La première consultation pédiatrique d'un nouveau-né est une étape cruciale pour assurer un suivi médical régulier et optimal de l'enfant dès ses premiers jours de vie. Mieux vaut prévenir que guérir : pour veiller sur la santé de votre enfant, rien ne vaut une surveillance médicale régulière. Cet article détaille le déroulement de cette consultation, les examens effectués, les dépistages réalisés, ainsi que l'importance de ce suivi pour la santé future de l'enfant.
Importance du Suivi Médical Régulier
Faire examiner régulièrement notre bébé par un médecin est un atout pour sa santé. Entre la naissance et 2 ans, il y a treize examens de santé, indispensables pour le suivi et les vaccinations. Ces consultations sont prises en charge à 100% par l’Assurance Maladie. Pour que votre enfant soit suivi le mieux possible, il importe que vous choisissiez un médecin avec lequel vous vous sentez à l’aise et en confiance. En effet, il faut que vous puissiez lui parler librement de tout ce qui vous tracasse, qu’il s’agisse d’un pédiatre (médecin spécialiste des enfants, de leurs maladies et de leurs soins) ou du médecin généraliste (votre médecin de famille). L’idéal, dans la mesure du possible bien entendu, est d’essayer de garder le même praticien. N’hésitez pas également à demander à votre médecin comment fonctionne son organisation pour les consultations non programmées et pour les renseignements téléphoniques.
Déroulement de la Première Consultation
La première consultation pédiatrique intervient généralement quelques jours après la naissance, souvent avant ou juste après la sortie de la maternité (examen dit du 8e jour). Cette consultation initiale est essentielle pour évaluer l'état de santé général du nouveau-né et dépister d'éventuelles anomalies.
Examen Clinique Complet
Le médecin réalise un examen clinique complet du nouveau-né. Les premiers examens à la maternité, par exemple, servent à évaluer l’état de santé du nouveau-né et à repérer d’éventuelles anomalies de l’adaptation (souffle cardiaque, jaunisse, luxation de la hanche, manque de tonus, etc.) ou malformations. Il consiste tout d’abord à s’assurer que le nouveau-né ne présente pas de malformation externe visible (qu’il a bien 5 doigts à chaque main, 5 orteils à chaque pied, qu’il n’a pas de fente labio-palatine…).
Au cours de l’examen de la deuxième semaine, le médecin réalise un examen complet : il s’assure du bon état de santé du bébé et sa croissance, qu’il n’y a pas une coloration jaune de la peau et des muqueuses (signe d’un ictère) et regarde de près l’attitude de votre bébé (réagit-il à son environnement ?) avec des questions particulières à cet âge, comme la cicatrisation de l’ombilic, l’absence de jaunisse ou d’infection, la nutrition surtout si le bébé est allaité, etc. A chaque examen mensuel, il va systématiquement peser et mesurer votre bébé, mesurer son périmètre crânien, tracer les courbes poids, taille, PC et plus tard IMC, effectuer un dépistage des troubles visuels et auditifs…
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Évaluation des Réflexes et du Tonus Musculaire
Le médecin vérifie également qu’il a bien certains réflexes. L’examen neurologique (tonus passif et actif, automatismes primaires) permet de vérifier les compétences motrices, témoins de l’intégrité du système nerveux, et les capacités neurosensorielles du nouveau-né. Il est influencé par l’âge gestationnel, dont il est un critère de maturation.
Les automatismes primaires (ou réflexes archaïques) sont des réactions motrices propres aux premiers mois de vie. Ils sont tous présents chez le nouveau-né à terme. Leur absence chez un nouveau-né à terme est toujours pathologique ; leur présence en revanche ne témoigne pas pour autant de l’intégrité du système nerveux central.
Score d'Apgar
Il permet également d’établir le score d’Apgar. Ce score sert à évaluer la bonne adaptation du bébé à la vie extra-utérine. Il repose sur l’observation de la couleur (Apparence), du rythme cardiaque (Pouls), de la réactivité (Grimace), du tonus musculaire (Activité) et Respiratoire du bébé.
Mesures Anthropométriques
Le médecin va s'intéresser au développement global de bébé : son poids, sa taille, son développement physique, ses capacités à se tenir, bouger, faire des mouvements de plus en plus précis et assurés, sa façon d'interagir avec nous et de s'intéresser à ce qui l'entoure, le développement de ses sens comme la vue et l'audition, sa façon de communiquer… Notre bébé sera pesé et mesuré, tour de tête compris. Le médecin l’examine complètement, l’ausculte et teste ses compétences en observant son comportement et ses réactions.
Les mensurations de naissance - poids, taille et périmètre crânien (PC) - sont essentielles à prendre et à reporter sur les courbes de croissance pour déterminer la trophicité, en les comparant aux courbes de croissance de référence pour la population ou à des courbes personnalisées prenant en compte la parité, le poids et la taille de la mère (courbes AUDIPOG en France). Un nouveau-né à terme pèse en moyenne 3 500 g, a une taille de 50 cm et un PC de 35 cm.
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Examen des Organes et des Sens
L’inspection de l’enfant est très informative. La coloration est un excellent reflet du fonctionnement des appareils cardiovasculaire et respiratoire. La peau du nouveau-né est généralement rose vif voire érythrosique, à l’exception des extrémités qui peuvent garder un aspect cyanique dans les heures qui suivent la naissance (acrocyanose). Au repos, l’enfant est en flexion des quatre membres. La gesticulation spontanée est symétrique, les mouvements sont harmonieux. Le cri est clair et vigoureux.
La fréquence cardiaque à l’éveil et au repos (en l’absence de pleurs) varie entre 120 et 160 par minute. Le temps de recoloration cutanée (évalué au niveau du thorax) doit être strictement inférieur à 3 secondes. La palpation des pouls, notamment fémoraux, doit être systématique. L’audition d’un souffle cardiaque systolique dans les 2 premiers jours de vie n’est pas rare.
L’abdomen est souple, souvent un peu météorisé. Le foie est souvent palpable et peut dépasser le rebord costal de 1 à 2 cm. Le pôle inférieur de la rate et les reins peuvent être parfois perçus. Un diastasis des muscles droits est banal. On doit noter l’absence de globe vésical, l’heure de la première miction, et la qualité du jet urinaire chez le garçon (une miction en goutte à goutte évoque une malformation urétrale). Les premières urines sont normalement émises avant 24 heures de vie. Le méconium correspond aux premières selles du nouveau-né. Épais et collant, de couleur noirâtre, il est normalement émis avant 48 heures de vie. La marge anale (aspect, position de l’anus) doit être soigneusement examinée pour éliminer une malformation anorectale. Le cordon ombilical comprend deux artères et une veine. La chute du cordon ombilical intervient dans un délai variable, en moyenne vers le 10e jour.
Un examen attentif vérifie l’absence d’anomalie des organes génitaux (on parle alors de variation du développement des organes génitaux ; le terme d’ambiguïté sexuelle est à proscrire). Chez le garçon, le prépuce est rarement rétractable dans les premières années de vie. Le décalottage ne doit pas être forcé en raison du risque de paraphimosis et phimosis cicatriciel. La conduite à tenir en cas de testicule non descendu est précisée. Une hydrocèle (tuméfaction scrotale transilluminable) est fréquente. Chez la fille, l’inspection vérifie la présence de l’orifice vaginal.
La peau du nouveau-né à terme est rose voire érythrosique. Elle est recouverte dans les premières heures de vie du vernix caseosa, enduit blanc graisseux et adhérent, visible surtout dans les plis. Des particularités sémiologiques non pathologiques, transitoires, sont à connaître. Des œdèmes peuvent être observés à la naissance au niveau des paupières, du dos des mains et des pieds et du pubis ou du scrotum. Ils régressent en quelques jours. Le lanugo est un fin duvet, présent au niveau du front, du dos et des épaules. Il disparaît en quelques jours. Les grains de milium sont des microkystes sébacés punctiformes blancs, siégeant sur le nez et la face. L’érythème dit toxique est une éruption maculopapuleuse voire pustuleuse transitoire survenant le plus souvent entre H12 et J4. Un livedo (aspect marbré par immaturité de la vasorégulation périphérique) peut être visible au niveau des membres et du thorax. La tache ethnique dite mongoloïde est un placard bleu ardoisé siégeant dans la région lombosacrée. Un ou plusieurs angiomes plans de la glabelle, des paupières, du nez et de la nuque peuvent être observés. Ils s’atténuent en quelques mois, sauf celui de la nuque qui peut persister jusqu’à l’âge adulte. Ils sont à distinguer d’un hémangiome, apparaissant après quelques jours de vie. Il peut se présenter en relief et de coloration rouge vif.
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Les fontanelles ont des tailles variables. Elles sont normalement souples, ni déprimées ni bombées. La fontanelle antérieure a une forme losangique et se ferme entre les âges de 8 mois et 18 mois ; la fontanelle postérieure est palpable dans les 2 ou 3 premières semaines de vie. Les sutures sont normalement bord à bord, mobiles, mais elles peuvent se chevaucher dans les premiers jours de vie. Une bosse sérosanguine est souvent observée. Il s’agit d’une collection sous-cutanée, molle, mal limitée, chevauchant les sutures et se résorbant en 2 à 6 jours.
L’examen du cou doit apprécier ses mobilités passive et active. La constatation d’un torticolis doit faire préciser son caractère réductible ou non. La palpation des muscles sternocléidomastoïdiens permet de mettre en évidence un éventuel hématome. L’examen du cou recherche aussi une masse anormale ou un orifice cutané. L’examen de la bouche permet de dépister une fente (vélo-)palatine ou une brièveté du frein de langue.
L’examen des yeux vérifie l’aspect des conjonctives, des iris et des pupilles, ainsi que la symétrie des reflets cornéens. Un strabisme (asymétrie des reflets) modéré et intermittent peut être observé ; sa persistance au-delà de l’âge de 3 mois doit conduire à un examen ophtalmologique.
Dépistage Néonatal
Dès les premiers jours après la naissance de votre enfant, certains examens qui nécessitent une prise de sang peuvent être effectués. Durant ces quelques jours, les sages-femmes ou puéricultrices surveilleront aussi le teint du bébé et le flasheront peut-être avec un bilirubinomètre (appareil permettant de détecter le taux de bilirubine dans le sang) pour s’assurer qu’il ne fait pas un ictère (jaunisse).
Test de Guthrie
Anciennement appelé test de Guthrie, ce test est réalisé systématiquement chez tous les enfants, 3 jours après la naissance. Ainsi au 3ème jour de vie, on récoltera quelques gouttes de sang sur un papier buvard pour réaliser ce qui est souvent appelé le test de Guthrie. Cela permet le dépistage de certaines maladies rares : la phénylcétonurie, l’hyperplasie congénitale des surrénales, l’hypothyroïdie, la mucoviscidose, le déficit en MCAD et, pour les nouveau-nés présentant des facteurs de risque, la drépanocytose. Le consentement est demandé aux parents avant la réalisation du test qui recherche une maladie génétique. Mais ils ne seront contactés qu’en cas d’anomalie.
Le dépistage néonatal est réalisé de manière systématique autour de 72 heures de vie et impérativement au-delà de 48 heures, au mieux avant la sortie de la maternité. Une information claire et compréhensible doit être donnée aux parents. Leur consentement écrit est sollicité avant le prélèvement.
Hypothyroïdie Congénitale
Elle concerne 1/3 000 nouveau-nés en France. Elle est liée à une sécrétion insuffisante d’hormones thyroïdiennes (T4L et T3L) par la thyroïde, soit par dysgénésie thyroïdienne (athyréose, ectopie thyroïdienne, hémi-agénésie ; 60 % des cas), soit par trouble de l’hormonosynthèse thyroïdienne (hypothyroïdie avec glande en place ; 40 % des cas). Elle est responsable, en l’absence de traitement, d’un retard psychomoteur irréversible et d’un retard de croissance sévère. Les signes cliniques pouvant être observés en période néonatale sont une macroglossie, des fontanelles et des sutures larges, un ictère (à bilirubine libre) prolongé, une constipation, une hypotonie et une mauvaise prise de poids. Le marqueur utilisé pour le dépistage est le dosage sanguin de la TSH. En cas de TSH élevée (évocatrice d’hypothyroïdie périphérique), le bilan hormonal (T4L, T3L et TSH) permet de confirmer le diagnostic d’hypothyroïdie, une échographie et une scintigraphie de la thyroïde permettent d’en déterminer l’étiologie.
Hyperplasie Congénitale des Surrénales
Elle concerne 1/15 000 nouveau-nés en France. La cause la plus fréquente est le déficit enzymatique en 21-hydroxylase qui se manifeste par une augmentation du métabolite en amont, la 17-hydroxyprogestérone (17-OHP). Chez les filles, la production excessive d’androgènes surrénaliens peut se manifester par une virilisation des organes génitaux externes visible dès la naissance (hyperplasie du clitoris, fusion des grandes lèvres). Dans les deux sexes, en l’absence de traitement, elle se manifeste vers la fin de la première semaine de vie par des signes de déficit en aldostérone (syndrome de perte de sel avec déshydratation et signes digestifs, hyponatrémie et hyperkaliémie) et en cortisol (hypoglycémie). Le marqueur utilisé pour le dépistage est le dosage sanguin de la 17-OHP, suspect si élevée.
Mucoviscidose
La mucoviscidose peut être symptomatique dès la naissance (iléus méconial). Le marqueur utilisé pour le dépistage est le dosage sanguin de la trypsine (TIR, trypsine immunoréactive), suspect si élevé au-delà d’un seuil fixé.
Déficit en MCAD
Il concerne 1/15 000 nouveau-nés en France. Le déficit en MCAD (acyl-coenzyme A déshydrogénase des acides gras à chaînes moyennes) est l’anomalie la plus fréquente de la β-oxydation des acides gras, processus biochimique indispensable pour le métabolisme énergétique de l’organisme. Il s’agit d’une maladie autosomique récessive liée à des mutations du gène ACADM. Il se traduit par un défaut d’utilisation des acides gras responsable d’une hypoglycémie de jeûne dès que la néoglucogenèse est insuffisante pour couvrir les besoins énergétiques.
Glycémie
Cet examen est effectué seulement dans certains cas (par exemple, si le bébé est de faible poids, s'il a des difficultés à téter…). Il consiste à mesurer la quantité de glucose dans le sang, un sucre qui est une des sources principales d'énergie pour le bébé.
Ictère (Jaunisse)
Cet examen est fait quand le nouveau-né a une jaunisse (ou ictère). Généralement, on utilise un bilirubinomètre (appelé aussi biliflash), un appareil que l'on pose sur le front ou le sternum du bébé et qui évalue le dosage grâce à une sorte de "flash" lumineux et indolore.
Prélèvement Sanguin
Selon l'examen à réaliser, le sang peut être prélevé au niveau du talon de votre bébé, dans une veine située sur le dos de sa main, au pli du coude ou parfois sur son crâne. Avant le prélèvement, on pose un garrot adapté à la taille de l'enfant pour mieux voir la veine. Les prises de sang sont techniquement difficiles à réaliser chez le tout-petit, à cause de la petite taille et/ou de la mauvaise visibilité des veines. Si la première tentative échoue, le professionnel fera un deuxième essai, éventuellement à un autre endroit. Parfois aussi, il pourra passer la main à une autre personne de l'équipe médicale.
Dépistage Auditif
C’est aussi vers le 3ème jour qu’est effectuée la vérification de l’audition du nouveau-né. Il existe 2 techniques : les otoémissions acoustiques automatisées (OEAa) et les potentiels évoqués auditifs automatisés (PEAa). Quelle que soit la technique utilisée, le test n’est pas douloureux et le bébé n’a rien besoin de faire.
Examen des Hanches
La recherche d’une luxation congénitale de hanche est systématique à la maternité puis lors des examens de suivi les premiers mois.
Vaccination
Les premiers vaccins se font au cours de ces premières consultations. 11 vaccins sont désormais obligatoires chez le nourrisson. Les vaccins sont réalisés par une injection soit en haut du bras, soit en haut de la cuisse. Il s'agit d'un geste rapide, qui ne "rate" pas (il ne sera pas nécessaire de recommencer). Après la vaccination, votre enfant pourra avoir mal pendant quelques jours à l'endroit de la piqûre. L'utilisation de la crème anesthésiante n'est pas adaptée à toutes les vaccinations car elle soulage uniquement la douleur provoquée par la piqûre peu profonde, mais pas celle générée par le produit injecté.
Votre bébé pourra avoir son vaccin contre la tuberculose, le 1er mois s’il a un risque de contracter cette maladie. A 3 et 5 mois, vous devez vacciner votre enfant contre la méningite à Méningocoque B (vaccin BEXSERO) avec 2 doses à 2 mois minimum d’intervalle puis un rappel au cours vers le 12°-13° mois. C’est une période où le bébé évolue énormément. A 12 mois, votre bébé commence à dire 2-3 mots. Il commence à manger comme un grand. Si vous avez débuté la vaccination contre la méningite à Méningocoques B (BEXSERO) à 3 et 5 mois, il faudra faire le rappel soit au 12° mois (avec les 2 autres vaccins), soit si vous préfèrez au 13°mois. A 6 ans, on a également le rappel du vaccin DTCP (TETRAVAC).
Conseils aux Parents
Lors de l’examen du quatrième mois, il vous posera de nombreuses questions sur les conditions de vie de votre enfant. Les examens médicaux de suivi peuvent être faits par un médecin généraliste ou un pédiatre, en cabinet libéral, en centre de santé ou en centre de PMI. Dans tous les cas, ils sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie (ou par la MSA, la sécurité sociale agricole). Si des médicaments sont nécessaires, le médecin fera une ordonnance. Les antibiotiques sont parfois utiles mais pas toujours. Pour éviter que notre bébé en consomme inutilement, le médecin les prescrit uniquement dans certains cas. Il est important que les parents profitent de ces consultations pour poser toutes les questions qui les inquiètent.
Pour que les visites se passent bien, entre deux visites, notez sur un papier les questions que vous vous posez. Cela vous permettra de faire le point avec votre médecin. Pensez à vous munir de votre carte vitale et de toutes les analyses, radiographies… qui ont pu être faites depuis la précédente visite. Bien sûr, pensez à emporter son doudou, un petit jouet (ou hochet, ou imagier…) pour l’occuper, un biberon d’eau ou de lait et tout ce qu’il faut pour le changer. S’il doit recevoir un vaccin, parlez-lui en avant ; même s’il est petit et ne comprend pas vos paroles, vos explications le rassureront. Présentez-lui toujours les visites comme un moment agréable que vous allez passer ensemble : « Aujourd’hui, on va chez le docteur, voir si tu as bien pris du poids, si tout va bien !
Suivi Post-Natal
Après la sortie de la maternité, le suivi médical de l’enfant va se poursuivre toute sa vie avec 20 examens médicaux programmés entre sa naissance et sa majorité. En effet, une nouvelle consultation est à prévoir au cours de la 2ème semaine, puis des visites médicales tous les mois jusqu’à 6 mois. A 9 mois, l’examen donnera lieu à l’établissement du 2ème certificat de santé (également envoyé au service de PMI). Les examens suivants sont prévus au 12ème, 13ème, entre 16 et 18 mois et enfin à 24 mois. Lors de ce dernier, le médecin remplit le 3ème certificat de santé.
Votre enfant doit avoir des examens réguliers. Les rendez-vous médicaux entre 1 et 6 mois doivent être pris rapidement, si possible avant la naissance de votre bébé, même si la date de naissance reste approximative. Votre enfant doit avoir un examen tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois.
A 4 ans et 6 ans, les enfants doivent avoir un examen plus détaillé avec des dépistages visuels, auditifs et des tests de langage. (Protection Maternelle Infantile) à 4 ans, les infirmières ou les médecins scolaires à 6 ans ou votre pédiatre ou médecin traitant. Les infirmières et les médecins non formés aux dépistages des troubles du langage ne pourront toutefois pas réaliser les tests du langage. Prenez 2 rendez-vous. Lors de la deuxième consultation, votre enfant ne sera pas déshabillé. Attention !
Après l’âge de 6 ans, il est recommandé de faire un point tous les ans avec votre pédiatre. Si votre enfant présente des signes évoquant un début de puberté avant 8 ans chez la fille ou 10 ans chez le garçon, prenez rendez-vous assez rapidement.
Aspects Administratifs
Le bébé sera automatiquement inscrit sur la carte vitale du parent qui aura déclaré la naissance auprès de la Sécurité Sociale. Il est conseillé de rattacher l’enfant sur la carte vitale de l’autre parent pour ne pas être embêté lors des consultations.
Soins et Examens Complémentaires
De nombreux autres soins ou examens peuvent être réalisés pendant les premiers mois de votre bébé et les moyens de limiter et d’éviter la douleur sont très variés. En fonction de la situation, vous pouvez utiliser tous les moyens précédemment cités : confort, câlins, doudou, tétine, distraction…
Soins du Cordon Ombilical
Pour les soins d'ombilic (nombril) ou pour toute autre plaie, préférez un antiseptique qui ne pique pas (de type chlorexidrine en solution aqueuse) à un désinfectant alcoolisé. En effet, un désinfectant qui pique n'est pas plus efficace.
Pansements
Utilisez si possible une solution sans colle. En effet, le retrait d'un pansement adhésif peut être très douloureux, notamment chez le bébé dont la peau est fragile.
Analyse d'Urine (ECBU)
En cas d'infection urinaire, une analyse d'urine (ou ECBU) peut être prescrite à votre bébé. Chez le tout-petit, elle nécessite la pose d'une poche adhésive sur la peau pour recueillir les urines. Quand ce système doit être utilisé plusieurs jours de suite, les professionnels placent d'abord un pansement protecteur (hydrocolloïde) sur la peau du bébé.
Perfusion
La perfusion peut être posée dans une veine située au pli du coude, sur le dos de la main ou plus rarement sur le crâne. Cela dépend de l'âge de votre enfant et de l'endroit où la veine est la plus facile à repérer.
Prise en charge immédiate du nouveau-né
Cette fiche mémo porte sur la prise en charge immédiate du nouveau-né, né à terme, dans un contexte de liquide amniotique clair. Les mesures et soins de routine ne seront réalisés qu’à la fin des deux heures de peau à peau, avant de transférer la mère et l’enfant en suites de naissance. Les observations et les mesures sont notées sur les feuilles de surveillance pour nouveau-né. L’antibioprophylaxie conjonctivale néonatale n’est pas recommandée en systématique. La prévention de la maladie hémorragique du nouveau-né repose sur l’administration de vitamine K1.
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