L'allaitement maternel est un processus naturel et largement encouragé pour nourrir les nourrissons et les jeunes enfants. En Islam, cette pratique est valorisée, mais des questions spécifiques se posent concernant l'allaitement pendant la grossesse, notamment en période de jeûne comme le Ramadan. Cet article explore les aspects religieux, scientifiques et pratiques de l'allaitement pendant la grossesse en Islam, en tenant compte des divers avis et recommandations.
L'allaitement en Islam: Une pratique encouragée
L'allaitement est un procédé naturel visant à nourrir le nourrisson ou l’enfant par le sein de la maman. Plébiscité par les médecins, ce procédé soulève toutefois des questions de jurisprudence. En islam, la femme enceinte peut continuer d’allaiter son enfant durant deux années complètes, soit la période d’allaitement légiférée et mentionnée dans le Coran. Les traditions juive et musulmane assurent qu’un enfant allaité avec amour sera tendre et proche de sa mère à l’âge adulte. Toutes deux promettent à la mère allaitante un accueil après son trépas au Paradis.
Al-Ghayl : Une pratique à considérer
Dans un hadith, le messager d’Allah a déclaré vouloir interdire al-Ghayl. Puis, il n’a pas prononcé l’interdiction se rappelant des Byzantins et des Perses qui le pratiquaient. Selon An-Nawawi, Al-ghayl est un terme arabe qui désigne le fait d’avoir des rapports sexuels avec une femme alors qu’elle allaite un nourrisson. Le prophète Muhammad, aleyhi selem, a voulu interdire cette pratique par souci du bienfait de l’enfant. Les gens de science ont aussi affirmé qu’Al-ghayl ne causait aucun tort à l’enfant. Partant de là, ils ont aussi affirmé qu’allaiter enceinte islam ne pose pas de problème, à condition que cela ne nuise pas à l’enfant ou à l’embryon. La réponse à cette question de fiqh met en exergue la préservation des intérêts individuels par l’islam.
Allaitement pendant la grossesse : Aspects scientifiques
Les effets de l’allaitement pendant une grossesse n’ont pas fait l’objet d’une étude durement menée. Les données disponibles n’indiquent à priori aucun risque si la mère se porte bien. Cependant, il est crucial de considérer certains aspects :
Impact sur le développement du fœtus
La production de lait nécessite certes pas mal d’énergie. De ce fait, on pourrait penser qu’allaiter en étant enceinte limiterait les ressources pour le fœtus.
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Impact sur la santé de la maman
Entre allaitement et grossesse, on peut penser que le corps de la mère est malmené. Certaines études ont d’ailleurs démontré un niveau plus bas d’hémoglobine pour ces femmes. Cet effet augmente de ce fait leur probabilité de souffrir d’anémie, d’où l’intérêt de prendre une multivitamine prénatale. Mais une bonne alimentation diminue les risques nutritionnels.
Allaitement et Ramadan: Concilier la pratique religieuse et la santé
Les femmes musulmanes qui ont l’habitude d’observer le jeûne du Ramadan dans leur pratique religieuse se trouvent parfois un peu désemparées les années où elles sont enceintes ou en train d’allaiter. Il peut être difficile de naviguer entre les attentes culturelles vis-à-vis de la maternité, une mauvaise connaissance des comportements biologiquement normaux du nourrisson, des facteurs religieux, la pression sociétale ou familiale, des informations contradictoires, non-objectives ou peu fiables…etc. Ces femmes se demandent comment concilier leur parcours d’allaitement et leur pratique religieuse, et les professionnel·les de santé ne sont pas toujours en mesure de les accompagner pleinement sur ce sujet spécifiquement.
Exemption du jeûne pour les femmes enceintes et allaitantes
Les textes religieux ne font pas état d’une proscription quant au fait d’allaiter enceinte en islam, la science non plus. Ramadan, le mois du jeûne ou sawm prescrit pour chaque personne post-pubère qui est physiquement apte à jeûner, les musulmans ayant l’âge requis ne doivent pas manger, boire, fumer, ni entretenir de rapport sexuel de l’aube au coucher du Soleil, la majorité mangent deux repas l’un avant l’aube (Sahour) et l’autre immédiatement après le coucher du soleil (Iftar).
Il y a des exemptions claires dans l’Islam du jeûne de Ramadan pendant la maladie, la grossesse et l’allaitement et pourtant, certaines femmes musulmanes choisissent de maintenir le jeûne lorsqu’elles sont malades, enceintes ou allaitantes en raison d’une confluence de facteurs sociaux, religieux et culturels. Allah Le très-Haut a exempté cette tranche vulnérable du jeûne car le tout puissant sait qu’il peut être difficile pour le voyageur, le malade, la femme enceinte et allaitante.
Dans Fatawa as-Siyam, p. 161, Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah Très Haut lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes : La femme enceinte et celle qui allaite se trouvent dans l’un des deux cas : Le premier est le cas où le jeûne ne leur est pas pénible et elles n’en craignent pas les effets sur leurs enfants. Dans ce cas, elles doivent observer le jeûne, car il ne leur est pas permis de s’en abstenir. Le deuxième cas est celui dans lequel elles craignent les effets du jeûne sur elles-mêmes puisqu’il leur est pénible. Dans ce cas, elles n’observent pas le jeûne. Mieux, certains ulémas «savants» soutiennent même que si elles craignent pour leurs enfants, l’observance du jeûne leur est interdite.
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Avis des Ulémas sur le rattrapage du jeûne
Il y a une divergence de vues au sein des ulémas à propos du jugement à porter à la femme enceinte et à celle qui allaite si elles n’observent pas le jeûne. Ils ont émis plusieurs avis :
- Premier avis : Elles ne doivent effectuer qu’un jeûne de rattrapage.
- Deuxième avis : Si elles craignent pour elles-mêmes, elles n’auront qu’à effectuer un jeûne de rattrapage. Si elles craignent pour leurs enfants, elles doivent effectuer un jeûne de rattrapage et nourrir un pauvre pour chaque jour.
- Troisième avis : Elles peuvent se contenter de nourrir un pauvre (pour chaque jour non jeûné). Et elles n’ont pas à effectuer un jeûne de rattrapage.
En conclusion, pour le rattrapage des jours non jeûnés référez vous à une autorité savante ou l’Imam de sa région, les concernées doivent aussi consulter le médecin pour décider si elles peuvent ou non jeûner pendant la grossesse ou l’allaitement selon leur état de santé ou de l’enfant.
Impact du jeûne sur l'allaitement : Ce que dit la recherche
La recherche sur l’allaitement maternel nous dit: Que le jeûne à court terme (ne pas manger) ne diminuera pas l’approvisionnement en lait, aucune étude n’a pu démontré des effets secondaires sur l’allaitement durant le jeûne islamique. Que le corps de la femme qui allaite semble effectuer plusieurs adaptations métaboliques pendant le jeûne à court terme pour s’assurer que la production de lait n’est pas affectée. Que l’organisme s’habitue au jeûne, avec une phase d’adaptation puis une phase d’équilibre, un peu comme lors d’une grève de la faim. Si le rythme d’activité est modéré, le jeûne est généralement bien supporté.
Rakicioğlu et. Al. (2006) ont étudié les mères de bébés âgés de 2 à 5 mois qui jeûnaient pendant le Ramadan (pas de nourriture ni de liquide entre 5 h 00 et 19 h 30). Ils ont constaté : Que, bien que la croissance du nourrisson et la teneur en macronutriments du lait maternel n’aient pas été affectées, les niveaux de plusieurs nutriments dans le lait maternel (zinc, magnésium et potassium) ont diminué et l’état nutritionnel des mères allaitantes a été affecté. Ces auteurs ont noté qu ‘« il semblerait prudent d’exempter les femmes allaitantes du jeûne pendant le Ramadan». Prentice et. Al. (1983) ont étudié des femmes en Afrique de l’Ouest qui jeûnaient pour le Ramadan et ont constaté que le volume de lait n’était pas affecté, mais la composition du lait a changé dans une certaine mesure. Les chercheurs ont noté que les femmes semblaient se sur hydrater pendant la nuit lorsque les liquides étaient autorisés à réduire la déshydratation diurne. Que si le jeûne du Ramadan n’avait pas d’impact significatif sur le taux des macronutriments du lait maternel, il avait un impact sur le taux de certains micronutriments, et sur le statut nutritionnel des mères.
En conclusion, une femme allaitante, en bon état général par ailleurs, et sans souci de santé à la veille du Ramadan, pourrait être autorisée à jeûner par son référent médical. Elle devra tout de même être à l’écoute de son corps et de son bébé, toute mère étant naturellement protectrice, et savoir renoncer au jeûne pour sa santé et celle de son bébé.
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Quand la maman allaitante ne doit-elle pas jeûner ?
D’un point de vu religieux : Le bébé humain a besoin avant tout de lait maternel et l’Islam soutien l’allaitement {Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets}. (Sourate El-Baqara : Verset 233) Rappelons nous que dans la religion, la condition est claire : la femme qui allaite craint pour elle-même ou son enfant ne doit pas jeûner. Si elle constate que c’est difficile pour elle physiquement de supporter et continuer le jeûne. Certains savants pensent même qu’il est mal d’ignorer cette permission, Allah a dit : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Allah a l’intention de vous soulager et n’a pas l’intention de vous faire souffrir… » [Sourat El’Baqara,verset 185]
Chaque diade maman/bébé est différente des autres. Il est inadmissible de se comparer avec une autre maman : chacune ses capacités, sa physiologie, son métabolisme, son état de santé, ou sa lactation. La fatigue accumulée lors de la grossesse et des premières semaines avec bébé est assez conséquente (manque de sommeil, rythme instable et désorganisé…). Différents paramètres généraux et individuels sont à prendre en considération aussi comme la période de l’année ou tombe le Ramadan (période plus ou moins prolongée du jeûne) Maman : En congés parental ou reprise du travail, entourage aidant ou pas, d’autres enfants plus grands à s’occuper…,Alimentation équilibrée, possibilité de reposer la journée ou faire des siestes…,Lactation : bien lancée et sans problèmes. Pareil pour le bébé qui tète : un bébé malade inconsolable, l’âge, diversifié ou pas, traverse une poussée dentaire, refus des solides, un pic de développement, tétées frénétiques, sommeil, et rythme (un bébé qui se réveille 10 fois la nuit), même s’il a plus de six mois, la maman allaitante d’un enfant de moins de deux ans, est dispensée de jeûne du point de vue religieux si elle craint pour sa santé ou celle de son bébé, concernant l’allaitement au delà de deux ans et le jeûne il est conseillé de se référer à une autorité savante ou prendre l’avis d’un imam. Donc c’est à la maman de voir. Elle est maîtresse de sa décision selon ses conditions. Les témoignages des copines voisines ou sur les réseaux sociaux qui jeûnent sans difficultés ne doivent pas affecter sa décision. A la moindre peur, cette autorisation religieuse est à prendre en compte, puisque si elle jeûne et que cela se répercute sur sa santé ou sa lactation, elle peut mettre en péril son allaitement et c’est de sa santé et la santé de son bébé qu’il s’agit et non d’une question de faim, sa priorité c’est son bébé qui a besoin d’elle. Et enfin si elle décide tout de même de jeûner « surtout les mamans des bébés de plus de six mois » et pour voir comment le jeûne sera supporté, elle peut faire quelques essais de jeûne au début du Ramadan et voit, si elle remarque une diminution de lactation ou un changement dans le comportement de son bébé elle doit prendre l’autorisation religieuse et rompre le jeûne.
Risques liés à la déshydratation
La déshydratation : Il y a deux risques à ne pas boire toute la journée: La maman se déshydrate, les signes sont : soif intense, urines plus sombres et plus odorantes, vertiges, épisodes de fatigue Si la déshydratation est suffisamment sévère, en plus des symptômes précédents : évanouissement, maux de tête, douleurs diffuses, l’approvisionnement en lait peut diminuer. La déshydratation de maman est relativement facile à gérer, si elle a soif (ou si l’urine devient très jaune, ou si elle a des vertiges ou des nausées), elle doit boire. Une baisse de lactation liée à la déshydratation peut être un problème plus important pour certaines mères à jeun - certaines mères ont du mal à se ravitailler (cela est souvent observé chez les mères qui ne mangent pas ou ne boivent pas à cause de la maladie). Lorsqu’une mère ne boit pas de liquides pendant une journée et se déshydrate, le bébé va se mettre à téter plus pour bénéficier de sa ration journalière.
L'âge du bébé et l'allaitement
Les professionnels de l’allaitement déconseillent de jeûner les six premiers mois. Le bébé allaité exclusivement dépend entièrement de sa maman, ils demandent à la maman d’être très attentive aux signes d’une baisse de lactation si elle décide quand même de jeûner, ils exigent même de peser le bébé chaque semaine. Concernant l’allaitement mixte et selon le nombre de tétées/biberons en plus, la lactation peut diminuer et à la moindre baisse de flux, le bébé peut faire une préférence ou une confusion et refuser carrément de téter. Donc il ne faut pas écouter les conseils type: « tu donnes des compléments de préparation commerciale pour nourrisson. », « tu n’allaites pas beaucoup tu dois jeûner », ou même « tu peux te contenter des biberons et revenir à l’allaitement maternel après le mois de Ramadan ». Donc quelque soit le type d’allaitement si la maman craint pour sa lactation elle peut ne pas jeûner. Ils déconseillent de jeûner les 100 premiers jours, ils disent que c’est fortement déconseillé que l’allaitement démarre, et la lactation est encore fragile. Sous contrôle hormonal, leur sécrétion «Prolactine, Ocytocine» peut être perturbée ou inhibée suite à une forte fatigue, stress, manque de sommeil ou un déséquilibre alim…
Grossesse en Islam: Soutien et Bienveillance
L’Islam accorde une place encore plus importante à la femme durant sa grossesse. Dans un de nos derniers articles, nous avions enjoints les proches de la femme enceinte, à l’entourer, l’accompagner et à la soutenir du mieux que l’on peut. En effet, en tant que musulmans, l’Islam nous rappelle le beau mérite de venir en aide à sa sœur pour la satisfaction de notre Seigneur, afin d’obtenir miséricorde et de consolider les liens fraternels Quel comportement nous préconise l’Islam envers les femmes en période de grossesse ?
Le rôle de l'entourage
Si ce verset évoque le bon traitement de l’enfant envers ses parents et plus encore sa mère, Allah évoque également la difficulté de la grossesse. Toute femme ayant porté la vie par la Grâce d’Allah témoignerait de la fatigue que l’on endure. Pendant la grossesse, après l’accouchement, l’allaitement, veiller sur bébé…. La femme devient mère et consacre une bonne partie de son temps, de sa vie pour ses enfants et plus largement pour son foyer. L’homme ne devrait pas manquer de compassion et de bienfaisance envers sa femme. Si elle est chargée de respecter droits et devoirs envers l’époux que préconise l’Islam et lui doit obéissance, quel meilleur foyer que celui où la complicité est installée ? Ainsi, plus largement, chaque membre de la famille peut contribuer au bonheur de la femme enceinte. Celle-ci se délecte parfois de la plus minime des intentions : Un plat dont elle avait envie, un bouquet de fleurs, des moments d’études ensemble. Outre le fait de rassurer la femme enceinte, il ne faut pas les oublier dans l’apprentissage : La grossesse, le stress de cette dernière et un manque d’organisation peuvent vite mener à un épuisement moral et au délaissement des assises. Ainsi, usons de souplesse et soyons attentifs à notre communauté, où chacun est attentif aux besoins de l’autre, pour garantir bi idhni Llah, une unité. D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Les croyants entre eux sont comme une construction, ils se soutiennent les uns les autres » et il a croisé ses doigts.(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2446 et Mouslim dans son Sahih n°2585)
Allaiter pendant la grossesse : Aspects pratiques
Votre accouchement approche ? Enceinte et déjà maman d’un enfant toujours allaité : deux états tout-à-fait compatibles ! Mais avant de se lancer, il faut savoir à quoi s’attendre et comment réagir face aux petits changements.
Recommandations médicales
Les recommandations des autorités sanitaires sont sans appel : « Si la grossesse se déroule normalement, le fait d’allaiter l’aîné(e) ne présente pas de risques pour le futur bébé. »* Ni pour l’enfant allaité et ni pour la mère, d’ailleurs. Le principal changement ? Une baisse de lactation perceptible à un moment de la grossesse. En fin de grossesse, la lactation se modifie encore : le colostrum (premier lait particulièrement riche en anticorps, présent durant les jours qui suivent la naissance) (ré)apparaît. « Cela peut être déroutant pour l’enfant allaité, mais le colostrum est bon aussi pour lui. Autre conséquence de la grossesse sur l’allaitement ? Des douleurs aux seins d’intensité variable lorsque l’enfant tète : « Pour certaines femmes, c’est même un symptôme de grossesse ! » L’experte en allaitement recommande alors de trouver un compromis : « Certaines mères proposent à leur enfant de compter jusqu’à 10 avant d’arrêter la tétée. Mais la solution dépend de chaque situation et de chaque jour !
Gérer les sentiments et les sensations
Plus éprouvant pour les futures mères : certaines ressentent soudainement un sentiment de malaise ou d’irritation lorsqu’elles allaitent. Une source de culpabilité pour beaucoup d’entre elles, face à ces ressentis inconnus. « Ils ne sont pas forcément causés par les douleurs, on suspecte plutôt une origine hormonale », explique Claude Didierjean-Jouveau, qui rassure : « Le fait de le savoir en amont en diminue l’impact. Ressentir cela ne signifie pas que l’on aime moins son enfant. « La montée de lait survient plus rapidement et il y a souvent plus de lait que pour le premier allaitement. » Si l’aîné n’a pas été sevré pendant la grossesse, le co-allaitement peut se mettre en place : « Il n’y a aucun problème de quantité de lait pour les deux enfants. D’autant plus que l’allaitement du plus grand est minime. Quant à la composition du lait, elle sera toujours bonne pour toute la fratrie. Pour bien gérer ces tétées, la mère ne doit pas oublier son bien-être pour autant : « Le bébé a naturellement plus besoin de téter que l’aîné, qui peut vouloir l’imiter : il est à nouveau possible de mettre en place des compromis, afin que chacun soit satisfait.
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