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Quel est le mois de naissance le plus rare statistiquement ?

Est-il plus exceptionnel ou au contraire très commun de naître un jour précis de l'année ? Avons-nous beaucoup de chances de partager notre anniversaire avec quelqu'un d'autre ? La réponse, basée sur les statistiques des naissances, pourrait vous surprendre. L'Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee) a compilé des données précieuses sur les naissances pour chaque jour de l’année, en se basant sur les naissances qui ont eu lieu entre 1968 et 2015. Ces données révèlent des tendances surprenantes et mettent en lumière les dates de naissance les plus courantes et les plus exceptionnelles.

Les dates de naissance les plus rares

Sans surprise, le 29 février arrive en bon dernier du classement des dates de naissance les moins fréquentes, étant donné qu'elle n'existe que les années bissextiles ! Mais au-delà de cette évidence, d'autres dates se distinguent par un faible nombre d'accouchements. Le 25 décembre, jour de Noël, enregistre un nombre particulièrement bas de naissances. De même, le 1er janvier et le 11 novembre se situent parmi les dates les moins courantes. Le 15 août figure également en quatrième place des dates de naissance relativement rares.

Ces faibles chiffres s'expliquent principalement par le fait qu'il y a moins de naissances programmées ces jours-là en raison de la réduction du personnel médical disponible pendant les jours fériés. Les 23 et 24 décembre connaissent également une baisse notable des accouchements.

Le mois de mai, champion des naissances

Contrairement à une idée reçue, le pic des naissances n’a pas lieu en septembre, mais en mai. Plusieurs dates tirent leur épingle du jeu durant ce mois, qui semble être une période très propice aux accouchements. Le 7 mai arrive en tête avec une moyenne de 2293 naissances. Le 6 mai suit de près avec 2290 naissances en moyenne, puis le 10 mai (2280 naissances), le 5 mai (2278 naissances), le 11 mai (2267 naissances), et enfin le 3 mai (2264 naissances). Toutes ces dates de naissance sont regroupées dans un intervalle très proche.

Les bébés nés en mai ont été conçus durant l’été, le mois d’août en particulier. Une période de repos et de lâcher prise qui semblerait donc propice aux câlins. Juste après, nous avons le mois de juillet : le 12 juillet est le 8ème jour de l’année où il y a le plus de naissances, et le 10, le 10ème.

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Le mois de juillet, mois de naissance le plus fréquent en France

Selon une étude de l’Insee, le mois qui compte le plus de naissances en France est juillet (5 % de naissances en plus). C’est une tendance qui s’est confirmée et renforcée depuis le début des années 90. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette popularité du mois de juillet pour les naissances. Premièrement, la médecine moderne permet de programmer les naissances, ce qui a perturbé les tendances passées. De plus, avec l’influence des congés estivaux et la volonté d’accoucher "à la belle saison", les naissances se sont petit à petit naturellement accentuées avant l’été !

Plusieurs études de l’Insee montrent que les meilleurs mois pour donner naissance sont juin, juillet et août. Pour ce qui est des autres périodes de l’année, ce sont les mois de septembre et octobre qui occupent les deuxième et troisième places. Pour ce qui est des mois qui comptent le moins de naissances, la palme est attribuée aux mois de février et mars (6 à 9 % de naissances en moins depuis 1914).

L'influence des pratiques religieuses sur les naissances passées

Entre les années 1853 et 1914, la grande majorité des bébés était recensée entre les mois de février et d’avril, selon l’Insee. Jadis, la religion prenait une place importante dans la vie des citoyens français. En effet, les fêtes religieuses, comme le carême et l’avent, étaient des périodes sacrées pendant lesquelles les relations sexuelles étaient "fortement découragées". C’est une des raisons pour lesquelles le nombre de conceptions d’enfants, et par conséquent de naissances, était regroupé en début d’année.

Les naissances et les jours fériés

Les jours fériés fixes, tels que le 25 décembre, le 1er janvier, le 1er novembre ou le 14 juillet, sont également des dates de naissance moins fréquentes. Des résultats équivalents ont été repérés aux Etats-Unis, avec des naissances moins nombreuses à Noël, au Nouvel An et le 4 juillet, jour de la fête nationale.

Les jours fériés « flottants », qui changent chaque année (Pâques, Ascension, Pentecôte…), sont moins visibles dans les statistiques générales, mais correspondent aussi à des creux de naissances. Si on réalise un décompte en isolant tous les lundis de Pâques, la date arrive en quatrième position des anniversaires les plus rares, avec 1 816 naissances en moyenne.

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L’explication est liée à l’organisation des services maternités : « Certains accouchements par césarienne sont programmés à des heures ouvrables » - les césariennes représentent environ une naissance sur cinq - et d’autres « peuvent être déclenchés, là encore à des heures ouvrables, quand la grossesse ne peut être poursuivie », explique la docteur Lydie Chérier, gynécologue-obstétricienne à Bordeaux.

Les statistiques récentes

Sur l’année 2023, la France a répertorié 678 000 accouchements (soit environ 1 857 naissances en moyenne par jour).

Les naissances durant le week-end

Si l’on s’attarde sur la période entre 1987 et 2013, on remarque que moins d’un quart des enfants sont nés le week-end. Tout simplement parce que de plus en plus de naissances sont programmées ou déclenchées par césarienne en semaine ! Si les naissances étaient réparties de manière équitable, il y aurait plus de 28 % des enfants qui naîtraient le week-end.

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