La gamme "Merci" d'Intermarché, reconnaissable à ses emballages affichant les visages souriants de producteurs locaux, a suscité de nombreux avis et interrogations. Cette initiative, qui s'est étendue à d'autres enseignes, vise à créer un lien plus direct entre le producteur, le distributeur et le consommateur. Mais qu'en est-il réellement de son impact et de ses limites ? Cet article se propose d'explorer les différents aspects de cette démarche marketing, en s'appuyant sur les témoignages de producteurs et les analyses d'experts.
Genèse et objectifs de la gamme "Merci"
Lancée en 2018 par le groupe Les Mousquetaires, propriétaire d'Intermarché, la gamme "Merci" est née dans un contexte de crise agricole. L'idée était de valoriser le travail des agriculteurs en mettant en avant leur identité et en leur assurant une meilleure rémunération. La gamme a débuté avec des briques de lait, affichant le prix payé aux éleveurs (44 centimes le litre à l'époque), et s'est progressivement élargie à une trentaine de références, incluant des œufs, du miel, de la farine, des steaks hachés et du jus de pomme.
L'objectif affiché était double :
- Rendre visible le producteur : En affichant le prénom, la commune et une photo du producteur sur l'emballage, Intermarché souhaitait humaniser le produit et créer un lien de confiance avec le consommateur.
- Assurer une meilleure rémunération : La gamme "Merci" promettait aux agriculteurs partenaires une prime, un complément de revenu par rapport aux circuits de distribution classiques.
Témoignages de producteurs : entre satisfaction et limites
De nombreux producteurs partenaires de la gamme "Merci" témoignent d'un impact positif sur leur activité. Elodie Ricordel, éleveuse de vaches laitières en Loire-Atlantique, se félicite de cette initiative qui a créé du lien entre les différents acteurs de la filière. Elle reçoit régulièrement des messages de consommateurs touchés par sa présence sur les emballages. Mélanie Dumant, apicultrice, souligne qu'elle touche environ un euro de plus au kilo par rapport à d'autres miels vendus en vrac. Vincent Lévèque, éleveur de volailles, estime gagner deux centimes de plus par œuf grâce à cette gamme.
Le groupe Les Mousquetaires affirme avoir versé 13 millions d'euros de primes aux 900 partenaires agricoles engagés dans la démarche depuis le lancement de la gamme. Intermarché a également versé 2 000 euros à chaque agriculteur "ambassadeur" au titre de leur droit à l'image.
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Malgré ces aspects positifs, certains producteurs pointent les limites de ce système. Thibault de Ferrand, cultivateur de pommes à cidre, reconnaît que la gamme "Merci" ne représente qu'une "goutte d'eau" dans sa production globale. Elodie Ricordel précise que la gamme ne représente que 15% de ses volumes. Samuel, céréalier, note que la différence entre le prix du marché et celui d'Intermarché est parfois faible, en raison de la variabilité du prix des céréales. Pierre Aillerie, éleveur, constate que la prime qu'il touche a diminué de moitié depuis le lancement de l'opération.
Les négociations difficiles et les remises en question
L'aventure de la gamme "Merci" n'a pas toujours été un long fleuve tranquille. En 2022, les négociations ont tourné au vinaigre pour les producteurs affiliés à la laiterie de Saint-Père, en Loire-Atlantique, propriété des Mousquetaires. Les producteurs ont dénoncé une "déconnexion avec le terrain" et l'imposition de prix qui ne tenaient pas compte de l'inflation. Un médiateur a dû être saisi pour trouver un compromis.
Elodie Ricordel résume ainsi son expérience : "Je suis toujours fière de ces briques de lait, c'est une aventure très forte, mais ce n'est pas toujours simple avec la grande distribution". Elle insiste sur la nécessité pour les producteurs de se regrouper pour être plus forts face aux distributeurs et aux industriels.
L'entraînement polarisé et l'amélioration des performances : un parallèle ?
Bien que le sujet principal soit la gamme "Merci", il est intéressant de noter une digression vers le domaine de l'entraînement sportif. Les informations fournies mentionnent l'entraînement polarisé, une méthode qui consiste à alterner des périodes d'entraînement à basse intensité (80% du temps) et à haute intensité (20% du temps). Cette approche est comparée à un modèle d'entraînement "sweet spot" où le travail au seuil est privilégié.
Guy Thibault, spécialiste de l'entraînement par intervalles, souligne l'importance de se poser des questions sur l'efficacité de ces différentes méthodes. Il se demande si un modèle "65-35" ou "50-50" (avec une plus grande proportion de temps passé à haute intensité) pourrait être plus efficace que le modèle "80-20". Il remet également en question la planification des séances au seuil dans les études comparatives.
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Cette digression, bien que n'étant pas directement liée à la gamme "Merci", peut être interprétée comme une illustration de la nécessité de remettre en question les modèles établis et d'explorer de nouvelles approches, que ce soit dans le domaine de l'agriculture ou du sport.
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