L'échographie est une technique d'imagerie médicale largement utilisée pendant la grossesse pour surveiller le développement du fœtus. Parmi les différents types d'échographies, l'échographie Doppler occupe une place particulière. Cet article vise à fournir une information complète sur l'échographie Doppler pendant la grossesse, en abordant ses indications, son fonctionnement, les risques potentiels et les alternatives possibles.
Introduction à l'Échographie Doppler
L’échographie est une forme d’imagerie médicale qui repose sur l’utilisation des ultrasons et sur la réception de leur écho, à travers la peau ou la muqueuse. Les ultrasons sont produits par une sonde (le « transducteur ») qui est également capable de recevoir leur écho. Celui-ci est transformé en ondes électriques qui sont analysées de manière informatique.
L'échographie Doppler est une technique d'imagerie médicale qui utilise les ultrasons pour évaluer le flux sanguin dans les vaisseaux sanguins. Elle permet de visualiser la circulation sanguine en temps réel et de détecter d'éventuelles anomalies. Pendant la grossesse, l'échographie Doppler est utilisée pour surveiller le flux sanguin dans les artères utérines de la mère et dans les vaisseaux sanguins du fœtus, notamment le cordon ombilical.
L'Échographie Morphologique : Un Examen Clé du 2ème Trimestre
Parmi les échographies obligatoires à réaliser durant sa grossesse, l’échographie morphologique est la deuxième. Elle s’effectue durant le 5ème mois de grossesse, plus précisément entre la 21ème et la 24ème semaine d’aménorrhée (24 SA). Si votre emploi du temps vous le permet, prenez rendez-vous pour la 20ème semaine de grossesse, il s’agit du meilleur moment pour la réaliser. L’échographie morphologique est un point d’étape important permettant de s’assurer du bon déroulement de la grossesse. Cet examen porte le nom d’échographie morphologique en raison de l’observation minutieuse du fœtus que va effectuer le professionnel de santé. Les organes du fœtus (le cœur, les poumons, le cerveau…) sont examinés en détail. En cas de suspicion d’une anomalie, le professionnel de santé prescrit alors des examens complémentaires afin d’avoir un diagnostic précis. Cette échographie est donc particulièrement importante.
La découverte du sexe de l’enfant est, pour beaucoup, l’un des moments phares d’une grossesse. En effet, avant la 12ème semaine de grossesse, le tubercule génital ne possède aucune distinction. Pour autant, durant l’échographie du 1er trimestre, qui se déroule à cette période, il est souvent difficile de savoir avec certitude s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille. L’échographie morphologique, en revanche, permet d’affirmer avec certitude de quel sexe est le bébé.
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Pour cet examen, le professionnel de santé effectue une échographie abdomino-pelvienne. Il s’agit d’une technique d’imagerie par ultrasons. Pour cela, on vous applique du gel sur votre peau. Puis le praticien fait glisser une sonde à différents endroits de votre bas ventre, de façon à visualiser le fœtus.
Indications de l'Échographie Doppler en Grossesse
L'écho doppler est un examen complémentaire qui permet d’observer le flux sanguin circulant à travers les artères du cordon ombilical et celles de l’utérus. Lorsque le médecin juge cela nécessaire, il effectue une écho doppler pour s’assurer du bon fonctionnement des échanges sanguins entre la mère et le bébé. L'échographie Doppler est généralement recommandée dans les situations suivantes :
- Grossesse à risque : L'utilisation d’un doppler fœtal est particulièrement indiquée pour le suivi des grossesses à risque. Certains signaux d’alerte nécessitent une surveillance renforcée du rythme cardiaque du fœtus : hypertension artérielle de la mère, diabète gestationnel pouvant affecter la croissance du bébé, retard de croissance intra-utérin (RCIU), grossesses gémellaires nécessitant un suivi plus fréquent. Dans ces situations, le doppler fœtal permet d’alerter le praticien en cas d’anomalies et d’adapter la prise en charge pour assurer la santé de la mère et de l’enfant.
- Retard de croissance intra-utérin (RCIU) : Si le fœtus ne grandit pas comme prévu, l'échographie Doppler peut aider à déterminer si le problème est lié à un flux sanguin insuffisant vers le placenta.
- Hypertension artérielle de la mère : L'hypertension peut affecter le flux sanguin vers le fœtus, et l'échographie Doppler peut aider à surveiller cette situation.
- Diabète gestationnel : Le diabète gestationnel peut également avoir un impact sur le flux sanguin fœtal, nécessitant une surveillance par échographie Doppler.
- Grossesse gémellaire : Les grossesses multiples présentent un risque accru de complications liées au flux sanguin, ce qui justifie l'utilisation de l'échographie Doppler.
- Antécédents de complications lors de grossesses précédentes : Si une femme a déjà eu des problèmes de flux sanguin lors d'une grossesse antérieure, une surveillance par échographie Doppler peut être recommandée.
Comment Fonctionne l'Échographie Doppler ?
Un doppler fœtal est un dispositif médical permettant d’écouter les battements cardiaques du fœtus grâce à l’émission et la réception d’ondes ultrasonores. Ces ondes rebondissent sur le cœur du bébé et sont ensuite converties en sons audibles, permettant ainsi aux professionnels de santé ou aux parents d’entendre et d’analyser l’activité cardiaque fœtale.
Cet appareil se compose généralement :
- D’un boîtier électronique qui affiche la fréquence cardiaque
- D’une sonde doppler à appliquer sur le ventre de la mère
- D’un haut-parleur intégré ou d’une prise casque pour l’écoute
Certains modèles disposent de fonctionnalités avancées comme un affichage numérique du rythme cardiaque, une connexion Bluetooth pour l’enregistrement des données ou encore une sortie audio permettant de partager le son avec les futurs parents.
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Pendant un examen échographique, le patient est allongé ou assis. Ensuite, le médecin échographiste déplace la sonde sur la zone ainsi lubrifiée. Le déplacement de la sonde lui permet d’avoir des images depuis différents points de vue, ou de contourner un obstacle qui pourrait gêner l’observation de l’organe concerné. Il peut soit photographier ce qu’il voit, soit enregistrer une courte séquence vidéo de ce qui s’affiche sur l’écran. Le médecin peut vous demander de retenir votre respiration, de changer de position, etc. L’examen dure en général entre dix et trente minutes.
Le Doppler permet de mesurer la vitesse du flux sanguin dans certains vaisseaux du fœtus ou du placenta.
Les Différents Types de Doppler Fœtaux
Le choix de la fréquence de la sonde est essentiel pour garantir une bonne écoute du rythme cardiaque fœtal :
- Sonde 2 MHz : Idéale pour un usage général et une détection du rythme cardiaque à partir du 2ᵉ trimestre.
- Sonde 3 MHz : Plus sensible, elle permet une écoute plus précoce, dès la 12ᵉ semaine de grossesse.
Certains modèles sont mixtes et intègrent une fonction doppler vasculaire, permettant également d’analyser le flux sanguin de la mère. Ce type d’appareil est particulièrement utile pour les praticiens en cas de pathologies vasculaires associées à la grossesse. Certains dopplers disposent d’un écran LCD indiquant la fréquence cardiaque, tandis que d’autres modèles proposent une connexion Bluetooth pour enregistrer et partager les sons du cœur du bébé. Les dopplers fœtaux peuvent fonctionner avec des piles AA ou une batterie rechargeable. L’autonomie varie en fonction des modèles, avec des dispositifs offrant jusqu’à 10 heures d’utilisation continue.
Sécurité de l'Échographie Doppler
L’échographie est la plus sûre des techniques d’imagerie médicale. Elle ne présente pas de contre-indications et elle est sans danger pour le fœtus. De nombreuses études ont été menées pour évaluer la sécurité des échographies fœtales. Les ondes sonores utilisées dans l’échographie sont non ionisantes, ce qui signifie qu’elles n’ont pas le même effet que les radiations utilisées dans les rayons X.
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Il est crucial de réaliser les échographies chez des professionnels qualifiés pour garantir la sécurité et la précision des examens. Les échographies doivent être effectuées par des médecins ou des sages-femmes titulaires du Diplôme d’Échographie fœtale et gynécologique, conformément aux recommandations des sociétés savantes telles que le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) et l’American Institute of Ultrasound in Medicine (AIUM). Ces organisations recommandent également de limiter les échographies aux indications médicales nécessaires. Le recours à des échographies dites « de plaisir », réalisées par des personnes non soignantes à des fins mercantiles, est fortement déconseillé. Ces pratiques ne garantissent pas la sécurité du fœtus et peuvent entraîner des risques inutiles.
Risques Potentiels de l'Échographie Doppler
Bien que l'échographie Doppler soit généralement considérée comme sûre, il existe certaines préoccupations concernant l'exposition aux ultrasons. Les ultrasons peuvent potentiellement provoquer un échauffement des tissus et des bulles de cavitation, mais ces effets sont considérés comme minimes aux niveaux d'intensité utilisés en obstétrique.
Certains experts recommandent de limiter l'exposition aux ultrasons, en particulier au début de la grossesse, lorsque les organes du fœtus sont en développement. Cependant, les bénéfices de l'échographie Doppler dans les situations à risque dépassent généralement les risques potentiels.
Alternatives à l'Échographie Doppler
Dans certaines situations, il peut être possible d'utiliser d'autres méthodes pour évaluer le bien-être fœtal. Ces alternatives peuvent inclure :
- Surveillance du rythme cardiaque fœtal (cardiotocographie) : Cette technique utilise des capteurs placés sur l'abdomen de la mère pour enregistrer le rythme cardiaque du fœtus et détecter d'éventuelles anomalies.
- Profil biophysique : Cet examen combine l'échographie et la surveillance du rythme cardiaque fœtal pour évaluer différents paramètres, tels que les mouvements du fœtus, le tonus musculaire, la respiration et la quantité de liquide amniotique.
Cependant, il est important de noter que ces alternatives ne fournissent pas les mêmes informations détaillées sur le flux sanguin que l'échographie Doppler.
L'Échographie à Domicile : Une Pratique à Éviter
Certains futurs parents sont tentés d'utiliser un doppler fœtal à la maison. Mais entre les ultrasons et la difficulté à bien positionner l'appareil sur le cœur du bébé… Ces appareils en vente sur le marché sont à utiliser avec des pincettes. De plus en plus de marques mettent en vente leur propre doppler fœtal. Ce petit appareil permet aux futurs parents d'être rassurés en écoutant le cœur de leur bébé in utero depuis chez eux, quand bon leur semble, sans avoir à attendre la prochaine échographie de grossesse.
Le doppler foetal que l'on peut se procurer à la maison est un petit appareil muni d'un bâtonnet. Son flux doit être placé sur le ventre de la future maman et dirigé vers l'embryon pour capter le bruit de son cœur et le diffuser.
Le doppler maison peut inquiéter inutilement les futurs parents. Pour que le doppler soit efficace, encore faut-il parvenir à capter le cœur du bébé c'est-à-dire que l'appareil soit situé sur son cœur ou sur son cordon. Et c'est là tout le danger avec ses appareils maison, car si l'on n'entend pas le bébé, on s'inquiète en imaginant le pire. Or comme le rappelle l''échographiste Danièle Combourieu, également auteure de L'échographie expliquée aux parents (Ed. Eyrolles) "un fœtus bouge et on n'est peut-être simplement pas positionné au bon endroit pour l'entendre". Par ailleurs, le doppler ne dispose pas d'écran transmettant l'image en plus du son, comme c'est le cas chez un échographiste.
L'autre risque en utilisant cet appareil est de capter une artère de la maman. Les futurs parents peuvent en effet, sans le savoir, écouter le battement de cœur de la future mère. Impossible de situer où l'on se trouve avec ce petit appareil. Pour s'assurer qu'il s'agit bien de la fréquence cardiaque de votre futur bébé, il faudrait prendre votre pouls (au niveau de la carotide, du poignet ou de votre cœur) et comparer le rythme à celui du son émis par le doppler. Si le son est plus rapide, cela prouve qu'il s'agit bien du cœur du bébé.
Certains parents débarquent parfois en trombe aux urgences de maternité, persuadés que leur bébé ne respire plus ou faiblement à cause de ce doppler fœtal maison. Pour le vérifier, une échographie va alors être pratiquée. Le conseil de l'échographiste aux parents qui utilisent cet appareil : plutôt que de se ruer aux urgences, vérifier que votre bébé bouge bien est le meilleur moyen de s'assurer qu'il va bien.
En pratique médicale, il est fortement décommandé de pratiquer une échographie au premier trimestre exceptée l'échographie obligatoire à 2 mois et demi souligne Danièle Combourieu. Celle-ci sert à mesurer la nuque du bébé et à écouter brièvement son cœur. L'idée étant d'éviter que l'appareil ne chauffe, mais aussi parce que les ultrasons stimulent le fœtus, ce qui n'est pas bon pour lui. Aussi, si les médecins écourtent cette première échographie pour limiter leur impact sur le bébé, il vaut donc mieux en faire de même et éviter d'utiliser régulièrement un doppler à la maison - au moins durant le premier trimestre - car il fonctionne, lui-aussi, par le biais d'ultrasons.
Préparation et Déroulement de l'Échographie
En général, un examen échographique ne demande aucune préparation particulière. Dans certains cas, pour les échographies des organes digestifs, il faut être à jeun (ne pas manger, boire, ni fumer dans les quatre heures qui précèdent l'examen).
Deux jours avant votre examen, il est conseillé de ne pas appliquer de corps gras (crème, beurre de karité…) sur votre ventre.
L'examen est réalisé par un médecin ou par une sage-femme. Il est totalement indolore et ne présente pas de risque connu pour la mère ou pour l'enfant. Une sonde est posée sur l'abdomen après application d' un gel pour faciliter l'émission et la réception des ultrasons. La qualité des images est variable d’ une patiente à l’autre. Il n'est pas nécessaire de venir à jeun. Lors de l’échographie du 1er trimestre et dans certains cas pour les suivantes, il peut être demandé d’avoir la vessie pleine au moment de l’examen.
Remboursement et Coût
Cet examen est pris en charge à 100% par l’assurance maladie. Il peut être réalisé en cabinet, en centre spécialisé ou encore à l’hôpital.
Les échographies, la première et la deuxième, réalisées avant le 6e mois de grossesse, sont remboursées à 70 % par la sécurité sociale. Mais la troisième est prise en charge à 100 %.
Examens Complémentaires et Suivi de Grossesse
Dans certains cas, le professionnel de santé chargé de votre suivi peut vous prescrire une échographie de datation en amont. Il s’agit de 7 consultations permettant de s’assurer du bon déroulement de votre grossesse, de répondre à vos questions, mais aussi de vous préparer au mieux à votre accouchement. Par ailleurs, il est recommandé d’effectuer une consultation avec votre sage femme ou médecin dès que le désir de grossesse se fait sentir.
Au cours de la grossesse, 3 échographies de dépistage anténatal vous seront proposées en cas d’évolution normale : au premier, au deuxième et au troisième trimestre de la grossesse (11-13, 22- 24, 32-34 semaines d’aménorrhée). L'échographie permet d'obtenir certaines informations qu 'aucun autre examen ne peut fournir : par exemple l'âge exact de la grossesse, le nombre de fœtus, la mesure de la clarté nucale (impérativement entre 11 et 13 semaines d’absence de règles pour être interprétable ; participant au dépistage de la trisomie 21), la morphologie de l'enfant, sa croissance, la localisation du placenta.
Si un doute survenait au cours de l'examen, d'autres examens complémentaires (comme une amniocentèse ou des prélèvements de sang par exemple) et des examens de contrôle vous seraient proposés selon la situation.
Informations Complémentaires sur les Examens Prénataux
Amniocentèse
Votre médecin vous a proposé la réalisation d'une amniocentèse. Il s'agit d'un prélèvement d’une petite quantité du liquide qui entoure le fœtus dans l'utérus (le liquide amniotique) par ponction à l'aide d'une aiguille à travers le ventre de la mère. Cet examen est réalisé le plus souvent pour étudier les chromosomes du fœtus (par exemple pour la recherche de trisomie), ainsi que pour la recherche d’autres pathologies fœtales d’origine génétique, infectieuses (virales ou parasitaires : par exemple la toxoplasmose), etc. L'examen est habituellement effectué à partir de 15-16 semaines d'aménorrhée (début du 4e mois de grossesse) et reste possible jusqu’à la fin de la grossesse. Le but de l’amniocentèse est de répondre à des questions précises grâce aux examens faits sur le liquide amniotique. Cet examen ne peut cependant pas dépister toutes les anomalies ou malformations.
Le prélèvement est réalisé stérilement sous échographie après désinfection du ventre. Une aspiration de liquide amniotique est réalisée avec une seringue à l'aide d'une aiguille très fine, à travers le ventre de la mère. La ponction elle-même n'est pas plus douloureuse qu'une prise de sang. Dans certains cas, les conditions techniques ne sont pas favorables à la réalisation de l’examen, et il peut être nécessaire de surseoir à sa réalisation et de le reporter. Vous pourrez rentrer chez vous rapidement après l'amniocentèse. Il est souhaitable de rester au repos le jour même de l'examen, mais il n'est pas nécessaire de rester alitée.
Il est impératif d'informer le médecin de vos antécédents (personnels et familiaux) et de l'ensemble des traitements et médicaments que vous prenez ainsi que de vos allergies éventuelles. Il n'est pas nécessaire d'être à jeun pour le prélèvement. Il est important que vous apportiez votre carte de groupe sanguin. Si vous êtes de rhésus D (RH1) négatif, nous vous demanderons la carte de groupe sanguin du père du fœtus ou le résultat du rhésus D du fœtus (génotypage RH D fœtal : analyse faite à partir d’une prise de sang maternel). Les résultats de l’amniocentèse seront envoyés par le laboratoire à votre médecin qui vous les communiquera.
Biopsie de Trophoblaste
Votre médecin vous a proposé la réalisation d'une biopsie de trophoblaste. L'examen est habituellement effectué entre 11 et 14 semaines d'aménorrhée (environ 2 mois et demi de grossesse). Cet examen peut être réalisé pour l'étude des chromosomes du fœtus (caryotype ou analyse chromosomique par puce à ADN (ACPA) ou pour la recherche de certaines anomalies génétiques.
Une échographie réalisée avant le prélèvement permet de vérifier si les conditions de réalisation de l’examen sont réunies et de déterminer la technique la mieux adaptée à votre cas, soit par une ponction à l’aide d’une aiguille fine à travers le ventre de la mère. Une anesthésie locale peut être proposée. Vous pourrez rentrer chez vous rapidement après la biopsie de trophoblaste. Il est souhaitable de rester au repos le jour même de l'examen mais il n'est pas nécessaire de rester alitée.
La réalisation d'une biopsie de trophoblaste, même conduite dans des conditions de compétence et de sécurité maximales, comporte un risque de fausse couche inférieur à 0,5 %. Ce risque de fausse couche est maximum dans les 8 à 10 jours suivant la biopsie. Elle peut se manifester par des douleurs, des saignements ou un écoulement de liquide. La survenue de l'un de ces signes doit vous faire consulter rapidement votre médecin.
Il n'est pas nécessaire d'être à jeun pour le prélèvement. Il est important que vous apportiez votre carte de groupe sanguin. En cas de rhésus D (RH1) négatif, nous vous demanderons la carte de groupe sanguin du père du fœtus ou le résultat du rhésus D du fœtus (génotypage RH D fœtal sur sang maternel). Dans les heures ou jours qui suivent le prélèvement, il est nécessaire de consulter d'urgence en cas de pertes de sang ou de liquide. Les résultats des examens seront envoyés par le laboratoire à votre médecin qui vous contactera.
Interruption Médicalisée de Grossesse (IMG)
L’interruption médicalisée de grossesse (IMG) est une interruption de grossesse pratiquée pour des raisons médicales concernant le fœtus ou la mère, sans restriction de délai. Les parents amenés à formuler une demande d’IMG le font, le plus souvent, dans le cadre d’une anomalie grave détectée sur le fœtus. Il est très important que des informations complètes sur les problèmes de santé du fœtus ou de la mère, sur leurs conséquences et sur l’IMG soient clairement expliquées.
Si l’enfant à naître souffre d'une affection grave, la patiente est adressée à un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN). Des examens complémentaires peuvent être nécessaires. Avant que les différents membres de l'équipe ne formulent leur avis, la femme enceinte (seule ou avec le père) peut demander à être entendue par certains d’entre eux ou par toute l’équipe. Les membres de l’équipe du CPDPN se concertent et rendent leur avis sur la malformation ou la pathologie fœtale qui motive la demande d'IMG. Il existe en France près d’une cinquantaine de CPDPN. Lorsque l'affection est grave, voire incurable, l'équipe pluridisciplinaire peut proposer aux parents l’interruption de grossesse pour motif médical.
La femme enceinte (seule ou en couple) a une consultation préalable à l’Interruption Médicalisée de Grossesse pendant laquelle toutes les informations sur celle-ci et le devenir du fœtus lui sont fournies. Lorsque la décision de pratiquer une IMG a été prise et que les attestations légales ont été délivrées, la femme enceinte (seule ou en couple) est revue en entretien préalable par un médecin. Il informe aussi le couple (ou la mère) sur la prise en charge psychologique dont il peut bénéficier. Certaines associations de patients peuvent aider les personnes confrontées à l’IMG (renseignements pratiques, partages d’expériences, etc.).
Au-delà de 14SA, l’interruption médicalisée de grossesse est réalisée en déclenchant médicalement l’accouchement par les voies naturelles. Les médicaments utilisés déclenchent des contractions et la procédure peut être assez douloureuse. Selon l’âge de la grossesse, une anesthésie, le plus souvent péridurale, peut donc être programmée. Lorsque la grossesse a plus de 22 SA, un geste d’arrêt de vie du foetus est recommandée avant le déclenchement de l'accouchement, au vu des connaissances sur la douleur chez le fœtus. Jusqu’à 16SA, la technique chirurgicale d'IMG est proposée sous anesthésie générale : curetage par aspiration, évacuation du contenu utérin après dilatation du col de l'utérus.
Une consultation post-IMG est effectuée une fois connus les résultats des examens pratiqués sur le fœtus. Elle a lieu préférentiellement avec le médecin ayant réalisé l’intervention.
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