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Dynamique Économique et Emploi à Saint-Affrique : Analyse et Perspectives

Introduction

La ville de Saint-Affrique, située en région Midi-Pyrénées, connaît une évolution économique contrastée. Cet article se propose d'analyser les forces vives de son économie, les défis auxquels elle est confrontée, et les perspectives de développement envisagées, en s'appuyant sur les données disponibles et les témoignages des acteurs locaux.

Essor des PME-PMI et Création d'Emplois

Un signe positif de cette évolution est la création d'emplois dans les petites et moyennes entreprises (PME-PMI). En deux ans, 46 emplois ont été créés dans les 22 premières entreprises saint-affricaines. Cet essor est en partie porté par les nouvelles technologies, un secteur qui suscite l'enthousiasme et dynamise l'économie locale.

La SEFEE, un acteur majeur de la sous-traitance aéronautique, illustre parfaitement cette dynamique. L'entreprise compte 95 emplois et la signature de contrats importants pourrait entraîner une augmentation de ses effectifs. Il y a dix ans, l'entreprise se réduisait à un seul employé.

L'exemple de cette jeune entreprise, créée par Alain Jennequin, ex-chef d'atelier à la SEFEE, témoigne également de l'attractivité de Saint-Affrique pour les entrepreneurs. Alain Jennequin a choisi Saint-Affrique pour implanter son entreprise. Il explique : «J'ai eu pas mal de facilités pour m'installer ici. Un organisme rattaché à EDF m'a également prêté de l'argent et le site EDF a mis des locaux à notre disposition. Honnêtement, je n'ai jamais vu une ville avec un tel dynamisme. Tout est allé très vite dès l'instant où j'ai eu mon idée. J'ai fait plusieurs régions et, par exemple, je ne me serais jamais installé à Montpellier. Et puis, à St-Affrique, les voies de communication se sont améliorées et on a la proximité d'autres entreprises.»

Le Rôle des Collectivités Locales et des Initiatives Privées

André Lépot, adjoint municipal à l'activité économique, perçoit une reprise économique : «Il y a une progression toutes activités et tranches d'âges confondues. On a ici la chance de pouvoir s'appuyer sur un tissu de PME-PMI important et solide. Le site EDF (rebaptisé «Espace saintaffricain des Techniques Avancées», ndlr) est en train de redémarrer dans des activités diversifiées, tournées vers l'hébergement, l'éducation et les techniques de pointe. Il héberge des petites unités très solides car plus faciles à gérer. L'activité de La Cazotte est également très intéressante. D'une part, parce que leurs effectifs augmentent et que les élèves consomment, d'autre part en lançant l'agrobiologie qui est un secteur d'avenir.»

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La municipalité joue un rôle d'accompagnement, notamment en mettant des locaux à disposition des entreprises en phase de démarrage. Toutefois, les aides restent marginales et la commune s'appuie principalement sur l'initiative privée. André Lépot souligne : «Nous avons un rôle à jouer en aidant au démarrage des entreprises, par exemple en mettant des locaux à disposition. A l'heure actuelle, nous n'avons que 320 m2 de libre aux anciens abattoirs. Et il faudrait un atelier de transition.»

Cependant, Jérôme Rouve, PDG de la SOCOPA, estime «que pour une taxe professionnelle de 19 %, il pourrait exister un soutien plus marqué de la municipalité vers les entreprises. Notamment en mettant des locaux à disposition, hangars ou bâtiments, pour les PME qui démarrent.»

Les Secteurs d'Avenir et les Défis à Relever

L'agroalimentaire est identifié comme un secteur à fort potentiel de développement. Selon A. Lépot : «On peut dynamiser l'agroalimentaire. Peut-être en créant un atelier à temps partagé, une structure qui pourrait accueillir plusieurs types de producteurs qui souhaitent transformer leurs produits. Mais bon, ces structures perdent de l'argent et nous ne savons pas encore vers quoi l'orienter…»

Pour l'adjoint municipal, l'entreprise de demain doit réduire ses coûts au maximum : «Un secteur porteur ne devra pas exiger de mouvements de produits ou de transport lourd. D'autant que malgré l'ouverture vers l'A 75, nous restons encore très enclavés. Je vois plutôt l'émergence de nouveaux services dotés de techniques modernes de communication. Comme le télé-travail qui regroupe une offre de services traités à distance.»

Alain Fauconnier, conseiller général, met en avant le rôle du lycée professionnel de la Cazotte et du pôle de compétences en agrobiologie : «Il faut réfléchir à des outils sur la commercialisation de produits saintaffricains, par exemple autour du pôle de compétences qu'est l'agrobiologie et des formations dispensées au lycée agricole. Il y a là une place unique à prendre en MidiPyrénées.»

Le lycée agricole de la Cazotte connaît un développement important. Le site aujourd'hui est devenu monstrueux : une centaine de salariés (+ 45 % en 4 ans), 420 élèves à la rentrée 200-2001 (seulement 170 élèves en 1974), 21 millions de francs de travaux engagés dans les bâtiments depuis 1994 et 30 à 40 millions de francs de travaux sont encore prévus d'ici 2001. Le complexe agrobiologique se met en place en collaboration avec la chambre d'agriculture : d'une part avec la construction de bâtiments d'élevage ovins-bovins dès cet été, d'autre part avec l'aménagement d'un centre d'accueil au Cambon. Autres projets : la réalisation d'un centre d'élevage équin fin 99-début 2000 et la construction à l'automne du C3R (lieu de promotion de la filière ovin-lait) pour un budget de 7,5 millions de francs. «Le lycée est considéré comme un vecteur économique important et pas comme une maison de fonctionnaires», se félicite le directeur Michel Pécqueux.

Malgré ces perspectives positives, Saint-Affrique est confrontée à des défis importants. Selon les chiffres de la Direction départementale du Travail, le chômage a fortement augmenté dans les six derniers mois de 1998. L'administration a recensé à l'automne 251 demandeurs d'emplois, alors qu'ils n'étaient que 200 en mars 98 et 219 en mars 97. En 1990, la ville comptait 3.276 actifs dont 311 chômeurs. L'industrie, le commerce et les services captent l'essentiel de la main d'uvre. L'année dernière, 13 industries, 36 commerces et 35 services ont été créés. En revanche, 15 industries, 34 commerces et 19 services ont été radiés. De 1996 à 1998, les 24 premières entreprises les plus contributives en terme de taxe professionnelle ont vu leurs effectifs passer de 550 à 596 employés. Les principaux employeurs de St-Affrique : le centre hospitalier emploie 320 personnes, le lycée agricole 100 personnes, la SEFEE 95 personnes et EDF 90 personnes.

Offres d'Emploi et Secteurs Porteurs

Les offres d'emploi recensées témoignent d'une demande dans différents secteurs :

  • Postes internes (bureau d'études, travaux, administratif) au sein de l'administration Ad’hoc.
  • Assistant(e) comptable au sein d'un cabinet d'expertise comptable (rémunération : 22.8k €/an).
  • Postes dans des entreprises reconnues pour leur expertise et leurs solutions techniques innovantes, accompagnant des clients issus de secteurs variés comme l'industrie (rémunération : 40k €/an et 42k €/an).
  • Postes proposés par des agences d'intérim (rémunération : 12.02 €/heure et 13 €/heure).

Ces offres mettent en avant la recherche de profils compétents, capables de s'intégrer dans des entreprises en développement et de contribuer à leur croissance.

tags: #PME #PMI #Sorgues

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