L'histoire de Melchior, Gaspard et Balthazar, les trois rois mages célébrés chaque année à l'Épiphanie, est connue de tous. Cette tradition trouve son origine dans le récit de la Nativité de Saint Matthieu, qui relate l'arrivée à Jérusalem de « mages venus d'Orient », demandant au « roi Hérode le Grand » où se trouvait « le roi des Juifs qui vient de naître ? ». Ils avaient « vu son étoile à l'Orient » et étaient venus se « prosterner devant lui ». L'étoile qu'ils suivaient s'arrêta finalement « au-dessus de l'endroit où se trouve l'enfant ». Là, ils adorèrent Jésus et lui offrirent « de l'or, de l'encens et de la myrrhe ».
Cependant, l'Évangile de Saint Matthieu mentionne seulement des « mages », sans faire mention ni de rois, ni de trois personnages, ni de leurs prénoms. D'où vient donc l'image d'Épinal des trois rois mages que nous avons en tête ? Qui étaient-ils vraiment ? Leur histoire relève-t-elle seulement de la légende et de la tradition chrétienne ?
Les origines des Rois Mages : entre mythe et réalité
Pour ceux qui chérissent l'imaginaire de l'enfance, la nouvelle sera peut-être douloureuse. Tout n'est pas vrai, loin s'en faut, dans le récit traditionnel… mais tout n'est sans doute pas faux ! Ont-ils réellement existé ? Un vieux manuscrit slavon de La guerre des juifs de l'historien romain Flavius Joseph, retrouvé en 1905, mentionne la scène. Mais l'authenticité de ce passage, qui ne figure pas dans les autres versions du texte, est très contestée.
Dans l'Évangile de Saint Matthieu, les mages, à qui Hérode avait demandé de lui indiquer où se trouvait l'enfant, lui désobéissent et retournent chez eux. « Alors Hérode, voyant que les mages s'étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu'à l'âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région », écrit Saint Matthieu. En dehors de cet indice, nulle trace historique des rois mages de l'Évangile. Faut-il pour autant écarter leur existence ?
Une chose est sûre, de tels personnages existaient bel et bien au temps du Christ. Le texte évangélique affirme qu'ils viennent « d'Orient ». Pour un Palestinien de l'époque, l'Orient commence à l'est de l'Euphrate, ce qui laisse penser que l'évangéliste fait référence à des rois mages d'origine perse. « La présence d'astrologues est notamment documentée en Assyrie, Babylonie, ou en Médie », explique François Walter, historien suisse et coauteur en 2016 de Noël, une si longue histoire… aux éditions Payot.
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L'épisode de la visite des mages fait partie du récit de la Nativité dès les premières communautés chrétiennes, qui se basent sur le texte évangélique. Au IIIe siècle, Tertullien est le premier à les désigner comme des rois. À la même époque, le théologien Origène évoque dans ses homélies le chiffre de trois mages, qu'il associe aux trois présents offerts, l'or, l'encens et la myrrhe. Puis, à la fin du Ve siècle, leurs prénoms apparaissent dans un texte intitulé Excerpta latina barbari, qui se compose d'une histoire du monde et d'une liste de tous les rois.
L'évolution de l'image des Rois Mages au fil du temps
L'image d'Épinal continue à prendre forme avec Bède le Vénérable, moine anglo-saxon du VIIIe siècle, qui écrit que Melchior est « un vieillard à cheveux blancs et à la barbe longue » qui offre l'or, symbole du pouvoir royal, alors que Gaspard est « jeune encore, imberbe et rouge de peau » et offre l'encens, symbole de la divinité du Christ. À la même période du début du Moyen-Âge, les théologiens chrétiens vont associer les trois mages aux trois continents connus de l'époque : l'Europe, l'Asie et l'Afrique.
L'étoile des Mages : un phénomène astronomique ?
Quid de l'étoile qui guida les mages ? À la lecture du récit évangélique, on est tenté d'y voir un élément purement légendaire de l'histoire, destiné à l'embellir. C'est d'ailleurs l'interprétation retenue par une partie des historiens. Selon Kepler, la conjonction des planètes Jupiter et Saturne dans la constellation du Poisson, en - 7 avant Jésus-Christ, ont fait apparaître une lumière brillante. Manqué, pourrait-on dire, les dates ne collent pas ! Au contraire. Les historiens datent la naissance du Christ autour de - 6 ou - 7, le roi Hérode étant mort en - 4.
Par ailleurs, les calculs de l'astronomie moderne ont confirmé l'hypothèse de Kepler. « Or, à l'époque de Jésus, les Juifs associaient la venue du Messie à l'apparition d'une étoile, conformément à la prophétie de Balaam dans l'Ancien Testament », poursuit François Walter. Il n'est donc pas exclu que des mages, interprétant ce phénomène astronomique comme la réalisation de la prophétie attendue, se soient mis en route vers la Judée. D'autant que pour les astronomes de l'époque, Jupiter symbolisait le pouvoir royal, Saturne était la planète du peuple juif et la constellation du poisson renvoyait aux pays de la mer, la Judée et la Samarie, là où naquit Jésus. L'étoile des Mages est appelée "étoile de Bethléem" et "étoile de Noël".
L'Épiphanie : une fête aux multiples significations
Pourquoi fêter l'adoration des rois mages à la crèche le jour de l'Épiphanie ? À l’origine, cette fête religieuse qui, en France, a lieu 12 jours après Noël soit le 6 janvier, n'a pas grand-chose à voir avec Gaspard, Melchior ou Balthazar. En grec, epiphanein signifie en effet « faire voir, montrer », littéralement ce « qui apparaît » et désigne, par extension, « la manifestation d'une réalité cachée ». Ainsi, l'Épiphanie correspond à l'origine à la naissance du Christ et à d'autres épisodes de révélation, notamment le baptême de Jésus dans le Jourdain et les noces de Cana. Puis, au IVe siècle, l'Église romaine fixe la date de Noël au 25 décembre et conserve la fête de l'Épiphanie le 6 janvier, mais celle-ci renvoie désormais à l'adoration des mages.
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La galette des rois : une tradition païenne ?
Soit. Mais cela n'explique pas la tradition de la galette des rois, qu'on partage traditionnellement en France. Selon Nadine Cretin, historienne des fêtes, on retrouve la trace de la première galette en 1311 en France. L'élection d'un roi grâce à la fève n'aurait, là encore, pas grand-chose à voir avec les rois mages. L'origine de cette pratique serait plutôt à chercher dans la fête des Saturnales de l'Antiquité romaine. « Au cours de ces fêtes, qui se sont poursuivies dans l'Europe du Moyen-Âge avec les carnavals, on élisait un roi de dérision, souvent une personne placée en bas de l'échelle sociale », explique François Walter, « cette inversion de la hiérarchie avait une dimension burlesque et cathartique ». Si, par malheur, vous n'obteniez pas la fève ce vendredi 6 janvier, consolez-vous : la couronne des rois n'est qu'une couronne de dérision…
L'iconographie des Rois Mages : un reflet des cultures et des époques
Si les Rois mages sont très connus, leur historicité est entourée d’incertitudes et de mystère. La tradition de la crèche de Noël, qui revient chaque année depuis le XVIIIe siècle dans les églises et les foyers du monde catholique, est une représentation de la Nativité avec la Sainte Famille, l’adoration des bergers et des mages, le bœuf et l’âne, et souvent de nombreux autres personnages de la vie locale. Son décor d’étable, de village ou de grotte évoque l’Orient, ou le pays où elle est exposée.
Dans les crèches contemporaines, chacun des trois Rois mages venus adorer l’Enfant-Jésus a un aspect différent, qui suggère des origines géographiques distinctes. Il n’en a pas toujours été ainsi. La question de l’identité et des origines doit être évaluée d’abord à la lumière du texte sacré (l’Évangile de saint Matthieu est le seul à mentionner les Rois mages), ensuite d’après les écrits chrétiens postérieurs (apocryphes orientaux, Apocalypse, Pères de l’Église) et les interprétations des théologiens, enfin selon les hypothèses des historiens jusqu’à nos jours.
L'Évangile de Matthieu : une source d'informations limitée
L’Évangile (qui nous a été transmis en grec ancien) est concis, mais clair : ils sont « venus d’Orient » et, après avoir adoré l’Enfant-Jésus, « s’en sont retournés dans leur pays » (au singulier, ce qui suggère une origine géographique commune en Orient), « par un autre chemin » afin d’éviter Jérusalem et Hérode. Mais il n’indique ni leur nombre, ni leurs noms, ni le pays d’où ils venaient, ni même la distance, l’itinéraire, ou la durée de leur voyage. On apprend seulement que c’est « en Orient » qu’ils ont vu se lever l’étoile qui les a décidés à partir pour voir « le roi des Juifs », qu’ils sont passés par Jérusalem au palais du roi Hérode pour apprendre le lieu de sa naissance selon la prédiction de l’Ancien Testament, et que la même étoile les a guidés jusqu’à Bethléem, la ville du roi David, également en Judée.
L'Orient : un concept géographique flou
À l’époque de la naissance du Christ, en Palestine et dans le monde gréco-romain, l’Orient commençait à l’est de l’Euphrate, ou du Jourdain. En faveur de l’Assyrie-Babylonie-Médie (Empire perse) plaident non seulement l’origine des Mages selon l’Évangile, mais aussi leur fonction d’astrologues, et les noms qu’on leur a attribués par la suite. La fonction de mages est attestée chez les Mèdes et en Perse (mais aussi en Arabie, en Égypte et en Éthiopie). C’étaient une caste de prêtres zoroastriens, également savants, astronomes, et conseillers des rois. Ceux de l’Évangile sont qualifiés de « magos », transcription grecque du mot persan, qui s’est généralisée dans le monde chrétien (les protestants les appellent plutôt « sages »). Ils sont de la même religion, et frères d’après certaines sources. Envoyés par des rois, ou peut-être rois eux-mêmes (depuis Tertullien, au IIIe siècle), ils ne sont sans doute pas venus seuls, vu la richesse de leurs présents, en caravane, dit-on, ou même avec une escorte de 12000 hommes. Des récits et des représentations depuis le Moyen Âge les montrent à cheval (y compris sur les icônes orthodoxes).
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Les offrandes : un indice de leur origine ?
Leurs offrandes aussi (l’or, l’encens et la myrrhe) rendent plausible cette origine perse, mais servent d’argument également à l’hypothèse de l’Arabie ou de l’Inde. Un auteur américain récent a voulu démontrer que les Mages venaient du royaume nabatéen tout proche de la Judée (au sud-sud-est), au moyen de divers arguments (l’origine des produits offerts à l’Enfant-Jésus, la présence de mages immigrés de Babylonie, les routes commerciales, et une interprétation sans doute anachronique du concept d’Orient, qui à l’époque était distinct de celui d’Arabie en général.
Les noms des Rois Mages : une apparition tardive
Leurs noms aussi peuvent indiquer leur nationalité. Ils sont apparus plus tard, selon le nombre et l’ethnie qui leur ont été assignés. La vraisemblance historique tend donc à confirmer le texte sacré ainsi que les récits et l’iconographie des premiers siècles chrétiens encore proches de l’événement : les Mages seraient bien originaires de l’Orient, voire d’une même région d’Orient située dans l’Empire perse. L’origine perse s’impose dans les textes apocryphes depuis le IIIe siècle. L’offrande de présents est une tradition orientale. La naissance d’un Messie a été prédite par Zoroastre. Dans l’iconographie des débuts, les vêtements des mages sont persans, leurs mains voilées sont un rite perse mazdéen de vénération. La mère de l’empereur Constantin aurait ramené à Constantinople les restes des Mages trouvés en Perse ; ils furent ensuite transportés à Milan, et enfin en 1164 dans la cathédrale de Cologne, où ils se trouvent toujours. Vers 1270, le voyageur vénitien Marco Polo visite le monument des tombeaux des Trois Saints Rois dans la ville de Sava en Perse, au sud-ouest de Téhéran. « C’étaient Beltasar, Gaspar et Melchior.
La diversification des origines : une évolution progressive
Mais dans certaines traditions de l’Antiquité tardive et du Moyen Âge, la variante des trois origines géographiques différentes vient concurrencer la version de l’origine unique. C’est le début d’un processus qui jusqu’à nos jours va conjuguer le chiffre trois non seulement avec les âges, mais aussi avec les origines et même la représentation raciale des Mages.
Le choix du nombre de trois tient un rôle déterminant dans le processus de diversification de leurs origines. Si l’on collecte tous les pays que divers auteurs et traditions au cours des siècles ont désignés comme pays d’origine des Mages, on obtient une liste riche et variée : Assyrie, Babylonie, Médie, Perse ; Arabie (nord-ouest des Nabatéens, Yémen au sud) ; Inde (Taxila au nord, au Pakistan actuel, sur une route de la soie ; ou Piravom au Kérala, dans le sud de l’Inde, où ils ont leurs sanctuaires) ; Chersonèse d’Or (Malaisie) selon un géographe allemand du XVe siècle ; et Afrique (pour la première fois aux VIIIe-IXe siècles, semble-t-il, chez le théologien Bède le Vénérable).
Le symbolisme du nombre trois
Ils sont deux, trois, ou quatre sur les fresques des catacombes de Rome, douze dans des évangiles apocryphes syriaques, et identiques. Le nombre de trois (dans les textes arméniens), qui a fini par s’imposer au Ve, vient sans doute des trois offrandes, dont les théologiens ont souligné le sens symbolique (l’or pour la royauté de l’Enfant-Jésus, l’encens pour la divinité du Fils de Dieu, la myrrhe pour son humanité mortelle). Par la suite, il symbolise les trois âges (IVe siècle), soit sans, soit avec la différenciation géographique et ethnoculturelle. Finalement la tradition s’installe des trois pays, ou régions, ou des trois continents du monde connu au Moyen Âge, et d’une apparence clairement racialisée, depuis les peintures de la Renaissance jusqu’aux crèches de Noël contemporaines. Souvent Melchior, le plus âgé, a une barbe blanche, Balthazar, dans la maturité, une barbe foncée, et Gaspard, le plus jeune, est imberbe. Dans certaines traditions, Gaspard serait roi de l’Inde, Melchior roi de Perse et Balthazar roi d’Arabie. Par la suite, Melchior devient européen, Gaspard oriental, et Balthazar « maure » ou africain. On souligne parfois ces origines par des animaux représentant les trois continents : le cheval, le dromadaire et l’éléphant.
La remise en question de l'historicité des Rois Mages
Des thèses critiques, parfois radicales, contestent la réalité historique de la présence des Mages lors de la Nativité. Ce serait seulement une tradition orale, reprise par saint Matthieu, ou inventée par lui, ou par des rédacteurs postérieurs, pour montrer l’accomplissement des prophéties bibliques. Ils n’auraient jamais existé, ce serait une pure légende à finalité théologique, ou un artifice de propagande, afin de symboliser la conversion des étrangers (« gentils ») après le refus d’Hérode et des Juifs de reconnaître le Messie. Ils sont en effet des personnages positifs, qui annoncent la conversion du monde.
Les représentations artistiques des Rois Mages
Ils sont représentés dès les premiers siècles chrétiens (IIe-VIe) sur les fresques des catacombes de Rome (à deux, trois, ou quatre), les bas-reliefs, les mosaïques dans la basilique Sainte-Marie Majeure à Rome (Ve siècle), dans une église de Ravenne (VIe, avec leurs noms, peut-être ajoutés plus tard), enfin sur celle (disparue depuis) de l’église de Bethléem. Ils sont toujours avec le même costume persan (pantalon, bonnet phrygien, tunique, petite cape flottante) jusqu’au VIIIesiècle (et même au XIe en Occident). Par la suite, l’Adoration des Mages se diffuse dans toute l’Europe, de l’Occident à la Russie et aux Balkans, avec la christianisation et le calendrier liturgique.
Rois par essence ou par adoption ?
Étaient-ils rois, ou le sont-ils devenus ? Un Psaume de l’Ancien Testament prédit la prosternation de plusieurs rois devant le futur « roi d’Israël ». L’Adoration des Mages symbolise la reconnaissance du Christ tant par les savants et les puissants que par les humbles (bergers). Les Mages sont ainsi des rois dès le IIIe siècle (selon le théologien Tertullien) ; on les voit représentés tous les trois avec les mêmes coiffures orientales, ou les mêmes couronnes empruntées aux rois de l’Occident chrétien (à partir du XIe). Les rois aussi doivent être pieux, engageant tous leurs sujets. Des princes, des rois, des empereurs, des notables, se font figurer en Rois mages, en grand appareil et somptueux atours de leur époque et de leur milieu.
La personnification des continents
Depuis la fin du Moyen Âge s’impose la version des Mages de trois origines différentes. Un moine du VIIIe siècle avait assuré qu’un des mages avait « la peau foncée », ce qui indiquerait l’Éthiopie. Selon une chronique allemande du XIVe siècle, il y avait un Mage noir, mais il était Éthiopien, et c’était Gaspard. Pourtant, dans l’iconographie occidentale du Moyen Âge à partir du Xe siècle, la peinture, la sculpture et les miniatures montrent des Rois mages semblables, de type occidental, doté de couronnes et de vêtements de l’époque. Mais à partir de la fin du XIVe, ils personnifient trois origines différentes (trois continents, ou régions du monde), et pas seulement leurs tenues typiques, mais aussi par leur type ethnique). Un roi se prosterne à l’orientale, un autre met un genou à terre en hommage féodal, le dernier en retrait ou en attente. Finalement, l’Europe, l’Asie et l’Afrique sont désignées par leur apparence raciale, toujours censée signifier la conversion de tout le monde connu depuis l’Antiquité. La provenance géographique de l’encens et de la myrrhe mentionnés dans l’Évangile n’est plus déterminante. L’apparition de l’Europe confirme le lien de l’Occident avec le christianisme. L’Asie est en fait seulement le Proche ou le Moyen-Orient, ou l’Arabie, au caractère oriental (et non l’Extrême-Orient). L’Afrique dans l’Antiquité (Africa) se limitait à la Tunisie et à l’est de l’Algérie, peuplée de Berbères, mais il y avait des esclaves noirs (et blancs) dans tout l’Empire romain. Une autre thèse privilégie la Corne de l’Afrique. Les explorations, la colonisation, les missions religieuses n’ont pu que conforter ce choix du continent noir. Mais ce n’est qu’au début du XVe que la peinture de l’Europe du Nord (Flandre, Allemagne) popularise le Roi mage africain (Memling, Brueghel, Dürer). Puis la tendance gagne l’Italie (Mantegna), mais pas chez tous les peintres, et les autres pays de l’Europe occidentale (Murillo), mais pas le christianisme oriental. On a observé que le Roi mage noir était généralement le plus éloigné des trois par rapport à l’Enfant-Jésus (le dernier, car le plus jeune). Quant aux Amériques (malgré un cas dans une église du Portugal), à l’Extrême-Orient, et à l’Océanie, ils restent absents, victimes de la tradition du chiffre trois.
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