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Le développement de l'embryon humain : une exploration approfondie

Introduction

La question du développement de l'embryon humain est un sujet complexe qui suscite de nombreux débats éthiques, philosophiques et scientifiques. Cet article vise à explorer les différentes facettes de ce développement, en s'appuyant sur des données scientifiques, des réflexions métaphysiques et des perspectives éthiques.

La conception et les premières étapes du développement embryonnaire

Le développement embryonnaire commence avec la fécondation, lorsque le spermatozoïde pénètre l'ovule, formant ainsi le zygote. Selon Pascal Ide, par embryon, on entend ici l’être humain depuis sa conception, autrement dit depuis le stade d’œuf fécondé ou zygote. Lors de la pénétration de l’ovule par le spermatozoïde, il se produit deux séries successives de réactions : une inversion de la polarité électrique de la membrane ovulaire et une libération de granulations sous-corticales qui inactivent les récepteurs spermatiques. Le contact entre les différentes cellules composant l’embryon commence dès le stade deux blastomères où on observe des ponts entre cytoplasmes, et ne va cesser de s’accroître. Par la fécondation, le zygote est constitué d’un génome (les chromosomes) original et complet.

Le zygote est un individu, dans son génome comme dans sa structure et son fonctionnement. Le développement de l’embryon obéit à un cheminement complexe, sinuant entre des contraintes multiples qu’il génère lui-même. Le développement d’un embryon peut être vu comme une course d’obstacles redoutable, une chorégraphie minutieuse faite d’enchaînements complexes fixés par un scénario invisible, écrit et corrigé par des millions d’années d’évolution.

L'embryon est-il une personne ?

La question de savoir si l'embryon est une personne est au cœur de nombreux débats. De prime abord, il semble que la réponse soit négative. La personne est un individu, donc, étymologiquement, un être indivisible. Or, l’embryon est divisible, du moins jusqu’à quinze jours, comme le montre l’existence des jumeaux issus de la même cellule initiale, dit jumeaux homozygotes. Un individu vivant achevé est un organisme différencié composé de multiples organes ordonnés à une ou plusieurs fonctions. Or, jusqu’au stade de la blastula, l’embryon comporte des cellules totipotentes, c’est-à-dire capables de devenir n’importe quel organe. Une personne est un individu capable de relation, de raison, de liberté. Or, exercer ces capacités supposent un cerveau.

Certains soutiennent que l'embryon n'est pas une personne car il n'a pas encore développé les caractéristiques essentielles de la personnalité, telles que la conscience, la raison et la capacité de relation. D'autres affirment que l'embryon est une personne dès la conception, car il possède un génome unique et complet, et qu'il a le potentiel de se développer en un être humain pleinement réalisé.

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Pascal Ide note que le zygote est un individu, dans son génome comme dans sa structure et son fonctionnement. Mais peut-on affirmer que le zygote est doué de raison, autrement dit d’une âme spirituelle ? Bien évidemment, il n’est pas nécessaire qu’un individu exerce actuellement la raison pour être dit humain ; sinon il perdrait son humanité dès qu’il dormirait ! Il suffit que le zygote puisse recevoir une âme spirituelle. Or, la philosophie du vivant d’Aristote montre que l’âme est le principe de vie d’un corps organisé ; autrement dit, elle n’anime qu’un organisme suffisamment différencié. N’est-ce pas ce que montrent aujourd’hui la biologie cellulaire et la génétique ? La complexité structurale du génome humain, composé de trois milliards de bases nucléotidiques défie toute représentation (l’information contenue est équivalente à celle de mille volumes de mille pages, chacune comportant trois milles caractères !).

Arguments et contre-arguments

Divisibilité et individualité

Le premier argument contre la personnalité de l'embryon est sa divisibilité, en particulier pendant les premiers jours du développement. Cependant, Pascal Ide réfute cet argument en soulignant que le premier confond indivision et indivisibilité : un individu se caractérise par son individualité (en acte), non par son indivisibilité (en puissance). De plus, on se représente l’apparition des jumeaux monozygotes comme une séparation de l’embryon en deux. Or, le plus souvent, il s’agit plutôt du détachement d’un blastomère à partir de plusieurs autres. Donc, ce n’est pas un embryon qui en devient deux, mais l’un qui provient de l’autre.

Totipotence et différenciation

Un autre argument est que les cellules embryonnaires sont totipotentes, c'est-à-dire capables de se différencier en n'importe quel type de cellule. Pascal Ide souligne que la totipotentialité peut s’interpréter de deux manières opposées : ou comme une indétermination indifférenciée ou comme une réserve mise au service du bien de l’embryon.

Capacité de relation et développement du cerveau

L'absence de cerveau développé chez l'embryon est souvent citée comme un obstacle à la reconnaissance de sa personnalité. Pascal Ide réfute cet argument en utilisant le sophisme du poisson rouge : ôtez l’eau du bocal, le poisson meurt ; remettez l’eau, il ne ressuscite pas pour autant. C’est donc que le cerveau est la condition de la pensée, non la cause. De plus, notait le grand biologiste Pierre-Paul Grassé, l’acquisition du système nerveux ne change pas la nature de l’embryon, puisqu’il est déjà « riche déjà de toutes les potentialités de son espèce. De tout temps, l’homme a été impressionné par l’extraordinaire développement qui se déroule entre la fécondation et la naissance. Mais aujourd’hui, les sciences nous interdisent d’y voir seulement un passage de puissance à acte : déjà au point de départ, le zygote est un être extraordinairement organisé et actif, autrement dit un être en acte.

L'apport de Maria Montessori

Maria Montessori offre une perspective intéressante sur le développement de l'enfant, y compris l'embryon. Elle ne pense pas l’enfant dans les termes aristotéliciens de la puissance. Elle ne le voit pas d’abord comme celui qui est en puissance à devenir adulte, mais comme celui qui contient à l’état actuel toutes les richesses de l’adulte. C’est pour cela qu’elle peut oser dire : « L’enfant est la partie la plus importante de la vie de l’adulte. Il est le constructeur de l’adulte. Or, seule la cause en acte peut causer. L’enfant n’est pas qu’une promesse et même un germe. En fait, Maria Montessori qui n’est pas philosophe emploie un langage embarrassé, sinon même contradictoire. Encore d’une autre manière, on pourrait dire que Maria Montessori est extrêmement attentive à la nature, au dynamisme naturel présents chez l’enfant. Je pense que la distinction cœur-manifestation dit plus l’enfant que la seule différence puissance-acte. Non seulement l’enfant existe comme être actuel, mais cette actualité est spirituelle.

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Maria Montessori souligne : « Il est impressionnant que l’enfant naisse et se maintienne si longtemps inerte », par opposition aux autres petits des mammifères qui, très vite, marchent, ont leur langage propre, etc. L’explication relève très précisément du don 2 le plus profond : « l’homme s’appartient à lui-même. Il faut qu’il s’incarne à l’aide de sa propre volonté. C’est parce que l’adulte interprète mal cette inertie originaire qu’il intervient de manière intempestive et se permet de modeler l’enfant.

La mort cellulaire programmée et le développement

Le processus de mort cellulaire programmée joue un rôle crucial dans le développement embryonnaire. L’essence de la matière, entendue au sens philosophique et aristotélicien de matière prime (hulé protè) réside dans la potentialité. Autrement dit, la matérialité est ouverte à de nombreuses formes. Autant la matière est principe ontologique d’indétermination, autant la forme est principe ontologique de détermination. Or, l’évolution embryologique montre un passage progressif d’une forme grossière à une morphologie affinée, distincte, précise, cela grâce à l’intervention du processus de lyse cellulaire. On aurait pu imaginer que le principe actuel impose son dynamisme de sorte qu’elle empêche le principe potentiel d’exprimer son dynamisme d’omnitude. Dit autrement, ce que l’on observait au plan de toute la phylogenèse se vérifie aussi au plan de l’ontogenèse : en effet, l’on sait que, durant les milliards d’années d’évolution du vivant, bien des vivants, des formes nouvelles furent inventées ; beaucoup se sont éteints, au point que les biologistes affirment volontiers que seules survivent aujourd’hui une infime minorité. Ainsi la loi de récapitulation énoncée par Ernst Haeckel semble aussi se vérifier au plan de la destruction interne constituant le vivant.

D’une part, il s’exerce sur des êtres existants, des structures déjà façonnées. Or, ces entités l’ont été par buissonnement. D’autre part le processus de mort cellulaire est infini et pourrait se terminer par une corruption du sujet matériel : c’est ce qu’opère l’érosion géologique qui ne modèle des formes que transitoirement et par accident. Or, l’embryon aboutit à une forme déterminée, comme l’adulte se maintient dans cette forme très stabilisée. Plus encore, la destruction est tout entière au service de la construction de la forme. On aurait pu imaginer que le principe actuel impose son dynamisme de sorte qu’elle empêche le principe potentiel d’exprimer son dynamisme d’omnitude. On aurait pu imaginer que la destruction cellulaire opère seulement par accident, du fait d’une cause extrinsèque.

Ainsi, triple sera le mécanisme en jeu : buissonnement, finalité, destruction. En effet, nous savons que le don 2 se caractérise par la capacité d’intégrer les contraires. Or, il est connu que le vivant intègre l’altérité, celle de l’aliment par la nutrition ; ou, en termes plus actuels, qu’il métabolise un triple flux de matière, d’énergie et d’information. En tout cas, pour pouvoir être pleinement autonome, le vivant doit pouvoir intégrer une sorte de corruption accidentelle interne. En effet, nous savons que le don 2 présente une structure feuilletée, lamellaire, dessinant ainsi une distinction intérieur-extérieur au sein même de la substance. Or, la mort cellulaire opère en créant du vide au sein du plein : elle ne cesse de façonner des formes, de creuser des trous, etc. La nature, ici, n’est plus aristotélicienne mais atomiste, épicurienne. Il n’y a pas juxtaposition entre la structure dedans-dehors et la différence plein-vide.

Le système immunitaire et la reconnaissance du soi

Le développement du système immunitaire est un autre aspect crucial du développement embryonnaire. Le lymphocyte T doit pouvoir reconnaître soi et non-soi. Cette reconnaissance est analogue à la connaissance, sauf qu’elle est physique. Or, la connaissance est rendue possible par une puissance, celle de devenir l’objet connu. Mais l’équivalent de la puissance non matérielle est comme un creux qui peut recevoir, accueillir.

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Le système immunitaire doit mûrir. Pour des raisons génétiques. Les agresseurs potentiels et réels sont des milliards. Or, les lymphocytes sont dirigés contre eux. Donc, ils doivent être aussi nombreux. Mais nous ne sommes en possession que de cent mille gènes. Or, un gène constitue une protéine et les sites récepteurs sont protéiques. C’est donc que la constitution des lymphocytes fait appel à une combinaison. Pour des raisons aussi histologiques : un tel système suppose un minimum de différenciation organique. Or, au point de départ, il n’y a qu’une cellule. Donc, nous ne pouvons pas être conçu avec un système immunitaire tout constitué. Quand s’effectue cette maturation ? Tout se passe encore dans le sein de la mère. En effet, le corps y est alors protégé de toute agression extérieure par le corps de la mère. Or, dès qu’il sera à l’extérieur, il sera menacé par ces agressions. Mais c’est le système immunitaire qui l’en protège.

Il est de loin plus économique, plus sobre. En effet, il y a deux possibilités : soit reconnaître l’agresseur comme agresseur, soit reconnaître l’agresseur comme non-soi ; or, les agresseurs potentiels sont multiples, alors que le non-soi est une entité unique, puisqu’il se définit seulement par son opposition à soi (à supposer que celui-ci soit défini de manière relativement simple). La privation est plus simple que la détermination positive. Analogiquement, l’interdit est moins contraignant que le précepte affirmatif.

En effet, le corps humain est composé d’un ensemble unique de gènes (on peut démontrer statistiquement que la combinaison de nos gènes est, de manière extrêmement probable, sans équivalent) ; or, les gènes codent les protéines ; donc, l’ensemble de nos protéines constituent une signature phénotypique, morphologique unique. Or, le lymphocyte T reconnaît, par son site récepteur, une structure protéique et nous avons vu qu’il le constitue au hasard. Comme les agents agresseurs comme les microbes sont aussi composés de protides, un lymphocyte T peut indifféremment s’attaquer au moi ou au non-moi. En fait, cette identité protéique se complique d’un autre facteur : le système HLA.

Le principe ne peut qu’être : les récepteurs doivent apprendre à reconnaître le moi (protéique) unique caractéristique de l’identité de sorte que les lymphocytes T ne l’agressent pas. Mais comment cela peut-il se faire ? On imagine mal ces lymphocytes parcourir tout l’organisme et le reconnaître en son intégralité. Une seule solution : qu’un organe reproduise, de manière fractale, l’ensemble du corps humain. Il existe : c’est le thymus, toute petite glande située près du cœur humain. En effet, le thymus est habité par des cellules sentinelles ; or, ces cellules sentinelles voyagent à travers le corps de l’embryon. Dans chacun des territoires qu’elles parcourent, elles capturent les protéines fabriquées et libérées par les différentes familles de cellules qui y résident. Par ailleurs, l’organisme produit les lymphocytes T dont chaque récepteur, fabriqué au hasard, est unique, puisqu’il est adapté à un agresseur extérieur potentiel. Or, ceux-ci migrent dans le thymus, toute petite glande située près du cœur humain et vont y séjourner une durée fixe : trois jours. Donc, les lymphocytes rentrent en contact avec le soi.

Trois cas sont possibles : a) soit le récepteur du lymphocyte interagit trop bien ; donc, il identifie le soi comme un ennemi ; la conséquence en est qu’il pourrait le détruire. b) soit le récepteur du lymphocyte n’interagit pas durant ces trois jours ; la conséquence probable est que cette absence de fait correspond à une incapacité en amont ; comme le moi présente des analogies au moins lointaines avec le non-moi, la conséquence en est qu’un tel lymphocyte ne reconnaîtra jamais une structure protéique étrangère, donc ne pourra pas protéger le corps humain. Or, la présence de lymphocytes inefficaces retarderait et diluerait l’action des combattants efficaces. Or, l’organisme a mis en place, grâce au système de mort cellulaire programmée, un système d’élimination des cellules se fixant trop intensément ou pas du tout ; ces lymphocytes sont donc éliminés. Cela correspond à une proportion d’environ 99 %.

On le voit, le hasard n’intervient que partiellement, et encore comme un témoignage de la potentialité de la matière façonnée par la génétique ; ensuite intervient le tri lié à la finalité qui est la défense du moi. Plus encore, le développement buissonnant n’est pas une sorte de vitalité anarchique ; il est finalisé par la mise en place du système immunitaire.

Les enjeux éthiques et juridiques

La réflexion sur le statut de l'embryon est devenue le préalable obligé de tous les débats ayant trait à la définition de la personne humaine. L'embryon est-il déjà une personne humaine se demandent les inquiets ? Est-il une personne humaine potentielle ? Mais alors : qu'est-ce que la personne humaine se demandent les sceptiques ? « L'embryon, selon le biologiste François Jacob, serait le dernier refuge du sacré ». Nul n'est capable de définir la personne humaine en son essence, et pourtant, nombreux sont ceux qui l'invoquent et s'en réclament comme une évidence.

La loi française en effet interdit l'expérimentation scientifique sur des cellules embryonnaires humaines. Elle se prévaut de la maxime kantienne selon laquelle on ne doit jamais traiter une personne comme un moyen, mais comme une fin. Mais, elle est incapable de définir la dite personne. Le statut de l'embryon demeure pour le moins incertain. La personne surgit-elle dès le début de la fécondation ? Au quatorzième jour avec coupure du cordon ombilical ? Mystère. Alors que l'étude du développement de l'embryon pourrait parfaire notre connaissance des maladies dégénératrices, nous reculons devant l'obstacle.

L’Église ne s’est pas formellement prononcée sur le moment précis de l’animation de l’être humain, mais elle a toujours invité à respecter la vie dès sa conception. Elle n’épuise pas à elle seule le discours que nous pouvons tenir sur l’humanité de l’embryon. Si la science possède son ordre de légitimité propre, la réflexion doit être cependant enrichie par l’apport d’un raisonnement métaphysique qui ouvre à une connaissance intégrale « de l’être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle » (Dignitas personae (DP), n. 4). Elle active et informe l’organisme humain de son énergie et de sa force unificatrice, selon la terminologie de la métaphysique classique. La réflexion sur l’union de l’âme et du corps fait bien partie d’un autre champ de l’intelligence que celui des disciplines scientifiques, c’est le champ propre de la métaphysique : on ne saurait indûment affirmer que les arguments biologiques suffisent à eux seuls à révéler la présence ou non d’une âme spirituelle. « Aucune donnée expérimentale ne peut être de soi suffisante pour faire reconnaître une âme spirituelle » (DV, I, 1), constate l’instruction romaine Donum vitae (DV).

Selon une première conception, le principe spirituel qu’est l’âme humaine s’unit après un certain nombre de jours au corps embryonnaire lorsque celui-ci est suffisamment organisé. Selon une seconde, cette union coïncide avec la fécondation biologique. L’embryon est-il apte à recevoir une âme ? À cette question, saint Thomas d’Aquin, en s’appuyant sur les connaissances biologiques d’Aristote, répond qu’il existe un délai de 40 jours avant l’infusion de l’âme rationnelle dans le corps humain.

« Même si la présence d’une âme spirituelle ne peut être détectée par aucune observation de donnée expérimentale, les conclusions scientifiques elles-mêmes au sujet de l’embryon humain fournissent une indication précieuse pour discerner rationnellement une présence personnelle dès cette première apparition de la vie humaine » (DP, n. 5), déclare Dignitas personae en s’appuyant sur une remarque déjà avancée par Donum vitae.

Et l’Académie de conclure : « La théorie de l’animation immédiate, appliquée à chaque être humain qui vient à l’existence, se montre pleinement en accord avec la réalité biologique. Autrement dit, les deux concepts d’individu et de personne sont tout à fait solidaires l’un de l’autre. On peut donc faire valoir que la présomption est en faveur de la réponse affirmative, la charge de la preuve revient à qui veut répondre négativement. Elle rappelle un principe moral fameux, ancêtre de notre moderne principe de précaution : il n’est jamais permis d’agir avec une conscience douteuse lorsque la vie d’un innocent est en jeu.

« L’enjeu est si important, avait solennellement écrit sa sainteté Jean-Paul II, que du point de vue de l’obligation morale, la seule probabilité de se trouver en face d’une personne suffirait à justifier la plus nette interdiction de toute intervention conduisant à supprimer l’embryon humain » (Evangelium vitae, n.

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