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Anatomie de l'ovule féminin : Comprendre le cycle féminin

J'ai l'intention de réaliser prochainement une série d'articles sur le cycle féminin : son fonctionnement avec les différents acteurs (les hormones impliquées et les organes concernés), mais aussi les troubles du cycle féminin et les pathologies associées comme par exemple le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK). Mon objectif est d'exposer certains sujets, parfois peu expliqués, et de vous amener à être acteur de votre santé. Je sais que vous vous posez des questions sur certains symptômes que vous rencontrez ou sur des pistes de traitements ou de soins (et vous avez raison !). Vous êtes en demande d'informations. Cet article explore en détail l'anatomie de l'ovule féminin et son rôle central dans la reproduction.

L'appareil reproducteur féminin : une vue d'ensemble

Les principaux organes constituant l’appareil reproducteur féminin sont l’utérus, les trompes de Fallope et les ovaires.

  • Les ovaires sont situés de part et d’autre de l’utérus et ont la taille d’une petite noix. Ils sont responsables de la production et de la libération des gamètes femelles matures (ovocytes) et de la libération des hormones telles que l’œstrogène et la progestérone. Ils contiennent de nombreux follicules « dormants ». En théorie, chaque mois, un follicule va grandir, mûrir et expulser l’ovule qu’il contient.
  • Les trompes de Fallope vont également par paire et sont situées de part et d’autre de l’utérus. Elles sont le siège de la fécondation. Lors de l’ovulation, l’ovule est expulsé en dehors de l’ovaire. Il se retrouve dans la trompe. S’il y a un rapport sexuel, les spermatozoïdes vont emprunter le « tunnel » des trompes pour rejoindre l’ovule. C’est la fécondation.
  • L’utérus a la taille et la forme d’une poire renversée. C’est un organe de passage, emprunté par les spermatozoïdes, pour rejoindre l’ovule (qui est dans la trompe). L’utérus est aussi le lieu d’implantation de l’embryon (si l’ovule a été fécondé). C’est ici que le fœtus va se développer au cours de la grossesse. C’est en quelque sorte le « petit nid douillet » du futur bébé. La couche interne s’appelle l’endomètre. Elle est constituée de plein de petits vaisseaux sanguins. Si l’ovule n’est pas fécondé (il ne s’implante donc pas dans l’utérus), une partie de l’endomètre va s’éliminer sous forme de saignement menstruel. La couche intermédiaire s’appelle le myomètre : il est constitué de plein de fibres musculaires.

L'ovocyte : le point de départ

Dès le stade fœtus, lorsque les gonades se différencient, les ovaires contiennent environ deux millions de follicules primordiaux. Ces follicules primordiaux contiennent chacun un ovule immature. Aucun follicule ne sera créé par la suite, c’est en quelque sorte un capital de départ. C’est la puberté qui va déclencher le début du cycle ovarien. Jusqu’à la ménopause, les follicules primordiaux vont se transformer jusqu’à devenir des follicules mûrs qui renferment un ovule fonctionnel.

Les ovocytes sont des gamètes, ou cellules reproductives féminines qui n’ont pas atteint leur maturité. Ils sont contenus dans les follicules ovariens.

Le cycle ovarien : une horlogerie complexe

Comme on peut le voir sur le schéma, le cycle ovarien est divisé en deux phases. Du 1er au 14e jour du cycle, c’est la phase folliculaire. Du 14e jour au dernier jour du cycle c’est la phase lutéale.

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La phase folliculaire

Lors de la phase folliculaire, les follicules grossissent et les cavités fusionnent pour n’en former plus qu’une. Le follicule mûr est aussi appelé follicule de Graaf.

L'évolution de l'ovocyte est un processus complexe. Les follicules sont contenus dans le stroma cortical. Le follicule tertiaire se caractérise par l’apparition de la cavité folliculaire ou antrum dans la granulosa. Les cellules de la granulosa entourant l’ovocyte constituent le cumulus oophorus ou disque proligère. L’ovocyte a grossi et son noyau a la taille d’un follicule primaire.

L'ovulation

L’ovulation a lieu 1 fois par mois, en milieu de cycle. L’ovule est expulsé dans la trompe et peut être fécondé par un spermatozoïde.

La phase lutéale

Après l’ovulation, c’est la phase lutéale qui commence. Le follicule débarrassé de son ovule va se transformer en corps jaune. Si l’ovule n’est pas fécondé, le corps jaune va dégénérer au bout de 14 jours, à la fin du cycle. S’il est fécondé par un spermatozoïde, l’ovule devient une cellule-oeuf puis un préembryon et migre dans l’utérus.

Une fois fixé dans l’utérus, l’embryon envoie des signaux hormonaux au follicule éclaté, devenu corps jaune qui, à son tour, fabrique des hormones pour bloquer les règles. L’absence d’implantation va signifier au corps jaune sa fin de vie et il va rentrer dans un processus de dégénérescence qui va se faire pendant les 14 jours restants (après l’ovulation). Au 28e jour, il va adopter une forme de cicatrice (s’il n’y a pas eu implantation) et prendre le nom de corpus albicans = corps blanc, ce qui signifie la perte de la fonction endocrine. S’il n’y a pas fécondation, le corps jaune dégénère. Le cycle se termine au vingt-huitième jour.

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Les cellules de la thèque interne, sous l’action de la LH, synthétisent des androgènes (stéroïdes à 19 atomes de carbone).

Le cycle utérin : en parallèle du cycle ovarien

En parallèle du cycle ovarien se déroule le cycle utérin. Le premier jour du cycle de la femme est caractérisé par le premier jour des règles. Ces dernières correspondent à la destruction et à l’élimination de la muqueuse utérine. Jusqu’au 14e jour qui correspond à l’ovulation, la muqueuse utérine va s’épaissir et être envahie de nombreux vaisseaux sanguins et de glandes tubulaires. C’est la phase de prolifération. Après l’ovulation, la muqueuse continue à se développer et les glandes commencent à sécréter un mucus riche en sucres. C’est la phase sécrétoire.

Le rôle des hormones

L’appareil génital de la femme devient fonctionnel à la puberté. À partir de la puberté, il va fonctionner de manière cyclique. Ce cours va permettre de voir dans un premier temps le fonctionnement détaillé de ce cycle. Dans un deuxième temps, la synchronisation du cycle ovarien et utérin sera étudiée. L’appareil génital est composé des gonades, des voies génitales internes et des organes génitaux externes. Chez la femme, les gonades sont les ovaires. Elles sont au nombre de deux et se situent à l’extrémité des trompes utérines. Ils s’ouvrent sur le vagin, le col de l’utérus et l’utérus. Chez la femme, l’appareil génital doit non seulement produire des gamètes mais également accueillir l’embryon lors de la fécondation.

Les ovaires sécrètent des hormones, la progestérone et les oestrogènes. Ceux-ci, libérés à partir du cinquième jour, permettent à la muqueuse utérine de s’épaissir.

Une fois l’hormone sécrétée, elle va être véhiculée dans le sang, ce qui explique que les cellules endocrines ne se situent pas systématiquement dans l’organe qui va recevoir l’hormone. Les hormones vont agir grâce à des récepteurs situés sur des cellules cibles. Des études ont été menées en laboratoire sur des souris, pour comprendre le rôle des hormones dans les cycles ovariens et utérins. Ce sont les ovaires qui sont responsables du développement de la muqueuse utérine.

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Les hormones ovariennes

Ces courbes montrent la concentration sanguine en deux hormones ovariennes qui sont l’œstradiol, ou œstrogène, et la progestérone en fonction du cycle sexuel.

L'hypothalamus et l'hypophyse

L’hypothalamus est une structure du système nerveux central. Les neurohormones régulent la fonction endocrine de l’hypophyse (une glande située juste en dessous de l’hypothalamus). L’hypothalamus et l’hypophyse sont reliés par une tige hypophysaire. Ces deux hormones sont la FSH (pour hormone folliculo stimulante) et la LH (pour hormone lutéinisante). La FSH stimule la maturation du follicule et la synthèse d’œstrogène. Le taux de cette hormone dans le sang va augmenter jusqu’au pic d’œstrogène. La LH va déclencher l’ovulation, il y a donc un fort pic fort de concentration de cette hormone dans le sang au 14e jour du cycle. Elle permet la transformation du follicule en corps jaune et le maintien du corps jaune jusqu’à la fin du cycle.

Synchronisation des cycles ovarien et utérin

Chez la femme, il existe deux cycles qui sont synchronisés : le cycle ovarien et le cycle utérin. Les hormones sécrétées par l’ovaire sont l’œstrogène et la progestérone.

L'importance de la connaissance de son corps

Si vous êtes une femme, que vous n’avez jamais observé votre intimité et que vous êtes curieuse, je vous recommande vivement de vous munir d’un petit miroir de poche et de regarder entre vos jambes. Essayez de repérer tous les éléments cités précédemment. Il n’y a rien de « sale » ou de « malsain » à observer son anatomie. C’est votre corps, vous avez le droit de vous y intéresser et de savoir comment il fonctionne. Les hommes ont la chance eux d’avoir un organe « externe », beaucoup plus visible et accessible que nous. D’autre part, je tiens à préciser que j’ai représenté ici une proposition d’anatomie féminine mais bien sûr les formes de vulve sont très variées ! Les lèvres peuvent être + ou - grandes, symétriques, colorées, poilues, etc. Certains films pornographiques montrent un « standard » d’anatomie féminine et véhiculent de fausses idées. Ne rougissez pas de votre intimité si elle ne correspond pas à ces « normes » du corps féminin.

Le clitoris

Le clitoris : il a une partie externe et une partie interne (voir le schéma ci-dessous). On sait aujourd’hui que les orgasmes féminins sont atteints par stimulation du clitoris (que ce soit la partie interne ou externe). La distinction entre « orgasme clitoridien » et « orgasme vaginal » est obsolète : dans tous les cas, c’est bien le clitoris qui réagit !

Le vagin

Le vagin : on peut le comparer à un « tunnel », de 10 cm de long, qui s’étend depuis l’extérieur du corps (cf. Schéma de la vulve) jusqu’au col utérin. Pendant l’acte sexuel, c’est la partie du corps de la femme qui accueille le pénis de l’homme. Je précise qu’il n’est pas obligatoire d’avoir une « pénétration vaginale » pour avoir une vie sexuelle épanouie. La pénétration vaginale n’est pas forcément l’apogée ou la finalité de l’acte sexuel d’un couple hétéro.

Fertilité et procréation médicalement assistée (PMA)

Avant de vous questionner sur votre capacité à concevoir un enfant, ou d’imaginer un parcours d’AMP (Ensemble des techniques médicales utilisées pour obtenir une grossesse sans rapport sexuel, dont l’Insémination Intra-utérine (IIU), la Fécondation In Vitro (FIV) et l’Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïdes (ICSI). On peut également parler de PMA (Procréation Médicalement Assistée). (FIVTechnique qui consiste à féconder « in vitro » (en dehors du corps de la femme, en laboratoire) un ovocyte avec un spermatozoïde. Les embryons qui en résultent sont transférés dans l’utérus à l’aide d’un fin cathéter., ICSIUn seul spermatozoïde est directement injecté dans un ovocyte sous guidage microscopique. Si la fécondation a lieu, l’embryon est transféré dans l’utérus pour implantation. Cette procédure clinique est souvent utilisée en association avec la Fécondation In Vitro (FIV)., IIUProcédure consistant à déposer du sperme dans le vagin près du col utérin ou directement dans l’utérus à l’aide d’un fin cathéter. La fécondation est la combinaison des matériaux génétiques apportés par le spermatozoïde et par l’ovocyte pour créer l’embryon. La fécondation a généralement lieu dans les trompes de Fallope mais elle peut aussi avoir lieu in vitro au cours d’un procédé clinique (FIV par exemple). L’utérus permet la nidation (Implantation de l’œuf fécondé des mammifères dans la muqueuse utérine).

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