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Grossesses en Milieu Scolaire : Conséquences et Enjeux

Si la grossesse est un accomplissement dans bien des cas, elle peut aussi constituer un handicap majeur lorsqu'elle survient pendant un cursus de scolarisation ou de formation. Les grossesses en milieu scolaire, qu’elles soient précoces ou non, constituent l’une des plus grandes menaces à la scolarisation des filles. Ce phénomène complexe et multifactoriel a des conséquences désastreuses sur l'avenir des jeunes filles, tant sur le plan scolaire que sur leur santé et leurs perspectives professionnelles.

Prévalence et statistiques alarmantes

Il y a une prévalence croissante des grossesses en milieu scolaire. De 2016 à 2020 par exemple, le Bénin a enregistré 9.369 cas de grossesses en milieu scolaire. Chaque jour, ce sont plus de 25 destins de jeunes filles qui basculent à cause d’une grossesse non désirée en milieu scolaire. Concrètement, sur 301.821 filles inscrites au cours de l’année scolaire 2016-2017, 3.045 étaient tombées enceintes. Cela veut dire que le phénomène a touché un peu plus d’une fille sur cent durant l’année scolaire. En 2017-2018, les mêmes tendances ont encre été observées. Malgré ces statistiques nationales déjà alarmantes, certaines régions du pays en affichent les plus critiques. Le phénomène y sévit avec des spécificités inquiétantes. En effet, selon l’ONG Ceradis, en moyenne 549 élèves et écolières tombent enceintes chaque année dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Aussi, selon d’autres données collectées par le cadre de concertation de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes, dans le département de la Donga, de Janvier à Septembre 2020, 358 cas de grossesses ont été enregistrés dont 132 viennent du milieu scolaire. Parmi ces cas révélés, les élèves sont les principaux auteurs : 39% en milieu scolaire et 7% en apprentissage.

Au Burkina Faso, le phénomène est également préoccupant. Selon le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), au cours de l’année scolaire 2013-2014, 2 295 cas de grossesses en milieu scolaire ont été recensés, dont 481 filles mères réparties sur l’ensemble du territoire national. Au cours de cette même année, 70 cas ont été enregistrés dans les établissements scolaires de la Boucle du Mouhoun, 40 cas dans les Hauts-Bassins (6 cas au primaire, dont 5au CM2 et 1 cas au CM1). Pour l’année scolaire 2015-2016, les services techniques du MENA ont enregistré respectivement dans les établissements de la région du Sahel et du Centre-Ouest, 94 cas dont 76 au post-primaire, 18 au secondaire et 382 cas dont 78% au post-primaire et 40% en 3eme. Selon la direction régionale des droits humains des Cascades, 126 cas de grossesse en milieu scolaire ont été enregistrés dans la commune de Niangologo en cette année scolaire 2017-2018.

Au Gabon, selon l'enquête réalisée en 2000 par l'Association gabonaise des sages-femmes, sur 14.325 grossesses, 27% étaient précoces. Ainsi, d'après la même enquête 28,8% des adolescentes et jeunes filles âgées de 15 à 19 ans ont eu leur premier rapport sexuel à 15 ans. Des études effectuées dans certaines régions illustrent ce phénomène des grossesses précoces, souvent non désirées et trop rapprochées. Dans la région de Ngounié, la grossesse précoce touche environ un tiers des femmes âgées de 15 à 19 ans et 32% des femmes âgées de moins de 20 ans ont eu au moins 2 grossesses dont une partie s'est soldée par un avortement.

Le phénomène connu depuis longtemps dans les établissements primaires et secondaires prend de plus en plus des proportions inquiétantes dans le monde en général et particulièrement au Burkina Faso. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), il survient chaque année 80 millions de grossesses en milieu scolaire dans les pays en voie de développement. Le Burkina enregistre chaque année un nombre important de grossesses précoces signalées de toutes parts.

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Facteurs contribuant aux grossesses en milieu scolaire

Les raisons qui justifient le taux de plus en plus croissant des grossesses en milieu scolaire sont multiples et multiformes.

  • Facteurs socioculturels : Sur le plan culturel, on peut citer les mariages précoces et/ou forcés, la mise en cause de la responsabilité des parents (par exemple leur négligence dans le suivi des filles, leurs faibles capacités à parler de la sexualité et de la crainte de Dieu à leurs enfants). Au plan social, il est à noter que les adolescent(e)s acquièrent leur maturité physique, émotionnelle et psychologique dans un monde en pleine transformation. Cette cible reçoit des messages contradictoires sur la santé sexuelle et reproductive, ce qui affaiblit sa capacité à faire des choix judicieux. Le sexe reste un tabou familial à cause de la religion et surtout de notre tradition qui ne nous permet pas d’en parler librement et ouvertement avec l’enfant. D’un autre côté, certains parents n’ont pas les informations fiables. Or selon l’économiste de la santé et spécialiste en santé publique, Patrick Makoutodé, 25% des adolescentes et jeunes filles âgée de 14 à 17 ans ont 30% de chances de tomber enceinte dès leur premier rapport sexuel. Ce qui explique en partie, le taux élevé de grossesses enregistrées dans les établissements scolaires au Bénin.

  • Facteurs économiques : La pauvreté et la misère avec leurs corollaires que sont l’ignorance, la drogue, l’effet de mode le mimétisme, l’influence de la mauvaise compagnie, la prostitution, l’alcoolisme, le développement des activités minières, la marginalisation etc. Sans ressources pour répondre aux besoins de leurs progénitures ,ces dernières s’adonnent parfois à des pratiques immorales pour pouvoir survivre sur les bancs de l’école ou se mettre au même diapason que les autres jeunes filles issus des familles ayant un niveau de vie acceptable.

  • Facteurs scolaires : L’absence de module d’enseignement sur la sexualité tout en mettant l’accent sur les dangers graves d’une sexualité précoce. Absence de sensibilisation sérieuse sur les fléaux tel que les grossesses précoces au contraire lors de ces activités les élèves sont sensibilisés aux méthodes contraceptives avec des partages de préservatifs à tout hasard. Un tel acte au lieu de résoudre le problème complique en réalité et conduit à une vie sexuelle animale ouvrant ainsi la porte à d’autres tristesses telles que les IST. En plus il faut ajouter la suppression des internats dans le public, le harcèlement du personnel enseignant et administratif en échange avec des notes pour passer en classe supérieur, l’insuffisance de la formation du personnel éducatif à la déontologie, les mauvais habillements des filles malgré la tenue scolaire, le personnel enseignant de plus en plus jeune. Il y’a aussi le manque de confiance en soi des filles, l’insuffisance des centres d’accueil pour jeunes filles, l’insuffisance de l’offre éducation éducative.

  • Faible prévalence contraceptive : Si l’absence de l’éducation sexuelle dans les ménages béninois est souvent le facteur le plus évoqué pour justifier l’ampleur du phénomène de grossesses en milieu scolaire, la faible prévalence contraceptive n’en demeure pas moins. En effet, les besoins en contraceptifs non satisfaits chez les adolescentes et jeunes filles représentent plus du double de ceux des femmes mariées. Le Bénin présente le taux de prévalence contraceptive moderne le plus bas en Afrique de l’ouest. Or, pour plusieurs acteurs de lutte contre les grossesses en milieu scolaire, l’éducation sexuelle peut améliorer considérablement la prévalence contraceptive. Selon Kintohoun, « Si les adolescents et les jeunes sont bien informés sur la sexualité, nous pourrons améliorer la faible prévalence contraceptive de 2,9% pour les 15-19 ans et 4,7% pour les 19-24 ans contre une moyenne nationale estimée à 6,2% ». Il pense également qu’une planification familiale adaptée aux besoins peut réduire le nombre de grossesses de 20%. Il ressort donc que la contraception est un moyen de taille dans la lutte contre la survenance des grossesses en milieu scolaire.

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  • Réseaux numériques : D’après une étude menée par l’office nationale britannique pour les statistiques portant sur l’Angleterre et le Pays de Galles, il existe un lien entre l’expansion des réseaux numériques et une chute du nombre de grossesses parmi les adolescentes.

Conséquences des grossesses en milieu scolaire

Les conséquences des grossesses non désirées et précoces sont nombreuses et touchent plusieurs aspects de la vie des jeunes filles.

  • Conséquences sanitaires : Les grossesses non désirées sont sources d’avortements clandestins, généralement pratiqués dans de très mauvaises conditions de sécurité, et qui ont des conséquences importantes sur la santé de ces filles telle que la stérilité. Ces avortements volontaires et clandestins pouvant même conduire à la mort et l’exposition aux IST et au VIH/SIDA. Les taux de prévalence moyens du VIH chez les jeunes de 15-19ans est de 0,2%et chez les jeunes de 20-24ans il est de 0,8%.Il peut y avoir des troubles de maladie obstétricaux tels que la fistule obstétricale. Des troubles psychiques peuvent intervenir à la suite du mauvais regard que l’entourage pourrait avoir sur la fille.

  • Conséquences scolaires : La grossesse en milieu scolaire constitue un frein à l’épanouissement et à l’éducation des jeunes filles. Sur le plan scolaire, il s’observe une baisse ou une absence de rendement. Chez 80% des filles en situation de grossesse précoce, le temps consacré aux études diminue et les résultats scolaires chutent.

  • Conséquences économiques et sociales : Dans les pays du Sud, les grossesses non désirées en milieu scolaire sont liées à plusieurs autres causes.

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  • Déni de grossesse : La probabilité de faire un déni de grossesse est plus élevée pour une adolescente que pour une femme adulte. Une femme faisant un DDG est enceinte sans avoir conscience de l’être, et n’a aucun symptôme habituel de la grossesse : absence de règles, de prise de poids, de gonflement du ventre, de nausées habituelles du premier trimestre… Il existe le déni partiel, c’est à dire que la future maman se rend compte qu’elle est enceinte pendant sa grossesse, entre la 20ème semaine et le terme, mais aussi le déni total, c’est-à-dire qu’elle ne le sait pas jusqu’au moment de l’accouchement. Selon des études, le déni total de grossesse touche 1 femme sur 1 245 et le déni partiel concerne environ 1 naissance sur 474. Il n’existe pas, dans le monde de recueil de déni de grossesse, on ne peut donc pas savoir le pourcentage de DDG chez les femmes adultes comme chez les adolescentes. Il est d’autant plus difficile pour les adolescentes de savoir qu’elles sont enceintes, car il est difficile de différencier un retard de règle et un DDG. De plus, les adolescentes ont moins tendance à utiliser une contraception qu’une femme adulte, ou plus aléatoirement.

Stratégies de prévention et d'intervention

Mieux vaut prévenir que guérir avons l’habitude de dire. D’abord il faut que l’Etat puisse prendre ce problème à bras le corps car au-delà que ça soit un problème social, il est un problème général qui détruit la jeune fille créant ainsi beaucoup d’enfants de la rue et des prostituées. C’est pourquoi il doit y avoir un cadre d’information fiable et accessible en lien avec la sexualité avant l’amorce de l’adolescence qui commence généralement entre 10 et 11 ans pour la fille et 12 et 13 ans pour le garçon. Il faut initier des cours d’éducations sexuelle au moins à partir de la classe de CM2.

L’éducation des filles est l’un des investissements les plus importants que nous puissions faire pour notre avenir collectif. Lorsqu’une fille bénéficie d’une éducation, l’impact est positif et considérable pour le bien être dans la société. Pour y parvenir, il est essentiel de combiner des stratégies éducatives, de santé reproductive, et de soutien social. L’amélioration de l’accès à l’éducation et l’information sur la santé sexuelle et reproductive, le développement de services adaptés aux besoins des jeunes, et la sensibilisation des parents et de la communauté sont des éléments clés à ne pas prendre à la légère.

  • Éducation sexuelle complète : Il est impératif d'intégrer des programmes d'éducation sexuelle complets et adaptés à l'âge dans les écoles, dès le primaire. Ces programmes doivent aborder des sujets tels que l'anatomie, la reproduction, la contraception, les infections sexuellement transmissibles (IST), le consentement et les relations saines.

  • Accès aux services de santé reproductive : Les adolescentes doivent avoir un accès facile et confidentiel aux services de santé reproductive, y compris la contraception, les conseils et les soins prénatals. Il est essentiel de garantir que ces services soient adaptés à leurs besoins spécifiques et qu'ils soient fournis dans un environnement sûr et respectueux.

  • Sensibilisation et engagement communautaire : Il est crucial de sensibiliser les parents, les enseignants, les leaders religieux et les membres de la communauté aux conséquences des grossesses en milieu scolaire et à l'importance de soutenir les jeunes filles. Il faut encourager un dialogue ouvert sur la sexualité et briser les tabous qui empêchent les jeunes de demander de l'aide.

  • Autonomisation des filles : Il est essentiel de renforcer l'autonomie des filles en leur donnant les moyens de prendre des décisions éclairées concernant leur santé sexuelle et reproductive. Cela implique de promouvoir l'égalité des sexes, de lutter contre les violences basées sur le genre et de leur offrir des opportunités éducatives et économiques.

  • Soutien aux filles enceintes et aux jeunes mères : Il est important de mettre en place des programmes de soutien pour les filles enceintes et les jeunes mères, afin de les aider à poursuivre leurs études, à prendre soin de leurs enfants et à construire un avenir meilleur. Ces programmes peuvent inclure des services de garde d'enfants, un soutien financier, un accompagnement psychosocial et une formation professionnelle.

  • Responsabilité parentale : Les parents doivent pleinement jouer leur rôle. Dans cette histoire de grossesse en milieu scolaire les responsabilités sont partagées mais les parents sont les plus coupables que tous car l’éducation de base relève de leur ressort. Ils sont nombreux ces parents qui regardent leurs filles sortir presque nues sans rien dire ou au contraire apprécient. Aucune décence dans l’habillement des filles et cela au nez et à la barbe de maman et papa. Les parents doivent- ils continuer à faire de la sexualité un sujet tabou à la maison ? Il est temps que les mentalités et les comportements changent au bonheur de tous. Il est mieux de commencer à parler de la sexualité avec les enfants à temps afin de les éviter la sexualité précoce et ses conséquences. Il serait aussi mieux d’insister sur les aspects religieux afin que les filles puissent aussi avoir la crainte d’Allah, et même si elles sont tentées cette crainte de Dieu pourra les aider à ne pas tomber dans la tentation. Malheureusement beaucoup de parents abandonnent les enfants à un moment donné de se débrouiller eux-mêmes. Ainsi comment une fille pourra se débrouiller si ce n’est que courir derrière les garçons pour en avoir. En plus ils doivent éviter de donner des portables aux enfants à bas-âge ou encore vérifier souvent les contenus des films et autres qui s’y trouvent, de même contrôler les émissions télé suivis par les enfants. Les géniteurs doivent interdire les enfants de fréquenter les maquis ou de fréquenter les lieux où la perversité est trop élevée. Eviter de conseiller les méthodes contraceptives aux enfants pour les éviter les grossesses car elles engendrent d’énorme conséquences mieux que les grossesses. En dehors de l’école on doit permanemment contrôler les sorties et les habillements des enfants surtout les filles qui sont plus vulnérables. Laisser l’éducation de l’enfant uniquement à l’école ce n’est ni moins ni plus qu’une démission.

  • Rôle de l’école : L’école en tant que creuset d’apprentissage du savoir, du savoir vivre et du savoir être doit introduire des modules en lien avec l’éducation sexuelle. De nos jours certains sont contents d’aller à l’école car c’est un lieu de rencontre entre camarade et qui se termine par des copains copines bonjour une vie sexuelle à l’insu des parents. Aujourd’hui la tenue scolaire perd aussi sa valeur car il y’a moins de rigueur en ce qui concerne le modèle. Ainsi les filles adaptent à leur modèle et on a que les mêmes couleurs sinon aucune valeur de tenue encore. Les encadreurs quant à eux doivent faire l’effort afin de permettre aux filles d’étudier et réussir. C’est un crime et un mauvais exemple de la part d’un éducateur. Les responsables scolaires doivent éviter aussi d’exclure une fille victime de grossesse en milieu scolaire. Une fois le problème arrivé il faut vite contacter les parents et envisager les conduites à tenir. Si elle est exclue elle peut voir cela comme une humiliation et un suicide peut intervenir et cela constitue un malheur de plus.

  • Lutte contre la promiscuité : Il est impératif de réduire la promiscuité à l’école en cherchant des moyens pour mettre une distance entre filles et garçons. Revoir la déontologie pour mieux former les enseignants sur leur collaboration avec les filles à l’école.

L'impact de la COVID-19

La Covid-19 a des conséquences graves sur les enfants, sur les familles et sur les communautés du monde. Cette pandémie a perturbé les secteurs de l’éducation et de la santé, en mettant en danger des millions de vies. Les efforts pour lutter contre la crise sanitaire mondiale ont entraîné des fermetures d’établissements scolaires dans 194 pays, selon l’Unesco. Parmi ceux-ci, figurent plusieurs pays africains dont le Bénin. La Fondation Vision du monde publie que cette mesure a affecté 90% des apprenants, surtout les filles. Les impacts du coronavirus ne se mesurent pas seulement au nombre de décès. On note ainsi, parmi les nombreuses conséquences, une augmentation spectaculaire des grossesses précoces et non désirées en milieu scolaire. Une situation qui a fait régresser les progrès réalisés en faveur de la scolarisation des filles. En effet, 542 filles sont tombées enceintes dans le nord du Bénin, dans le Borgou, pendant l’année scolaire 2019-2020. Ces chiffres publiés en décembre 2020 proviennent de la protection de l’enfant, de la Direction des enseignements secondaires du Borgou. L’annuaire statistique 2019-2020 du ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (MESTFP) révèle 2253 cas de grossesses dans les collèges et lycées du Bénin. Ayouba Gounou Guéné communicateur en santé sexuelle et reproductive SSR des adolescents et des jeunes pense que ces chiffres sont encore plus élevés. « Entre 2019 et 2020, au moins 2300 cas de grossesses ont été enregistrés dans les établissements publics et privés. Ces données sont collectées par les cadres de concertation de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes. Lors du confinement, les services essentiels ont été stoppés, ne garantissant plus ainsi un accès universel aux DSSR. Si les services de promotion des DSSR avaient anticipé et multiplié les sensibilisations dès le début de la pandémie et pendant le confinement, on aurait pu sauver plusieurs adolescentes.

Représentations dans la culture populaire

Le sujet de la grossesse chez les adolescentes a inspiré de nombreux autres films et séries tels que « Le pacte de grossesses », un film traitant d’un fait divers s’étant déroulé dans un lycée du Massachussetts en 2008. En France, la série « Clem » met en scène une adolescente de 16 ans enceinte et souhaitant garder son enfant. L’émission raconte leur quotidien durant la grossesse et l’accouchement. Ces épisodes racontent les moqueries au lycée, les futurs pères pas forcément présents, l’accouchement, les études abandonnées, la solitude sociale, et l’adoption dans certains cas. « Teen Mom », une série dérivée de « 16 ans et enceinte », également diffusée sur MTV et raconte le quotidien de quelques-unes des ados après leur accouchement. Cependant, d’après une étude de deux économistes, Melissa Kearney et Philip B. La série a pour but d’être éducative. En effet, en 2010, elle a permis de faire chuter d’un tiers les grossesses précoces. D’après les chercheurs, la même année, environ 20 000 naissances précoces auraient été évitées grâce à cette émission. Assurément, après chaque diffusion, ils ont montré que les échanges sur les réseaux numériques et les recherches internet concernant la contraception étaient en hausse.

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