  • Le dernier concept concerne la « représentation de l’objet ». C’est la façon dont est présentée la réalité à l’enfant via son environnement.

Les professionnels ont connaissance de l’importance des soins pour le très jeune enfant mais ils minimisent l’importance de ce qui entoure l’entrée et la sortie dans le soin. Or, la « continuité de soin » demande un début et une fin pour la construction psychologique mais, également, corporelle des bébés. Parfois, ils minimisent la fin d’un soin par méconnaissance mais, aussi par manque de temps, car, à l’inverse des parents, ils ont plusieurs enfants du même âge à prendre en charge.

Prévenir les Micro-Séparations

Voici quelques pistes pour prévenir les micro-séparations :

  • Un jouet « médiateur »: Nous pouvons prévoir notre pratique en pensée avant de la commencer et ainsi nous mettre déjà dans le fonctionnement de holding. Nous portons psychiquement et mentalement l’enfant dans notre pensée. Le premier geste pourra être bien évidement de penser à son doudou ou sa tétine. Parfois, cela ne suffit pas, il faut donc prévoir un médiateur que l’enfant gardera avec lui lors de cette micro-séparation. Selon son âge, il pourra s’agir d’un jouet, d’un livre ou autre. Pendant le soin, vous pourrez toujours échanger avec le bébé sur l’objet qu’il aura pris ou que vous aurez choisi avec lui. C’est lors de la fin du soin que ce médiateur prendra toute sa valeur. Vous l’emporterez avec lui dans la salle et quand vous le poserez sur le sol, si vous avez le temps, vous prendrez un moment pour le laisser retrouver son espace de jeu mais nous savons que parfois le temps est une denrée rare en crèche. Dans cette situation, vous utiliserez vos connaissances des neurosciences : celles qui vous disent que l’enfant s’habitue vite à un jouet et qu’il suffit juste d’assembler deux jouets ensemble pour en créer un nouveau et remettre sa quête d’apprentissage en fonctionnement. Le petit jouet de la salle de bain s’attachera avec un petit nounours, par exemple.
  • Un adulte relais: Dans beaucoup de lieux, les professionnels ont tendance à séparer ou écarter les bébés les uns des autres après le soin. Il suffit parfois de prévoir vers quel enfant l’accueillant se dirigera après pour l’installer à coté. Vous serez encore à coté de lui. Vous aurez un peu plus de temps pour le laisser retrouver ses repères et de parler avec l’enfant qui entrera dans la danse. Il n’aura pas l’impression d’être laissé et de voir l’adulte s’éloigner rapidement pour un autre compagnon. Il arrive souvent que le professionnel sache que un tel ou une telle pleurera à la fin du soin. Dans ce cas précis, l’idéal est de confier à un adulte -relais pour lui laisser plus de temps pour retrouver ses repères. L’enfant passera de bras en bras puis il descendra progressivement au sol. Souvent, ces bébés pleurent et rendent anxieux les autres copains et copines mais aussi les professionnels qui pensent qu’ils n’ont pas d’autre solution que de le laisser pleurer. Le temps qu’on prend à ce moment pour lui et du temps qui le sécurisera dans l’avenir.
  • Se détendre et parler à l’enfant: Parfois, pris par les soins de tous les enfants, le professionnel pose trop rapidement le bébé ou s’angoisse avant de le poser au sol avec cette phrase : « je vais te poser mais tu ne vas pas pleurer ». Nous savons que le nourrisson communique avec son corps mais il décrypte aussi les messages de vos corps. L’adulte qui sera stressé aura un corps plus tendu, plus tonique et un rythme cardiaque plus rapide (nous portons souvent la tête des bébés près de notre cœur) et la voix sera moins paisible qu’à l’habitude. Tous ces signaux indiqueront au jeune enfant d’être vigilant car il y a quelque chose qui ne va pas. Si vous êtes dans le métro et qu’une personne s’agite, devient rouge et crie, vous aurez tendance à vous méfier. L’enfant fera de même sauf que pour lui, vous faites partie de sa sécurité de base donc ses peurs lui diront de demander de l’aide à un adulte. Dans cette situation, pour apaiser l’enfant, il suffit de communiquer sur le même canal que lui : par le corps. Vous pouvez utiliser des techniques de relaxation qui apaisera votre corps, en pensant à des souvenir plaisant ou à des être que vous aimez. Vous pouvez également prendre conscience de votre respiration en essayant de la diminuer ou de vous caler sur celle de l’enfant que vous avez dans les bras. Prendre le temps de chanter une chanson aide certaines personnes, la musique adoucit les mœurs et les maux. Dolto [3] a souvent évoqué le parler « vrai », c’est-à-dire, elle explique qu’il vaut mieux dire à l’enfant ce que l’adulte ressent à l’intérieur de soi que de tenter de leurrer un bébé sur son état émotionnel. Le professionnel, avec des mots appropriés, verbalisera le moment difficile. Les jeunes enfants apprendront a géré leurs émotions si les adultes qui prennent soin d’eux les maitrisent également.

Conclusion

La continuité des soins est essentielle pour favoriser le bien-être et le développement harmonieux de l'enfant en crèche. Elle passe par la mise en place de repères stables, de rituels sécurisants, d'une communication fluide et d'une coordination efficace entre les professionnels et les parents. En adoptant ces pratiques, les équipes peuvent créer un environnement où l'enfant se sent en sécurité, confiant et prêt à explorer le monde qui l'entoure.

tags: #continuité #de #soins #en #crèche #définition

Articles populaires:

Share: