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Perturbations du cycle menstruel, désir et grossesse : comprendre les liens

Les fluctuations hormonales qui régissent le cycle menstruel ont un impact significatif sur la libido féminine et la fertilité. Comprendre ces liens est essentiel pour mieux gérer son désir sexuel et optimiser ses chances de grossesse.

L'impact des hormones sur la libido

Tout comme l'apparition de boutons quelques jours avant les règles ou les sautes d'humeur pendant celles-ci, les variations de la libido au cours du cycle menstruel sont tout à fait normales. Elles sont principalement dues aux hormones.

Les hormones, principales responsables

Les changements hormonaux qui surviennent au cours du cycle menstruel peuvent affecter le désir sexuel, l’accroître ou au contraire le minimiser.

Libido et règles

Plus d'une femme sur deux a envie de faire l'amour pendant ses règles. Les règles agissent comme un "lubrifiant naturel" et les hormones sont en feu, l’idée de faire l’amour pendant cette période est plus qu’envisageable.

Libido et ovulation

Lors de la phase d'ovulation et des quelques jours qui la précèdent (phase pré-ovulatoire), la libido est à son maximum.

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Libido et syndrome prémenstruel (SPM)

Contrairement à la libido qui explose pendant ses règles, celle-ci a tendance à chuter juste avant leur arrivée. Certaines femmes souffrent du syndrome prémenstruel (SPM), une série de symptômes physiques et psychiques qui démarrent entre quelques heures et plusieurs jours avant les règles, et qui disparaissent généralement peu après leur arrivée. Le SPM peut se traduire par de l’acné prémenstruelle, des tensions mammaires, des crampes, de la rétention d’eau ou une hypersensibilité.

Facteurs influençant la régularité du cycle menstruel

De nombreux facteurs peuvent influencer la régularité du cycle menstruel. Les patientes qui ont des cycles irréguliers n’ovulent pas.

Techniques de procréation assistée

Un grand nombre de ces couples peuvent bénéficier du « coït dirigé » en utilisant des inducteurs d’ovulation oraux, comme le citrate de clomifène ou l’utilisation de gonadotrophines par voie sous-cutanée à faible dose. Ce type de traitement requiert un suivi dès le début, pour évaluer par échographie le développement folliculaire et les niveaux hormonaux. L’insémination artificielle (IA) est l’une des autres techniques que nous pouvons conseiller aux patientes ayant des cycles irréguliers. Une étude préalable du partenaire est nécessaire pour réaliser cette technique. Comme le coït dirigé, le but de cette technique est d’obtenir un cycle ovulatoire et de déclencher l’ovulation lorsque les critères échographiques et/ou analytiques sont réunis.

Stress et fertilité

L'augmentation du stress est associée à une diminution significative de la fertilité. La réduction du stress chez les femmes désireuses de concevoir pourrait ainsi diminuer de 3 mois les délais avant la fécondation. Il paraît donc essentiel, en cas de désir d'enfant, de tenter de se relaxer, avec ou sans aide médicale, en particulier en période pré-ovulatoire et au moment supposé de l'ovulation.

Étude sur le stress et la fertilité

Une étude a recruté 400 femmes employées de bureau, toutes âgées de moins de 40 ans, chez de 14 sociétés et organismes gouvernementaux américains. Les premières urines du matin ont été recueillies et analysées les deux premiers jours de chaque cycle (J1 étant le premier jour des règles). Si une grossesse est survenue au cours d'un cycle, un échantillon d'urine était quand même collecté à la date prévue.

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La phase folliculaire a été divisée en fenêtres préovulatoire et ovulatoire. La fenêtre préovulatoire commence plus de 19 jours avant le début des prochaines règles, et varie donc en longueur. La phase lutéale commence un jour après la date prévue de l'ovulation, jusqu'à la veille des prochaines règles.

Les résultats ont montré qu'au cours de la phase folliculaire, une réduction statistiquement significative de 46 % de la fertilité est constatée à chaque augmentation d'une unité de l'échelle du stress autodéclaré pendant la fenêtre ovulatoire estimée (FOR = 0,54 ; IC 95% [0,35-0,84]). Cette réduction est plus atténuée lors de la fenêtre préovulatoire (FOR = 0,73 ; IC à 95% [0,48-1,10]). Lors de la phase lutéale, une augmentation marquée du stress a été constatée lors des cycles où la conception a eu lieu (FOR = 1,63 ; IC à 95% [1,07-2,50]).

Grossesse et saignements : démêler le vrai du faux

La question de la grossesse et des règles est souvent sujette à confusion. Il est nécessaire de comprendre le fonctionnement du cycle menstruel et d’identifier les premiers signes de grossesse.

Différencier règles et saignements pendant la grossesse

Le cycle menstruel est régi par des fluctuations hormonales qui contrôlent l'ovulation et la préparation de l'utérus à une éventuelle grossesse. La menstruation survient lorsque la muqueuse utérine préparée pour la grossesse est évacuée du corps parce que l’ovule produit au cours d’un cycle n’a pas été fécondé par un spermatozoïde.

Cependant, lorsqu'une fécondation a eu lieu, il peut arriver qu’une femme observe des saignements pendant sa grossesse. Ces saignements ne sont donc pas des règles, mais des métrorragies qu’il est important de savoir différencier. Ces saignements au cours de la grossesse sont très fréquents (environ une grossesse sur quatre au premier trimestre de grossesse), et peuvent être dus à des modifications hormonales, des infections ou des complications potentielles. Néanmoins, leur cause est inconnue bien souvent.

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Signes de grossesse

En plus des saignements, d'autres signes peuvent indiquer une grossesse, tels que des nausées matinales, une sensibilité ou des douleurs mammaires, une fatigue accrue, des envies alimentaires inhabituelles, des changements d'humeur ou un retard ou une absence de menstruations (aménorrhée).

Causes des saignements pendant la grossesse

Les saignements pendant la grossesse peuvent avoir plusieurs causes. Certaines d'entre elles sont bénignes tandis que d'autres nécessitent une attention médicale immédiate. Quoi qu’il en soit, la présence de saignement pendant la grossesse doit amener à un examen médical au plus vite.

Voici quelques-unes des causes les plus courantes de saignements pendant la grossesse :

  • Grossesse extra-utérine : une urgence médicale voire chirurgicale, potentiellement très grave.
  • Fausse couche spontanée précoce : même si les fausses couches sont redoutées, car mettent un terme à la grossesse, elles restent très fréquentes et mettent rarement en péril les grossesses à venir.
  • Changements cervicaux : les hormones de la grossesse peuvent rendre le col de l'utérus plus sensible, ce qui peut entraîner des saignements, notamment après un rapport sexuel ou un examen gynécologique.
  • Lésions du col de l’utérus : il peut exister quelques lésions bénignes, comme des ectropions sur le col de l'utérus, qui peuvent parfois saigner pendant la grossesse.
  • Infections : des infections telles que les infections urinaires ou les infections du col de l'utérus peuvent parfois provoquer des légères pertes de sang.
  • Traumatisme ou activités intenses : des activités intenses ou un traumatisme abdominal peuvent parfois causer des saignements pendant la grossesse.
  • Décollement trophoblastique : il s’agit d’un petit hématome qui peut provoquer des pertes de sang en début de grossesse, qui peut se résoudre spontanément, mais qui peut aussi engendrer des complications.
  • Décollement placentaire : un décollement du placenta de la paroi de l'utérus en milieu ou fin de grossesse peut provoquer des saignements abondants. Ce décollement est considéré comme une urgence médicale qui nécessite l’intervention immédiate d’un médecin.
  • Placenta prævia : lorsque le placenta recouvre partiellement ou entièrement l'ouverture du col, cela peut entraîner des saignements sévères, surtout vers la fin de la grossesse.

Saignements par trimestre de grossesse

  • Premier trimestre : Les saignements au cours du premier trimestre de la grossesse peuvent entraîner un sentiment de stress et d’anxiété pour la femme enceinte. Bien qu’ils ne soient pas rares pendant cette période, ils ne sont pas considérés comme normaux et peuvent révéler une pathologie sous-jacente. En cas de saignements importants, accompagnés de douleurs, de crampes intenses ou de caillots, il est important de consulter un professionnel de santé.
  • Deuxième trimestre : Les saignements au cours du deuxième trimestre de la grossesse sont moins fréquents que ceux du premier trimestre. Toutefois, s'ils surviennent, ils peuvent être préoccupants et nécessitent une attention médicale immédiate. Il est indispensable de contacter immédiatement un professionnel de santé pour obtenir une évaluation médicale approfondie.
  • Troisième trimestre : Les saignements survenant au cours du troisième trimestre de la grossesse suscitent souvent des inquiétudes chez les femmes enceintes, car ils peuvent indiquer des complications graves. Tout saignement au troisième trimestre de la grossesse doit être signalé immédiatement à un professionnel de santé ou d’appeler la maternité dans laquelle est prévu l’accouchement.

Règles et déni de grossesse

Le déni de grossesse est une situation complexe durant laquelle la femme enceinte n’a pas conscience qu'elle est enceinte, et ce, même si des signes physiques peuvent être présents. Pendant cette période, certaines femmes peuvent continuer à avoir des saignements, qui s’apparentent à leurs règles ce qui ajoute à la confusion et rend la grossesse encore plus difficile à détecter. Le déni de grossesse nécessite un soutien médical et psychologique renforcé.

Quand consulter en cas de saignements pendant la grossesse ?

En cas de saignements pendant la grossesse, il est essentiel de consulter immédiatement un professionnel de santé.

Les situations suivantes nécessitent une consultation immédiate :

  • Tout saignement abondant, qui nécessite l'utilisation de serviettes ou de tampons comme pendant les règles traditionnelles.
  • Des douleurs abdominales sévères, des crampes, ou tout inconfort intense accompagnant les saignements.
  • Des saignements récurrents ou prolongés, même s'ils sont légers.
  • Tout symptôme supplémentaire tel que de la fièvre, des vertiges, une sensation de faiblesse, des nausées intenses ou tout autre signe inhabituel.
  • Si la future maman a des antécédents de complications pendant la grossesse ou a déjà fait face à des fausses couches.

SPM ou grossesse ?

Si vous ressentez des symptômes semblables à ceux du SPM et que vous pensez être enceinte, envisagez de faire un test de grossesse à détection précoce. Le seul moyen de savoir s’il s’agit du syndrome prémenstruel est que vos règles arrivent rapidement. Et le seul moyen de savoir si vous êtes enceinte est de confirmer votre grossesse par un test de grossesse positif.

Différences entre SPM et grossesse

  • Fatigue/problèmes de sommeil : La fatigue du début de grossesse est plus souvent décrite comme « extrême » ou comme une « sensation de grande fatigue », tandis que les problèmes de sommeil liés au syndrome prémenstruel varient et peuvent inclure le fait de se sentir un peu plus fatiguée, de dormir trop ou trop peu, de faire plus de siestes dans la journée et des insomnies.
  • Sautes d’humeur : Les changements d’humeur spécifiques qui peuvent se produire avec le SPM comprennent la tristesse, une humeur dépressive, une envie de solitude, l’anxiété, l’irritabilité, des crises de colère, des sanglots plus fréquents, la confusion, des troubles de la concentration, des troubles de la mémoire, une maladresse et des modifications du désir sexuel.
  • Troubles gastro-intestinaux : La constipation est un symptôme courant en début de grossesse et pendant le SPM.
  • Ballonnement/variation du poids : Il est possible de prendre du poids, d’avoir des ballonnements et des gaz en début de grossesse et pendant le syndrome prémenstruel.
  • Modifications des seins/mamelons : En début de grossesse et pendant le syndrome prémenstruel, vos seins peuvent être gonflés, plus sensibles et plus douloureux.
  • Douleur (crampe, mal de dos) : Les douleurs générales sont courantes en début de grossesse et pendant le syndrome prémenstruel. Les crampes abdominales et les maux de dos sont des symptômes courants du syndrome prémenstruel.
  • Modifications de l’appétit : Pendant la grossesse, vous pouvez avoir envie de certains aliments tout en évitant d’autres, et vous pouvez même perdre complètement l’appétit pendant les premiers stades.

Ménopause, pré-ménopause et grossesse

La pré-ménopause se caractérise par la modification des cycles menstruels qui deviennent dans un premier temps irréguliers. Il faut toutefois observer l'absence de règles pendant au moins douze mois consécutifs avant qu'un médecin ne puisse officiellement confirmer la ménopause. Pendant la pré-ménopause, il est techniquement possible de tomber enceinte.

Retard de règles : grossesse ou pré-ménopause ?

En général, le premier signe de grossesse est un retard ou une absence de règles. Cela reste vrai à tout âge de la vie, de la puberté à la ménopause. Toutefois, juste avant la ménopause, les femmes sont confrontées à la pré-ménopause, qui est marquée par la modification des cycles menstruels. Dès lors, comment savoir si l'absence de règles est le signe d'une possible grossesse en cours ou de la pré-ménopause ? En cas de doute, il est possible de réaliser un test de grossesse en pharmacie, disponible en libre accès, afin d'obtenir un résultat immédiat. Consulter votre médecin traitant ou votre gynécologue reste le moyen le plus sûr de faire le point sur votre situation.

Désir de grossesse pendant la pré-ménopause

Bien qu'une grossesse soit techniquement possible durant la pré-ménopause, il est conseillé de consulter son gynécologue afin d'avancer plus sereinement dans ce projet. Le risque de fausse couche est en effet statistiquement plus élevé chez les femmes âgées. En cas de désir de grossesse durant la pré-ménopause, un suivi médical est important afin de vous aider à vivre plus sereinement votre projet.

Impact du confinement sur le cycle menstruel

Le confinement a-t-il vraiment un impact sur le cycle menstruel ? Le cycle menstruel a une visée reproductive. Or la reproduction passe au second plan quand il est question d’assurer notre survie. Autrement dit, notre corps vérifie d’abord que tout va bien avant de se lancer dans l’aventure de la reproduction. Et, en ce moment tout ne va pas bien pour notre corps, donc, pour un certain nombre d’entre nous, il va modifier son rythme habituel.

Facteurs en cause

  • L’équilibre émotionnel : Un choc émotionnel (ou même juste un pic d’émotions) peut modifier le cycle menstruel.
  • L’impact sur les hormones : Le système hormonal est directement relié au système nerveux (gestion des émotions) par le complexe hypothalamo-hypophysaire.
  • Les impacts du stress : Le stress nous fait sécréter une hormone appelée le cortisol, qui a pour effet d’optimiser notre réponse à la situation stressante. Pour fabriquer le cortisol, notre corps utilise de la progestérone comme matière première.

Conséquences possibles

  • Si l’ovulation est déjà passée, le corps lance le grand nettoyage : les règles arrivent plus tôt que prévu, le cycle est raccourci.
  • Si l’ovulation n’est pas encore passée, le corps se met en pause sans déclencher les règles (pas besoin puisqu’il n’y a aucun risque de grossesse). Le cycle se rallonge. Le processus d’ovulation se stoppe ou ralentit. Ceci explique les retards de règles ou même les cas d’aménorrhée secondaire (absence de règles pendant plus de 3 mois chez une personne réglée).
  • Un syndrome pré-menstruel (SPM) beaucoup plus fort que d’habitude.

Retard ou absence de règles : les causes possibles

Un retard ou une absence de règles est souvent l’un des premiers signes d’une grossesse. Mais il peut arriver d’avoir un retard de règles sans être enceinte.

Autres causes possibles

D’autres causes qu’une grossesse peuvent entraîner un retard ou une absence de règles. Le plus souvent, ces retards sont sans gravité, mais si l’absence de règles s’installe (plusieurs cycles) et que vos tests de grossesse sont négatifs, il est recommandé de consulter un médecin pour faire un bilan.

Les retards ou l’absence de règles peuvent être dus à :

  • un choc émotionnel ou une période de stress important ;
  • une modification dans le mode de vie ;
  • une pratique sportive intense ;
  • un changement de ou encore l’arrêt de la pilule ;
  • un effet indésirable d’un traitement médicamenteux ;
  • la préménopause ;
  • des troubles alimentaires, comme l’anorexie, ou l'obésité.

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