La reproduction chez les chats est un processus fascinant, mais exigeant. Comprendre les chaleurs, la gestation et la lactation est essentiel pour tout propriétaire de chat qui souhaite prendre soin de son animal de compagnie et assurer la santé de ses chatons. Cet article vous fournira des informations complètes sur la reproduction féline, allant des signes de chaleur à la lactation, en passant par la gestation.
L'activité sexuelle chez le chat
Contrairement à la croyance populaire, il n'est ni nécessaire ni utile qu'une chatte ait au moins une portée de chatons dans sa vie. La stérilisation est une option responsable qui permet d'éviter les portées non désirées et de protéger la santé de la chatte.
Le cycle sexuel du mâle
Chez le mâle, l'activité sexuelle est présente toute l'année dès la puberté. Les mâles sont fertiles en permanence.
Le cycle sexuel de la femelle
Chez la femelle, le cycle sexuel est saisonnier, avec plusieurs chaleurs au cours de la saison de reproduction, qui se déroule généralement de janvier-février à septembre-octobre dans l'hémisphère nord. Cette période correspond à l'allongement de la durée du jour de la « belle saison », avec un éclairage naturel d'au moins 8 heures par jour. Cependant, elle peut également être influencée par l'éclairage artificiel, la température et les contacts sociaux. On peut déclencher les chaleurs par un éclairage de 14h par jour, au bout de trois semaines, en évitant absolument d’éclairer en continu. Le mode de vie semble également déterminant : les femelles qui vivent dehors sont généralement plus précoces.
En période d'activité sexuelle, les cycles sexuels se produisent toutes les 3 semaines et durent entre 10 jours et 15 jours. Les chaleurs sont saisonnières, en effet le déclenchement est stimulé par l'allongement des jours. La majorité des femelles sont donc en pause sexuelle de fin septembre à janvier.
Lire aussi: Perspectives sur Couch Queen BBW
Chez la femelle, les périodes de chaleurs sont définies par un enchaînement de cycles : on observe des « oestrus », c'est-à-dire des périodes caractéristiques montrant un pic sanguin d'oestrogènes propice à l'ovulation, accompagnées de périodes d'interoestrus, c'est-à-dire sans ovulation ou « anovulatoires ». Chez les chattes dites « nymphomanes », les phases d'oestrus se succèdent sans pauses, comme si l'animal était en oestrus permanent.
L’appareil reproducteur de la femelle est fait d'ovaires, d’un utérus et d’un vagin. Chez le mâle, l’appareil reproducteur est fait de testicules, d’une prostate, de glandes « bulbo-urétrales » et d’un pénis érectile. Chez le chat mâle non castré, le pénis, très court (2 cm en érection) est hérissé de petits spicules, qui disparaissent après la castration et dont l’action pendant l’accouplement contribue à provoquer l’ovulation.
La puberté
La puberté survient le plus souvent à l’âge de 8 à 10 mois chez le chat mâle et de 4 à 12 mois pour les femelles. Pour les femelles, l’âge de la puberté et d’apparition des chaleurs dépend notamment :
- de la saison de leur naissance, les premières chaleurs surviennent en effet rarement en hiver ;
- de la race : les premières chaleurs sont souvent plus tardives chez les races à poils longs.
Les chaleurs chez la chatte
Les chaleurs de la chatte sont souvent bien visibles. La chatte miaule souvent, mais son miaulement plaintif diffère de ses cris habituels. La chatte se traîne souvent sur le ventre, se frotte contre les objets et contre les jambes, lève la queue et veut rester longtemps dehors. Contrairement à la chienne, la chatte n’extériorise pas de pertes vulvaires.
Les chaleurs signent la première partie du cycle sexuel, alors que la fécondité est optimale. Si la chatte n’a pas rencontré de mâles, les chaleurs vont cesser après 5 à 10 jours. Elles reprendront 1 à 3 semaines plus tard, et cela pendant 3 à 4 mois, voir toute l’année chez certaines chattes. Dans le cas le plus favorable, la chatte reviendra en chaleurs 2 mois après la mise-bas, alors que les chatons seront sevrés.
Lire aussi: Polémiques autour des Drag Queens en milieu scolaire
Il est important d'apprendre à détecter les signes de chaleurs : la vulve descend et gonfle, vous pouvez observer des pertes sanguines vulvaires. Celles-ci sont inconstantes et ne doivent pas être le seul signe recherché.
Les signes de chaleurs
Les principaux signes de chaleurs chez une chatte sont essentiellement comportementaux : elle a tendance à se frotter sur les meubles, les jambes, à se rouler sur le sol, à présenter la croupe dès qu’on la caresse, à piétiner avec les pattes postérieures, à déplacer la queue sur le côté en découvrant la zone vulvaire. Les modifications du comportement lors des chaleurs sont parfois telles que ces périodes sont très difficiles à supporter pour les propriétaires : les miaulements chez les Orientaux ou les Bengales sont particulièrement forts et quasi permanents. Ils cessent après la saillie, chez la quasi-totalité des femelles.
La durée des chaleurs
La durée des chaleurs est variable selon les individus, entre 10 et 15 jours, et en l’absence de fécondation, les chaleurs reviennent 2 à 3 semaines après. Les chaleurs réapparaissent entre 1 sem. (si chatons supprimés) et 3-4 sem.
La prévention des chaleurs
Afin d’éviter une prolifération de chatons difficiles à placer, candidats à l’euthanasie, la limitation des naissances est préférable. Dans les deux cas, la suppression de l’activité ovarienne de la chatte arrête ces miaulements intempestifs et réduit largement la population de chats mâles sous vos fenêtres, et donc les désagréments qui s’ensuivent (marquages urinaires, cris…). La chatte n’ayant pas de chaleurs, elle a moins tendance à fuguer, et les risques d’accidents de la voie publique ou de morsures et griffures sont largement diminués. De ce fait, la transmission de virus et bactéries (rage, typhus, coryza, leucose, immunodéficit félin…) entre animaux est largement réduite.
La contraception hormonale
La “pilule” (hormone anticonceptionnelle) peut s’administrer sous forme de comprimés ou en injection. Dans les deux cas, l’administration de ces hormones est interdite chez la chatte gestante. Chez la chatte gestante, on risque des malformations ou la mort des foetus, ou encore la prolongation de la gestation, ce qui peut entraîner une infection de l’utérus mortelle pour la chatte. De plus, on ne doit pas utiliser ces hormones sexuelles avant la puberté. L’autre possibilité qui évite de se “battre“ avec sa chatte à jours fixes pour l’administration de la “pilule” est l’injection des mêmes hormones tous les 4 à 6 mois, bien régulièrement.
Lire aussi: Analyse de la "Couch Queen"
La stérilisation
La stérilisation consiste en l’ablation des ovaires chez la chatte. Cette opération, également appelée ovariectomie, consiste en l’ablation chirurgicale des ovaires. Elle peut être pratiquée dès l’âge de 5 mois, voire 4 mois et demi, comme la castration du chat mâle, mais la chatte ne doit pas être en chaleurs, ni allaiter, ni être gestante de plus de 15 jours : le créneau de calendrier favorable est bien plus large. C’est une intervention très bien supportée par la chatte, sans effets secondaires organiques ni psychiques. Son seul inconvénient, hormis le très faible risque d’anesthésie générale, est son caractère définitif.
La castration, par la suppression des stimulations hormonales répétées, a donc également un effet préventif contre certaines pathologies de l’appareil génital, comme les tumeurs, mammaires ou le pyomètre (suppuration très grave de l’utérus). L’ovariectomie restant une intervention chirurgicale, la chatte voit ses défenses immunitaires légèrement faiblir dans les quelques jours qui suivent l’opération.
La reproduction
Chez la chatte, l’ovulation n’est pas spontanée mais est provoquée par les stimulations vaginales lors de l’accouplement et survient 24 à 36 heures après la saillie (accouplement). On parle d’une ovulation induite. Cette séquence accouplement - ovulation augmente fortement les chances de fécondations. De plus, si une chatte en chaleurs est saillie dans un court laps de temps par plusieurs mâles, les chatons de la portée peuvent avoir des pères différents.
Le déroulement de la saillie
Il est préférable de déplacer la femelle, le mâle restant sur son territoire. Il est possible de les mettre en contact dès le début des chaleurs ou d’attendre que la chatte accepte l’accouplement. Idéalement, le mâle est hébergé chez la femelle, afin qu’elle soit le moins perturbée possible. La mise en contact peut se faire après 2 à 3 jours de chaleurs, et de préférence sur une semaine maximum. Il est possible de laisser les chats ensemble moins longtemps, cependant, la portée risque d’être moins nombreuse. Il est bon de prévoir quelques jours (deux à trois, a minima, et jusqu’à 5 jours) pour que la rencontre se fasse au mieux : on fera une phase de présentation le premier jour, et les autres jours des saillies, environ deux à trois pour 4 heures de temps. Le mâle maintient la femelle par la nuque entre une demi-minute et 4 heures ! Tout dépend de l’expérience et du niveau de stress de chacun. La femelle n’est pas « fidèle », c’est une polygame qui peut accepter la saillie de plusieurs mâles à quelques minutes d’écart. Attention, une seule saillie ne produit l’ovulation que dans 50% des cas. Parfois au contraire, une ovulation est produite spontanément tout simplement sous l’effet de l’excitation et des caresses du propriétaire, et peut être également dû au contact avec des femelles, ou à la vue du mâle… Il est en outre conseillé de réaliser plusieurs saillies pour qu’elles soient efficaces. Enfin, une insémination artificielle est possible, avec un sperme recueilli par électro éjaculation, sous anesthésie, avec un vagin artificiel pour un chat éveillé ou encore par cathéthérisation urétrale (avec une sonde introduite dans l’urètre).
La gestation
La gestation d'une chatte est très exigeante. C'est pourquoi il est important de bien se préparer si vous souhaitez faire reproduire votre chatte.
La durée de la gestation
La durée de gestation moyenne est de 63 à 64 jours à partir de l’ovulation. L’ovulation intervenant 1 à 3 jours après la saillie, le délai moyen entre la saillie et la naissance est de 65 jours environ. La durée de gestation de la chatte est fluctuante, de 55 à 74 jours pour les extrêmes. Tous les chatons d’une même portée n’ont pas le même âge gestationnel !
Des variations importantes sont toutefois possibles et les prévisions pour la date de mise-bas ne sont pas toujours fiables.
Le diagnostic de gestation
- La palpation entre le 21e et le 25e jour après la saillie peut permettre de suspecter la gestation. Cette méthode n’est plus fiable après le 30e jour.
- Un diagnostic échographique est parfois possible dès le 16e jours après la saillie, mais les résultats sont plus sûrs après 21-25 jours de gestation. L’échographie permet également d’apprécier la vitalité des fœtus mais pas de les compter de manière fiable.
- Un test sanguin de détection d’une hormone liée à la gestation, la relaxine, permet également un diagnostic précoce. Chez la chatte, la relaxine est détectable dans le sang au plus tôt le 25e jour après la saillie et au plus tard le 31e jour.
- Le diagnostic radiographique est intéressant après le 50e jour de gestation : la minéralisation des squelettes est alors suffisante pour qu’ils soient bien visibles aux rayons X et le comptage des fœtus offre une bonne fiabilité.
Le suivi et les soins de la chatte gestante
La chatte gestante prend du poids dès le début de la gestation : pendant les 2 premiers tiers de celle-ci, elle accumule des réserves graisseuses qui seront utilisées pendant la lactation. Après le 40e jour, la prise de poids se poursuit, mais correspond surtout à la croissance rapide des fœtus, dont le poids est multiplié par 4 en 3 semaines.
Il est donc nécessaire d’adapter l’alimentation dès le début de la gestation. L’alimentation proposée doit notamment répondre à des besoins accrus en énergie, protéines et minéraux. Il est généralement conseillé de préférer un aliment industriel spécifique, que la chatte pourra consommer à volonté. Les quantités ingérées augmentent progressivement au cours de la gestation. Au terme de celle-ci, elles sont augmentées en moyenne de 50 % par rapport à la ration initiale. Une baisse possible de l’appétit peut survenir en fin de gestation et la chatte mange alors des quantités plus petites à chaque repas, mais fait des repas plus fréquents.
Toute variation de l’état de santé (de la fièvre, une perte d’appétit, un écoulement anormal à la vulve…) doit conduire à consulter un vétérinaire. Toutefois, certaines modifications parfois marquées (augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire, comportement…) peuvent être des conséquences physiologiques de la gestation. Il est conseillé de peser régulièrement la chatte : la prise de poids est normale, mais ne doit pas être excessive, car cela peut alors entraîner des difficultés lors de la mise bas. En fin de gestation, le gain de poids ne doit pas excéder 40 % du poids normal.
L’automédication chez la chatte gestante et allaitante est déconseillée, beaucoup de médicaments pouvant être néfastes pour les fœtus. Il convient de s’assurer que les vaccins de la chatte sont à jour, car la vaccination des mères assure une protection des chatons pendant leurs premières semaines de vie, grâce à la transmission d’anticorps maternels. Des traitements antiparasitaires adaptés doivent également être administrés lors de la gestation et de la lactation.
Les étapes de la gestation
- Semaines 1 à 3 : Les embryons s’implantent dans l’utérus. Ils sont très petits et encore invisibles à l’œil nu.
- Semaines 4 à 5 : Les chatons commencent à se former réellement. Les organes internes et les traits principaux apparaissent.
- Semaines 6 à 7 : Les chatons grandissent rapidement et leur squelette commence à se calcifier, ce qui les rend visibles aux radiographies. Le ventre de la chatte devient visiblement plus rond et elle prend du poids.
- Semaines 8 à 9 : Les chatons sont complètement formés et prêts à naître. La chatte peut montrer des signes de préparation à la mise bas : elle cherche un nid, devient parfois agitée ou commence à se lécher davantage.
La mise-bas
La mise-bas s’effectue entre 1 et 24h après un début de travail dont les signes sont presque invisibles. Puis les contractions deviennent visibles et l’expulsion des chatons (durant une à 6h) est à chaque fois suivie (un quart d’heure après environ) de l’expulsion de leur placenta. Une demi-heure sépare généralement chaque naissance de chaton. La chatte doit être laissée au calme, dans un endroit qu’elle a choisi. S’il est judicieux de surveiller le déroulement de la mise bas, il faut éviter de la déranger pour ne pas interrompre le processus. Le signe le plus précis est la chute de la température rectale de 1 degré Celsius 24 heures avant le début de la mise-bas.
Pendant 2 à 10 heures voire 36 heures avant la mise-bas, la femelle est inquiète, agitée, recherche un endroit calme pour "faire le nid". La durée de l'expulsion de l'ensemble de la portée est généralement inférieure à 12 h mais peut durer jusqu'à 36 heures chez les primipares. Les petits naissent entourés de l'amnios ("poche des eaux") qui se rompt lors du passage dans la filière pelvienne. Parfois cette rupture est réalisée par la femelle. Cette dernière lèche instinctivement le petit et rompt le cordon ombilical. Puis quelques minutes plus tard, la femelle expulse le placenta dont généralement elle se nourrit. Alors une phase de repos utérin s'installe. Cette période peut durer jusqu'à 2 heures avant que les contractions s'accélèrent pour expulser le prochain bébé. Pour que la mise-bas se déroule de façon optimale, il est important que la femelle travaille dans un environnement calme.
Lors de la phase préparatoire, la femelle doit impérativement être laissée au calme sous peine de retarder ou entraver la phase suivante d’expulsion. Lors de cette phase, les contractions deviennent plus régulières et plus rapprochées. Lors de la phase d’expulsion, l’intervalle entre chaque petit est de 5 à 30 minutes en général, toutefois une pause de 12 à 24h entre deux séries de chatons est possible (pour les chatons issus de saillies successives et étalées dans le temps). Dès la naissance, la mère lèche vigoureusement chaque petit, cela a pour effet de les débarrasser des enveloppes, de les sécher et de stimuler leur respiration. En même temps, elle sectionne le cordon ombilical avec ses dents. Chaque petit est suivi de son placenta et de ses membranes fœtales. Les placentas (de couleur bruns) sont mangés par la mère et il faut la laisser faire !
Dans les heures qui suivent la mise-bas, la chatte ne quitte pas le nid et s’occupe exclusivement des petits. Elle peut jeûner et ne pas aller faire ses besoins pendant 6 à 24h.
Les complications possibles après la mise-bas
Après la naissance des chatons, certaines chattes ne parviennent pas à expulser toutes les membranes fœtales. Elles peuvent alors sembler agitées ou mal à l’aise, refuser de rester avec leurs chatons, avoir un appétit réduit et présenter un écoulement vaginal brunâtre dans les jours qui suivent. Dans les cas plus graves, la chatte peut devenir léthargique, boire beaucoup, voire vomir. L’utérus peut être sensible et légèrement épaissi, et la température corporelle peut être élevée. Dans cette situation, un traitement antibiotique est indispensable et, parfois, l’injection de prostaglandines peut aider à expulser les membranes restantes. Il peut également arriver que l’utérus descende partiellement à travers la vulve, ce qu’on appelle un prolapsus utérin. La chatte semble tendue et mal à l’aise, même après la fin de la mise bas. Si le problème n’est pas traité rapidement, elle peut devenir léthargique et en état de choc.
La mammite est une autre complication possible au début de la lactation. Il s’agit d’une inflammation des glandes mammaires, souvent limitée à une seule mamelle. Celle-ci devient alors chaude, gonflée, douloureuse et parfois tendue. Si la cause est simplement une rétention de lait, un massage doux et l’application de chaleur permettent généralement de soulager la chatte rapidement. Mais si un abcès se forme, la chatte peut devenir anorexique, abattue et fiévreuse.
Les soins aux chatons
La 1ère semaine, le chiot naît aveugle et sourd. En revanche son sens du toucher est bien développé ce qui l'aide à trouver les tétines de sa mère. Il est également sensible aux vibrations sonores. La 2ème semaine, les chiots ouvrent les yeux (en moyenne le 10ème jour). Puis les oreilles deviennent fonctionnelles : ils entendent quelques sons. La 3ème semaine, le chiot tient assis. Il commence à réguler sa température corporelle qui se situe entre 36 et 38°C et n'a donc plus besoin de rester blotti contre sa mère ou le reste de la portée. Il commence à explorer le nid et peut faire ses besoins hors du panier. Les dents de lait commencent à pousser et certains savent déjà laper. La 4ème semaine, les chiots tiennent sur leur 4 pattes et commencent à explorer leur environnement hors du nid. A partir de la 8ème semaine, l'alimentation du chiot est désormais solide (croquettes croissance de très haute qualité). La protection fournie par les Anticorps claustraux maternels s'amenuise et le système immunitaire du chiot ne sera fonctionnel que vers la 12ème semaine.
La lactation
Fonction physiologique qui se produit chez toutes les femelles des mammifères, la lactation permet à une mère d’allaiter ses petits. Le terme lactation désigne à la fois l’élaboration du lait maternel et son excrétion par les glandes mammaires.
Au cours de la gestation, les glandes mammaires passent de 10 % à 90 % du volume des mamelles. Les cellules alvéolaires qui produisent le lait se multiplient lors de la deuxième moitié de la période de gestation, sous l’effet de la progestérone. L’effet de cette hormone est potentialisé par l’augmentation du taux d’œstrogènes. Lors de la mise-bas se produit un effondrement du taux de progestérone et du taux d’œstrogènes alors que la prolactine est subitement libérée massivement. C’est ce phénomène physiologique qui favorise la fabrication de lait dans les glandes sécrétrices appelées les acini ou acinus mammaires.
Au cours des tout premiers jours qui suivent la naissance, la chatte nourrit sa portée avec du colostrum. Il s’agit d’un liquide très riche en anticorps et que les glandes mammaires accumulent en fin de période gestation. Le colostrum contient aussi des minéraux et des protéines indispensables aux chatons qui viennent de naître. Dès le 4ème jour qui suit la mise-bas et jusqu’au sevrage des chatons, le lait maternel remplace le colostrum. Pour qu’ils soient le mieux protégés possible contre les problèmes néonataux, il est très important que dans les quelques heures qui suivent leur naissance les chatons puissent téter.
En plus des modifications hormonales qui ont une action directe sur la production de lait, la montée de lait est favorisée par les chatons eux-mêmes lorsqu’ils tètent les mamelles de leur mère. Mais lorsque ses petits ont plus ou moins atteint l’âge de 2 mois, la chatte cesse d’adopter la position d’allaitement qui favorise l’accès à ses tétines, afin d’empêcher ses chatons de téter. L’heure du sevrage a sonné. Le pétrissage des mamelles n’a plus lieu, les montées de lait sont de plus en plus espacées.
Lorsqu’aucune mamelle ne produit de lait, on parle d’agalactie. Il s’agit d’une pathologie liée à la lactation qui peut toucher une chatte post-partum (après la mise-bas). Si le maître des chats n’y prend garde, les chatons sont voués à une mort certaine. Outre ce problème d’agalactie, certaines chattes n’ont pas suffisamment de lait pour nourrir convenablement toute leur progéniture car leur portée est conséquente. S’il y a trop de petits, il est normal que la mère ne puisse fournir la quantité de lait nécessaire. Les chatons ne prennent donc pas suffisamment de poids. Il faut les aider à bien se nourrir. Pour ce faire, il est possible de leur donner un complément de lait à condition qu’il s’agisse d’un lait adapté. Mais attention : on ne donne jamais de lait de vache à des chatons !
Le retour des chaleurs après la mise-bas
Après la mise-bas, c’est le retour des chaleurs, dont la reprise varie de 1 à 8 semaines (avec une moyenne de 3 semaines). La chatte peut alors se faire saillir et débuter une nouvelle gestation pendant qu’elle allaite ses chatons ! La vigilance est donc de mise !
La stérilisation
La stérilisation est une option responsable pour éviter les portées non désirées et protéger la santé de la chatte. Le vétérinaire procèdera à une ovariectomie qui consiste à retirer les ovaires (c’est la chirurgie la plus fréquente) ou pourra, s’il le juge nécessaire, pratiquer une ovario-hystérectomie qui consiste à retirer les ovaires et l’utérus. Ces deux chirurgies sont des stérilisations définitives car on retire les organes reproducteurs. Ce sera une castration, qui consiste à retirer les deux testicules, cette chirurgie est définitive. La stérilisation permet de diminuer les risques de transmission du FIV et Felv car il y a moins de fugues et de bagarres de territoire.
tags: #reproduction #chez #les #chattes #: #chaleurs