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Pourquoi Bébé Pleure : Comprendre et Apaiser les Pleurs de Votre Nourrisson

À leur naissance et durant les premiers mois de vie, les pleurs des bébés sont un sujet de préoccupation majeur pour les parents. Il est normal de se sentir dépassé, car les pleurs sont le principal moyen d’expression de votre bébé. En réalité, les bébés « crient » plus qu’ils ne « pleurent », avec un cri tonique, souvent sans larmes ni sanglots. Ces cris sont leur façon de vous alerter et de vous faire venir à leur chevet. Les pleurs expriment une demande : désarroi d’être seul, mal au ventre, faim, inconfort, etc. Pour répondre de manière rapide et adaptée, il est conseillé de vivre au rythme de votre bébé, jour et nuit.

Identifier les Besoins Derrière les Pleurs

Comprendre ce que signifient les pleurs de votre bébé peut être un défi. Observer attentivement et apprendre à identifier les différents types de pleurs vous aidera à mieux répondre à ses besoins.

Le Besoin de Contact

La principale cause des pleurs chez le nourrisson est le besoin de contact. Dès sa naissance, un bébé cherche instinctivement la proximité de ses parents pour se sentir en sécurité. Les pleurs sont souvent l’expression d’un besoin de réconfort immédiat. Le contact physique, la chaleur de votre corps, le rythme de vos pas et les battements de votre cœur lui procurent une sensation de bien-être et renforcent son équilibre émotionnel. Un bébé ne pleure pas « pour rien » : il exprime un besoin fondamental d’attachement et de sécurité.

Faim et Fatigue

Premièrement, il faut déterminer si l’enfant peut avoir faim ou s’il peut être fatigué. Pour cela, on observe les repères temporels. En fonction de l’heure, c’est peut-être l’heure du repas pour le bébé. Si oui, quand il pleure, on peut supposer que c’est parce qu’il a faim. Si bébé a plus ou moins bien dormi aujourd’hui, ça sera peut-être de la fatigue, notamment s’il pleure le soir. Tous les repères temporels vont déjà nous permettre d’identifier plus facilement les pleurs. Il peut être plus facile de comprendre que son bébé a faim s’il pleure à un moment précis de la journée, à l’heure du biberon par exemple.

Inconfort Physique

L’inconfort est une cause fréquente des pleurs chez le nourrisson. Vérifiez d’abord sa couche : une couche sale ou trop serrée peut provoquer une gêne immédiate. Ensuite, assurez-vous que sa tenue est adaptée à la température ambiante. Un bébé peut pleurer s’il a trop chaud ou trop froid. Parfois, un simple ajustement suffit à soulager votre bébé. Desserrez ses vêtements si vous remarquez qu’ils sont trop serrés, changez sa position pour lui offrir plus de confort et assurez-vous qu’il n’est pas dérangé par un bruit ou une lumière trop forte.

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Troubles Digestifs

Les pleurs peuvent être liés à des troubles digestifs fonctionnels fréquents chez le nourrisson. On dit « fonctionnels » car ils ne correspondent à aucune lésion, mais plutôt à un trouble du fonctionnement digestif, du fait de son immaturité. Si votre bébé crie en tétant, il peut souffrir d’un réflexe gastro-colique, causé par une ingestion rapide de lait qui met le tube digestif en fonction brusquement, ce qui entraîne une douleur intestinale. Pour l’aider, faites des pauses pendant la tétée ou le biberon pour faciliter les rots.

Le reflux gastro-œsophagien peut aussi être source de pleurs lorsqu’il se produit à distance de la tétée et est acide. Pour soulager votre bébé, donnez-lui ses repas dans le calme, évitez de trop serrer sa couche et privilégiez une position verticale après la tétée. Enfin, certains nourrissons présentent une mauvaise digestion du lactose, se manifestant par des gaz, des selles acides et un érythème fessier après le biberon.

Les Pleurs de Décharge

Il existe un autre type de pleurs, les pleurs du soir, aussi appelés pleurs de décharge. Ces épisodes de pleurs peuvent se produire à tout moment de la journée, mais ils sont souvent plus fréquents en fin de journée ou en début de soirée. Ils peuvent durer plusieurs heures et être très éprouvants pour les parents, qui se sentent souvent impuissants face à la détresse de leur enfant.

Comprendre les Pleurs de Décharge

Les pleurs de décharge désignent tous ces moments où un enfant pleure de manière intense et prolongée sans raison apparente. Ces pleurs sont généralement associés à un stade particulier du développement de l'enfant, notamment entre l'âge de 2 semaines et 3 mois. À cet âge, les nourrissons commencent à développer leur système nerveux et à s'adapter à leur environnement.

Au cours de sa journée, il a été exposé à des centaines d’odeurs, de bruits, de stimulations, sans compter les nouvelles personnes et nouveaux lieux. Tout cela peut être stressant pour lui, ce qui augmente son cortisol (l’hormone du stress). Pleurer lui permet de faire baisser ce taux de cortisol, de rééquilibrer son organisme et de retrouver son calme.

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Comment Calmer les Pleurs de Décharge

  1. Répondre aux besoins physiologiques: Vérifiez que vous avez répondu à tous les besoins physiologiques de bébé : est-ce qu’il est propre et bien nourri ? S’il a faim ou qu’il est fatigué, cela peut augmenter le risque de pleurs en fin de journée.
  2. Réduire les stimuli: Pour apaiser votre bébé et éviter de vous stresser vous-même, réduisez au maximum les stimulis dans son environnement : tamisez la lumière, parlez-lui à voix basse et posée, installez-vous dans une pièce calme, etc. Il est conseillé de créer une atmosphère relaxante, qui peut aider l'enfant à se calmer.
  3. Le portage: Le portage peut aussi être un moyen efficace pour réconforter un bébé et de lui procurer un sentiment de sécurité en le maintenant près du corps du parent.
  4. Rituel du coucher: Vous pouvez également accompagner votre bébé dans la préparation au coucher en mettant en place un rituel du coucher pour votre bébé afin de le détendre au maximum : bain tiède, massage, biberon, histoire, musique douce, etc. Ainsi, votre bébé sera plus détendu et relaxé pour la nuit.

Approches et Solutions pour Apaiser les Pleurs

Si les bras et toutes vos tentatives pour calmer votre bébé ne suffisent pas, mettez-le au sein, ou, en dernier recours pour le bébé non allaité, proposez-lui une tétine. Mais il est important de garder à l’esprit qu’avant d’utiliser la sucette pour apaiser un bébé, il y a beaucoup d’autres choses à faire (bras, bercement, paroles douces, etc.). Si votre nourrisson pleure et qu’il ne s’endort pas au sein ou dans les bras, n’hésitez pas à le poser quelques instants dans un environnement calme et adapté pour lui laisser la chance de trouver le sommeil seul. Si votre bébé gémit ou semble pleurer alors qu’il dort, il est important de ne pas le réveiller immédiatement. Il peut s’agir d’une phase de sommeil dit « agité », durant laquelle il émet des petits gémissements sans être réellement réveillé.

Approche Alimentaire

Sauf conseil médical, ne pas arrêter l'allaitement maternel ou artificiel et ne jamais le remplacer par des "laits" à base de plantes : ils peuvent entraîner des carences graves. Les préparations sans lactose n’ont pas montré d’efficacité au cours des études. Les préparations à base de soja auraient une efficacité modérée, mais elles seraient susceptibles d’augmenter le risque d’allergies alimentaires. L’utilisation d’un lait sans protéine de lait de vache aurait montré une efficacité mais leur utilisation est limitée par le coût de ce type de lait et son goût particulier. Celui-ci entraîne parfois un refus de la part des enfants. Pour les enfants allaités, on conseille parfois de donner des tisanes à base de fenouil, de mélisse… mais leur efficacité est peu étudiée et des cas de convulsions chez les nouveau-nés ont été rapportés après la consommation de tisane à base d’anis étoilé (badiane).

Approche Médicamenteuse

Il n'existe pas de médicament pour traiter les pleurs inexpliqués du nourrisson. L’utilisation de médicaments est maintenant abandonnée : certains étaient inefficaces, les autres avaient trop d’effets secondaires. Les probiotiques sont sans intérêt et ont de potentiels effets indésirables.

Massages, Ostéopathie, Psychologie

Certains parents ont recours à une prise en charge par un ostéopathe. Encore une fois, les études, difficiles à mettre en place, ne sont pas concluantes. Ce qui ne veut pas dire qu’au plan individuel cette approche soit inefficace. Le plus souvent, la méthode utilisée est comportementale. Les parents observent qu’ils parviennent à calmer les pleurs de leur enfant en le berçant, par un tour en poussette, en voiture, par l’utilisation d’un porte-bébé… Chaque enfant réagit différemment à ces techniques.

Quand S'inquiéter ?

Certains pleurs sont alarmants, tels les pleurs paroxystiques aigus. Ces derniers sont heureusement rares, mais particuliers par leur début brutal et leur intensité. Ils requièrent une consultation médicale rapide afin de rechercher une pathologie évolutive (telle infection ou une hernie). Contactez votre médecin si votre bébé ne se conduit pas comme d’habitude, ne mange pas, ne dort pas, a de la fièvre, de la diarrhée ou vomit.

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Il est utile de suivre la règle de 3 :

  • Les pleurs du soir durent-ils plus de 3 heures ?
  • Le bébé a-t-il des épisodes de pleurs de décharge plus de 3 fois par semaine ?
  • Ces crises de pleurs persistent-elles pendant plus de 3 semaines ?

Si les trois critères sont réunis ou si l'une de ces situations se confirme, il est recommandé de consulter un médecin.

Le Bien-Être des Parents

Durant les premiers mois, il est nécessaire que la réponse aux pleurs de votre nouveau-né soit immédiate et adaptée. À cet âge, il n’a pas encore la capacité de se calmer seul et a besoin d’être rassuré par la présence de ses parents. C’est d’abord le contact et le bercement qui calment un enfant, la chaleur du corps de sa maman, de son papa ou du co-parent, leur voix.

Si vous vous sentez démuni·e, agacé·e, désemparé·e, n’hésitez pas à poser votre bébé quelques minutes, à aller vous calmer vous-même et à le reprendre ensuite. Parlez-lui d’une voix douce, fredonnez une berceuse ou faites preuve de patience en restant simplement présent à ses côtés. Les pleurs de votre bébé sont souvent anxiogènes, surtout au début, car on connait mal son bébé. Enfin, avec le manque de sommeil et le stress des premières semaines, les pleurs d’un bébé peuvent devenir un véritable motif d’exaspération, d’épuisement, voire de dépression pour les parents.

Devenir parents n'est pas si facile ! Si vous sentez une baisse de moral, n'hésitez pas à vous faire aider et à en parler à votre entourage. En premier lieu, essayer, dans la mesure du possible, de vivre au rythme du bébé : dormir quand il dort, se reposer avec lui sur soi ou contre soi, privilégier le bébé à toute autre occupation, déléguer au maximum les tâches du quotidien (ménage, courses, cuisine, etc.). Déculpabilisez ! Les parents parfaits, ça n’existe pas. La plupart des parents passent par là, et il est normal d’avoir des moments de doute et de fatigue et d’énervement.

Essayez de garder votre calme : votre bébé ressent votre stress, votre énervement, votre angoisse. Des sensations qui le placent en situation d’insécurité et alimentent encore ses pleurs. Si rien n’y fait et que vous sentez que vous êtes à bout, laissez-le un moment dans son lit, en sécurité, et accordez-vous une pause dans une autre pièce. Respirez, essayez de décompresser et de passer le relais au co-parent, à un proche ou à une personne de confiance. Prenez un livre, téléphonez à un proche… changez-vous les idées quelques minutes, si le temps le permet, aller promener votre bébé en poussette et surtout, tentez de retrouver votre calme. Votre bébé sentira votre apaisement.

Si votre mal-être persiste, parlez-en à un professionnel de santé (sage-femme, médecin généraliste, gynécologue, pédiatre ou encore psychologue).

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