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La Pilule Abortive en Nouvelle-Zélande : Fonctionnement, Accès et Enjeux

La citation de Simone de Beauvoir, « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant », résonne aujourd'hui avec une pertinence particulière, face aux attaques généralisées contre les droits des femmes. L'avortement, pratique ancestrale, continue d'être un enjeu majeur de société, un combat pour l'accès universel à un droit fondamental. Cet article explore le fonctionnement de la pilule abortive, son accessibilité en Nouvelle-Zélande, et les enjeux globaux qui entourent l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Un Aperçu Historique de l'Avortement

L'avortement a traversé les âges, des décoctions de plantes aux interventions modernes. Les premiers écrits sur le sujet remontent à l’antiquité. Il a ensuite été pratiqué de façon régulière et continue jusqu’à nos jours. Décoctions de plantes comme la sabine, manœuvres corporelles, coups dans le ventre, utilisation d’objets tranchants… sont alors les instruments usuels pour interrompre les grossesses non désirées. Avorter durant les premières semaines de la grossesse a d’ailleurs été pendant longtemps compromis par le fait que les femmes ignoraient souvent quand exactement elles étaient tombées enceintes (les tests de grossesse n’existant évidemment pas). Les premiers signes étant la plupart du temps liés au fait que l’embryon commence à bouger (vers le 4ème mois) les interruptions de grossesses étaient elles-mêmes pratiquées de façon tardive.

En 1234, l’Église adopte ce terme, ce qui en théorie, permet toute interruption de grossesse avant deux ou 3 mois. En revanche après ce stade, l’avortement est un acte grave interdit aux médecins par le serment d’Hippocrate et un péché capital pour l’Église. Au XVIIIe siècle, les progrès des sciences vont permettre la découverte des spermatozoïdes et des ovules redéfinissant par la même occasion le terme de « vie » et contribuant à durcir les législations sur l’avortement. Au XIXe siècle celui-ci est inscrit comme un « crime » dans les codes pénaux des pays occidentaux.

Il faudra attendre 1920 pour que la jeune République Socialiste Fédérative de Russie soit le premier état au monde, suite à la Révolution d’Octobre, à légaliser l’interruption de grossesse. Ce nouveau droit fait alors partie de toutes une série de mesures visant à remettre en cause radicalement « l’institution traditionnelle familiale bourgeoise » considérée comme l’un des trois grands piliers de la société capitaliste bourgeoise avec l’État ancien et la propriété privée. Parmi ces nouvelles lois il faut compter également sur la suppression du mariage religieux, l’abolition de l’autorité maritale et paternelle, la liberté de divorcer ou encore l’égalité absolue entre enfants naturels et « légitimes ».

Il faut ici noter que le droit à l’avortement reste pendant longtemps l’apanage des pays socialistes puisqu’il n’est dépénalisé et encadré légalement en France que depuis 1975 (loi Simone Veil). Au Royaume-Uni, l’avortement est légalisé par l’Abortion Act de 1967. Il faut attendre 2007 pour le Portugal, 2010 en Espagne ou encore 2018 en Irlande. Dans tous les cas, ce droit aura été conquis de haute lutte après une mobilisation continue du mouvement féministe pendant de nombreuses années. Dans plusieurs régions du monde ce droit est en progrès. En Amérique Latine pendant longtemps Cuba a été le seul pays à avoir un droit à l’avortement (depuis 1965). Il sera suivi en 2012 par l’Uruguay et en 2018 par l’Argentine. En 2016 le Chili adopte une loi « dépénalisant l’avortement thérapeutique » et au Mexique l’avortement n’est plus pénalisé depuis 2021. En Asie également les choses avancent. Certains pays comme l’Inde, le Vietnam, la Chine ou le Népal ont un droit à l’avortement depuis les années 70 (depuis 1950 pour la Corée du Nord). La Corée du Sud a quant à elle une loi sur les interruptions volontaires de grossesse depuis plus de 65 ans. Celle-ci a été remise en cause en 2010 par une loi interdisant l’avortement sauf en cas de viol ou d’inceste. Cependant, cette loi a elle-même été invalidée en 2019 par la Cour constitutionnelle. Au Japon, la pilule abortive va être autorisée d’ici la fin de l’année 2022, mais, avant d’y avoir accès, les femmes devront obtenir l’approbation de leur partenaire. L’Afrique est l’une des zones les plus restrictives en matière d’avortement. La zone est dominée par une illégalité de l’avortement avec l’exception de la Tunisie (dès 1973), du Mozambique, du Bénin (depuis décembre 2021) et de l’Afrique du Sud. Cependant au Kenya, alors que les avortements clandestins provoquent plus de 2 000 décès chaque année, le pays avance vers une dépénalisation voire une légalisation de l’avortement depuis 2020. En 2020, le Maroc autorisait l’avortement en cas de viol, d’inceste, de malformation du fœtus ou de trouble mental chez la mère.

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La Pilule Abortive : Mécanisme d'Action et Utilisation

La pilule abortive, souvent appelée RU 486, est une méthode d'IVG médicamenteuse. Elle implique la prise successive de deux médicaments sous surveillance médicale. Le premier, la mifépristone, interrompt la grossesse. Le second, composé de misoprostol, est administré environ 48 heures plus tard pour augmenter les contractions et expulser l'embryon. Cette méthode est généralement utilisée au début de la grossesse, dans le cas d'un avortement précoce. En France, par exemple, elle est possible jusqu'à la 7e semaine de grossesse.

L'Avortement en Nouvelle-Zélande : Un Droit Dépénalisé

La Nouvelle-Zélande a dépénalisé l’avortement en 2020. En 2024, on a recensé 17 785 avortements, soit une augmentation de 37% depuis 2019. Avec ce service appelé DECIDE, il est possible de pratiquer un avortement dit précoce par téléphone. En 2024, 67% des avortements étaient des avortements précoces. Le directeur de Magma Healthcare souhaiterait que les interruptions volontaires de grossesse soient « mieux financées », afin de « garantir l’accès gratuit à l’avortement pour toutes ».

Les Méthodes d'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG)

Il existe deux méthodes principales pour réaliser une IVG :

  • La méthode médicamenteuse : Elle est possible au début de la grossesse et consiste en la prise de deux médicaments sous surveillance médicale. Le premier (mifépristone ou RU 486) interrompt la grossesse et le second (composé de misoprostol) est administré environ 48 heures plus tard, augmentant les contractions et expulsant l'embryon.
  • La méthode chirurgicale (ou instrumentale) : Elle se pratique généralement à l'hôpital et nécessite une anesthésie (locale ou générale). Le médecin dilate le col utérin et y fait passer une canule pour aspirer l'embryon présent dans l'utérus. L'opération dure environ 20 minutes.

L'IVG : Un Enjeu Mondial et un Droit Menacé

Aujourd’hui, le droit à l’IVG demeure fortement inégalitaire à travers le monde. Les législations sont très variables, allant de l’autorisation sur simple demande jusqu’à l’interdiction totale d’accès.

L’avortement est risqué lorsque la grossesse est interrompue soit par des personnes n’ayant pas les compétences nécessaires, soit dans un environnement non conforme aux normes médicales minimales. La personne concernée, se trouvant initialement dans une situation de détresse, encourt de fortes souffrances psychologiques et biologiques, voire selon les manques de moyens, un risque de mourir. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 25 millions d’avortements par an ont lieu dans la clandestinité, et chaque année entre 4,7% et 13,2% des décès maternels peuvent être attribués à un avortement dangereux.

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Il semble important de rappeler en quoi le droit à l’IVG est un choix, et un droit à la fois fondamental et nécessaire pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Les femmes1 ont un droit sur leur corps et leur reproduction qui ne peut pas être transféré à leur famille ou à l’État. Ainsi les raisons d’avoir recours à l’IVG lui sont propres et demeurent toujours légitimes. Le Comité des Droits Humains des Nations Unies compte parmi les droits humains l’accès à l’avortement et la prévention de la mortalité maternelle. Il soutient que pour permettre une avancée cruciale pour la santé et l’autonomie corporelle des femmes, il est impératif que les États fassent respecter ce droit en fournissant un accès sûr, légal et effectif à l’avortement quelles que soient la ou les motivations de la personne enceinte.

Pourtant, à l’échelle mondiale, les législations sur l’avortement continuent de varier selon les pays présentant parfois d’importantes restrictions. De plus, certains obstacles économiques, politiques, culturels ou d’autres restrictions dues aux objections de conscience, empêchent l’accès effectif à l’avortement. En plus d’être globalement inégal, ce droit est menacé par l’émergence d’une vague conservatrice qui remet en cause le droit des femmes de choisir librement d’avoir ou non un enfant et stigmatise les personnes qui cherchent à avoir recours à l’avortement.

Le droit à un avortement sûr et légal est un droit humain fondamental protégé par de nombreux traités internationaux et régionaux et par des constitutions nationales. Néanmoins, l’avortement représente encore aujourd’hui un enjeu majeur de nombreuses sociétés, et continue d’incarner le combat de milliers de personnes car son accès est toujours très inégal et reste illégal dans de trop nombreux pays. En terme de chiffres, nous pouvons mettre en avant que 41% des êtres humains du monde vivent sous des lois restrictives. L’impossibilité d’accéder à des soins sûrs et légaux concernant l’avortement touche encore 700 millions de personnes en âge de procréer.

Certains pays d’Afrique ont hérité du cadre législatif restrictif des pays colonisateurs, dont les lois et le Code pénal définissent l’accès à l’avortement et les éventuelles sanctions, ceci conduisant le continent à être régi par des lois répressives où l’avortement est totalement interdit. L’avortement est illégal dans 3 pays : le Liban, la Libye et le Burundi. Par exemple, les articles 539 à 546 du Code pénal libanais, qui datent de 1943, interdisent l’avortement. Dans 25 pays africains, l’avortement est autorisé si la vie de la mère est en danger et neuf pays incluent les cas de viol et d’inceste : le Burkina Faso, le Soudan, le Zimbabwe, le Cameroun, le Botswana, le Ghana, le Liberia, la Namibie et les Seychelles. Dans 11 pays, l’avortement est légal en cas de malformation du fœtus, dont : le Burkina Faso, le Botswana, le Ghana, le Liberia, la Namibie et les Seychelles. Mais dans la pratique, les victimes doivent dénoncer l’auteur de l’abus sexuel ce qui n’est pas facile et génère le plus souvent une forte stigmatisation sociale et morale sur elles.

En Amérique Latine, les lois sur l’avortement sont restrictives et la liberté d’avorter n’est pas garantie. Le poids de l’Église catholique et la forte culture patriarcale constituent des freins aux changements et aux progrès législatifs. L’avortement est totalement interdit dans 6 pays sur 34, soit pour 7% de la population de la région. Dans les années 2000, des tentatives d’extension du droit à l’avortement ont eu lieu pour trois motifs : préserver la santé de la personne concernée, en cas de viol et en cas de malformation du fœtus. Ces tentatives ont échoué au Honduras, au Salvador et en République dominicaine sous le poids des mouvements conservateurs. Dans une certaine mesure, il est possible de parler d’une remise en cause de droits acquis à travers des modifications du Code pénal ou de la Constitution. Par exemple, les lois se sont durcies au Nicaragua qui autorisait jusqu’en 2006 l’avortement thérapeutique et qui est maintenant interdit. Il en va de même au Salvador qui autorisait l’avortement pour sauver la vie de la personne et en cas de malformation du fœtus, mais qui le punit désormais par de lourdes peines de prison. Deux cas permettent d’illustrer cette situation, ceux de Teodora Vasquez et Maira Figueroa, qui ont chacune passé une dizaine d’années en prison pour une fausse couche, considérée par la justice comme un homicide. Bien que certains pays autorisent l’avortement sous conditions comme en cas de viol ou d’inceste, ce droit est souvent plus théorique que réel.

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En Europe, le sujet de l’avortement suscite à nouveau des tensions ces dernières années. Aujourd’hui encore au sein de l’Union Européenne, Malte prohibe complètement l’avortement, même en cas de danger imminent pour la mère. Sur l’île, 91% de la population se dit catholique, le clergé est encore très influent et opère une véritable pression sur les partis politiques et la société civile en développant une censure de l’information sur l’avortement. Pour le gouvernement, il s’agirait de mettre en œuvre une politique nataliste sous couvert de religiosité. En Andorre, l’avortement est interdit même en cas de viol, d’inceste ou de malformation du fœtus. Cela est souvent présenté d’un point de vue extérieur comme un moyen de préserver le caractère historique unique de ces micro-États et de leurs racines religieuses. En 2005, le gouvernement andorran a introduit un nouvel article dans le Code pénal qui prévoit une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans et demi pour les personnes reconnues coupables d’avortement. Cela touche aussi les médecins qui pratiquent l’avortement, qui peuvent risquer jusqu’à douze ans de prison si l’avortement entraîne le décès du ou de la patient.e.

La même inquiétude se présente aux États-Unis, sous le gouvernement ultra-conservateur de Donald Trump. Plus particulièrement l’État d’Alabama qui possède la loi américaine la plus stricte concernant l’avortement. Cette loi interdit les avortements à tous les stades de la grossesse et rend les médecins passibles de peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à quatre-vingt-dix-neuf ans de détention, sauf si la vie de la personne enceinte est en jeu ou en cas d’anomalie du fœtus.

Un grand nombre de pays interdisent l’avortement sur simple demande, mais, comme évoqué plus haut, dans certaines conditions, bien que l’accès ne soit pas simple, il est possible d’y avoir recours. Lorsqu’il y a danger pour la vie de la personne enceinte, certains États peuvent faire exception à leur législation interdisant l’IVG. La religion, notamment la chrétienté, est souvent désignée comme le principal obstacle à l’IVG. Un certain nombre de pays à majorité catholique comme le Salvador, Malte ou le Vatican ont une interdiction totale de l’avortement. Pour ce qui est de l’Islam, bien que près de 80% des habitant.e.s du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord vivent dans des pays où le droit à l’avortement est restreint, la vie de la mère reste la priorité. 55% d’entre elles vivent donc dans des pays où l’IVG n’est autorisée que pour sauver la vie de la mère (Afghanistan, Pakistan, Yémen, Oman, Iran, Irak,…) et 24% où l’IVG est uniquement admise pour préserver la santé physique ou mentale de la mère. En Egypte par exemple, l’article 61 du Code pénal explique que « toute personne qui commet un délit par nécessité pour éviter un danger grave et imminent constituant une menace pour elle-même ou une autre personne ne saurait être punie […] ». Bien que le plus souvent ces raisons justifient la réalisation d’un avortement uniquement quand la vie de la personne enceinte est en danger, il arrive qu’en Egypte cette condition soit interprétée pour englober les cas de grossesse susceptibles d’induire un risque élevé pour la santé de la personne, voire les cas de déficience fœtale.

Dans d’autres cas, les textes juridiques peuvent parfois préciser que l’avortement est autorisé « pour préserver la santé physique de la femme », en cas de « risque d’atteinte grave à la santé physique de la femme » ou de « grave danger pour la santé de la femme ». Le manque de précision des lois laisse souvent place à l’interprétation. Les définitions de l’OMS devraient alors servir de référence. L’OMS prévoit les définitions suivantes : la santé est « un état de bien-être complet physique, mental et social et pas uniquement l’absence de maladie ou d’infirmité ». La santé mentale n’est elle « pas uniquement l’absence de trouble mental. C’est un état de bien-être dans lequel l’individu réalise ses propres capacités, peut supporter le stress ordinaire de la vie, peut travailler productivement et fructueusement et est capable d’apporter une contribution à sa communauté ».

Plusieurs États autorisent le recours à l’avortement en cas de menace pour la santé de la personne souhaitant avorter, pour autant, il n’y a pas toujours de distinction entre santé physique et santé mentale, laissant place à plus ou moins de restrictions. Compte tenu de l’influence de l’environnement social et économique de la personne enceinte sur sa santé, certaines lois sur l’avortement stipulent clairement que, réel ou prévisible, cet environnement doit être pris en considération dans l’évaluation des menaces pour sa santé. Les risques pour la santé mentale de la personne peuvent regrouper d’autres motifs, comme par exemple les cas de viol ou les tensions liées aux circonstances psychologiques ou socio-économiques. En Thaïlande, « l’avortement thérapeutique […] sera pratiqué dans les conditions suivantes : […] en cas de nécessité due à un problème de santé mentale de la femme enceinte, qui doit être certifié ou approuvé par au moins un médecin qualifié autre que celui qui pratiquera l’interruption médicale de grossesse. […] A cet égard, il devra y avoir des indications médicales claires selon lesquelles la femme enceinte a […] un problème de santé et l’examen et le diagnostic seront enregistrés dans le dossier médical et conservés comme preuves.

Autre exception à l’interdiction de l’IVG pour certains États : une grossesse qui résulte d’une forme quelconque d’agression sexuelle. On entend par là viol ou inceste, mais il peut également s’agir de détournement de mineur.e. Il peut aussi être question d’une grossesse après un rapport sexuel avec une personne ayant un handicap mental ou une maladie mentale, ou un rapport sexuel obtenu sous la menace, dans ces cas, la formulation « si la grossesse résulte d’un acte contraire à la loi » peut être utilisée. Si en principe il est autorisé d’avorter en cas de viol, en pratique, l’accès ne s’en trouve facilité que si les personnes concernées peuvent bénéficier du service par simple déclaration au prestataire de service au lieu de devoir satisfaire des conditions administratives. Le fait que les personnes doivent parfois dénoncer leur agresseur pour pouvoir avoir accès à l’avortement les décourage. De plus, de nombreuses personnes ne sont pas forcément au courant de leurs droits. Au Burkina Faso, l’avortement est autorisé par la loi seulement pour protéger la santé de la personne enceinte, dans les cas de viol, d’inceste, ou de grave malformation fœtale. Cependant, la connaissance du statut légal de l’avortement est faible : seulement un tiers des Burkinabè savent que l’avortement est autorisé dans certains cas.

Vient ensuite le risque de déficience fœtale comme condition d’un avortement. Certains pays précisent le type et le degré de déficience nécessaire pour justifier ce motif. Il n’y a alors généralement pas de limite pour la durée de la grossesse. Certains pays ne considèrent pas explicitement les risques pour le fœtus mais incluent ce critère dans la formulation « pour préserver la santé physique ». Le Chili autorise l’IVG dans trois cas : risque pour la vie de la personne enceinte, viol et non-viabilité du fœtus. Le Bénin également.

Les Risques et Complications Potentielles de la Pilule Abortive

La prise de la pilule abortive fait l’objet de nombreux débats dans le monde car elle est loin d’être inoffensive pour la santé de la femme. Entre août 2001 et janvier 2004, sept décès ont été répertoriés au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Suède et en Espagne. Une autopsie et des recherches bactériologiques ont été réalisées sur les tissus prélevés post-mortem sur les patientes. Chez aucune d’entre elles, l’autopsie n’a retrouvé de « produits de conception » dans l’utérus, ce qui laisse entendre que cette complication n’est pas liée à un avortement incomplet. Aux Etats-Unis, ceux qui remettent en cause l’autorisation de mise sur le marché de la mifépristone (en 2000) font valoir que puisque 460 000 IVG médicamenteuses ont été réalisées ces dernières années aux USA, le risque de décès par syndrome de choc toxique est de 1/100 000 et sans doute davantage. En Italie, des militants tentent d’obtenir l’autorisation de la pilule abortive RU 486. Le ministre de la santé, Francesco Storace, l’avait autorisée puis l’a suspendue fin septembre après une première expérimentation à Turin. De grosses pressions sont exercées sur le ministre pour qu’il l’autorise à nouveau. La Toscane a d’ailleurs autorisé ses hôpitaux à prescrire la RU 486 sans le feu vert du ministère. Dans un communiqué du 17 mars dernier, la Food and Drug Administration réitère sa mise en garde contre la RU 486 après la mort de deux autres femmes l’ayant utilisée. Bien que les causes de la mort de ces femmes ne soient pas confirmées, la FDA a convoqué le laboratoire fabricant, Darco Laboratories.

Alternatives à l'Avortement : La Contraception et la Ligature des Trompes

Il existe de multiples méthodes contraceptives alternatives, certaines d’entre elles sont des méthodes très efficaces comme le DIU (dispositif intra-utérin) ou l’implant hormonal sous-cutané placé dans le bras, qui sont durables et peuvent être retirés facilement. Tous avec leurs avantages et leurs inconvénients. Par conséquent, il est important de s’entendre avec votre gynécologue pour trouver la méthode qui correspond le mieux à vos besoins.

La ligature des trompes est une méthode de contraception chirurgicale. Jusqu’à récemment, une autre méthode hystéroscopique était utilisée, consistant à placer un ressort dans chaque tube (Essure). Le principal avantage de la ligature des trompes est sa grande efficacité: la fiabilité de la technique offre un taux de réussite allant jusqu’à 99,5%, en augmentation après la première année. Un autre avantage, non moins important, est la relative simplicité de l’intervention, qui permet à la patiente de rentrer chez elle par la suite sans avoir à rester à l’hôpital plus de quelques heures.

La procédure n’affecte pas la fonction ovarienne ou utérine, par conséquent, le cycle menstruel est maintenu et la période continue. Sa réversibilité est complexe et pas toujours efficace. Cela dépend de la technique qui a été utilisée pour l’occlusion et du temps qui s’est écoulé depuis la chirurgie. Cela implique que cela ne pourrait pas être fait dans tous les cas, et en supposant également que cela soit fait, la probabilité de concevoir à nouveau naturellement est très faible. Ainsi, lorsque vous souhaitez redevenir mère, le plus conseillé est de recourir à la fécondation in vitro. De cette manière, nous pouvons nous passer de la fonction des trompes pour la fécondation de l’ovule, car nous pouvons effectuer toute la procédure en laboratoire. La femme devrait subir une stimulation ovarienne pour obtenir ses ovules et l’homme fournirait un échantillon de sperme. En général, le pronostic est très bon dans ces cas.

Comme le reste des méthodes contraceptives existantes, son efficacité n’est pas de 100%. Il est considéré comme une méthode très fiable, mais pas infaillible. La plupart des études récentes rapportent un taux d’échec inférieur à 1%. Bien que cela soit très rare, il peut arriver que les extrémités des trompes se rejoignent et conduisent à une grossesse non désirée.

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