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Maîtriser le tarissement : Causes, solutions et stratégies pour une lactation réussie

Le tarissement est une phase cruciale du cycle de production d'une vache laitière, qui influence grandement sa santé et sa performance lors de la lactation suivante. Cette période de transition, où la production de lait est interrompue, exige une gestion attentive pour minimiser les risques de problèmes de santé et optimiser la production future.

Importance du tarissement pour la santé et l'immunité

Durant le tarissement, l'immunité de la vache est fragilisée, la rendant plus vulnérable aux agressions. L'immunité, définie comme l'ensemble des mécanismes de défense de l'organisme, est particulièrement compromise pendant la période du péripartum, qui s'étend sur trois semaines avant et après le vêlage. Les changements physiologiques, métaboliques et hormonaux associés à cette période augmentent la susceptibilité aux maladies. Il est essentiel de distinguer l'immunité de l'inflammation, cette dernière étant une phase initiale de la réponse immunitaire.

Les problèmes observés par l'éleveur, tels que les non-délivrances, les vêlages difficiles ou les fièvres de lait, ne sont souvent que la partie visible de l'iceberg. Des maladies métaboliques subcliniques comme la cétose ou l'hypocalcémie peuvent également être présentes. Les pathologies péri-partum, bien que variées, peuvent avoir une origine commune : l'accumulation de stress liés au vêlage. Tout stress représente une agression pour l'organisme de l'animal, notamment le stress oxydatif d'origine cellulaire.

Réduire le stress et l'inflammation est donc essentiel pour éviter les problèmes d'ingestion et maintenir les vaches en forme. Le manque d'ingestion est souvent le point de départ de nombreux problèmes. Il est également important de réduire les hypocalcémies, car le calcium joue un rôle crucial dans les contractions musculaires, la minéralisation osseuse, la coagulation et la signalisation cellulaire. De même, il faut réduire le déficit énergétique autour du vêlage, qui peut entraîner une cétose ou affecter la santé utérine.

Facteurs clés pour une préparation optimale au tarissement

La préparation au tarissement doit commencer environ dix jours avant l'arrêt de la traite. Pour les vaches produisant beaucoup de lait (plus de 25 kg), il est conseillé de réduire progressivement la quantité de concentrés, sans rationner l'ingestion de fourrages, afin d'éviter tout stress. Si la production de lait reste élevée, la monotraite peut être envisagée 5 à 7 jours avant le tarissement.

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Hygiène et qualité du lait

Le tarissement joue un rôle majeur dans l'hygiène et la qualité du lait. Il permet de guérir les infections existantes et de limiter les nouvelles infections, telles que les mammites. L'éleveur doit déterminer s'il est nécessaire d'utiliser des antibiotiques, en optant pour un traitement sélectif en fonction du bilan sanitaire de la vache.

Deux périodes sont particulièrement à risque :

  • Aussitôt l'arrêt de la traite : La phase d'involution de la mamelle, où celle-ci dégonfle, présente un risque élevé de contamination.
  • La phase colostrale : Le risque de contamination augmente à nouveau pendant cette phase, qui démarre avant le vêlage.

Il est donc primordial de réaliser un check-up pour évaluer l'état sanitaire de la vache au tarissement et décider de la mise en place d'un traitement antibiotique sélectif, d'un traitement associé à un obturateur, ou d'un simple obturateur.

Confort optimal

Chaque stress provoque une réponse inflammatoire chronique chez la vache, consommant du glucose et pénalisant ainsi sa production de lait. L'auge, le couchage, le stress social et le stress thermique sont autant d'éléments à prendre en compte pour assurer des conditions de logement optimales.

  • Auge : Assurer une place suffisante à l'auge pour maximiser l'ingestion.
  • Couchage : Prévoir au moins 10 m² par vache ou une logette par vache, avec des tailles adaptées et des sols souples.
  • Interactions sociales : Limiter les changements de groupe pour éviter le stress et les conflits hiérarchiques. Il est déconseillé de mélanger les vaches taries avec les génisses, car leurs besoins sont différents.

Alimentation adaptée

Physiologiquement, le premier mois de tarissement, la vache a un niveau d'ingestion élevé mais des besoins relativement faibles. Inversement, pendant la phase de préparation (3 à 4 semaines avant le vêlage), le niveau d'ingestion baisse alors que les besoins augmentent.

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  • Première phase (début de tarissement) :
  • Deuxième phase (préparation) : Viser 12 à 14 kg de MS ingérées, 9 UFL et 1200 g de PDI, soit environ 14% de MAT.

Le critère de choix principal est la gestion de la transition alimentaire entre le régime du tarissement et celui de la lactation.

Acidification de la ration

Un peu avant le vêlage, une exportation soudaine de calcium sanguin vers la mamelle se produit. La vache doit mobiliser ses réserves osseuses pour augmenter l'absorption du calcium, grâce à la parathormone. L'acidification sanguine favorise cette mobilisation.

Pour cela, on utilise des produits spécifiques (sels anioniques) pour obtenir une balance anion/cation (BACA) négative. Si la vache ne mobilise pas assez de calcium, le risque d'hypocalcémie ou de fièvre de lait augmente, ce qui peut pénaliser les performances.

Production laitière faible : Causes et solutions

Une production laitière faible se définit comme une performance insuffisante, avec une production de lait de qualité insuffisante et irrégulière.

Causes

  • Insuffisance énergétique dans l'alimentation
  • Carences en minéraux (protéines, fer, cuivre, cobalt, sélénium)
  • Âge, taille et race de la vache
  • Facteurs environnementaux (logement, climat, conditions d'élevage)
  • Pratiques et équipement de traite
  • Stress thermique
  • Problèmes de santé

Problèmes liés à une production laitière faible

  • Impact sur la rentabilité du troupeau
  • Impact sur la fertilité
  • Impact sur la note d'état corporel (NEC)
  • Vulnérabilité accrue aux maladies et aux troubles métaboliques (cétose)

Solutions

Pour augmenter la production laitière, il est essentiel de surveiller attentivement les facteurs suivants :

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  • Alimentation : Assurer une alimentation riche en énergie et en minéraux, adaptée au stade de lactation.
  • Eau : Assurer un approvisionnement régulier en eau saine.
  • Logement : Assurer un bâtiment adapté, bien ventilé et suffisamment spacieux.
  • Transition : Gérer la transition entre la période de tarissement et le début de lactation.
  • Minéraux : Compléter l'alimentation avec des minéraux tels que le fer, le cuivre, le cobalt et le sélénium.

Audit de l'élevage

Une bonne gestion des vaches taries nécessite un audit préalable de l'élevage. Le tarissement est une phase cruciale pour la santé et la longévité de l'animal.

Bilan sanitaire

Le vétérinaire réalise un bilan sanitaire rapide, en s'intéressant aux troubles de santé et de productivité survenant chez les vaches et leurs veaux autour du vêlage : fièvres de lait, déplacements de caillette, infertilité, mortalité des nouveau-nés.

Observation du troupeau

La visite du troupeau commence par l'observation des vaches en lactation, des vaches taries, des génisses pleines et du pré-troupeau. On observe le comportement général, les signes de stress, l'état corporel, les signes de souffrances musculaires et squelettiques, les altérations des aplombs, les pertes de lait, les anomalies et les œdèmes mammaires. On s'intéresse également aux conditions de vêlage : parts languissants, torsions, non-délivrances, mammites et autres accidents pathologiques.

Analyse de la ration alimentaire

On juge la ration alimentaire des vaches en lactation, des génisses pleines et des vaches taries. On s'intéresse aux transitions alimentaires, aux analyses de fourrages et à l'examen des silos et des stocks. L'eau de boisson est également un élément capital à évaluer.

Confort et hygiène

L'attention est portée sur le confort général des animaux et sur l'hygiène globale : surface, volume des bâtiments, taille des logettes et autres installations, température des litières, odeurs, technique et hygiène de traite, visite des pâturages des vaches taries.

Contrôle laitier

L'examen des résultats du contrôle laitier permet de classer les vaches en fonction de leur taux cellulaire et de leur historique de mammites.

Interrogatoire de l'éleveur

L'éleveur est interrogé sur sa technique de tarissement.

Examens complémentaires

Des examens complémentaires parasitaires, viraux et bactériens peuvent être réalisés. Un bilan nutritionnel sur les vaches taries, par dosage et mesure de paramètres sanguins et urinaires, est également essentiel.

Rapport et recommandations

Après cette visite et à la lumière du bilan nutritionnel, le vétérinaire rédige un rapport dans lequel figure le diagnostic du troupeau et les conclusions. Il donne des recommandations à l'éleveur, met en place les corrections et des points de contrôle pour surveiller l'élevage.

Suivi préventif

Un suivi préventif régulier du troupeau est essentiel pour anticiper les problèmes et optimiser la gestion des vaches taries. Ce suivi permet d'observer l'état corporel des animaux, l'état de la mamelle et l'état squelettique. Il permet également de noter tous les problèmes rencontrés sur les vaches vêlées : fièvres de lait, non-délivrances, œdèmes, mammites.

En cas de troubles métaboliques récurrents, des prélèvements sanguins et urinaires sur les vaches taries peuvent être réalisés pour déterminer les éventuels déséquilibres alimentaires et/ou carences en minéraux et oligo-éléments.

Durée du tarissement

La durée du tarissement est fonction de l'état corporel de la vache. Elle doit avoir lieu entre six et dix semaines avant la date présumée de vêlage. Au-delà de dix semaines, on prédispose les animaux au syndrome de la vache grasse. En deçà de quatre semaines, les effets sur la production laitière seront catastrophiques.

  • Tarissements de 5 à 6 semaines : Conseillés pour les vieilles vaches, celles sujettes aux fièvres de lait et les animaux en état corporel supérieur à 3.
  • Tarissements longs : Recommandés pour les génisses et les vaches en état corporel inférieur à 2,5.

Technique de tarissement

L'éleveur prépare progressivement la vache au tarissement en réduisant la quantité de concentrés ou de ration complète quinze jours avant. Dès la deuxième semaine, il est recommandé de ne traire qu'une fois par jour.

Le jour du tarissement, il trait en dernier, et complètement, celles à tarir. Il devra nettoyer avec soin la mamelle avec une solution savonnée, prétremper les trayons pendant deux ou trois minutes avec une solution antiseptique, puis se laver les mains. Il essuiera ensuite chaque trayon avec un papier à usage unique.

Les vaches inférieures à 100.000 cellules, aux sphincters intacts et ne perdant pas de lait, pourront être dispensées de l'administration d'antibiotique intramammaire. Les vaches ayant une cellularité entre 100.000 et 300.000 bénéficieront d'un traitement antibiotique intramammaire. Celles présentant des pertes de lait ou une détérioration de l'état du sphincter seront gérées avec des obturateurs internes. Enfin, les VL à plus de 300.000 seront traitées en plus par voie générale avec des antibiotiques injectables.

L'utilisation conjointe d'antioxydants (vitamines A, E, C, sélénium, cuivre, zinc) et d'iode augmentera les chances de guérison de la mamelle, en activant les défenses immunitaires de la vache.

Gestion des lots de vaches taries

Lorsque le tarissement dure plus de cinq semaines, il est impératif de faire deux lots de vaches taries : un lot de début de tarissement et un lot de préparation au vêlage (trois semaines avant le terme).

  • Début de tarissement : Les vaches conservent une ingestion importante (13 kg de MS). Les apports doivent se résumer à 0,75 UFL et à 10% de MAT pour éviter le surengraissement.
  • Préparation au vêlage : L'ingestion diminue (11 kg de MS). Une concentration supérieure des apports est nécessaire pour éviter un amaigrissement (0,85 UFL et 13% de MAT).

L'introduction de la ration des laitières en fond cuve est alors indispensable pour respecter une bonne transition alimentaire. Les papilles du rumen régressent rapidement au tarissement lorsque l'on arrête la distribution de glucides fermentescibles (ensilage de maïs, concentrés, céréales). Mais elles se développent lentement quand la vache en reçoit à nouveau. Il faut trois semaines pour que les papilles se développent et que tous les AGV (acides gras volatils) produits dans le rumen puissent être absorbés normalement.

Alimentation pendant la préparation au vêlage

Il est recommandé de distribuer un tiers de la ration des laitières aux taries (et aux génisses prêtes) trois semaines avant le terme. Ainsi, les papilles et la flore ruminale seront opérationnelles quand la ration de lactation très fermentescible sera distribuée.

Idéalement, les taries ne devraient pas ingérer d'herbe durant cette période, car les pâtures sont souvent riches en potassium (notamment au printemps) et favorisent l'apparition de fièvre de lait.

Les vaches doivent recevoir une alimentation correctement pourvue en calcium (70 g/j), phosphore (35 à 40 g/j) et magnésium (35 à 40 g/j), si possible pendant toute la période sèche (en stabulation) et au minimum en lot de préparation au vêlage (été). Le sel est indispensable mais sa distribution sera contrôlée (30 g au maximum par jour) pour limiter les risques d'œdème mammaire.

Les oligo-éléments et vitamines (iode, sélénium, cuivre, zinc, vitamines A et E) jouent un rôle majeur dans la résistance aux infections, les non-délivrances, la qualité du colostrum et la survie du veau.

Prévention de l'engraissement

Les taries qui engraissent ou maigrissent mangeront peu au vêlage. Il faut tarir des vaches en bon état (3,5). La reprise d'état doit se faire en fin de lactation. Il ne faut pas engraisser pendant le tarissement. Une ration d'entretien équilibrée (pas plus de 8 UFL à 10% de MAD) est donc indispensable, de manière à ce que les vaches conservent cette note.

Au début du tarissement, la vache ingère 13 kg de MS. Si la ration est trop riche (bonne herbe, ensilage à volonté), le risque d'engraissement excessif est important. Outre les difficultés de vêlage, les problèmes métaboliques peuvent survenir.

Conseils supplémentaires pour une gestion réussie

  • Transition alimentaire progressive : Évitez une transition trop brutale au tarissement, en passant d'une ration à base d'ensilage de maïs à une pâture pauvre sans concentrés.
  • Évitez la diète sévère : Ne pratiquez pas de diète à la paille ou au foin pour couper le lait, car cela représente un stress important pour l'animal et est néfaste pour les papilles et la flore du rumen.
  • Assurez une ingestion suffisante : Les vaches taries peuvent ingérer en moyenne 16,8 kg de MS/jour.
  • Gérez l'acidification de la ration : Visez une acidification partielle lors d'une "prépa vêlage" de 21 jours (24 jours pour les primipares), soit une Baca comprise entre -50 et 50 mEq/kg.
  • Priorisez la prévention du stress thermique : Le stress thermique a des conséquences sur les performances des génisses à naître.
  • Analysez les fourrages : Adaptez la complémentation en fonction des analyses de fourrages pour prévenir les excès de potassium relevant fortement la Baca.

Impact du tarissement sur la physiologie mammaire

À tous les stades du cycle de production et de reproduction des vaches, en lactation et pendant la période sèche, il se produit une prolifération et une perte simultanées de cellules épithéliales mammaires. L'évolution du nombre de cellules dépend du solde entre les cellules formées et perdues pendant la même période. Le renouvellement de l'épithélium mammaire dépend lui aussi du nombre de cellules formées et perdues, mais en valeurs absolues. Plus ces valeurs sont élevées, plus le renouvellement est intense.

Le mécanisme majeur de perte est la mort cellulaire programmée, ou apoptose. L'apoptose semble concerner en priorité les cellules sénescentes à activité sécrétoire réduite. La prolifération des cellules épithéliales mammaires se réalise par division de cellules de petite taille, peu différenciées, et fixant mal les colorants, qui présentent toutes les caractéristiques des cellules souches et progénitrices.

La régulation de la prolifération et de l'apoptose des cellules épithéliales mammaires est complexe. L'IGF1 (insulin-like growth factor 1), sécrété par le foie et localement dans les tissus, semble jouer un rôle de pivot dans cette régulation. Il existe ainsi un remaniement permanent du tissu épithélial mammaire tout au long du cycle de production et de reproduction de la vache, qui associe toujours des processus de prolifération cellulaire et d'apoptose.

Chez les vaches multipares, le nombre de cellules épithéliales mammaires diminue régulièrement tout au long de la lactation. Après dix mois de lactation, il est environ deux fois plus faible qu'au vêlage. La production de lait suit cette évolution, sauf en début de lactation au cours de laquelle l'augmentation de la production s'explique par une différenciation plus complète et une activité sécrétrice accrue des lactocytes.

Pendant toute la lactation, une prolifération cellulaire est notée. Elle est inférieure aux pertes par apoptose puisque le bilan est négatif, mais elle est néanmoins intense, de l'ordre de 0,3 % par 24 heures. Chez les vaches primipares, la dynamique de croissance et d'activité cellulaires est un peu différente. Néanmoins, la prolifération des cellules épithéliales mammaires est plus intense que chez les multipares tout au long de la lactation, en relation avec des taux d'IGF1 plus élevés. En outre, les cellules formées se différencient en cellules sécrétrices avec l'avancement de la lactation sous l'action de la prolactine.

Pendant la période sèche, le nombre de cellules épithéliales mammaires reste à peu près constant pendant les premières semaines de tarissement et double dans les dernières semaines. La prolifération de nouvelles cellules est toujours importante, y compris dans les jours qui suivent l'arrêt de la traite. Elle est alors compensée par un taux d'apoptose également élevé.

Durée optimale du tarissement

La recommandation classique de 60 jours de durée de tarissement résulte d'études rétrospectives anciennes qui montraient que les vaches taries moins longtemps produisaient moins de lait à la lactation suivante. Cependant, la diminution de production de lait reste minime et peu significative tant que la durée de tarissement des multipares est supérieure à une valeur minimale : 6 à 7 semaines.

Les durées de tarissement inférieures ou supérieures à 60 jours correspondent à des lactations plus longues, dans le premier cas par recul de l'arrêt de la traite et, dans le second cas, en raison de fécondations plus tardives. Par ailleurs, les vaches dont la durée de tarissement a été raccourcie présentent une ingestion alimentaire plus élevée après le vêlage, avec un déficit énergétique plus réduit en début de lactation et une moindre mobilisation de leurs réserves corporelles, avec une incidence plus faible des troubles métaboliques qui y sont associés. La fertilité des vaches est également améliorée, de sorte que le taux de réforme de celles à tarissement court est diminué.

Une diminution de la durée de tarissement peut aussi être envisagée individuellement, pour réduire les affections métaboliques en début de lactation et améliorer la fertilité, par exemple. Les individus ciblés sont surtout des vaches multipares avec des antécédents ou particulièrement exposées à ces troubles.

Alternatives au tarissement traditionnel

Des systèmes moins radicaux de lactations longues peuvent être envisagés. Réduire la fréquence des traites a les mêmes effets que raccourcir le tarissement. La baisse de production est due, à court terme, à une diminution de l'activité sécrétrice des lactocytes en raison de l'action en feedback de la présence de lait à leur contact.

Généraliser la monotraite (toute l'année chez toutes les vaches) diminue le travail d'astreinte, mais permet aussi d'adapter les lactations au pâturage d'herbe, en particulier dans des conditions de vêlages groupés. La traite une fois par jour en début de lactation peut aussi faire l'objet d'une application individuelle sur quelques vaches du troupeau, notamment des multipares fortes productrices, sujettes aux troubles métaboliques et à l'infertilité. Elle va compléter ou remplacer la stratégie du tarissement court.

Prévention des mammites pendant le tarissement

Environ 60 % de tous les cas de mammite en début de lactation trouvent leur origine dans la période de tarissement. Il est donc essentiel de prévenir l'apparition de nouvelles infections avant le vêlage et de guérir les infections existantes.

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