L’hystérectomie, ou ablation de l’utérus, est une intervention chirurgicale courante, souvent recommandée pour traiter diverses pathologies telles que l’endométriose, les fibromes utérins ou le cancer. Cet article vise à fournir des conseils pratiques et des informations essentielles pour une convalescence optimale après une hystérectomie par voie basse, en mettant l'accent sur la reprise progressive de l'activité physique, notamment les petites promenades.
Qu'est-ce qu'une Hystérectomie par Voie Basse ?
Une hystérectomie consiste à retirer l’utérus et peut être réalisée de différentes manières : par voie abdominale (laparotomie), par voie vaginale ou par cœlioscopie. Le choix de la méthode dépend du type d’hystérectomie et des conditions médicales spécifiques de chaque patiente. Une hystérectomie par voie basse, ou vaginale, est une intervention où l'utérus est retiré par le vagin. Cette méthode est souvent privilégiée car elle est moins invasive, entraînant généralement une récupération plus rapide et moins de cicatrices visibles.
Il existe plusieurs types d’hystérectomie :
- Hystérectomie subtotale ou partielle: Seul l’utérus est retiré, le col de l’utérus étant conservé.
- Hystérectomie totale: L’utérus et le col de l’utérus sont retirés.
- Hystérectomie avec salpingectomie et ovariectomie: L'hystérectomie est associée au retrait des trompes (salpingectomie) et/ou des ovaires (ovariectomie).
L’une des indications les plus fréquentes à cette intervention chirurgicale est l’adénomyose, un type d’endométriose dans lequel des fragments d’endomètre s’implantent dans la muqueuse de l’utérus.
Suites Opératoires et Convalescence
Les suites opératoires varient selon le type d’intervention pratiquée et la méthode chirurgicale choisie. Suite à une hystérectomie, plusieurs désagréments peuvent survenir sans que cela ne doive inquiéter la patiente, par exemple des saignements vaginaux ou des douleurs. Un arrêt de travail de 4 à 6 semaines est nécessaire dans le cadre de la convalescence suite à une hystérectomie.
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Après une ablation de l’utérus, il n’y a plus de menstruations, et donc de syndrome prémenstruel. Une stérilité est également induite. On peut également noter des effets sur la libido. Une fois débarrassée des douleurs et saignements, certaines femmes voient leur libido augmentée. Enfin, le retrait de l’utérus, symbole de la féminité, peut parfois être mal vécu psychologiquement par certaines femmes, même après 40 ans.
L'Importance de l'Activité Physique Douce
Malgré les 6 semaines de repos à observer après l’intervention chirurgicale, il est possible de réaliser une petite marche quotidienne dès l’incision cicatrisée. L’objectif est de limiter au maximum la sédentarité. Dès l’accord du médecin, il ne faut pas hésiter à augmenter l’intensité des exercices physiques. Idéalement, il faut réaliser 3 séances d’environ 60 minutes par semaine.
Reprise Progressive de la Marche
La marche est une activité douce et accessible qui favorise la circulation sanguine, prévient la formation de caillots et améliore le moral. Voici quelques conseils pour une reprise progressive :
- Débuter en douceur: Commencez par de courtes promenades à l’intérieur de votre domicile, puis augmentez progressivement la distance et la durée.
- Écouter son corps: Ne forcez pas et arrêtez-vous si vous ressentez de la douleur ou de la fatigue.
- Choisir un environnement adapté: Optez pour des surfaces planes et évitez les terrains accidentés.
- S'hydrater: Buvez beaucoup d'eau avant, pendant et après la marche.
- Être patiente: La récupération prend du temps, il est donc essentiel de ne pas se précipiter.
Les Bénéfices de la Marche
- Amélioration de la circulation sanguine: La marche stimule la circulation, réduisant ainsi le risque de complications post-opératoires.
- Prévention de la constipation: L'activité physique douce aide à réguler le transit intestinal, souvent perturbé après une intervention chirurgicale.
- Renforcement musculaire: La marche sollicite les muscles des jambes et du tronc, contribuant à une meilleure stabilité et posture.
- Réduction du stress et de l'anxiété: L'activité physique libère des endorphines, des hormones qui améliorent l'humeur et réduisent le stress.
- Amélioration du sommeil: Une activité physique régulière favorise un sommeil de meilleure qualité.
Alimentation et Hydratation
Le premier point est sans aucun doute le plus important : c’est de veiller à avoir une alimentation équilibrée et saine dès le retour à la maison afin de prévenir toute prise de poids. Attention aux régimes minceurs promettant monts et merveilles qui risquent d’induire une perte de poids rapide, mais non pérenne. Il est, en effet, préférable de perdre progressivement ses kilos en trop, mais de façon durable afin d’éviter le fameux effet yoyo des régimes.
Une alimentation équilibrée, riche en fibres, en protéines et en bonnes graisses, est essentielle pour favoriser la guérison et maintenir un poids stable. L'hydratation joue également un rôle crucial dans la récupération.
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- Privilégier les aliments riches en fibres: Fruits, légumes, céréales complètes pour faciliter le transit intestinal.
- Consommer des protéines: Viandes maigres, poissons, œufs, légumineuses pour favoriser la réparation des tissus.
- Boire suffisamment d'eau: Au moins 1,5 à 2 litres par jour pour maintenir une bonne hydratation.
- Éviter les aliments transformés et riches en sucre: Ils peuvent favoriser l'inflammation et la prise de poids.
Rééducation Périnéale
La rééducation périnéale ne remet pas les organes en place, mais redonne du tonus aux muscles du petit bassin. De quoi effacer cette désagréable sensation de « pesanteur » dans le bas-ventre.
Même après une hystérectomie par voie basse, la rééducation périnéale est essentielle pour renforcer les muscles du plancher pelvien. Cette rééducation permet de prévenir ou de traiter l’incontinence urinaire et fécale, ainsi que les prolapsus (descente d'organes).
- Consulter un kinésithérapeute ou une sage-femme: Ces professionnels de santé vous proposeront des exercices adaptés à votre situation.
- Pratiquer les exercices de Kegel: Ces exercices consistent à contracter et relâcher les muscles du périnée.
- Être régulière: La rééducation périnéale demande de la patience et de la persévérance.
Gérer la Douleur et l'Inconfort
Suite à une hystérectomie, il est normal de ressentir de la douleur et de l'inconfort. Voici quelques conseils pour les gérer :
- Prendre les médicaments prescrits par votre médecin: Les antalgiques peuvent aider à soulager la douleur.
- Appliquer de la glace sur la zone opérée: La glace peut réduire l'inflammation et la douleur.
- Adopter une posture confortable: Évitez de rester assise ou debout trop longtemps.
- Se reposer: Le repos est essentiel pour la guérison.
Aspects Psychologiques
Le retrait de l’utérus, symbole de la féminité, peut parfois être mal vécu psychologiquement par certaines femmes, même après 40 ans.
Une hystérectomie peut avoir un impact émotionnel important. Il est essentiel de prendre soin de sa santé mentale et de ne pas hésiter à demander de l'aide si nécessaire.
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- Parler de ses émotions: Exprimer ses sentiments à un proche, à un thérapeute ou à un groupe de soutien.
- Pratiquer des activités relaxantes: Yoga, méditation, lecture, écoute de musique.
- Prendre soin de soi: S'accorder du temps pour faire des activités que l'on aime.
- Rejoindre un groupe de soutien: Échanger avec d'autres femmes ayant vécu une hystérectomie.
Reprise des Activités Quotidiennes
La reprise des activités quotidiennes doit être progressive et adaptée à votre état de santé.
- Éviter de porter des charges lourdes: Pendant les premières semaines, limitez le port de charges lourdes.
- Reprendre le travail progressivement: Discutez avec votre médecin de la date de reprise du travail et des adaptations nécessaires.
- Éviter les efforts physiques intenses: Attendez l'accord de votre médecin avant de reprendre des activités sportives intenses.
- Être à l'écoute de son corps: Ne forcez pas et arrêtez-vous si vous ressentez de la douleur ou de la fatigue.
Quand Consulter un Médecin ?
Il est important de consulter un médecin si vous présentez les symptômes suivants :
- Fièvre: Température supérieure à 38°C.
- Douleur intense: Douleur qui ne s'améliore pas avec les médicaments.
- Saignements abondants: Saignements plus importants que des règles normales.
- Rougeur, chaleur ou écoulement au niveau de la cicatrice: Signes d'infection.
- Difficulté à uriner ou à aller à la selle: Signes de complications urinaires ou intestinales.
- Essoufflement ou douleur thoracique: Signes de complications cardiovasculaires.
Ablation des Ovaires (Ovariectomie) : Informations Complémentaires
Faisant partie de l’appareil reproducteur de la femme, les ovaires peuvent être atteints de plusieurs types d’affections. L’ablation des ovaires, aussi connue sous le nom d’ovariectomie, permet de traiter et de prévenir l’apparition d’un cancer des ovaires ou de certains types de cancer du sein. Les ovaires sont situés de chaque côté de l’utérus, dans le bas ventre de la femme. Faisant partie de son système reproductif, la première fonction des ovaires est de produire des ovules. Pour répondre à l’objectif de fécondation et de procréation, les ovaires produisent également des œstrogènes et de la progestérone.
Intervention chirurgicale lourde et plutôt rare, l’ovariectomie est l’ablation de l’un ou des deux ovaires de la femme. Elle peut également consister à ne retirer qu’une partie d’un ovaire. L’ablation des ovaires est réalisée lorsque l’on découvre une tumeur, un kyste ou une infection des ovaires, particulièrement chez la femme de plus de 50 ans. Résultat d’une dégénérescence maligne des cellules de l’ovaire, le cancer de l’ovaire est souvent détecté très tardivement.
Le diagnostic est en général confirmé après la réalisation de plusieurs types d’examens : un bilan sanguin, une échographie ou une IRM, parfois une biopsie. Si plusieurs types de traitements peuvent être mis en place, l’ovariectomie reste le traitement le plus souvent recommandé en cas de cancer des ovaires. La chirurgie peut parfois être complétée de séances de chimiothérapie ou de radiothérapie. Si le cancer est diagnostiqué à un stade précoce (assez tôt), et limité aux ovaires, le chirurgien réalise une hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale. Il procède à l’ablation des deux ovaires, des trompes de Fallope et de l’utérus. Lorsque le cancer des ovaires a atteint d’autres organes de l’abdomen, on parle de stade avancé.
L’ovariectomie peut également être pratiquée dans les cas suivants :
- kystes sur l’ovaire : tumeurs en général bénignes, les kystes se présentent sous la forme de grosseurs remplies de liquide (parfois d’une substance solide). Pouvant gêner le fonctionnement de l’ovaire, dégénérer ou entrainer certaines complications, certains kystes doivent être retirés chirurgicalement (on parle de kystectomie).
- endométriose : cette maladie se traduit par le développement de l’endomètre (les muqueuses de la paroi de l’utérus) en dehors de l’utérus. Lorsque ces muqueuses s’étendent aux ovaires, il est parfois nécessaire de recourir à leur ablation.
- grossesse ectopique : il arrive parfois qu’au cours d’une grossesse, l'œuf se développe dans une trompe de Fallope ou dans un ovaire (plutôt que dans l’utérus). On parle alors de grossesse extra-utérine.
- risque de cancer : on utilise parfois l’ovariectomie à titre préventif. Retirer les ovaires permet en effet d’éviter le risque de développement d’un cancer des ovaires, de l’endomètre ou du col de l’utérus chez la femme à risques. La décision de recourir à cette intervention chirurgicale préventive est basée sur l’observation des antécédents familiaux ou des troubles génétiques de la patiente.
Déroulement de l'ovariectomie
Plusieurs étapes précèdent l'ovariectomie :
- une consultation avec le chirurgien : il explique à la patiente l’objectif de la chirurgie, son déroulement et la technique utilisée, ses suites et ses éventuelles complications.
- une consultation avec l’anesthésiste : comme pour toute intervention sous anesthésie générale, une consultation préalable permet au médecin anesthésiste d’interroger la patiente sur ses antécédents médicaux et chirurgicaux, ses éventuelles allergies, ses problèmes de santé, la prise de certains médicaments et sa consommation de tabac.
L'ovariectomie peut être réalisée de deux manières :
- une laparotomie : le médecin procède à une chirurgie à ventre ouvert, pour accéder aux organes.
- une ovariectomie par cœlioscopie (ou laparoscopie) : plusieurs petites incisions sont réalisées au niveau du ventre, pour permettre au chirurgien de faire passer un système optique et ses instruments chirurgicaux. Facilitant la récupération post-opératoire, cette technique est souvent privilégiée.
Pendant l’intervention, le chirurgien observe l’ensemble de la cavité abdominale et les chaînes de ganglions. Il peut réaliser des prélèvements (biopsies) ou retirer certains tissus atteints (on parle de curage ganglionnaire lorsqu’il retire les ganglions). Les tissus sont envoyés au service d’anatomopathologie pour être analysés.
L’intervention est parfois réalisée en ambulatoire : la patiente n’est pas hospitalisée et peut rentrer chez elle le soir même. Lorsque l’ablation des ovaires est réalisée dans le cadre du traitement d’un cancer, la patiente est hospitalisée. S’il s’agit de traiter un cancer à un stade très précoce (lorsqu’un seul des deux ovaires est atteint), et que la patiente est en âge de procréer, le médecin peut programmer une chirurgie conservatrice.
Suites Opératoires et Effets Secondaires de l'Ovariectomie
Certains effets secondaires peuvent survenir après une ovariectomie : une fatigue liée à l’anesthésie et à l’opération, un hématome au niveau de la plaie, un risque d’hémorragie ou d’infection. Des troubles urinaires ou intestinaux peuvent également survenir pendant les jours qui suivent l’intervention. Sur le plus long terme, l’ablation des ovaires peut être responsable de la survenue de douleurs pendant l’acte sexuel. La baisse d’hormones est en effet responsable d’une mauvaise lubrification du vagin. Lorsque l’ovariectomie a été l’occasion pour le chirurgien de retirer les ganglions lymphatiques, la patiente peut parfois souffrir d’un œdème (gonflement au niveau de la jambe). Un drainage lymphatique est alors prescrit.
Une ovariectomie totale (les deux ovaires sont retirées) rend impossible toute éventuelle grossesse. Elle entraîne l’arrêt des règles et une ménopause artificielle. Cette ménopause précoce s’accompagne d’effets secondaires. Selon l’âge et l’état de santé général de la patiente, un traitement substitutif hormonal peut être prescrit (THS de la ménopause). Dans tous les cas, un suivi médical rigoureux et régulier est programmé.
Hernies Abdominales et Diastasis
Les hernies de l’abdomen correspondent à un trou dans les muscles de la paroi abdominale. On distingue les hernies ombilicales, et les hernies situées plus haut, qui sont appelées les hernies de la ligne blanche, ou hernies épigastriques.
Les symptômes d'une hernie peuvent inclure :
- Douleur par intermittence lors de l’incarcération du tissu graisseux dans l’orifice herniaire.
- En cas de strangulation ou obstruction de l’intestin dans l’orifice herniaire, il n’est pas possible de réduire l’intestin dans la cavité abdominale. La douleur persiste et peut-être accompagnée de ballonnements, nausées et vomissements.
Si une hernie asymptomatique est découverte avant une possible grossesse, la patiente est avertie que la hernie peut augmenter pendant la grossesse et devenir symptomatique.
Il est important de noter que l’orifice d'une hernie ne se ferme jamais spontanément. Le trou dans le muscle a tendance à s’élargir à une vitesse qui est très variable selon les cas. Si la hernie n’est pas gênante, et si elle se réintègre facilement sans causer de douleur, elle peut être simplement surveillée. Les réparations doivent résister à une grossesse.
Le diastasis (qui signifie « écartement ») correspond à un élargissement de l’aponévrose de la ligne blanche qui unit les 2 muscles grands droits. Chez la femme, souvent mince le diastasis apparait le plus souvent après une ou des grossesses. Contrairement à une hernie, il n’y a pas de trou dans l’aponévrose. Rien ne peut se « coincer » dans ce diastasis et il n’est jamais responsable de douleur ni de troubles digestifs. Les diastasis peuvent en revanche être inesthétiques. Le plus souvent, compte tenu de l’absence de risque ou de douleur, aucune intervention n’est nécessaire. Les hernies ombilicales et de la ligne blanche sont souvent associées à un diastasis des muscles grand droit. En effet, l’apparition d’un diastasis peut être favorisé par l’existence d’une hernie.
Traitement des Hernies Abdominales
Il existe deux types de réparation chirurgicale des hernies :
- La réparation sans renfort consiste à fermer l’orifice herniaire en rapprochant les muscles par une suture.
- Un renfort (Filet - prothèse) peut être mis dans la paroi abdominale. La chirurgie se fait au travers de petites incisions permettant d’insuffler un gaz inerte (CO2) et de gonfler l’abdomen. La caméra est introduite par un orifice de 10 mm, et deux orifices de 5 mm permettent d’introduire des micro-instruments manipulés par le chirurgien depuis l’extérieur sous contrôle vidéo. Ceci permet de traiter la hernie en positionnant un renfort (prothèse - filet) en arrière des muscles.
L’utilisation d’un renfort de paroi utilisé depuis plus de 50 ans a révolutionné la chirurgie de hernie de l’abdomen. Ces renforts, qu’on appelle également prothèses, sont des filets souples, le plus souvent réalisés en polyesther ou en polypropylène. Le terme de plaque est impropre car ce n’est pas un renfort rigide. En cas de faiblesse musculaire, ou si l’orifice de hernie dépasse 1 à 2 cm, l’utilisation d’un renfort permet de réduire drastiquement le risque de récidive, et leur utilisation est souvent impérative. La nécessité d’utiliser un renfort sera évaluer avec le chirurgien en consultation.
Le port d’une ceinture de contention peut être souhaitable afin de limiter les douleurs et de favoriser une bonne cicatrisation musculaire. Elle permet également de limiter la taille du sérome post-opératoire. Elle doit être adaptée à la morphologie du patient. Quand elle est nécessaire, elle est le plus souvent positionnée en fin d’intervention avant le réveil.
Les cicatrices sont habituellement fermées avec des fils résorbables dans l’épaisseur de la peau. Il n’y a donc pas de pansement ou de soins infirmiers à réaliser. Les douleurs post-opératoires sont variables, parfois modérées, parfois intenses. Une « boule » comparable à la hernie peut réapparaître durant les premiers jours. Il ne s’agit pas d’une récidive. Cette boule appelée sérome correspond à l’accumulation de sérosités au sein de la cavité herniaire vidée de son contenu lors de l’intervention. Ce n’est habituellement pas douloureux.
Une consultation de contrôle est habituellement prévue un mois après l’intervention. Dès le lendemain de l’intervention, il est recommandé de reprendre des activités de marche, puis de reprendre toutes les activités progressivement. Un arrêt de travail est en général nécessaire, sa durée est en fonction des contraintes professionnelles.
Un écoulement par une cicatrice est banal et le plus souvent bénin. Un écoulement nécessite un contrôle par le chirurgien. Le risque d’infection est très faible. Il est de 2,5 % lors d’une chirurgie par voie ouverte, et est exceptionnelle après intervention sous cœlioscopie. Le risque de rétention d’urine est de 1%. Il est très fortement corrélé à l’existence de troubles urinaires préexistants liés à des problèmes de prostate. Le risque de mortalité d’une intervention de hernie programmée « à froid » est exceptionnelle.
Reprise du Sport Après une Césarienne (Informations Utiles Post-Hystérectomie)
Reprendre le sport après un accouchement et plus précisément après une césarienne n’est pas une chose évidente ! Les suites de couches d’un accouchement par césarienne sont celles d’une opération et il ne faut pas négliger votre récupération en postpartum. Bien que cet article se concentre sur la césarienne, les principes de récupération progressive et de soin du corps sont applicables après une hystérectomie.
La césarienne : la césarienne est une opération chirurgicale permettant au bébé de sortir du ventre de sa maman. Elle peut être décidée en cours de travail lorsque l’accouchement par voie basse devient impossible, ou programmée dans certains cas.
Muscles et Rééducation
- Les muscles abdominaux « grands droits » : ce sont en fait nos « tablettes de chocolat », qui s’étendent de bas en haut du pubis au sternum. Lors d’un accouchement par césarienne, de nombreuses couches de tissus sont coupés, mais les abdominaux ne le sont pas, ils sont « simplement » écartés.
- Le périnée : vous entendrez parler de plancher pelvien ou plus généralement de périnée, pour désigner l’ensemble de muscles en forme de hamac qui soutient les organes du petit bassin (vessie, utérus et rectum).
Il est important d’effectuer votre rééducation du périnée même après un accouchement par césarienne. En effet, vous avez porté bébé pendant 9 mois, votre périnée a été mis à rude épreuve pendant tout ce temps, alors il est important de faire sa rééducation périnéale chez un professionnel de santé : kinésithérapeute, sage-femme, etc.
Conseils et Précautions
- Posture : Attention à votre posture, privilégiez tout le temps l’auto-grandissement.
- Soutien de la cicatrice : Vous pouvez vous soulager en cherchant à rapprocher vos mains l’une vers l’autre autour de la cicatrice. Une fois que vous aurez dépassé l’appréhension de la cicatrice, vous apprécierez son soutien. Cela va vous soulager. Vous pouvez la mettre dès votre retour à la maison.
- Respiration abdominale et fausse inspiration thoracique (FIT) : Pour cela, pratiquez la respiration abdominale et la fausse inspiration thoracique (FIT). Vous appréhendez surement avec la cicatrice, mais au contraire cela va vous permettre aussi de la détendre. La respiration abdominale et la FIT ne sont pas douloureuses et cela va permettre de drainer et de détendre le ventre ballonné.
- Circulation sanguine : Les risques de phlébite augmentent en cas d’intervention chirurgicale. Il faut donc (ré)activer encore plus la circulation sanguine après un accouchement par césarienne.
- Position de détente : A la maternité : Utilisez un coussin d’allaitement que vous placez sous les genoux pour vous détendre. Cette position va vous permettre de détendre le dos et surtout le transverse abdominal.
Exercices et Reprise du Sport
- Respiration abdominale : Le premier exercice suite à une césarienne devrait être de respirer correctement : soit de pratiquer la respiration abdominale. Cela parait anodin, mais plus les années passent et moins on respire correctement.
- Fausse Inspiration Thoracique (FIT) : Les FIT peuvent se pratiquer dès le lit de maternité ! Elles auront de nombreux bénéfices comme entre autres : le fait de masser et de remonter les organes, de relancer le transit, de provoquer une contraction réflexes des abdominaux profonds, ou encore d’activer la circulation sanguine.
- Exercices abdominaux progressifs : Basée sur la respiration abdominale et toujours dans une bonne posture (auto-grandissement), ces exercices d’abdominaux vous permettront une récupération progressive de votre sangle abdominale.
Il est indispensable de laisser du temps au corps pour récupérer, et le retour aux sports que vous aimez doit être une stratégie à moyen et long terme !
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