L'arrivée d'un enfant est un événement transformateur, marquant la "naissance" d'une mère et d'un père. Cependant, la naissance d'un enfant prématuré est une expérience unique, souvent imprégnée de bouleversements psychiques et émotionnels. Cet article explore les complexités de la relation mère-enfant dans le contexte de la néonatologie, en mettant en lumière les défis, les émotions et les stratégies pour favoriser un lien d'attachement sain malgré les circonstances difficiles.
La Prématurité : Une Expérience Singulière
La mise au monde d’un enfant prématuré est une expérience singulière qui rompt la fantasmatique maternelle. L’accouchement n’a pas été préparé, ni au niveau corporel, à l’aide d’une préparation à l’accouchement, ni au niveau psychique. Le corps de la mère cesse soudainement d’être un « corps pour deux ». La prématurité entraîne l'hospitalisation du nouveau-né et son placement en couveuse, où sa maturation se poursuit sous surveillance médicale et technologique. Par ailleurs, né trop tôt, « le prématuré est soumis à toute une série de conditions marquées par l’inadéquation. - Inadéquation du mode d’alimentation qui se fait par le gavage en contraste à la fois avec le fœtus où le tube digestif n’intervient pas et le nouveau-né à terme qui se nourrit activement. - Inadéquation des rythmes imposés et fabriqués par les soins et les nécessités du service. Devenir parents d’un grand prématuré c’est donc faire l’expérience douloureuse de la séparation d’avec son bébé, vivre avec la crainte d’une issue mortelle ou d’un handicap pour son enfant, et aussi se découvrir père ou mère dans un univers de machines, de blouses blanches et de savoir médical.
Le Traumatisme de l'Accouchement Prématuré
Un accouchement prématuré se déroule la plupart du temps dans l’urgence. Les femmes enceintes viennent souvent à l’hôpital pour une visite de contrôle et sont surprises d’y rester et d’accoucher quelques heures plus tard. La décision d’extraire l’enfant est prise très rapidement. La femme enceinte est immédiatement anesthésiée et apaisée avec des calmants et elle n’est pas toujours réveillée au moment de la naissance de l’enfant qui est immédiatement emmené en réanimation. Au réveil, les femmes sont seules dans la salle d’accouchement, le ventre vide et sans enfant à leurs côtés. Elles n’ont pas le sentiment d’avoir accouché mais plutôt celui d’avoir été opérées. L’accouchement se passe souvent sans elles et elles ne voient pas leur enfant avant vingt-quatre heures car elles ne peuvent pas se déplacer dans le service où il se trouve. Elles ont une photo polaroïd sur leur table de nuit, donnée au père de l’enfant par l’équipe de réanimation. Aussi, la naissance est suivie d’une longue séparation entre la mère et son bébé, qui correspond souvent aux mois de grossesse qui ont manqué pour assurer la maturation complète du fœtus. L’hospitalisation constitue souvent une sérieuse entrave à l’établissement des liens précoces. La « préoccupation maternelle primaire » cède le pas devant une « préoccupation médicale primaire ». Ce temps où une partie de la mère est fusionnée avec son nourrisson est profondément altéré.
L'Impact Psychologique sur la Mère
La naissance prématurée peut engendrer chez la mère un sentiment d'impuissance et de déconnexion. Les conditions de l’accouchement et la prise en charge de l’enfant peuvent favoriser l’émergence, chez les mères, de fantasmes de vols d’enfants. Bien souvent, les femmes qui accouchent prématurément ne voient pas leur bébé lorsque la médecine le retire de leurs entrailles, et elles ne sentent rien de cette extraction. Une continuité a été rompue. Un être était dans leur ventre. Il a été retiré mais sans qu’elles puissent faire le lien entre leur corps et l’enfant qui y logeait. Nous pouvons penser qu’il manque un temps, celui de la reconnaissance par la mère de ce « corps étranger » soudainement retiré, et la conscience de ce retrait. « La césure impressionnante de la naissance » se résume pour certaines d’entre elles à un geste médical. De nombreuses femmes rencontrées en néonatologie racontent leur accouchement comme un événement auquel elles n’ont pas participé : « on m’a accouché », « on m’a arraché mon enfant », « les médecins ont choisi de sortir Anémone ». Leur accouchement ne semble pas leur appartenir. Les mères des enfants prématurés évoquent parfois le sentiment d’un rapt affectif de la part de l’équipe.
Le Rôle de l'Équipe Soignante
Le service de néonatologie participe donc au portage de l’enfant qui n’a pas pu être porté jusqu’au terme dans le corps de la mère. À l’image des couveuses qui viennent en remplacement du ventre chaud et obscur, l’institution se substitue à la mère. Les parents se sentent parfois « dépendants » de cette institution-mère qu’ils doivent penser « bonne » puisque la vie de leur bébé en dépend. Les mères se vivent impuissantes, incapables, face à ce nouveau-né qui nécessite parfois des soins invasifs et douloureux par une équipe médicale et spécialisée. Elles observent que leur bébé réagit plus à la présence d’une infirmière qu’à leur propre présence, qu’il sourit plus « aux blouses blanches ». Certaines infirmières, sensibles aux réactions parentales savent se faire discrètes et laisser la place aux parents, quand d’autres s’attachent à décrire leurs liens avec l’enfant et insistent sur tout ce qu’elles connaissent - déjà - de ce bébé, ravivant ainsi le sentiment de rapt des mères. Au cours des relèves, il est fréquent d’entendre les infirmières parler de leurs bébés. Nous pouvons saisir dans ces formulations l’investissement de ces petits enfants prématurés par le personnel soignant. Un investissement affectif et professionnel qui est souvent très fort et aussi extrêmement important pour les bébés. Une infirmière peut être amenée à s’occuper d’un enfant pendant plusieurs mois. Elle le voit grandir, s’éveiller… Elle lui donne le bain, le biberon, lui chante des chansons…, le materne, ce qui correspond à « l’implication parentale de l’institution ». Toutefois, dans le cadre de l’hospitalisation de grands prématurés, les parents sont présents et toute la difficulté est de parvenir à trouver un équilibre entre l’implication soignante et l’implication parentale. Il est parfois extrêmement difficile de devenir parents dans un univers où les professionnels sont performants et indispensables à la vie de l’enfant.
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Le Cas de Manon : Une Illustration des Difficultés
Manon est née à 25 SA. Elle pèse 660 grammes à la naissance. Je rencontre son papa auprès de la couveuse, le lendemain de sa naissance. Il m’explique que lorsque sa femme est partie en urgence en salle de naissance, les médecins lui ont dit que ce serait « soit la mère, soit l’enfant ». Il est surpris d’être là auprès de sa fille et de savoir sa femme en vie. Il m’explique que c’est encore plus dur de penser que sa fille ne sera peut-être plus là demain maintenant qu’il la voit, « qu’il ne lui manque rien, qu’elle a tout ce qu’il faut, qu’elle bouge les pieds, ouvre sa bouche ». Il me dit qu’il la trouve belle mais redoute la réaction de sa femme demain, lorsqu’elle verra Manon pour la première fois. Il ne souhaite pas toucher sa fille « pour lui laisser toutes les chances de s’en sortir » me dit-il. Je rencontre quelques jours plus tard, le père et la mère de Manon. L’état de Manon est très instable. J’interroge les parents sur le choix du prénom. Madame C. m’explique qu’ils n’avaient pas encore choisi le prénom au moment de la naissance. Les médecins leur ont dit que ce serait mieux de donner tout de suite un prénom à l’enfant plutôt que d’écrire « X » sur les étiquettes. Alors ils ont choisi Manon. Madame C. m’explique qu’après la césarienne, elle était sous calmants et que lorsqu’elle s’est réveillée, elle n’a pas osé demander tout de suite des nouvelles de son enfant. C’est la réponse d’une infirmière à l’une de ses questions qui lui a permis de comprendre qu’il s’agissait d’une fille. Elle a eu très peur de venir voir Manon le lendemain de l’accouchement. Elle a eu de nombreux malaises qui l’ont empêchée de venir. Elle n’est venue la voir que le surlendemain. Lorsque je lui demande comment elle imaginait Manon, elle me répond : « plus grosse ! Quinze jours après sa naissance, l’équipe a demandé aux parents de Manon s’ils souhaitaient faire baptiser leur fille. Manon ne cessait de désaturer malgré les 100 % d’oxygène. Monsieur et Madame C. me disent qu’ils ont compris à ce moment-là que « c’était la fin ». Madame C. avait le sentiment d’un acharnement thérapeutique et avait l’impression que sa fille lui demandait du regard l’arrêt des soins. Elle ne parvenait pas à être « avec sa fille » à cause de tous les soins et la multitude de blouses blanches autour de la couveuse. « C’était injuste. On voyait qu’elle n’en pouvait plus. C’était horrible. J’ai eu envie que ça s’arrête » me dira la maman. Les infirmières ont insisté pour qu’elle prenne Manon dans ses bras. Elle a refusé. « J’avais l’impression qu’on voulait me donner un enfant mort. C’était horrible. Pour moi, la couveuse c’était transitoire et lorsque je la prendrais dans mes bras, c’est qu’elle irait mieux. Mais là… Elles ont beaucoup insisté mais je ne voulais pas… ». Manon a survécu.
Les Défis Narcissiques et Œdipiens
Avec l’exemple de Manon, nous voyons les difficultés auxquelles sont confrontés les parents d’enfants prématurés. Monsieur et Madame C. doivent dans un premier temps affronter la rencontre avec un enfant qui ne ressemble en rien à celui dont ils ont rêvé. Un enfant dont le père nous dira dans l’après-coup de l’hospitalisation qu’il ressemblait plus à un fœtus qu’à un bébé à la naissance. Cette rencontre est une première épreuve narcissique éprouvante. Un grand prématuré fait peur. Son aspect physique est étrange et inquiétant. Si Monsieur C. trouve sa fille belle, Madame C. Par ailleurs, l’enfant prématuré n’est pas sans évoquer l’enfant malformé du fantasme œdipien. Si la naissance d’un enfant sain vient confirmer que l’interdit de l’inceste n’a pas été transgressé, ce n’est pas aussi évident dans des cas de naissances plus complexes. L’enfant prématuré est remis au médecin (père ?) qui s’en occupe avec les infirmières (complices ?) et la mère de l’enfant est confrontée au fantasme de rapt : cet enfant sain mais prématuré n’est-il pas le fruit d’une union interdite ? Lorsque l’état de Manon est le plus inquiétant, Madame C. doit céder sa place aux médecins qui tentent de sauver l’enfant. Elle se sent dépossédée de sa fille et éprouve violemment la composante transgressive des soins. Le médecin met toute son énergie à sauver Manon alors même que Manon n’aurait pas vécu sans la médecine. Là où les parents ont le sentiment d’avoir « échoué », de ne pas avoir été capables de donner la vie, le médecin réussit. Si on peut dans certains cas envisager le médecin comme un double narcissique : meilleure mère et/ou faisant office de mère de remplacement, il peut aussi être vécu sur un mode intrusif et persécuteur par les parents. Le médecin semble s’inscrire dans une paternité héroïque, faisant figure de Sauveur, tout puissant et omnipotent. Parallèlement à l’action héroïque du réanimateur, il y a l’échange de regards entre Manon et sa mère. En lisant dans le regard de son enfant le désir que les soins s’arrêtent, Madame C. prend en charge ce que les médecins évacuent pour assurer leurs soins : la souffrance de l’enfant. Madame C. est en train de nommer les éprouvés de sa fille. Elle devient mère là où les infirmières ont le sentiment qu’elle refuse le lien avec son enfant dont l’état est très critique. Elle exprime alors toute son ambivalence envers Manon. En refusant de prendre son enfant dans ses bras (ce qui déstabilise beaucoup l’équipe), elle signifie à sa façon que le combat de sa fille n’est pas terminé. Devenir mère d’un grand prématuré c’est aussi être violemment confrontée aux désirs inconscients de mort pour son enfant. L’investissement de l’enfant né très prématurément est rendu difficile par l’incertitude qui pèse sur sa vie.
L'Importance de la Reconnaissance et de l'Accompagnement
C’est pourquoi il me semble important que les équipes de réanimation néonatale gardent toujours à l’esprit la violence à laquelle nous renvoient les bébés prématurés. Pour accompagner les parents dans cette douloureuse expérience de l’hospitalisation d’un enfant né avant terme, il me semble important de parvenir à repérer les mouvements psychiques véhiculés par l’institution elle-même. Le temps de l’hospitalisation correspond bien souvent au temps de la grossesse qui a manqué. Un service de néonatologie peut se présenter comme une mère nourricière, contenante, rassurante, qui vient pallier les difficultés des femmes à contenir leur enfant à l’intérieur d’elles, puisque le ventre défaillant est en quelque sorte suppléé par la couveuse et par les soins prodigués à l’enfant. En confiant aux médecins ce qu’elles ne peuvent supporter ou porter en elles, les femmes qui accouchent de grands prématurés se situent ainsi du côté de l’enfant, en difficulté pour accéder à une place de mère. Ainsi le médecin et les infirmières qui s’occupent de l’enfant sont convoqués implicitement à la place des parents de l’enfant.
Stratégies pour Favoriser le Lien Mère-Enfant
Malgré les défis, il existe de nombreuses façons de favoriser le lien mère-enfant en néonatologie :
- Soins de maternage: Reconnus dans l’apaisement de l’enfant en syndrome de sevrage, les soins de maternage répondent aussi à la nécessité de revaloriser les compétences maternelles. L’ajustement de la mère aux besoins spécifiques de son enfant est essentiel à l’instauration du lien mère-enfant.
- Stimulation sensorielle: Tous les sens peuvent permettre de créer du lien. En touchant votre bébé, vous lui permettez de sentir physiquement votre présence, d’être contenu et ainsi rassuré. Pour les bébés les plus prématurés, le simple fait de poser votre main sur eux (sur le ventre ou sur les fesses) sans bouger suffit souvent dans un premier temps.
- Peau à peau: Le peau à peau consiste à porter votre bébé nu (en couche) contre vous, qui avez également la poitrine dénudée. Votre enfant est entouré de chaleur de toutes parts, comme lorsqu’il se trouvait dans l’utérus et baignant dans le liquide amniotique.
- Voix et langage: Depuis sa vie intra-utérine, votre bébé connaît et reconnaît la voix de ses parents. Lui parler dès que vous le pouvez pendant son hospitalisation ne peut que le rassurer et renforcer le lien. A force de vous adresser à lui, vous remarquerez au fil du temps des réactions concrètes de la part de votre tout-petit : il manifeste qu’il reconnaît votre voix en tournant la tête vers vous, en ouvrant les yeux et en vous fixant quand il en sera capable.
- Odeur: En pratiquant le peau à peau et même à partir d’un contact rapproché alors que votre bébé est en couveuse, il perçoit vos odeurs. Il y est même particulièrement sensible, même en cas de grande immaturité. Si bien que cela lui permet, comme votre voix et votre toucher, de vous reconnaître. Mettre votre enfant en relation avec des éléments contenant votre odeur (un foulard, un t-shirt, un doudou…) peut également le rassurer en votre absence.
- Regard: Votre bébé entre en relation très rapidement avec vous par le regard. C’est pourquoi, il est essentiel de le regarder et de vous laisser regarder par lui, même si vous avez l’impression qu’il ne distingue pas encore grand-chose.
- Lumière: Par ailleurs, et dès sa vie intra-utérine, votre bébé se montre particulièrement sensible à la lumière. Vous pouvez le protéger d’une lumière trop forte en recouvrant la couveuse d’un tissu ou, si vous le souhaitez, le familiariser doucement avec l’alternance jour-nuit, en modifiant l’intensité lumineuse de la pièce où il se trouve de manière adaptée.
- Participation aux soins: La plupart des parents souhaitent participer activement à certains types de soins, même complexes, comme donner le biberon, faire une toilette dans la couveuse, mais aussi stimuler l'enfant en cas d'apnée, donner du glucose avant une procédure douloureuse, tenir l'enfant en l'enveloppant et le réconfortant pendant une telle procédure.
- Soutien psychologique: Un psychologue était présent dans 65% des cas en réanimation, 45% en néonatologie et 39% en unité kangourou. Dans ces deux derniers types de service, un quart des parents regrettent ne pas avoir pu y recourir, estimant que cela leur aurait été utile.
Le Rôle du Père
On parle beaucoup de la maman, car c’est elle qui a porté l’enfant et vécu une grossesse difficile ou ressentie comme « inachevée ». Mais vous, le papa, vous êtes tout autant concerné par cette naissance qui a mis en danger votre enfant et peut-être votre femme. Souvent, vous pouvez vous sentir un peu mis à l’écart, tant par l’attitude des soignants qui semblent se concentrer sur la maman, que par votre sentiment d’impuissance et d’apparente inutilité. Pourtant, plus que précieux, vous êtes indispensable. Au-delà des actions indispensables comme être présent aux côtes de la mère, la soulager dans les taches quotidiennes, préparer l'arrivée de bébé, s'intéresser à la grossesse, l'accompagner aux rendez vous, lui faire des petits massages… L'haptonomie notamment est une pratique qui peut renforcer le lien du père avec son bébé in utero, tout au long de la grossesse. Cette technique qui consiste à communiquer par le toucher avec le fœtus à travers la paroi du ventre de sa mère. Outre le père qui doit se montrer présent, il ne faut pas oublier que la mère a un rôle à jouer dans la place qu'elle accorde au père durant la grossesse.
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Communication et Compréhension du Bébé
Il est parfois complexe de comprendre ce que le bébé veut nous dire. En cas de prématurité, son immaturité ne lui permet pas de communiquer comme un enfant né à terme ou âgé de quelques semaines. En l’observant, il est cependant possible de le comprendre car son comportement traduit son état de bien-être ou de stress.
- Signes de bien-être: Il se sent bien quand il met ses mains au visage, quand il tête ses doigts, quand il agrippe votre doigt, quand il se maintient en flexion et serre ses pieds l’un contre l’autre et quand il dort calmement.
- Signes de stress: Il se sent moins bien et a besoin de votre aide quand il s’agite, il étend ses jambes et ses bras ou bien met son tronc en extension, quand il fronce les sourcils et grimace, quand il écarte les doigts et les orteils, quand il gémit ou pleure.
L'Importance de la Présence Parentale
Convaincues de l’importance de la présence parentale dans le développement neurosensoriel du nouveau-né, les équipes de la maternité de la Clinique de l’Union ont mis en place un dispositif composé exclusivement de chambres Mère-Enfant permettant aux parents d’être à côté de leur bébé au sein de la néonatalogie. “La plupart des services de néonatologie classique ne sont en général dotés que d’une seule grande pièce commune, les parents ne bénéficiant que d’un droit de visite, explique Aurélie Coyer, cadre sage-femme. Ici, les parents peuvent rester dormir s’ils le souhaitent, et s’occuper de leur bébé à toute heure du jour et de la nuit. Une réelle intimité peut alors se créer. En effet, les recherches récentes des neurosciences ont mis en évidence l'importance de l'environnement dans le développement du cerveau du prématuré et du nouveau-né. À la maternité de la clinique de l’Union, nous avons fait le choix de placer la sensorialité au cœur des soins. Classiquement, les soignants sont les acteurs principaux autour du nouveau-né. " Notre meilleure prise en compte des spécificités neurosensorielles nous permet de proposer un accompagnement des parents handicapés pour s'ajuster à leurs besoins. Des ateliers leurs sont proposés pendant la grossesse avec des équipes formées qui connaissent leurs difficultés sans se substituer à eux. Le lien parent - enfant peut alors s’instaurer facilement en s’appuyant sur les sens et capacités préservées des parents.
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