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Perte de poids et impact sur l'ovulation : fertilité et bien-être

La fertilité est influencée par de nombreux facteurs, tant chez les hommes que chez les femmes, notamment le stress, une alimentation déséquilibrée, la prise de médicaments, le tabac et l'alcool. Le surpoids et l'obésité peuvent également être à l'origine d'une hypofertilité. De nombreuses femmes se demandent quel est le poids idéal pour tomber enceinte. Il n'existe pas de poids « idéal » pour réussir à tomber enceinte. Être en surpoids n'empêchera pas de concevoir un enfant : de nombreuses femmes, en surpoids ou en sous-poids, tombent enceintes sans difficulté. Cependant, il est important de comprendre comment le poids corporel peut affecter la fertilité et ce qui peut être fait pour optimiser les chances de conception.

L'impact du surpoids et de l'obésité sur la fertilité

L'obésité peut affecter le système reproducteur de la femme et provoquer des règles précoces, une ménopause précoce, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une augmentation du risque de fausse couche, une baisse de l'efficacité des techniques de PMA (procréation médicalement assistée), ou encore des troubles de fertilité (anovulation) et des complications pendant la grossesse. L'excès de graisse corporelle va perturber la production de deux hormones indispensables à l'ovulation : la LH (l'hormone lutéinique) et la FSH (l'hormone de stimulation folliculaire).

Le surpoids et la fertilité peuvent également affecter la fertilité chez les hommes. L'obésité ou le surpoids peut diminuer la production de testostérone et être à l'origine de troubles de l'érection. La diminution de la qualité et de la quantité des spermatozoïdes fait également partie des conséquences de la baisse des hormones LH et FSH, causée par cet excès de masse corporelle.

Comment le surpoids affecte l'ovulation

L'ovulation est un processus complexe qui repose sur un équilibre hormonal précis. Un trouble de l'ovulation désigne une perturbation dans le processus de libération des ovules par les ovaires au cours du cycle menstruel. L'ovulation se produit généralement au milieu du cycle menstruel, entre le 12ᵉ et le 16ᵉ jour d'un cycle moyen de 28 jours.

Plusieurs facteurs peuvent perturber l'ovulation, notamment :

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  • Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : c'est la cause la plus fréquente des troubles d'ovulation chroniques. Ce déséquilibre hormonal, caractérisé par une production excessive d'androgènes (hormones mâles), perturbe le cycle menstruel. Les symptômes du SOPK comprennent des règles irrégulières, un gain de poids difficile à contrôler, de l'acné persistante et une pilosité corporelle accrue.
  • Le diabète : en particulier s'il est mal contrôlé, peut altérer l'équilibre hormonal et nuire au processus d'ovulation.
  • L'hyperprolactinémie : désigne un excès de prolactine dans le sang. La prolactine est une hormone principalement impliquée dans la lactation, mais lorsqu'elle est produite en excès, elle peut perturber l'équilibre hormonal.
  • Un poids corporel déséquilibré : qu'il s'agisse d'une obésité ou d'une perte de poids extrême, perturbe l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien. Dans le cas de l'obésité, l'excès de tissu adipeux peut entraîner une production accrue d'œstrogènes, causant alors un trouble de l'ovulation.
  • Les problèmes de thyroïde : la thyroïde joue un rôle important dans la régulation hormonale. Les symptômes de l'hypothyroïdie (sous-activité) viennent ralentir le métabolisme et perturber la production des hormones nécessaires à l'ovulation.
  • Un exercice physique excessif : en particulier chez les athlètes de haut niveau, peut provoquer une aménorrhée hypothalamique.
  • La ménopause précoce : bien que rare, elle survient lorsque les ovaires épuisent leur réserve d'ovules bien avant l'âge moyen de la ménopause (51 ans).

Solutions pour améliorer la fertilité en cas de surpoids

Pour améliorer la fertilité en cas de surpoids, plusieurs solutions peuvent être envisagées.

  • Adopter une alimentation saine et équilibrée : associée à une activité physique régulière, est essentielle pour perdre du poids et réguler l'ovulation. Il est recommandé de consommer suffisamment de fruits et de légumes. Même une perte de poids modérée de 2 à 5 % peut avoir un effet positif.
  • Consulter des professionnels : comme des nutritionnistes ou des psychologues, pour obtenir un soutien adapté. Retrouver un équilibre alimentaire n'est pas une démarche facile pour tout le monde. Il peut être difficile aussi bien physiquement que psychologiquement.
  • Gérer le stress : un stress chronique peut causer un trouble de l'altération, puisque le stress vient altérer la production des hormones nécessaires au cycle menstruel. Si vous vous sentez dépassée ou anxieuse, n'hésitez pas à mettre en place un accompagnement psychologique ou un suivi avec un coach spécialisé en gestion du stress.
  • Être active : il ne s’agit pas de devenir un grand athlète pour perdre du poids. Simplement de bouger davantage, et d’être moins sédentaire. L’exercice physique régulier est bénéfique pour réguler les hormones, mais attention aux excès ! Une activité physique intense peut aussi perturber l’ovulation.

L'importance de la perte de poids dans le cadre de la PMA

Dans le cadre d'une Assistance Médicale à la Procréation, les traitements employés peuvent être moins efficaces et les possibilités que l'embryon s'implante avec succès peuvent se voir réduites chez les femmes en surpoids. Il est également conseillé aux patientes de perdre quelques kilos avec l'aide d'un professionnel avant de leur prescrire un traitement adapté pour éviter des risques obstétricaux. L'efficacité des traitements hormonaux pendant le protocole PMA est accrue chez les femmes ayant un poids de forme.

Chirurgie bariatrique et fertilité

La chirurgie bariatrique est une solution efficace pour favoriser une perte de poids significative chez les personnes souffrant d’obésité sévère. Elle est parfois envisagée chez les femmes en situation d’obésité majeure souffrant du SOPK. Elle permet souvent d’obtenir des résultats durables, à condition de respecter certaines règles de suivi médical, nutritionnel et comportemental.

La chirurgie bariatrique a pour objectif de traiter l’obésité sévère et d’améliorer la santé globale. Si ses effets bénéfiques sur la perte de poids, le diabète ou l’hypertension sont bien documentés, un autre aspect de la vie peut également évoluer : la sexualité. Après l’intervention, la perte de poids progressive favorise une meilleure perception de soi.

Il est fortement conseillé d’attendre au moins 12 à 18 mois après une chirurgie bariatrique avant d’envisager une grossesse. Cette période permet d’atteindre une stabilité pondérale, d’adapter l’alimentation aux besoins spécifiques de la grossesse et de corriger d’éventuelles carences nutritionnelles.

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Témoignage

Amélie raconte et partage son point de vue. « Déjà, de ne pas essayer de faire un régime tout seul, car c’est compliqué et au final ça fonctionne rarement. On ne va pas se mentir, il y a des moments plus compliqués que d’autres, je me suis découragée plus d’une fois, car j’avais l’impression que les choses n’avançaient pas, puis le moral revient plus vite qu’on ne l’imagine, car l’envie d’avoir un enfant nous fait pousser des ailes. Je pense qu’une fois qu’on a entamé cette démarche avec un diététicien, il ne faut pas lâcher dès que l’objectif est atteint, je trouve que c’est important de se faire suivre pendant les protocoles FIV et même après lorsqu’il y a grossesse. Bon courage à toutes celles et ceux qui doivent se battre pour devenir parents. »

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