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Allaitement et Prothèses Mammaires : Ce qu'il faut savoir

L’allaitement est une source de nombreuses inquiétudes pour les femmes porteuses de prothèses mammaires. Cependant, dans la majorité des cas, ces femmes peuvent allaiter normalement et sans problèmes. Cet article aborde les principales questions concernant l'allaitement avec des prothèses mammaires, notamment les risques potentiels pour l'enfant, les complications possibles pour la mère et l'impact sur la capacité d'allaiter.

Possibilité d’allaiter avec des prothèses mammaires

Une augmentation mammaire par prothèses n’empêche aucunement d’allaiter. Elle n’affecte pas la montée de lait et n’altère en rien le bon fonctionnement de la glande mammaire et des canaux galactophores, responsables de l’acheminement du lait. La montée de lait correspond au phénomène physiologique qui induit la transformation du colostrum en un lait dit de transition. Indispensable à l’allaitement futur, elle se produit de 3 à 5 jours après l’accouchement, lorsque la prolactine, hormone impliquée dans la production du lait, est libérée suite à la chute des hormones placentaires, elle-même consécutive à l’expulsion du placenta.

Il est important de noter que la voie d’abord utilisée pour la pose des prothèses peut influencer la capacité d'allaiter. Par exemple, la voie hémi-aréolaire inférieure est susceptible d’affecter négativement l’allaitement car elle traverse la glande et sectionne des canaux galactophores.

Risques potentiels pour l’enfant

Outre l’impact sur la capacité à allaiter, la qualité du lait des femmes porteuses de prothèses mammaires est souvent une source d’inquiétude. En effet, le silicone peut potentiellement passer dans le lait maternel. De nombreux auteurs se sont interrogés sur le risque de pathologies éventuellement liées à ces implants, et en particulier de maladies du tissu conjonctif.

Cependant, les études scientifiques menées sur les enfants allaités par des mères portant des prothèses mammaires en silicone n’ont pas démontré de risques avérés. Il est important de souligner que le silicone est largement présent dans notre environnement.

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Néanmoins, on ne peut pas conclure définitivement à l’innocuité du silicone sur l’enfant, et seules des études prospectives sur un nombre important de patientes pourront prouver l’absence de risques à long terme pour l’enfant. Il est crucial de peser ces incertitudes par rapport aux avantages clairement prouvés de l'allaitement pour l'enfant.

Complications potentielles pour la mère

Les complications liées aux prothèses mammaires, telles que les coques (contracture capsulaire), peuvent retentir sur l’allaitement et, dans certains cas, le rendre impossible. De plus, les prothèses mammaires de gros volume peuvent comprimer la glande mammaire et provoquer son atrophie, ce qui peut également affecter la production de lait.

Il est également important de considérer le risque esthétique lié à la grossesse et à l'allaitement chez les femmes porteuses d'implants. Le volume des seins augmente le plus souvent naturellement lors d'une grossesse, aboutissant parfois à une distension de la peau et à un affaissement de la poitrine après la grossesse : c'est la ptose mammaire. En présence d'implants, qui eux-même peuvent distendre la peau, le risque est donc d'aggraver cet affaissement de la poitrine déjà consécutif à la grossesse. En pratique, on note souvent, chez les porteuses d'implants, une augmentation assez faible du volume des seins lors des grossesses, car elles ont naturellement peu de volume de glande mammaire. Ainsi l'impact de la grossesse même en présence d'implants est souvent négligeable sur l'esthétique des seins. C'est surtout pendant l'allaitement que les augmentations fortes de volume des glandes mammaires peuvent se produire, pouvant aboutir, comme expliqué ci-dessus, à l'affaissement de la poitrine. Ce risque d'affaissement (ptose mammaire) est d'autant plus important que l'allaitement est prolongé. Les porteuses d'implants souhaitant limiter les risques de ptose mammaire après grossesse seront donc incitées à allaiter le moins longtemps possible.

Enfin, la réalisation d'une anesthésie générale pendant une grossesse peut-être problématique. Il est donc souhaitable de ne pas avoir à gérer une complication liée aux implants pendant la grossesse qui nécessiterait une anesthésie générale. En particulier, une rupture d'implant mammaire rempli de gel de silicone pouvant passer longtemps inaperçue, le démarrage d'une grossesse avec des implants rompus est une situation possible.

Augmentation mammaire : Types de prothèses et interventions

Le désir d’avoir une poitrine plus importante constitue ainsi un motif de consultation très fréquent en chirurgie esthétique. Une augmentation mammaire est une intervention chirurgicale visant à augmenter le volume des seins. Il existe des prothèses de forme ronde et des prothèses de forme anatomique : ce sont les caractéristiques des seins de la patiente, sa morphologie (notamment l’anatomie particulière de son thorax) et ses attentes qui vont déterminer le choix du type de prothèse. Ces mêmes critères servent à établir la localisation de l’incision à réaliser, et donc celle de la cicatrice post opératoire. L’incision peut ainsi être effectuée sous l’aréole ou sous le sein, pour une cicatrice quasi invisible cette possibilité étant particulièrement indiquée en cas d’aréoles de très petite taille ou de seins tombant légèrement sous le sillon sous-mammaire. L’opération dure de 1 heure à une heure et 30 minutes et s’effectue sous anesthésie générale, en ambulatoire ou avec une nuit d’hospitalisation.

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