Il peut parfois être complexe de savoir exactement quand les règles sont terminées. Cet article se propose de décortiquer les différentes phases du cycle menstruel, les variations de saignement, et quand il est conseillé de consulter un professionnel de santé.
Le cycle menstruel : un processus complexe
Médicalement parlant, la fin du cycle menstruel, c’est lorsque l’endomètre s’évacue et qu’un nouveau cycle commence. L’endomètre, c’est ce tapis de sang qui augmente dans l’utérus pour préparer une éventuelle grossesse. Quand vos règles arrivent, le cycle recommence : un ovule se prépare à descendre jusque dans l’utérus, et l’endomètre se reconstitue et se gorge de sang.
On dit souvent que le cycle menstruel dure 28 jours, mais sa durée peut en fait varier d’une personne à l’autre, et aller jusqu’à 32 ou 33 jours. La durée des règles est elle aussi variable d’une personne à l’autre ; et même d’un cycle à l’autre. Une personne ayant des règles « normales » perd entre 40 et 50 ml de sang, du début à la fin de ses règles, sur une période de 3 à 7 jours. Vous avez peut-être l’impression de saigner énormément, mais cela ne représente au final pas un gros volume de sang.
La durée moyenne du cycle menstruel est de 28 jours. Il peut être légèrement plus long ou plus court en fonction des femmes. Le cycle démarre au premier jour des règles et se découpe en 3 phases :
- Phase folliculaire : elle débute avec les règles qui durent de 3 à 7 jours. Elle se termine ensuite au 14e jour lors de la libération de l'ovule. La phase folliculaire sert à préparer l’ovule. Ce terme doit son nom aux follicules qui se trouvent dans les ovaires. Ce sont de petits sacs qui permettent aux ovocytes de se développer sous l’action des oestrogènes avant qu’ils ne deviennent des ovules.
- Phase d’ovulation : au 14e jour ou à la moitié du cycle selon sa durée, l’ovaire libère un ovule grâce à l'hormone lutéinisante (LH). Par la suite, l’ovule est capté par la trompe de Fallope.
- Phase lutéale : du 14e au 28e jour, Le corps jaune (reste du follicule après ovulation) produit de la progestérone. La progestérone transforme la paroi utérine afin d’accueillir l’ovule fécondé, cela permet la nidation de l’ovule fécondée. Si l’ovule est fécondé par un spermatozoïde dans les 24h qui suivent son expulsion, il devient un embryon.
Le cycle menstruel est orchestré par l’action des hormones. Il repose sur un équilibre fragile qui peut être bouleversé de multiples façons. Le cycle peut être irrégulier, décalé ou encore momentanément interrompu. Vous pouvez donc avoir vos règles en retard ou en avance ou ne plus en avoir du tout.
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La fin des règles : quand peut-on considérer qu'elles sont terminées ?
La fin des règles n’est pas synchronisée avec la fin du cycle menstruel : il s’agit de deux étapes différentes. La fin des règles, c’est tout simplement quand les saignements s’arrêtent. En général, le flux (la quantité de sang que vous perdez durant les règles) s’amenuise sur les derniers jours. À la toute fin des règles, les pertes de sang sont beaucoup plus légères et espacées. Si cela vous met plus à l’aise, vous pouvez porter des protège-lingerie tout au long du cycle - cela ne pose aucun problème, tant que vous les changez toutes les 3 à 4h.
C’est d’ailleurs ce flux menstruel plus léger qui explique que le sang paraît marron à la fin des règles : il coule moins fort et de manière discontinue, donc il a davantage de temps pour sécher. En fait, le sang de couleur marron est simplement du « vieux » sang, qui s’est oxydé au contact de l’air. C’est juste la couleur du sang qui a commencé à sécher : vous allez bien et votre sang n’a pas changé ! Il s’agit du même sang que lors du début des règles, c’est simplement une réaction chimique normale.
Nous le disions plus haut : les premiers jours de règle, le flux menstruel est souvent plus abondant. Puis il devient moins intense. À la fin des règles, il y a forcément un moment où on porte une protection « qui ne sert à rien », car c’est en la retirant que l’on réalise que ça y est, les règles sont finies. Si vous ne perdez pas de sang du tout pendant plus de 4 heures, vous pouvez considérer que les règles sont terminées. Vous vous sentirez peut-être plus à l’aise avec des protections menstruelles externes durant les dernières heures ou les derniers jours de vos règles.
Variations du cycle menstruel et facteurs d'influence
Au fur et à mesure que vous avancez en âge, les cycles menstruels vont en théorie devenir plus réguliers. Lors des premiers cycles menstruels, on a parfois du mal repérer les signes que les règles approchent - il n’y en a pas forcément ; et on n’est pas forcément sûr(e) de quand exactement les règles vont finir.
La plupart du temps, ces perturbations coïncident avec des situations particulières :
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- Perte de poids : vous avez modifié récemment votre alimentation et perdu quelques kilos, votre cycle peut en être affecté. En général, la situation se règle spontanément avec la stabilisation du poids.
- Stress intense : vous avez vécu un événement stressant tel un examen, un deuil, un accident, un déménagement. Le stress agit sur la production d’hormones. En conséquence, il peut agir sur votre cycle menstruel et provoquer une interruption temporaire des règles.
- Sport intensif : vous pratiquez un sport de manière intensive, cela pourrait causer un retard ou un arrêt des menstruations.
- Grossesse récente et allaitement : le retour des règles ne se fait pas immédiatement après l’accouchement. Si vous allaitez, les règles peuvent aussi être interrompues.
- Préménopause : cette période précède la ménopause. Avant l’arrêt total des règles, le cycle est irrégulier pendant quelques mois ou années.
Spotting : saignements légers en dehors des règles
Le spotting désigne des saignements vaginaux légers qui surviennent en dehors des règles normales. Ces pertes de sang, souvent brunâtres ou rosées, sont généralement bénignes mais peuvent parfois nécessiter un avis médical. Le spotting est un phénomène courant chez les femmes. Il s’agit d’un saignement vaginal léger qui apparaît en dehors des menstruations. Le terme « spotting » vient de l’anglais « spot » qui signifie « tache », faisant référence à l’aspect des pertes observées. Une femme peut constater un spotting sans que cela n’indique forcément une anomalie ou un trouble.
Pour distinguer les spottings et les règles, il est utile d’avoir en tête que les spotting surviennent en dehors des règles, et que ce sont des pertes sanguines de faibles abondances. Les règles et le spotting se distinguent par plusieurs caractéristiques importantes. Le spotting, quant à lui, se manifeste par des saignements plus légers et constants. La couleur est également différente : rouge vif pour les règles, alors que le spotting présente souvent un saignement brun ou rosée.
Les spottings peuvent survenir au moment de l’ovulation, soit environ 14 jours avant les prochaines règles. Ces saignements légers sont dus à la légère baisse du taux d’œstrogènes qui accompagne la libération de l’ovule. Les variations hormonales peuvent provoquer des spottings. L’introduction d’une nouvelle contraception hormonale peut fréquemment provoquer des spottings pendant les premiers mois d’utilisation. Ce phénomène est particulièrement courant avec la pilule contraceptive, l’implant ou le stérilet hormonal.
Les spottings peuvent être l’un des premiers signes d’une grossesse, survenant au moment de la nidation lorsque l’embryon s’implante dans la paroi utérine. Les infections sexuellement transmissibles (IST) peuvent provoquer des saignements légers entre les règles. La chlamydia et la gonorrhée peuvent entre autres causer des spotting, mais sont souvent accompagnées d’autres symptômes comme des pertes vaginales anormales ou des douleurs pelviennes.
Les spottings peuvent révéler la présence de polypes utérins, de fibromes utérins ou d’autres anomalies de l’appareil génital. Ces lésions bénignes peuvent provoquer des saignements irréguliers, particulièrement après les rapports sexuels (et provoquer des douleurs durant les rapports). Pendant la périménopause, les fluctuations hormonales importantes peuvent entraîner des spottings. Ces saignements peuvent être irréguliers durant cette période de transition, qui peut s’étendre sur plusieurs mois avant la ménopause définitive.
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Caractéristiques du spotting
Les spotting se manifestent par des pertes de sang de faible abondance, généralement de couleur brune ou rosée. Ces saignements sont suffisamment légers pour ne pas toujours nécessiter de protection hygiénique. Les saignements peuvent s’accompagner d’autres symptômes selon leur origine. On observe parfois des douleurs pelviennes légères, des tensions mammaires ou des modifications de l’humeur.
Le spotting est un terme anglais qui désigne un saignement vaginal léger (de faible abondance) qui survient en dehors de la période normale des règles. Le spotting n’est donc pas en rapport avec le cycle menstruel et peut se présenter sous forme de quelques gouttes de sang ou une légère coloration brunâtre ou rosée. Avec le spotting, les taches de sang peuvent être de couleur rose, rouge ou brunâtre. Contrairement à un flux menstruel normal, le spotting est plus léger et de courte durée. La menstruation quant à elle est le processus naturel au cours duquel la muqueuse utérine est expulsée, ce qui entraine un saignement pouvant durer de trois à sept jours. Le spotting en revanche n'implique pas l'expulsion de la muqueuse utérine et ne dure généralement que de quelques heures à quelques jours.
Causes du spotting
Le spotting a plusieurs causes pouvant varier de bénignes à plus graves :
- les contraceptifs : la prise de contraceptifs oraux, en particulier les moyens de contraception à base d’hormones, peuvent provoquer un dérèglement hormonal ;
- le stress ;
- le décalage horaire ;
- la ménarche (premières règles) : les premiers cycles menstruels à la puberté peuvent être marqués par des spottings ;
- la préménopause ;
- les infections sexuellement transmissibles (chlamydia, gonorrhée, etc.) ;
- l’ovulation : le spotting peut survenir avant ou après l’ovulation, lorsque le follicule ovarien libère l’ovule ;
- les polypes utérins : ces excroissances bénignes qui se forment sur la paroi de l’utérus peuvent provoquer des saignements entre les périodes de menstruation ;
- le cancer du col de l’utérus : même si cela est plus rare, le spotting peut être un symptôme du cancer de l’utérus ou du col de l’utérus.
Symptômes associés au spotting
Le spotting se caractérise par des saignements vaginaux légers qui surviennent en dehors de la période menstruelle, mais aussi par sa durée, son intensité, sa répétition au fil des cycles menstruels et son association éventuelle avec d’autres symptômes comme :
- des douleurs pelviennes ;
- un mal de dos ;
- de la fatigue ;
- des changements d'humeur.
Le spotting n’a aucun impact sur la libido ou sur les relations sexuelles.
Spotting et grossesse
Le spotting qui survient en début de grossesse est le plus souvent bénin. Il est dans ce cas ponctuel et de faible intensité. Toutefois, il est conseillé à la femme enceinte de se faire consulter, afin d’écarter tout risque de grossesse extra-utérine. Dans le cas où le spotting persiste au second trimestre ou encore si le volume des saignements augmente, il est nécessaire de consulter un gynécologue qui saura rechercher la cause des saignements.
Quand consulter en cas de spotting ?
Compte tenu de sa faible intensité, le spotting est généralement sans conséquence. Toutefois, certains signes doivent alerter les femmes qui en souffrent et nécessiter un avis médical :
- si les saignements deviennent abondants et/ou réguliers (métrorragies) ;
- si les saignements sont suivis d’autres symptômes anormaux (fièvre, douleur, démangeaisons, etc.) ;
- si les saignements sont suivis d’une douleur sévère ;
- si la femme concernée pense être enceinte ;
- si les saignements se poursuivent après la ménopause ;
- si la femme saigne après un rapport sexuel.
Diagnostic du spotting
Il n’est pas toujours nécessaire de consulter un médecin à cause du spotting, sauf pour la femme enceinte. Cependant, il est recommandé de consulter un gynécologue ou une sage-femme en cas de saignements anormaux. La consultation aura pour but de confirmer que le saignement constaté est du spotting bénin et ne cache pas une cause nécessitant une prise en charge médicale.
Le diagnostic du spotting est principalement basé sur le volume des pertes de sang et le moment où elles surviennent. Plusieurs examens peuvent être prescrits par le médecin, en cas de doute :
- dosage sanguin des œstrogènes et de la progestérone ;
- test de grossesse (en cas de suspicion de grossesse) ;
- examens microbiologiques (frottis vaginal) en cas de suspicion d’infection ;
- examens d’imagerie (IRM, échographie, scanner) pour s’assurer du bon fonctionnement d’un stérilet ou pour visualiser l’appareil génital féminin dans le but de détecter une quelconque anomalie ;
- biopsie endométriale nécessaire parfois pour évaluer le tissu de la muqueuse utérine.
Traitement du spotting
Le spotting ne nécessite pas de traitement médical particulier. En effet, le traitement du spotting dépend de sa cause :
- grossesse : une fois la piste de la grossesse extra-utérine écartée, le spotting disparaît spontanément vers la fin du premier trimestre. Dans le cas contraire, des examens complémentaires sont réalisés et un suivi gynécologique minutieux est recommandé ;
- contraceptifs hormonaux : ils sont ajustés ou changés pour réduire la fréquence du spotting ;
- préménopause : le spotting annonce la ménopause et disparaît au fil des mois ;
- ménarche : le spotting disparaît au fil des cycles menstruels ;
- infection génitale : un traitement antibiotique peut être prescrit pour traiter l’infection et limiter les risques de complication ;
- médicaments : si le spotting est causé par un déséquilibre hormonal, le médecin peut prescrire des médicaments pour réguler les hormones.
Dans certains cas graves (fibromes volumineux ou un cancer de l'utérus), une hystérectomie (ablation de l'utérus) peut être nécessaire.
Prévention du spotting
Il n'existe pas de moyen infaillible de prévenir le spotting, car ses causes sont diverses et variées. Cependant, il est possible de prendre certaines mesures afin de réduire le risque de spotting. Il s’agit entre autres de :
- maintien d'un poids normal : l'obésité peut perturber l'équilibre hormonal et augmenter le risque de spotting ;
- gestion du stress : des techniques de relaxation telles que le yoga, la méditation ou la respiration profonde aident à gérer le stress ;
- pratiques sexuelles sans risque : la pratique de rapports sexuels sans risque peut aider à prévenir les infections sexuellement transmissibles à l’origine des spottings ;
- la consultation régulière avec un gynécologue : elle permet de surveiller la santé reproductive et de détecter tout problème potentiel à un stade précoce.
Causes fréquentes du spotting
Il peut être lié à des variations hormonales ou à des facteurs externes (comme la contraception hormonale), qui modifient l’équilibre de la muqueuse utérine.
Au cours d’un cycle menstruel normal, les taux d’œstrogènes et de progestérone varient naturellement. Ces fluctuations hormonales peuvent, chez certaines femmes, entraîner une instabilité transitoire de l’endomètre, responsable de légers saignements en dehors des règles.
Parmi les causes les mieux documentées du spotting figurent les méthodes de contraception hormonale. La prise de contraceptifs hormonaux peut provoquer des saignements irréguliers ou du spotting, en particulier :
- Lors du début de leurs prise ;
- Lors d’un changement de méthode ;
- Ou avec certaines formulations progestatives.
Ces saignements sont liés à une adaptation progressive de l’endomètre à l’environnement hormonal, et sont le plus souvent temporaires.
Au-delà de la pure mécanique hormonale, notre hygiène de vie joue un rôle prépondérant. La fatigue accumulée, le stress chronique ou un changement de rythme soudain sont autant de facteurs qui viennent bousculer cet équilibre fragile.
Spotting et contraception hormonale
Les spottings sont habituels lors de changements de contraception hormonale. Généralement, ces saignements disparaissent spontanément au bout de quelques semaines, si ce n’est pas le cas, il est probable que votre nouvelle contraception ne vous convienne pas.
Le spotting est aussi très fréquent lorsque vous oubliez un comprimé de votre plaquette de pilule contraceptive ou si vous prenez la pilule en continu pour éviter vos menstruations.
Toutefois, si des petits saignements apparaissent alors que vous utilisez la même contraception depuis plusieurs mois, que vous n’avez jamais eu de spotting ou que vous n’avez manqué aucun comprimé, consultez un médecin.
Spotting et Infections Sexuellement Transmissibles (IST)
Les infections sexuellement transmissibles peuvent provoquer des petits saignements. D’autres symptômes peuvent les accompagner, notamment des pertes vaginales, des douleurs pendant la miction ou des douleurs pelviennes.
Spotting et ovulation
Certaines femmes ont de très légers saignements au milieu du cycle menstruel, au moment de l’ovulation. Il s’agit habituellement de saignements très brefs. Vous pouvez les identifier en suivant votre cycle ovulatoire.
Spotting et préménopause
À l’approche de la ménopause, le corps connaît une période de transition hormonale. Il n’est pas rare de présenter du spotting lors de cette période de préménopause en raison de ce dérèglement hormonal.
Spotting et anomalies utérines
Les fibromes et les polypes utérins peuvent provoquer un spotting. Celui-ci peut s’accompagner de règles plus abondantes ou, dans certains cas, de douleurs pelviennes, mais nombreuses sont les femmes qui n’ont aucun autre symptôme.
Si vous remarquez de légers saignements après avoir eu des rapports sexuels et que vous ressentez des douleurs pendant vos rapports sexuels (dyspareunie), parlez-en à un médecin car ces symptômes peuvent évoquer un problème au niveau de votre col de l’utérus.
Les cancers gynécologiques, notamment le cancer du col de l’utérus, de l’ovaire ou du corps de l’utérus peuvent provoquer des saignements. C’est pourquoi tout spotting inhabituel doit être pris au sérieux.
Que faire si vous n'osez pas parler de spotting avec votre médecin généraliste ?
Il est naturel de se sentir gênée ou nerveuse à l’idée de parler de son intimité à son médecin. Pourtant le spotting est un phénomène fréquent que les médecins ont l’habitude de rencontrer.
Caractéristiques des règles : abondance, couleur et texture
Chaque femme est unique, chaque cycle menstruel est unique et chaque jour de règles est unique. Les variations en termes d’abondance, de couleur et de texture sont normales. Ces différences sont particulièrement courantes lors des premières règles, avant la ménopause et après une grossesse.
Cependant, certaines caractéristiques (comme un flux très abondant par exemple) méritent une attention particulière. Un flux menstruel « classique » dure en moyenne 4 à 6 jours avec un volume sanguin moyen d’environ 30mL.
Lorsque les règles sont anormalement abondantes, on parle de ménorragies : la durée des règles dépasse 7 jours ou le flux est supérieur à 80 mL par cycle, soit plus de 6 cuillères à soupe. Cependant, évaluer le volume du flux en mL peut être difficile. Le score d’Higham est un outil permettant de mesurer l’abondance de votre flux menstruel. Il est normal de constater des variations dans l’abondance des règles selon le jour du cycle : généralement le flux des premiers jours (1er et 2ème) est plus abondant que celui des autres jours du cycle.
Il est important de noter que la définition de « normalité » en matière de flux menstruel peut varier d’une personne à l’autre, c’est pourquoi il faut prendre également en compte l’impact sur la qualité de vie. Si vous vous inquiétez du volume de vos règles, discutez-en avec un professionnel de santé.
Les règles abondantes peuvent avoir différentes causes.
Couleur des pertes menstruelles
Les couleurs des pertes menstruelles peuvent varier en fonction du moment du cycle et cela est tout à fait normal. Toutefois, il est important de vérifier la couleur de ses pertes car certaines couleurs peuvent traduire une infection ou une pathologie sous-jacente, et il faut dans ce cas consulter un professionnel de santé.
- Noir : Le sang noir est également tout à fait normal en début ou fin de règles.
- Gris : Des saignements gris sont souvent le signe d’une infection gynécologique.
- Orange : Des saignements orange peuvent résulter d’un mélange de sang et de glaire cervicale.
- Rose : Des règles de couleur rose sont normales en début ou fin de règles car le sang peut être mêlé à des pertes vaginales blanches habituelles. Cela peut également être le signe d’une faible teneur en œstrogènes causé par certaines pilules contraceptives. Mais cela est à surveiller car des règles roses peuvent aussi être le signe d’une anémie. Des saignements rose légers peuvent aussi correspondre à des saignements d’implantation et donc indiquer un début de grossesse. Ces saignements sont dus à l’interaction entre l’embryon et la muqueuse utérine.
Consistance des règles
Les règles, ou menstruations, peuvent varier en consistance, de liquides à des pertes plus épaisses et gluantes. Il est tout à fait normal de perdre des caillots de sang lors de ses règles sur les jours les plus abondants. Les caillots se forment lorsqu’il y a une accumulation de sang dans l’utérus ou le vagin avant qu’il ne soit évacué. Ces caillots ressemblent à des amas de sang coagulé.
Toutefois, si vous constatez la présence de caillots de plus de 25mm de diamètre (taille d’une pièce d’un euro), ou si ces caillots sont accompagnés de douleurs, nous vous recommandons de consulter un professionnel de santé. Cela peut être le signe de la présence de fibromes utérins, de polypes, de kystes ou d’endométriose.
Quand consulter un professionnel de santé ?
Plusieurs raisons devraient vous amener à rencontrer un professionnel de santé pour faire le point sur vos saignements :
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