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On Ne Couche Pas Aux Enterrements: Explication et Rites Funéraires

La question de savoir si l'on "couche" ou non aux enterrements est une expression imagée qui soulève des interrogations sur le respect des traditions funéraires, les émotions et les comportements appropriés lors de ces moments de deuil. Cet article explore les rites funéraires de différentes religions, notamment l'Islam, le Judaïsme et le Bouddhisme, afin de comprendre les nuances et les pratiques associées à ces cérémonies.

Les Rites Funéraires Musulmans: Un Passage et un Deuil Sobre

Dans le rite funéraire musulman, la mort est envisagée comme un état de passage, une transition vers une autre vie. Selon les croyances, l’âme du défunt reste dans la tombe durant une période de 40 jours.

Délais et Préparations

Dans les pays de l’Islam, l’inhumation doit avoir lieu dans les 24 heures suivant le décès, avant le coucher du soleil si le décès a eu lieu le matin, ou le lendemain matin s’il est survenu le soir. En France, les délais d’inhumation sont plus longs en raison des démarches administratives. Si l’inhumation a lieu en France, elle devra s’effectuer dans un carré musulman dans les plus brefs délais.

Après sa mort, le défunt est préparé pour sa nouvelle vie. Les yeux du défunt sont fermés et sa mâchoire maintenue fermée. Le corps du défunt est considéré comme impur, il est donc important de réaliser des soins de purification. La toilette purificatrice se fait de manière très minutieuse. Après avoir placé le corps tête vers la Mecque, celui-ci est lavé trois fois, puis essuyé et enveloppé dans un nombre impair de tissu blanc (généralement trois pièces d’étoffe blanche non cousues). Les membres supérieurs sont, soit placés le long du corps, paumes tournées vers le haut, soit croisés sur la poitrine. Cette toilette doit être faite par quatre personnes du même sexe que le défunt, mais il est autorisé au veuf ou à la veuve de faire la toilette de son conjoint.

Déroulement de la Cérémonie

Le jour de l’inhumation, tous les hommes doivent se joindre au cortège. Les musulmans n’organisent pas de veillée funéraire, et l’enterrement musulman reste très sobre et simpliste. Pour transporter le corps du domicile au cimetière, quatre hommes soulèvent la civière sur laquelle est placé le défunt, recouvert d’un drap. On fait sortir le défunt la tête la première pendant que les assistants récitent la Shahada sans fin : « Il n’y a de Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète ». Tous ceux qui croisent le cortège funèbre doivent s’y joindre et l’accompagner jusqu’au cimetière. Une fois arrivé au cimetière, la civière (cercueil en France) est déposée près de la tombe. Le corps du défunt doit être légèrement couché sur le côté droit lors de la mise en bière. Son visage (et non l’axe de son corps) doit être placé en face de l’axe de La Mecque.

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En France, les cercueils sont obligatoires pour des raisons d’ordre sanitaire. Le prophète ne recommande pas aux femmes d’être présentes au cimetière le jour de l’enterrement pour des raisons protectrices, du fait qu’elles soient plus émotives. Cependant, selon la tradition, les femmes restent en retrait de quelques mètres le temps de la mise en terre, puis viennent se recueillir une fois le cercueil recouvert.

Concernant les fleurs, il est de coutume de ne pas en offrir à la famille du défunt. Les prières restent plus importantes. Concernant la tenue vestimentaire, il n’y a pas de recommandations particulières, il faut simplement s’habiller de façon sobre et discrète.

Prières et Deuil

Lors des obsèques, l’imam prononce la « prière des morts », qui comprend des glorifications d’Allâh prononcées à haute voix. Cette prière est très différente des autres puisqu’elle est brève et se récite sans génuflexion ni prosternation. L’assistance reste donc debout. La prière peut être prononcée à la mosquée ou au funérarium avant le convoi au cimetière.

Chez les musulmans, le deuil dure trois jours chez les proches du défunt. Quelques règles doivent être observées pendant ce laps de temps : il est possible de pleurer, il n’est pas recommandé de pratiquer des activités ludiques, de se parfumer ou de porter des bijoux, il est possible de se rendre au cimetière visiter le défunt, mais ces visites doivent rester discrètes et ne doivent pas être trop régulières. Pendant ces trois jours, la famille reçoit des condoléances et des prières sont récitées. Toute la communauté soutient la famille en deuil et lui prépare les repas.

Rites Funéraires Juifs: Respect et Simplicité

Le judaïsme considère que le corps d’un défunt mérite le plus grand respect. Les rites sont empreints de modestie et de simplicité.

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Préparations et Veillée

Allumer une veilleuse (bougie de longue durée) qui devra brûler, en la renouvelant durant les sept jours de deuil qui suivront l’enterrement. Si le défunt est à la maison, essayez de le veiller jour et nuit (par relais). Le corps sera vêtu de vêtements blancs simples, en coton ou en lin. Le visage du défunt sera recouvert d’un drap et ne doit pas être exposé au public. Les rites de la purification du corps seront exécutés par des personnes agréées : la "Hevra Kadisha". Cela s’appelle la Tehora.

L’enterrement sera organisé dans les plus brefs délais. Il n’est pas d’usage d’apporter des fleurs à un enterrement juif. Par contre, chacun présent, à commencer par les proches, jette un peu de terre (trois poignées) sur le cercueil.

Deuil et Consolation

Rite de la "Kri’a" : déchirure du vêtement. Cette déchirure du vêtement permet de matérialiser la douleur morale et d’exprimer la déchirure irréparable que représente la mort d’un proche. Les amis et famille proches s’occupent au retour du cimetière de préparer un repas de deuil (œufs durs, lentilles, etc., aliments qui symbolisent le cycle de la vie et la renaissance). On a également la coutume de boire un verre de vin (kasher) en signe de consolation et de partage.

Évitez de travailler durant les sept premiers jours de deuil. La coutume est de s’asseoir à même le sol (on peut installer des matelas ou coussins par terre) ou sur une chaise basse. Les amis et proches viennent visiter et consoler la famille endeuillée à leur domicile. On évite musique et télévision. On ne fait aucune fête de famille.

Rites Funéraires Bouddhistes: La Mort comme Libération

Dans le bouddhisme, la mort est perçue comme une libération, une transition vers une nouvelle existence. La crémation est souvent privilégiée pour purifier le karma du défunt.

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Préparations et Accompagnement

Dans la tradition bouddhiste, l’accent est mis sur l’accompagnement des agonisants. Les derniers instants du défunt sont cruciaux, car ce sont ses dernières pensées qui vont déterminer sa réincarnation. De la même façon, l’attitude de ses proches est également primordiale, car ils doivent rappeler les bonnes actions du mourant. Ils ont la responsabilité de l’accompagner et de le rassurer au mieux. La famille peut lire des textes provenant du Bardo Thödol, le Livre des Morts Tibétains, afin de purifier le corps et aider la conscience à s’élever. Cet accompagnement doit être fait dans une ambiance tout à fait sereine et calme.

Une fois la mort constatée, le corps ne peut être manipulé sans un rituel précis afin de libérer l’esprit. Il est conseillé de ne pas manipuler le corps juste après le décès, parce qu’il s’agit de l’instant où la conscience quitte le corps, un processus qui peut prendre de quelques heures à quelques jours.

Cérémonies et Rituels

En France, les familles bouddhistes ont généralement recours à un traitement de thanatopraxie classique. Le disparu est, par la suite, disposé d’une façon très spécifique : la position du « lion couché », comme le fut Bouddha à sa mort. On le tourne sur le côté droit, la main gauche appuyée sur la jambe gauche, la main droite sous le menton. Les familles bouddhistes organisent aussi une veillée un jour avant la cérémonie d’au revoir, durant laquelle les prières et la lecture des textes sacrés doivent aider le disparu dans son voyage.

Lors de la cérémonie funéraire bouddhiste qui se déroule à la pagode, des prières, des éloges funèbres et des mantras sont récités par les proches du défunt. Des offrandes telles que des fleurs et des fruits peuvent également être offertes par les invités. Lors d’un enterrement bouddhiste, la famille assiste à l’embrasement. La tradition bouddhiste veut que les proches et la famille du défunt soient présents lors de l’embrasement et qu’ils prononcent des prières et des souhaits pendant la crémation.

Après un enterrement bouddhiste, pendant 49 jours après le décès, le temps nécessaire selon la tradition bouddhiste pour que le défunt renaisse sous une nouvelle forme, les bouddhistes effectuent des rituels tous les sept jours, à travers des prières et des offrandes.

Quand les Familles se Déchirent: Le Rôle de la Justice

Il arrive parfois que les familles se déchirent autour du corps d'un défunt, notamment en l'absence de directives claires de la part du défunt. Dans ces situations, la justice intervient pour déterminer la personne la plus qualifiée pour décider de l'organisation des obsèques.

La Procédure Juridique

La partie qui conteste l'organisation des obsèques doit agir rapidement, car les funérailles doivent avoir lieu dans un délai de six jours maximum après le décès. Le tribunal d'instance est saisi en référé d'heure à heure, et il dispose de vingt-quatre heures pour statuer. Le juge doit déterminer la personne qui lui semble être "la plus qualifiée pour décider de l'organisation des obsèques", en tenant compte du lien stable et permanent qui unissait cette personne au défunt.

Critères de Décision

Le juge se livre à « une appréciation souveraine des éléments de fait et de preuve ». Il prend en compte la durée de la vie commune, la constance des liens affectifs, et les volontés exprimées par le défunt, même si elles ne sont pas écrites. Le conjoint survivant est souvent reconnu comme la personne la mieux placée, à condition que le couple ait vécu en bonne intelligence. À défaut, le juge peut désigner un autre proche parent, un ami, ou même un concubin, en fonction des circonstances.

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