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Recommandations de l'OMS sur le sommeil de bébé : Guide pour des nuits paisibles et sécurisées

L'arrivée d'un bébé est un moment de joie, mais elle s'accompagne aussi de nombreuses questions, notamment en ce qui concerne le sommeil de votre enfant. Quand faut-il commencer à faire dormir bébé dans son lit et dans sa propre chambre ? Comment assurer un environnement de sommeil sûr et paisible ? Les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les conseils de professionnels de la santé peuvent vous guider dans cette étape importante.

Les premiers mois : proximité et surveillance

Selon l’OMS, il est préconisé, durant les premiers mois de vie de bébé - à minima les 6 premiers -, que bébé dorme dans la même chambre que ses parents. Garder votre bébé dans la même chambre que vous permet une surveillance rapprochée pendant la nuit et facilite les tétées nocturnes. Entendre la respiration de ses parents permet de rassurer l’enfant, ce qui facilitera son sommeil. De plus, cela vous permettra d’être davantage vigilant sur le sommeil de l’enfant et de réduire considérablement le risque de mort subite du nourrisson (MSN). N’oubliez pas qu’il était nourri en continu, bien au chaud dans le ventre de maman. Pour éviter des allers-retours entre votre chambre et la sienne, de la fatigue supplémentaire, le cododo peut être votre allié idéal, d’autant plus si vous allaitez, car vous n'aurez pas besoin de vous lever. Néanmoins, bébé doit tout de même dormir dans son propre lit, soit en cododo, soit dans un berceau dans votre chambre.

Partager la chambre avec votre bébé peut créer un sentiment de réconfort et de sécurité émotionnelle pour vous et votre bébé.

Quand bébé est-il prêt à dormir dans sa propre chambre ?

La décision de faire dormir bébé dans sa propre chambre est personnelle et dépend de plusieurs facteurs. Il est essentiel de respecter le rythme et les besoins spécifiques de votre enfant. Certains enfants seront prêts plus tôt que d’autres, tandis que d’autres auront besoin de davantage de temps pour s’adapter à cette nouvelle situation. Quoi qu’il en soit, l’important est d’être attentif aux signes que vous donne votre enfant et de l’accompagner avec bienveillance durant cette étape importante de son développement. Néanmoins, la décision de quand un bébé peut commencer à dormir seul dans sa propre chambre vous revient à vous, parents, selon vos observations, votre connaissance de votre tout petit.

Voici quelques indicateurs à prendre en compte :

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  • Il fait ses nuits : Lorsque votre enfant dort sans interruption durant environ 6 heures d’affilée ou plus, cela peut être un bon indicateur qu’il est prêt à rejoindre sa chambre.
  • Il montre de l’autonomie : Si votre enfant commence à s’endormir seul et à se calmer sans votre intervention, il est probablement prêt à dormir dans sa chambre.

Transition en douceur : étapes et conseils

Plusieurs méthodes existent pour faciliter la transition depuis la chambre parentale vers la chambre de bébé.

  • Rassurez votre enfant : Expliquez-lui que vous serez toujours là pour lui, même s’il dort dans sa chambre. Vous pouvez également lui proposer un objet rassurant (doudou, veilleuse) pour l’aider à se sentir en sécurité. Veillez à ne pas mettre trop d’objet dans son lit, un petit doudou ou un tee-shirt noué avec l’odeur de maman par exemple.
  • Instaurez une routine : Pensez à la mise en place de rituels au coucher pour aider votre enfant à comprendre que c’est l’heure de dormir (histoire, chanson, câlin).
  • Aménagez un environnement propice au sommeil : Assurez-vous que la chambre de votre enfant soit bien équipée (lit adapté, literie confortable, température adéquate) et qu’elle est dépourvue de distractions.
  • Soyez patient : La transition vers la chambre de bébé peut prendre du temps, et votre enfant aura peut-être besoin de quelques nuits pour s’y habituer. N’hésitez pas à revenir en arrière si nécessaire.

Effectuez un changement à la fois et ne prévoyez pas de faire dormir votre tout-petit pour la première fois seul durant la même période que le début de sa diversification alimentaire. Vous pouvez également commencer par proposer à votre enfant les siestes dans sa chambre et dès que vous le sentez prêt lui proposer d’y dormir la nuit. De même, certains enfants ont besoin de davantage de transition, pourquoi pas dormir avec votre enfant dans sa chambre, lui dans son lit et vous sur un lit d’appoint mais confortable. Faites-vous confiance et n’hésitez pas à sortir des sentiers battus.

Recommandations de l'OMS pour un sommeil sûr

Le Syndrome de Mort Subite du Nourrisson (MSN) demeure une préoccupation majeure pour les parents du monde entier. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a élaboré des recommandations visant à réduire les risques de MSN et à promouvoir un environnement de sommeil sûr pour les nourrissons.

  1. Position de Sommeil sur le Dos : L’OMS insiste sur la position de sommeil sur le dos comme le moyen le plus sûr pour les nourrissons de moins d’un an. Cela réduit le risque de MSN tout en favorisant une bonne respiration. Assurez-vous que votre bébé soit couché sur le dos pour dormir.
  2. Environnement de Sommeil : Le choix d’un environnement de sommeil sûr est crucial. L’OMS recommande de partager la chambre jusqu’à 6 mois minimum avec le nourrisson. Utiliser un berceau ou un couffin conforme aux normes de sécurité est essentiel. Beaucoup de parents choisissent un lit housswood pour la transition sans passer par le lit à barreau. Chaque parent est libre de choisir en fonction de son enfant. Le lit à barreau n'est pas une obligation. Il y a des accidents d’escalades et de chutes sans que les parents puissent anticiper car ils ne préviennent pas quand ils tentent la sortie nocturne. Parfois ça arrive à 10 mois parfois à 14 mois parfois jamais mais il ne faut pas négliger ce risque.
  3. Éviter la Surchauffe : Maintenir une température confortable dans la chambre du nourrisson est important. Trop de vêtements ou une surchauffe de la pièce peuvent augmenter les risques de MSN. Vérifiez que la température de la chambre soit confortable pour votre bébé.
  4. Allaitement Maternel : L’allaitement maternel est recommandé par l’OMS comme une mesure de protection contre le MSN. Il offre des avantages immunitaires et peut réduire les risques.
  5. Éviter l’Exposition à la Fumée de Tabac : L’exposition à la fumée de tabac augmente considérablement le risque de MSN. L’OMS conseille de maintenir un environnement sans tabac pour le nourrisson.
  6. Éducation et Sensibilisation des Parents : Informer les parents sur les facteurs de risque et les mesures préventives est essentiel. L’OMS encourage la sensibilisation des parents, des soignants et du grand public pour réduire les incidents de MSN.
  7. Contrôle Médical Régulier : Les visites médicales régulières du nourrisson sont cruciales pour détecter tout problème de santé potentiel et recevoir des conseils personnalisés.

Il est important de souligner que bien que ces recommandations réduisent les risques de MSN, chaque nourrisson est unique.

Cododo : avantages, risques et précautions

Le partage de chambre et le partage de lit sont deux pratiques distinctes, mais on les regroupe souvent sous l’appellation cododo (co-sleeping). Dans le cas du partage de chambre, le bébé et les parents dorment dans la même pièce, mais dans des lits différents. Dans le cas du partage de lit, ou sommeil partagé, un parent, ou les deux, dort avec le nourrisson dans le même lit.

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La Société canadienne de pédiatrie (SCP) encourage les parents à dormir avec leur bébé dans la même chambre jusqu’à l’âge de 6 mois, mais chacun dans son propre lit. Les pédiatres français ont les mêmes conseils.

Risques du partage de lit

Éviter le partage du lit en raison de décès de nourrissons qui surviennent chaque année pendant qu’ils dormaient avec leurs parents. Des travaux réalisés aux États-Unis, sur 8 207 décès de nourrissons montrent que le co-sleeping (ou couchage partagé) est lié aux décès d’environ 75 % des nourrissons de 0 à 3 mois et d’environ 59 % des nourrissons de 4 à 12 mois. Un autre danger guette : le risque d’accidents d’écrasement thoracique lorsque l’adulte dort profondément. Ce risque est significatif lorsque l’enfant dort entre le couple (ou à côté d’un parent) et qu’il glisse sur le côté du lit (entre le mur et le matelas). Attention aussi à l’animal de compagnie qui peut sauter sur le lit et risquer d’étouffer l’enfant. Nul n’est un surhomme ou une surfemme et il est bien normal d’être fatigué au retour de la maternité. L’objectif de cet article n’est pas d’empêcher les parents d’avoir leur bébé près d’eux, mais d’attirer l’attention sur les risques encourus lorsque bébé dort dans le même lit que les parents.

D’autres risques liés au co-sleeping dans le lit parental ont également été identifiés, par exemple, l’hyperthermie. Cette augmentation de la température du tout-petit qui dort à côté de ses parents, sous leur couverture - en étant vêtu d’un body, d’un pyjama et d’une turbulette - entraîne un risque important de décès.

Recommandations pour un cododo sécurisé (partage de chambre)

L’OMS a édité une brochure expliquant les risques et les conditions sécurisées de mise en place du co-sleeping. Ce document indique notamment que le couchage partagé peut être toléré dans certaines situations lorsque la mère allaite. De fait, dans ce cas, lorsque la mère n’est pas épuisée, elle peut dormir à côté de son enfant en étant tournée vers lui. Le tout-petit ne doit, toutefois, jamais être placé entre les parents. Il existe de petits lits à installer à côté du lit des parents, avec un côté vers le lit parental, pratiques pour allaiter pendant la nuit sans avoir à se lever. Les draps et couvertures doivent arriver au niveau des cuisses de la mère pour éviter tout risque d’étouffement. La température de la pièce doit être comprise entre 16 et 18 °C. Et le tout-petit doit être vêtu comme ses parents.

L’OMS recommande que l’enfant reste dans la chambre parentale jusqu’à ses 6 mois dans un lit à part, à proximité des parents (excepté en cas d’allaitement maternel où le co-sleeping est autorisé dans les conditions sus-citées, MAIS GARE À L’ÉPUISEMENT DE LA MAMAN ET LE RISQUE QU’ELLE S’ENDORME SUR SON BÉBÉ). Ceci est une recommandation, naturellement. Il est certain que de dormir en co-sleeping protège un peu mieux de la mort subite (dont on ne connaît hélas toujours pas la cause).

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Contre-indications du cododo (partage de lit)

En cas de tabagisme de l’un ou des deux parents, le co-sleeping est aussi formellement déconseillé. Le tabagisme des adultes représente un grand facteur de risque de mort subite pour les nourrissons, mais aussi d’infections respiratoires, d’aggravations de l’asthme, d’otites chroniques et de régurgitations. De même, le co-sleeping dans un fauteuil ou sur un canapé doit être banni.

Conseils supplémentaires pour le bien-être de bébé

  • Utilisez un lit à barreaux sans tour de lit, avec un matelas ferme recouvert d’un drap-housse bien fixé.
  • Pendant les promenades en écharpe ou en porte-bébé, installez votre bébé en position verticale, visage dégagé et à l’air libre.
  • Lorsque votre bébé est éveillé, et en présence d’un adulte, il peut jouer sur le dos sur un tapis d’éveil où il est libre de ses mouvements. Il peut aussi être installé un moment sur le ventre.
  • Votre bébé peut pleurer en moyenne jusqu’à 2 heures par jour. C’est une de ses manières de s’exprimer, d’attirer votre attention. A savoir : jouer n’est pas secouer et secouer n’est pas jouer ! Le jeu n’a rien à voir avec un secouement. Le jeu n’est pas dangereux. On peut et on doit jouer avec un enfant, c’est nécessaire à son développement.
  • Misez sur un baby phone et assurez-vous qu’il fonctionne correctement : le baby phone vous permettra de surveiller les bruits ou les mouvements de votre bébé.
  • Soyez attentifs aux allergènes et produits chimiques qui se cachent dans l’environnement quotidien et qui sont potentiellement nocifs pour votre enfant.

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