Parler de la mort subite du nourrisson suscite beaucoup d’émotions, car ce phénomène reste l’une des grandes sources d’inquiétude pour les parents. Il s’agit de la principale cause de mortalité infantile entre 1 mois et 1 an dans de nombreux pays occidentaux. Un décès pendant le sommeil d’un jeune enfant bouleverse très profondément la cellule familiale. Au-delà de la sphère privée, ces drames interpellent les institutions de santé publique.
Définitions et distinctions importantes
Aujourd’hui, on distingue la mort inattendue du nourrisson (MIN) de la mort subite du nourrisson (MSN). Une MIN est définie comme « tout décès survenu brutalement chez un nourrisson et que rien dans ses antécédents ne laissait prévoir ». Lorsqu’une mort inattendue chez un enfant de moins d’un an demeure inexpliquée après les investigations post-mortem, elle est appelée mort subite. La particularité de ce syndrome repose sur l’absence de cause apparente. Le syndrome de mort inattendue du nourrisson peut toucher tout bébé âgé de moins d’un an. On ne parle de mort subite que lorsque la cause du décès n’est pas identifiée après l’enquête et l’autopsie.
Prévalence et statistiques
En France, entre 400 et 500 nourrissons de moins d’un an décèdent chaque année de manière inattendue et 40 à 50 % de ces décès correspondent à des morts subites. Selon Santé publique France, les ¾ des MSN se produisent avant l’âge de 6 mois. Soit entre 250 et 350 enfants qui sont concernés chaque année en France. Chaque année, encore 250 bébés, en apparence bien portants, sont victimes de la mort subite. Même si les chiffres ont considérablement baissé grâce aux campagnes de prévention, ce nombre de décès, reste malheureusement stable. La France fait partie des pays dans lesquels la prévalence de la MSN demeure la plus élevée et ce, même si les campagnes de couchage sur le dos ont permis de réduire le nombre de MSN.
Ces dernières années en France, les chiffres ont montré une baisse considérable du nombre de morts inattendues du nourrisson. Depuis les années 90, le nombre de morts subites du nourrisson a diminué de plus de la moitié grâce aux conseils de couchage. Mais, depuis quelques années, le nombre de décès reste malheureusement stable. Aussi appelée mort inattendue du nourrisson (MIN), elle concerne aujourd’hui 250 décès par an en France : c’est la troisième cause de décès des enfants de moins d’un an sur le territoire.
Facteurs de risque potentiels
Les chercheurs n’ont pas encore élucidé tous les mécanismes à l’origine du décès brutal d’un nourrisson et dans certains cas aucune explication n’est trouvée. Même en l’absence de signe avant-coureur, le bilan post-mortem peut révéler des causes très variées : la présence d’une malformation cardiaque ou digestive, une anomalie génétique, une maladie métabolique ou une infection grave (méningite, encéphalite). Dans 5 % des cas on découvre que le décès survient après une maltraitance. Parfois, il s’agit d’un accident de couchage ou d’une erreur de dosage d’un médicament.
Lire aussi: Solutions contre la constipation enceinte
Si on ne parvient pas à expliquer la mort subite d’un nourrisson, certains facteurs peuvent en augmenter le risque en interagissant avec le système nerveux autonome. Cette partie du cerveau régule les fonctions automatiques de l’organisme comme la température corporelle, le rythme cardiaque, la respiration… Bref, tout ce qui permet de nous maintenir en vie. Des études ont par exemple montré que les nourrissons exposés au tabac respiraient moins bien, notamment pendant le sommeil.
Dans le livre « Dodo, l’enfant Do : le sommeil du tout petit », les pédiatres Jean Lavaud et Fahti Ktari dressent la liste des facteurs potentiels de mort subite du nourrisson :
- Le sexe du bébé : les petits garçons seraient plus exposés à la MSN que les petites filles (60% contre 40%).
- La saison automne-hiver et chaque maladie qui y est associée est la période pendant laquelle la mort subite du nourrisson intervient plus souvent. En cause, les virus et les infections bactériennes chez le bébé comme le rhume, la bronchiolite, la méningite ou encore la myocardite.
- Le bébé prématuré : un petit poids inférieur à 2,5kg à la naissance pourrait entre autres être la cause de certaines MSN. Le risque de MSN serait alors 4 fois plus important.
- Une malformation non dépistée à la naissance : malformation cardiaque, rénale, cérébrale…
- L’exposition au tabac pendant la grossesse : selon une étude parue dans la revue scientifique The Lancet, « l’éradication du tabagisme maternel pendant la grossesse pourrait prévenir un tiers des MSN.»
Plusieurs facteurs de risque ont été mis en avant dans la survenue d’une mort subite du nourrisson. Et une température trop élevée dans la chambre du bébé comme un coucher immédiatement après son biberon en font partie :
- Une température trop élevée dans la chambre du bébé : votre bébé n’est pas capable de réguler correctement sa température corporelle les premiers mois. Aussi les pédiatres recommandent une température comprise entre 18 et 20 degrés pour la chambre du bébé. En cas de température trop élevée dans sa chambre, l’enfant risque une hyperthermie et donc une mort subite du nourrisson. Veillez également à ne pas trop le couvrir pour dormir, pour les mêmes raisons.
- Le couchage du bébé directement après son biberon la nuit : même si vous êtes fatigué et aspirez à vous recoucher rapidement après le biberon de la nuit, attendez 20 à 30 minutes avant de recoucher votre bébé. En effet, le risque est grand que votre bébé, recouché immédiatement après son biberon, régurgite. S’il est couché, et tout particulièrement en position ventrale ou latérale, il risque une mort subite par étouffement. Il faut donc non seulement attendre après son biberon, mais le coucher sur le dos.
Certaines saisons sont plus critiques que d’autres. Des études ont montré une fréquence de la mort subite augmentée à partir de septembre pour atteindre un pic les mois de novembre, décembre, janvier. Ce phénomène est très probablement en relation avec les épidémies d’infections respiratoires. Il a été recensé jusqu’à cent cinquante explications de ce syndrome, c’est dire sa complexité. Il n’existe pas une cause de mort subite, mais plusieurs intimement liées. Plus récemment, c’est la nicotine qui a été mise en cause par des études menées à l’hôpital Robert-Debré, en collaboration avec l’Institut Pasteur, l’Inserm et le Karolinska Institute de Stockholm. Il existe au niveau du cerveau un récepteur spécifique chargé de réguler la respiration pendant le sommeil, notamment lors de pauses respiratoires spontanées (apnée). Pendant la grossesse, la nicotine transmise au foetus par le sang se fixe sur ce récepteur et en altère les fonctions. Une femme enceinte qui consomme vingt cigarettes par jour fait courir à son bébé cinq fois plus de risques qu’une future maman qui ne fume pas. Il faut faire passer ce message auprès des 30 % de fumeuses en âge de procréer. Celles qui ont l’intention de programmer prochainement une grossesse peuvent entreprendre un sevrage tabagique.
Causes courantes
De très rares cas de mort subite du nourrisson ne peuvent malheureusement pas être expliqués. D’autres cas de ce syndrome ont une cause clairement établie selon un ou plusieurs facteurs :
Lire aussi: Traitement des Infections Urinaires
- Le tabagisme passif du bébé : après la naissance, les bébés exposés au tabac et à la fumée de cigarette peuvent aussi subir une MSN.
- L’hyperthermie de l’enfant : consultez immédiatement un médecin si la température corporelle est supérieure à 38°C. Veillez à ce que la température de la chambre soit parfaitement régulée et à couvrir votre bébé en conséquence.
- La maltraitance : le syndrome du bébé secoué peut avoir pour issue fatale une MSN.
- Le reflux gastro-œsophagien : l’arrivée massive de lait peut être l’une des causes de décès chez les bébés RGO.
- Une mauvaise position dans le lit : un bébé couché sur le dos dans son lit a moins de risque d’être victime de mort subite du nourrisson qu’un enfant que l’on a couché sur le ventre.
- Une literie non adaptée au coucher / sommeil de l’enfant : matelas pas assez ferme, présence d’oreiller, couverture, présence de peluches dans le lit… sont autant de causes d’une mort inattendue des nourrissons par asphyxie.
À noter que cette liste est non exhaustive.
Absence de signes avant-coureurs
On ne peut hélas pas repérer de signe avant-coureur de la mort subite du nourrisson. D’où son nom, qui évoque un caractère soudain et inexpliqué. Un constat frustrant et relativement angoissant pour les parents, car ils ne peuvent pas repérer les signes cliniques annonciateurs d’une MSN.
Ils ne sont pas impuissants pour autant. En effet, le rôle des parents va être de limiter les risques de survenue de la mort subite de leur enfant. En effet, des facteurs de risque de la MSN ont pu être identifiés.
Période de risque
La mort inattendue du nourrisson est, selon les experts, risquée jusqu’à l’âge de 18 mois.
Dans son enquête nationale intitulée « les morts inattendues des nourrissons de moins de 2 ans », l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) précise que les cas de MSN surviennent « classiquement (…) à 90% avant 6 mois, avec un pic autour de 2-4 mois ». On considère généralement que le risque de mort subite est moindre à partir de 6 mois, dès lors que le bébé est capable de se retourner seul.
Lire aussi: La diarrhée, un signe de travail ?
Au-delà de l’âge de 6 mois, le risque de mort subite du nourrisson persiste - bien que moindre - jusqu’aux 18 mois de l’enfant. On considère d’ailleurs que les très rares cas de mort subite qui arrivent au-delà de l’âge d’un an sont de l’ordre de l’exceptionnel.
Prévention : les actions clés
Heureusement, il existe aujourd’hui des gestes de prévention permettant de réduire significativement le risque de décès pendant le sommeil chez le nourrisson. Réduire les facteurs aggravants passe par l’adoption d’un véritable environnement sécuritaire pour le tout-petit. Adopter les bonnes pratiques pour coucher son bébé contribue à faire baisser les statistiques de mort inattendue du nourrisson.
Dans la prévention de la mort subite du nourrisson, les parents ont un rôle à jouer. En effet, plusieurs facteurs de risque peuvent être écartés et doivent être connus de chaque nouveau parent. Cependant, si réduire ces risques est possible, il n’existe pas de risque nul. Les paramètres à prendre en considération sont les suivants :
- La position de sommeil de votre bébé : le risque majeur de MSN provient d’une position sur le ventre ou sur le côté du nourrisson pendant son sommeil. La raison : les voies aériennes supérieures peuvent s’obstruer s’il régurgite. Il est donc impératif de toujours coucher votre bébé sur le dos. Coucher toujours le nourrisson sur le dos pour dormir, aussi bien pour les siestes que pour la nuit.
- L’hyperthermie du nourrisson : la température de la chambre du bébé doit être constante (entre 18 et 20 °C). Votre bébé ne sait pas encore réguler sa température corporelle et ne va pas compenser une surchauffe corporelle par de la sueur. Vous devez donc veiller à ne pas le couvrir excessivement non plus.
- Le tabagisme passif du bébé : pendant la grossesse, il est important que vous cessiez de fumer. Après la naissance, cet effort doit être prolongé dans le sens où le bébé ne doit pas être exposé à la fumée de tabac (si vous fumez à nouveau, faites-le dans des espaces non fréquentés par le bébé). Ne fumez pas pendant la grossesse et évitez de fumer en présence de votre bébé.
- La présence d’objets dans le lit : doudous, tour de lit sont à éviter. Assurez-vous que la tête et le visage de l’enfant restent dégagés. Évitez les tours de lit conventionnels et placez tous les jouets et peluches en dehors du berceau ou du lit.
- Une literie trop molle : le matelas doit être ferme et bien adapté aux dimensions du lit. Un matelas trop mou présente des risques d’enfouissement et de confinement du visage du nourrisson. Optez pour un matelas ferme qui offre un soutien adéquat et permet une bonne circulation de l’air. Assurez-vous que les dimensions du matelas correspondent à celles du sommier du lit. Les matelas en mousse sont recommandés pour leur densité appropriée. Évitez les matelas trop épais ; une épaisseur entre 10 et 12 cm est idéale.
- Le partage du lit : selon Santé publique France, le cododo multiplierait par 5 le risque de MSN avant l’âge de 3 mois. Il est préférable de placer le bébé dans son propre lit, dans la même chambre que vous. Le fait de pouvoir garder un œil sur votre enfant, en partageant la même chambre que lui, réduirait de 50 % le risque de MSN.
- Préférer le lit à barreaux respectant les normes européennes et bannir les couchages partagés avec un adulte (co-sleeping) dans des conditions non sécurisées.
- L’allaitement maternel exclusif, au moins durant les premiers mois, a également démontré un effet protecteur dans plusieurs études épidémiologiques.
- Proscrivez les couettes et les couvertures au profit d’un surpyjama, d’une turbulette ou d’une gigoteuse. En effet, si le bébé possède de multiples mécanismes de défense contre le froid, il combat très mal la chaleur.
- Un bon couchage. L’enfant doit dormir sur le dos, dans un lit à barreaux, sur un matelas ferme, sans objets, ni couverture afin que son visage puisse toujours avoir accès à de l’air frais.
- De bonnes conditions de sommeil. Le sommeil est un moment de séparation qu’il faut accepter et respecter. L’enfant doit dormir dans un lit bien séparé de celui des parents, mais il est recommandé de le placer dans la même chambre. En effet, le bruit, les odeurs et la proximité des parents permettent au nourrisson de mieux réguler son sommeil.
- Une bonne température ambiante. Le bébé doit dormir dans une chambre bien aérée et pas surchauffée.
- Pas de tabac.
- L’allaitement maternel.
- L’usage de la tétine.
L’importance de la prévention côté parents
Après autopsie, on constate que de nombreux cas de mort subite du nourrisson auraient pu être évités si la famille avait été informée de quelques règles de sécurité au préalable :
- Privilégier un environnement sans fumée avant et après la naissance de l’enfant.
- Pour la nuit ou juste pour la sieste : on privilégie le couchage sur le dos. On ne va surtout pas le coucher sur le ventre.
- Pour veiller sur les bébés, on les couche idéalement dans la même chambre que celle des parents pendant les 6 premiers mois de vie.
- Côté sécurité du lit : on achète du matériel aux normes de sécurité en vigueur, on ne laisse aucun jouet traîner dans le berceau et on utilise des draps-housses ajustés à la taille du matelas. On ne met pas de couette à son bébé.
Ces quelques conseils de prévention peuvent être facilement partagés avec l’entourage des parents, pour la santé du bébé et pour prévenir tout risque. En cas de question, n’hésitez pas à vous adresser à votre médecin.
Dispositifs de surveillance : utiles ou anxiogènes ?
Il existe des dispositifs, à placer sous le matelas, qui détectent les mouvements respiratoires du bébé lors de son sommeil et sonnent en cas de problème. Ces systèmes d’alarme rassurent certains parents, alors que d’autres les trouvent anxiogènes. Dans tous les cas, leur utilité pour prévenir la mort inattendue du nourrisson n’a pas été prouvée. Un bébé en manque d’oxygène, suffoque et respire donc encore, alors que l’appareil sonne uniquement en cas d’arrêt respiratoire. Or, quand le bébé a arrêté de respirer, il est malheureusement bien souvent trop tard. De plus, les systèmes d’alarme sont vendus sans explications complémentaires sur les moyens de prévention et les images qui figurent sur l’emballage représentent des enfants qui dorment dans de mauvaises positions. Résistez aux achats compulsifs ! Les parents peuvent être tentés d’acheter des produits qui ne sont pas nécessaires, et parfois même contre-indiqués. C’est le cas du système de couchage très en vogue appelé « cocoon » qui englobe le bébé mais qui l’empêche en réalité de se mouvoir et peut être dangereux en cas de régurgitation.
Pour tenter de prévenir la mort subite du nourrisson, il existe aujourd’hui des matelas dotés de capteurs pour surveiller en permanence la respiration de l’enfant. Avant de penser à investir dans un matelas doté de capteurs, il est primordial de bien choisir le matelas du lit de bébé. Premier élément important, le matelas doit être aux dimensions exactes du lit, afin que bébé ne puisse pas glisser entre le matelas et les barreaux. Le matelas doit être bien ferme, idéalement en mousse, et être déhoussable. Il s’agit d’un dispositif qui vise à surveiller la respiration de bébé lorsqu’il est couché dans son lit, afin de détecter toute absence ou irrégularité de sa respiration. Le moniteur doit le plus souvent être placé sous le matelas du lit ou du berceau. Tous n’ont pas la même sensibilité, mais ils se déclenchent lorsqu’une apnée est détectée.
Outre les matelas, il existe également d’autres appareils destinés à surveiller la respiration de bébé. Ce dispositif, qui s’apparente à une petite chaussette, doit être placé autour du pied de bébé et va monitorer en temps réel le pouls, le taux d’oxygène et les habitudes de sommeil de l’enfant. Il est bien sûr connecté à une application mobile pour surveiller les paramètres à n’importe quel moment. On peut également citer le moniteur intelligent pour bébé longue portée Sense-U Pro qui consiste en un capteur devant être clipsé sur la couche ou le pantalon de l’enfant. Il suit les mouvements respiratoires, la température corporelle ainsi que la position de sommeil du bébé. Le nanny care est un matelas de détection qui doit être placé sous le matelas de bébé. Relié à une unité de contrôle qui analyse les données et sonne en cas de problème, ce dispositif est réputé comme l’un des plus fiables. Le matelas Nanny Care BM-02 Essentiel est un matelas composé de capteurs associé à un moniteur de surveillance respiratoire pour bébé. Il s'agit d'un dispositif médical classe IIB certifié CE qui surveille la respiration de votre bébé lorsqu'il dort. Le Babysense 7, dispositif médical certifié de classe IIb, surveille les mouvements respiratoires de bébé grâce à deux plaques sensorielles et déclenche une alarme si les mouvements s'arrêtent ou deviennent anormalement lents. Certifié médicalement, la chaussette Dream Sock utilise des capteurs avancés pour surveiller le pouls, le niveau de saturation en oxygène et les habitudes de sommeil de bébé. Le moniteur respiratoire BABYGUARD® est de conception et fabrication française. Ce dispositif médical certifié conforme à la règlementation portant sur les dispositifs médicaux de classe 1 doit être placé sous le matelas de bébé.
Les dispositifs anti-mort subite du nourrisson permettent aux parents inquiets de surveiller la respiration de bébé lorsqu’il dort. Comment bien les utiliser ? Quel modèle choisir ?
Anxiété parentale et soutien
Beaucoup de familles éprouvent de l’anxiété à l’idée de laisser leur enfant dormir seul. Trouvez des stratégies pour vous rassurer ! Si vous êtes angoissé et que vous vous demandez en permanence si votre bébé respire bien, regardez-le simplement. Des associations proposent écoute, soutien psychologique et groupes de parole aux foyers endeuillés.
tags: #signes #avant #coureurs #mort #subite #nourrisson