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Le Hoquet Adulte : Comprendre les Dangers et les Solutions

Le hoquet est un phénomène physiologique courant, souvent perçu comme une nuisance mineure. Cependant, il est crucial de distinguer le hoquet occasionnel et bénin du hoquet persistant, qui peut signaler des problèmes de santé sous-jacents et nécessiter une attention médicale. Cet article explore en profondeur les causes, les symptômes, les dangers potentiels et les traitements disponibles pour le hoquet chez l'adulte.

Qu'est-ce que le Hoquet ?

Le hoquet est un réflexe respiratoire involontaire caractérisé par des contractions spasmodiques du diaphragme, suivies d'une fermeture abrupte de la glotte. Cette fermeture provoque le son distinctif du hoquet. Bien que le hoquet soit universellement connu, ses causes et ses fonctions exactes restent en partie mystérieuses. Les scientifiques pensent qu’il serait lié à une irritation des nerfs ou des parties du cerveau qui contrôlent les muscles de la respiration, notamment le diaphragme. Le hoquet n’est pas un trait spécifique de l’espèce humaine.

Les Différents Types de Hoquet

On distingue principalement trois types de hoquet :

  • Hoquet aigu : Il s'agit du type de hoquet le plus courant, caractérisé par des épisodes brefs et transitoires qui disparaissent généralement d'eux-mêmes en quelques minutes ou quelques heures. Le hoquet aigu est celui que tous les sujets connaissent. Il se manifeste par quelques secousses isolées, associées à l’émission d’un bruit caractéristique. Les hoquets aigus ne posent pas réellement de problème médical, puisque la gêne est limitée dans le temps à quelques heures tout au plus.

  • Hoquet persistant (ou chronique) : Il se définit par des secousses répétitives durant plus de 48 heures, à une fréquence variable (plusieurs jours à plusieurs semaines par mois). Parfois, le hoquet peut durer plus d’un mois. Ces épisodes plus longs sont appelés hoquets persistants. Le hoquet chronique constitue une véritable gêne pour le patient, et un élément très négatif pour sa qualité de vie.

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  • Hoquet rebelle : Il s'agit d'un hoquet persistant qui dure plus d'un mois. Ce type de hoquet est rare mais peut être extrêmement invalidant.

Causes du Hoquet

Causes du hoquet aigu

Dans la majorité des cas de hoquet aigu, aucune cause n’est retrouvée. Généralement les brefs épisodes sont déclenchés par un évènement affectant les voies aéro-digestives (ballonnements, consommation d’alcool, ingestion de substances chaudes ou irritantes, parler, rire… ). Le hoquet est un petit tressautement irritant du diaphragme. Ce phénomène est souvent dû à un repas trop copieux, trop épicé ou pris trop rapidement, à l’ingestion d’air en mangeant ou en mâchant du chewing-gum, à des boissons gazeuses ou alcoolisées, ou à une irritation de l’œsophage. Chez les nourrissons, il se produit le plus souvent après la tétée ou le biberon, avant que le bébé ne fasse son rot. Anne-Sophie suggère une cause psychologique à son hoquet qui revient régulièrement, est-ce possible ? Pourquoi pas ? Mais classiquement, le hoquet va survenir après un repas un peu trop copieux, pris trop rapidement. La consommation d'alcool, de boissons gazeuses, ou l'alternance d'aliments froids et chauds doivent également être prises en compte. La contraction du diaphragme est provoquée par un estomac qui va être trop rempli, trop dilaté.

Causes du hoquet persistant ou rebelle

Toutefois, les épisodes chroniques de hoquet ont parfois des causes plus graves. Par exemple, le diaphragme peut être irrité par une pneumonie, une chirurgie thoracique ou gastrique ou des déchets qui s’accumulent dans le sang en cas d’insuffisance rénale. Rarement, il peut être provoqué par une tumeur cérébrale ou un accident vasculaire cérébral. une maladie neurologique (par ex. Le hoquet persistant peut être le signe de certains cancers digestifs comme le cancer de l'estomac, de l'œsophage du foie ou encore du pancréas. Parfois le hoquet persistant est symptomatique d'un cancer du côlon qui a métastasé au niveau des voies digestives hautes. Les affections digestives représentent la première cause de hoquet chronique.

Quand Consulter un Médecin ?

Le hoquet aigu, habituel et familier de tous, est dans la très grande majorité des cas totalement bénin. En revanche, si les épisodes de hoquet se multiplient et deviennent persistants, une consultation médicale est nécessaire. Des épisodes répétés de hoquet associés à d’autres symptômes inhabituels doivent amener à consulter son médecin traitant. Si vous cumulez hoquet persistant plus de 48 heures et symptômes neurologiques (maux de tête, faiblesse, engourdissement, perte d’équilibre…), ne tardez pas à consulter votre médecin.

Diagnostic du Hoquet Persistant

Le médecin s’attachera dans un premier lieu à comprendre le contexte de survenue du hoquet (prise de médicament, consommation d’alcool, repas trop copieux, …) et à rechercher le ou les symptômes éventuels associés (troubles digestifs, problèmes de sommeil, douleurs, appétit, …). L’examen clinique implique nécessairement un examen neurologique complet. Une endoscopie digestive haute pour visualiser l’œsophage, l’estomac et la partie supérieure de l’intestin grêle. L’endoscopie digestive haute est donc l’examen complémentaire le plus prescrit dans ce contexte. La priorité est donnée à la clinique et à la réalisation d’investigations digestives hautes. Ce n’est que dans un second temps que d’autres systèmes seront explorés. Le diagnostic de hoquet d’origine centrale, organique ou psychique, ne sera fait que plus rarement et parfois par exclusion. C’est l’examen prioritaire. Cet examen est complémentaire de l’endoscopie en quantifiant l’importance du reflux acide, qui n’est pas toujours parallèle aux lésions endoscopiques. Une dyskinésie œsophagienne est mise en évidence dans la majorité des hoquets chroniques. Il peut s’agir d’anomalies mineures associées au RGO (hypotonie ou trouble de relaxation du sphincter inférieur de l’œsophage, anomalies de la motricité œsophagienne) d’un méga-œsophage ou d’une hypertonie.

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Traitements du Hoquet

Traitement du hoquet aigu

Le hoquet aigu est très majoritairement bénin et ne nécessite donc aucun traitement. Il cesse spontanément et survient de temps en temps, sans gêne notable, ni impact sur la qualité de vie du sujet. Arrêter de respirer pendant une minute, boire un verre d'eau la tête en bas, souffler dans un sac en papier… Votre entourage vous aura sûrement abreuvé de ces nombreuses astuces de grands-mères, souvent inefficaces, pour faire passer un hoquet intempestif. Voilà pour le mécanisme. Pour "faire passer" le hoquet rapidement, on peut essayer ces quelques remèdes de grand-mère (leur efficacité est au mieux limitée, mais leur mise en œuvre est sans risque). L’objectif est d’augmenter le taux de dioxyde de carbone dans le sang, car la probabilité de survenue du hoquet augmente avec la diminution du taux sanguin de gaz carbonique. Il existe un grand nombre de remèdes populaires contre le hoquet. Aucune de ces méthodes n'a d'efficacité médicalement démontrée. Toutefois, étant donné que ces remèdes sont généralement faciles à mettre en œuvre, il n’y a aucun danger à les tester.

Traitement du hoquet chronique

Le traitement de la pathologie associée constitue l’un des piliers de la prise en charge du hoquet chronique. Parallèlement, il existe des médicaments utilisés pour soulager les crises de hoquet chronique lorsqu’aucune cause n’a été retrouvée lors du diagnostic, mais leur efficacité est le plus souvent très modeste. La chlorpromazine entre 10 et 50 mg par voie orale trois fois par jour selon les besoins. Un blocage du nerf phrénique, grâce à de faibles quantités d’un produit anesthésique. En cas de hoquet persistant, il convient de déceler la cause et de la traiter. Si les médicaments sont inefficaces, les médecins peuvent bloquer l’un des nerfs phréniques en lui injectant de petites quantités d’un anesthésique local appelé procaïne. On peut proposer dans les manifestations les plus répétitives des inhibiteurs de la pompe à protons, c'est-à-dire des traitements contre le reflux, mais aussi des neuroleptiques ou des anti-vomitifs. Et puis il existe quelques techniques, comme retenir son souffle, ce qui permettrait de faire baisser le dioxyde de carbone. Ou encore boire un verre d'eau. L’objectif général de la prise en charge est l’identification et le traitement de la cause du hoquet chronique. Le suivi des malades montre que la majorité sont en rémission complète après traitement étiologique, le plus souvent de l’œsophagite par reflux. Une minorité est en rémission partielle (le hoquet persistant mais avec une fréquence et une périodicité très réduites), et quelques rares malades sont en échec (le hoquet persistant avec une fréquence et une périodicité identiques voire supérieures malgré les essais thérapeutiques). Une amélioration est possible en couplant les antidépresseurs tricycliques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, le baclofène [6].

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