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Comprendre et Apaiser les Pleurs et Gémissements de Bébé : Causes et Solutions

Les pleurs et gémissements d'un nourrisson sont souvent une source d'inquiétude pour les parents. Il est essentiel de comprendre que les pleurs sont le principal moyen d'expression de bébé, une façon de communiquer ses besoins et ses émotions. Cet article explore les causes possibles de ces pleurs, propose des solutions pour apaiser bébé, et donne des conseils pour créer un environnement de sommeil optimal.

Pourquoi Bébé Pleure-t-il et Gémit-il ?

Les raisons pour lesquelles un bébé pleure ou gémit sont multiples. Il est important de distinguer les pleurs liés à des besoins physiologiques de ceux exprimant des besoins émotionnels.

Besoins Physiologiques

  • Faim : Les pleurs stridents qui montent rapidement en intensité sont souvent un signe de faim. Seule une tétée ou un biberon peut généralement calmer ces pleurs.
  • Couche Mouillée ou Sale : Des pleurs faibles mais insistants peuvent indiquer que bébé a besoin d'être changé.
  • Coliques : Les coliques, fréquentes chez les nourrissons, peuvent provoquer des pleurs intenses et inconsolables, souvent accompagnés d'agitation et de grognements. Elles sont souvent dues à l'accumulation de gaz, provoquant des douleurs abdominales et un inconfort. Les bébés coliques peuvent aussi montrer des signes de difficulté à se calmer.
  • Troubles Digestifs : Les troubles digestifs sont courants chez les nourrissons et peuvent causer des pleurs.
  • Reflux Gastro-Œsophagien (RGO) : La présence de régurgitations peut être un signe de RGO.
  • Allergie aux Protéines de Lait de Vache (APLV) : L’allergie aux protéines de lait de vache peut être difficile à diagnostiquer du fait de symptômes peu spécifiques : la nuit, l’enfant est agité et douloureux, et la journée il se montre irritable et inconfortable. Cette intolérance est souvent héréditaire et associée à un eczéma.
  • Constipation : Si les apports en liquide sont trop faibles, l’enfant peut être constipé et avoir mal au ventre.
  • Fatigue : Des sanglots accompagnés d'agitation et de petits grognements peuvent indiquer que bébé est fatigué et a besoin de dormir.
  • Inconfort lié à la Température : Une chambre trop chaude ou trop froide peut perturber le sommeil de bébé et le rendre plus susceptible de pleurer. La température idéale se situe entre 18°C et 20°C.
  • Nez bouché : Des sensations inconnues telles qu'un nez bouché peuvent perturber bébé et le rendre agité.
  • Poussées Dentaires : Les poussées dentaires peuvent causer des douleurs et des pleurs, surtout la nuit.
  • Otites : L’otite est une inflammation de l’oreille qui nécessite d'être prise en charge par le médecin. La position allongée augmentant la pression dans l’oreille moyenne, les douleurs de l’otite sont exacerbées la nuit. Il n’est donc pas rare d’avoir un bébé qui pleure une grande partie de la nuit et qui s’apaise au matin.

Besoins Émotionnels

  • Besoin de Contact Physique : Bébé a passé 9 mois au chaud dans votre ventre au plus près de vous. Il a un grand besoin de contact physique et n'apprécie pas la solitude. Lorsque votre bébé s’éveille, il cherche un contact, il a toujours besoin d’être entouré. Rappelez-vous que votre bébé a été bercé en continu par sa maman, dans sa chaleur, son odeur, ses bruits. Il ne peut pas être seul. A ce besoin de contact s’ajoute le manque d’autonomie. En effet, il est terriblement vulnérable car sans un adulte il ne peut rien faire : ni se déplacer, ni se nourrir, ni se sentir en sécurité… Il a besoin de l’adulte pour tout. Sa maman d’abord mais aussi et très vite tout autre adulte dont il prendra l’habitude. Vous devez être très proche de votre bébé, « collé à lui » pendant ses trois premiers mois de vie. N’hésitez pas, la nuit, à placer son berceau près de votre lit pour répondre à ses besoins plus rapidement.
  • Angoisse de la Séparation : Lorsque bébé pleure dès qu'on le pose, l’angoisse de la séparation peut en être la cause.
  • Besoin d'être Rassuré : À partir de 6 ou 8 mois, les pleurs de bébé peuvent exprimer l'ennui, la frustration ou de petites peurs.
  • Terreurs Nocturnes et Cauchemars : Les terreurs nocturnes et cauchemars sont fréquents chez les bébés, particulièrement entre 6 mois et 3 ans, lorsque leur imagination se développe. Ces épisodes peuvent provoquer des pleurs soudains pendant le sommeil profond.
  • Besoin d'Attention : Les pleurs de bébé sont pour lui son seul moyen d'expression. Il cherche à attirer votre attention et susciter un contact avec vous. Votre enfant n’a pas encore trouvé les « codes » qui lui permettraient de clairement exprimer ses émotions, humeurs, envies et besoins du moment, simplement parce qu’il commence seulement à les percevoir et à les expérimenter. Pour ce faire, n’hésitez pas à vous adresser directement à lui (en veillant à capter son attention et son regard) par des formules visant à lui faire prendre conscience de ses propres éprouvés et ressentis, par exemple : « Oh, je crois comprendre que tu as besoin de moi, que tu n’es pas content d’être seul, est-ce bien cela ? », « Je t’entends râler, est-ce parce que tu es fâché ?

Facteurs Externes

  • Bruit : Les bébés (ayant un sommeil léger) peuvent être facilement réveillés par des bruits forts ou inattendus. Leur audition sensible fait que même des bruits doux peuvent les perturber.
  • Changements de Routine : Les bébés se reposent sur des routines pour se sentir en sécurité. Un changement abrupt dans leurs habitudes de sommeil peut entraîner des pleurs nocturnes.
  • Émotions Intenses : Il est également possible que bébé ait un sommeil agité lorsqu’il a vécu des émotions particulièrement intenses durant la journée. Cela peut être suite à une crise de colère, des pleurs importants, une grosse peur, de l’anxiété liée à un changement, etc.

Solutions et Astuces pour Apaiser Bébé

Répondre aux Besoins Physiologiques

  • Alimentation : Si votre bébé pleure dans son sommeil et que vous suspectez que la faim est à l’origine des pleurs, il peut être utile de suivre un journal alimentaire afin de repérer des schémas. Cela peut vous permettre d’ajuster les quantités lors des derniers repas de la journée, en privilégiant un apport plus riche en protéines ou en lipides qui favorisent une satiété plus longue.
  • Changement de Couche : Vérifiez régulièrement la couche de bébé et changez-la si nécessaire.
  • Soulager les Coliques : Les massages abdominaux, inspirés de techniques comme celles de l’ostéopathie pédiatrique, peuvent soulager efficacement les coliques. Si votre bébé pleure dans son sommeil, massez doucement dans le sens des aiguilles d’une montre, en exerçant une légère pression sur le ventre de votre bébé, ce qui aide à évacuer les gaz. Les bouillottes pour bébé doomoo sont spécialement conçues pour soulager les coliques et les maux de ventre des nourrissons. Grâce à leur chaleur douce et apaisante, elles procurent une sensation de confort et de détente.
  • Consulter un Médecin : Si les pleurs persistent ou s'accompagnent d'autres symptômes, consultez un médecin pour écarter tout problème de santé sous-jacent.
  • Traiter l'Otite : L’otite est une inflammation de l’oreille qui nécessite d'être prise en charge par le médecin.

Répondre aux Besoins Émotionnels

  • Contact Physique : Prenez bébé dans vos bras, bercez-le, caressez-le et parlez-lui doucement. Le portage physiologique (porte-bébé ergonomique ou écharpe bien réglée) favorise un contact très proche avec bébé, ce qui a tendance à l’apaiser et peut réduire les pleurs, y compris quand on le pose.
  • Doudou de Séparation : Un doudou de séparation peut offrir une solution rassurante et apaisante. Conçu pour s'imprégner et transporter l'odeur réconfortante des parents, ce doudou astucieux aide bébé à se sentir en sécurité même en l'absence de maman ou papa. Pour cela, il suffit que l’un des parents dorme avec l’un des deux corps textiles inclus pendant quelques nuits afin qu'il s’imprègne de leur odeur. Ensuite, donnez-le à bébé pour qu'il puisse retrouver cette présence rassurante, même lorsque vous n'êtes pas à ses côtés.
  • Parler à Bébé : Adressez-vous directement à bébé en veillant à capter son attention et son regard. Utilisez des formules visant à lui faire prendre conscience de ses propres éprouvés et ressentis, par exemple : « Oh, je crois comprendre que tu as besoin de moi, que tu n’es pas content d’être seul, est-ce bien cela ? », « Je t’entends râler, est-ce parce que tu es fâché ?
  • Rassurer Bébé : Si votre bébé pleure dans son sommeil, prenez-le doucement dans vos bras sans allumer des lumières trop vives, car cela pourrait le réveiller complètement.

Créer un Environnement de Sommeil Optimal

  • Température de la Chambre : Régler la température sur 18°C pour optimiser le sommeil de votre enfant.
  • Humidité de l'Air : Pour que votre bébé soit en parfaite santé, vous devez maintenir un taux d'humidité compris entre 40% et 60% dans sa chambre. En effet, un air trop sec peut irriter les voix respiratoires de bébé et le mettre en situation de gêne. Utiliser un humidificateur d'air est idéal pour créer un environnement sain pour bébé. Il facilite la respiration pendant le rhume ou d'autres problèmes respiratoires que les bébé peuvent avoir.
  • Veilleuse : Vous pouvez également ajouter une veilleuse pour plonger bébé dans l'univers du sommeil.
  • Réducteur de Lit (Cocoon) : Certains bébés ont besoin de se sentir contenus pour s’endormir plus sereinement. Les cocoons ou réducteurs de lit permettent de créer un espace plus confiné dans le lit de bébé, rappelant la sensation rassurante du ventre maternel. Il est toutefois essentiel de choisir un réducteur de lit conforme aux normes de sécurité et de respecter scrupuleusement les consignes d’utilisation. Bébé doit toujours être couché sur le dos, sur un matelas ferme, et le cocoon ne doit jamais entraver sa respiration.
  • Literie Adaptée : La literie peut aussi faire toute la différence. Choisissez un matelas bébé adapté au sommeil des tout- petits. Assurez-vous également que le matelas soit aux dimensions du lit à barreaux. Le matelas bébé Bultex est un excellent choix si vous voulez offrir à votre enfant tout le confort dont il a besoin, soit une certaine fermeté pour bien soutenir bébé. Nos modèles disposent, eux aussi, de la matière alvéolaire Bultex pour un confort ferme optimal.
  • Bruit Blanc : Pour favoriser un sommeil plus paisible, un bruit blanc peut être une solution efficace.
  • Routine du Coucher : Avant le coucher pour la nuit, la mise en place d’une routine de sommeil dès le plus jeune âge peut faire toute la différence. Vous pouvez ensuite lire une histoire ou encore opter pour une musique douce pour aider votre bébé à s’apaiser.
  • Mises au Lit Progressives : Enfin, pour aider bébé à accepter son lit, les mises au lit progressives sont souvent la clé. Observez les signes de fatigue (bâillements, frottements des yeux) et posez bébé dans son lit lorsqu’il est déjà détendu, sans attendre qu’il soit complètement endormi. Si bébé a encore besoin d’être accompagné, cela ne signifie pas que vous faites « mal ». Chaque enfant évolue à son rythme.

Utiliser la Technologie à Bon Escient

  • Babyphone avec Talk Back : Choisissez un babyphone doté de la fonctionnalité talk back. En l'activant vous pouvez réconforter votre tout-petit sans même devoir entrer dans sa chambre. Vous pouvez lui murmurer des mots doux ou lui chanter une berceuse réconfortante apaisant ainsi ses pleurs à distance. De plus grâce à la surveillance vidéo offerte par le babyphone, vous avez la possibilité de jeter un coup d'œil rapide sur votre enfant pour vous assurer qu'il va bien.
  • Applications et Dispositifs d'Aide au Sommeil : Offrez à votre bébé un rituel d’endormissement rassurant et efficace. Avec myHummy, la transition vers le sommeil devient douce et naturelle. Les produits myHummy accompagnent les bébés dans leur sommeil en diffusant des sons rassurants qui aident à limiter l’agitation nocturne.

Comprendre le Sommeil Agité de Bébé

Lorsque vous observez votre bébé dormir, vous avez certainement remarqué que votre enfant peut s’agiter, parler, faire des grimaces ou même pleurer. Ce sommeil agité est tout à fait normal et correspond à une certaine phase de sa vie. Un nourrisson n’a pas du tout les mêmes besoins qu’un adulte en matière de sommeil. En effet, un bébé de 3 mois dort globalement deux fois plus qu’un adulte. Par ailleurs, c’est aussi la structure du sommeil qui diffère. À la naissance, bébé dort environ 20 heures par jour avec des cycles de sommeil court d’une durée de 50 à 60 minutes. Bébé dort ainsi par tranches de 3 à 4 heures. Le sommeil agité est donc une phase tout à fait normale dans le développement du sommeil du nourrisson. En observant ces mimiques, l’erreur de nombreux parents inquiets va être de réveiller l’enfant pensant bien faire. Le sommeil agité est à mettre en comparaison avec ce que l’on appelle le sommeil calme. Plus stable, il dure moins longtemps. Entre les phases de sommeil agité et de sommeil calme, il y a aussi de courtes périodes d’éveil que l’on appelle la veille calme. Durant la veille calme, bébé est attentif à son environnement. Le sommeil agité est tout à fait normal chez le nouveau-né. À 3 mois, bébé dort 15 à 17 heures par jour et ne s’endort plus en sommeil agité.

Il existe de nombreux facteurs extérieurs qui peuvent influencer le sommeil de bébé et causer de l’agitation. Il est important qu’un nouveau-né bénéficie d’un environnement adéquat pour dormir, sans quoi la qualité de son sommeil ne sera pas idéale. L’état de santé de bébé peut aussi avoir un impact sur son niveau d’agitation durant le sommeil.

Régression du Sommeil

La régression du sommeil de votre bébé est un phénomène fréquent, souvent observé autour des âges clés de développement, où l’enfant peut se réveiller plus souvent la nuit.

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Syndrome de la Mort Subite du Nourrisson (SMSN)

Le syndrome de la mort subite du nourrisson touche de 0,03 à 0,09% de bébés de la naissance à 1 an. Il se produit généralement durant le sommeil du bébé : un tout-petit apparemment en bonne santé s’endort et cesse de respirer, sans cause médicale apparente. Même si l’on ne connait pas les causes de ce syndrome, certains facteurs de risque sont bien connus.

Troubles du Sommeil chez l'Enfant Plus Âgé

Entre 6 mois et 3 ans, 25 à 50% des enfants présentent des troubles du sommeil. Les problèmes de sommeil entre la naissance et 3 ans ont une cause médicale dans 15 à 20% des cas seulement. Deux cas de figure sont fréquents chez les enfants entre 1 et 3 ans : les enfants qui n’ont pas envie de s’endormir et ceux qui réveillent leurs parents plusieurs fois par nuit. Les terreurs nocturnes et les cauchemars sont aussi fréquents. Chez les enfants de 3-4 ans, 22 à 29% ont des problèmes de sommeil, 15% ont des difficultés d’endormissement et 23% se réveillent régulièrement. Ces comportements reflètent parfois un trouble de la séparation, parfois une opposition pure, souvent une insuffisance de limites. Ils aboutissent presque toujours à un retard du coucher.

Thérapie Comportementale

La thérapie comportementale est l’une des techniques possibles pour faciliter cet apprentissage. Elle n’est pas conseillée avant 6 mois car, les premiers mois de vie, le contact physique est indispensable au bébé pour acquérir ce sentiment de sécurité qui lui permettra plus tard d’être autonome dans son sommeil. Elle ne fonctionnera que si les parents sont convaincus de son bien-fondé. Si les parents sont sereins, le bébé le sera aussi ! Se sentant en sécurité, il pourra apprendre à trouver seul son sommeil.

  • Phase de préparation : dans la journée, instaurer une promenade deux fois par jour, pour exposer le bébé à la lumière du jour. Y associer des horaires de siestes et de repas réguliers, en évitant toute fin de sieste après 16 h.
  • Phase de thérapie : bien expliquer à l’enfant ce que l’on va faire, et pourquoi : « Tu vas apprendre à dormir tout seul en sécurité dans ton lit. Papa et maman seront toujours là si tu as besoin d’eux, mais nous pensons que le meilleur endroit pour ton sommeil est ton lit, dans ta chambre… ». Coucher l’enfant à son heure de coucher habituelle et se montrer ensuite le moins interventionniste possible. En pratique : retourner voir l’enfant en espaçant progressivement l’intervalle de temps entre deux visites. C’est aux parents de choisir, en fonction de leurs convictions, le temps adapté pour que l’enfant apprenne à mobiliser ses propres ressources. Vous pouvez par exemple faire 2 minutes, puis 4 minutes, puis 6 minutes…. il faut, dans un premier temps, reculer un peu l’heure du coucher, en couchant l’enfant à l’heure où il est le plus fréquemment endormi. Ensuite, la thérapie suit les mêmes étapes que celles utilisées pour les enfants ayant des troubles de l’endormissement. Les parents attendent que leur enfant s’endorme sans difficulté.

Co-sleeping

Pour quelques familles, le fait de dormir avec leur enfant est une solution. Cette pratique est présente chez 16% des enfants, mais devient plus rare après l’âge de 6 ans. Appelée co-sleeping par les anglo-saxons, cette pratique est fréquente dans certaines cultures. Pour les parents qui souhaitent favoriser l’autonomie au sommeil. une thérapie comportementale telle que décrite ci-dessus est une bonne alternative. Contrairement à l’endormissement, il est plutôt recommandé de ne faire qu’une seule visite à l’enfant, et ensuite de ne plus y retourner.

Mouvements Rythmiques du Sommeil

Il s’agit de comportements moteurs répétés impliquant de larges groupes musculaires ; le plus souvent, il s’agit de balancement du haut voire de tout le corps. Ces comportements sont présents au moment de la transition veille-sommeil, c’est-à-dire au moment de l’endormissement et à chaque changement de cycle de sommeil la nuit. Elles débutent généralement autour de 6-9 mois, pour atteindre leur paroxysme à 18 mois.

Lire aussi: Traitements de l'acné du nourrisson

Ronflements et Apnées du Sommeil

Entre 6 mois et 6 ans, 10% des enfants ronflent. L’apnée du sommeil touche entre 2 et 4% de enfants ; celle-ci est plus fréquente chez les 3- 6 ans. Chez le nouveau-né, une respiration irrégulière et un peu bruyante entrecoupée de courtes pauses respiratoires est normale. En revanche, si votre bébé peine pour respirer ou a un rythme rapide qui vous semble anormal, il faut consulter votre médecin. Lors de la respiration, l’air, avant d’arriver aux poumons, passe par le nez, le pharynx, le larynx et la trachée ; un obstacle au niveau de l’une ou l’autre de ces voies aériennes supérieures va entraîner une vibration de la colonne d’air et produire un bruit. C’est le ronflement.

Chez les bébés nés prématurément ou dans certaines maladies exceptionnelles qui touchent les centres respiratoires du cerveau, l’on peut observer des apnées dites « centrales ». Le bébé s’arrête de respirer car les zones de son cerveau commandant la respiration ne sont pas complètement terminées ou ne fonctionnent pas correctement, et le conduisent à oublier de respirer parfois. Chez quelques bébés, « grands prématurés », ces apnées peuvent être longues et entraîner une diminution de l’oxygène sanguin (le bébé devient bleu).

Les enfants souffrant d’un syndrome d’apnées obstructives n’oublient pas de respirer. Ils font, au contraire, d’intenses efforts pour faire passer l’air dans des voies aériennes supérieures partiellement obstruées. Celui-ci circule avec difficulté et parfois pas du tout. Chez la plupart des enfants, le ronflement est sans conséquence. Un enfant atteint d’un ronflement dit « simple », ronfle mais son sommeil est calme. Il est dans la journée bien éveillé, calme, et ne présente aucun trouble du comportement. En cas de syndrome d’apnées, le sommeil de l’enfant est agité. Son ronflement est irrégulier interrompu par des arrêts de la respiration. Il transpire beaucoup pendant son sommeil. Dans la journée, cet enfant est somnolent ou, à l’inverse, hyperactif. Il est irritable. Il a des difficultés à se concentrer. Les enfants porteurs d’un syndrome d’apnées du sommeil respirent fréquemment la bouche ouverte. Ils ont souvent une voix nasillarde ou enrouée du fait de l’obstruction provoquée par l’hypertrophie des végétations ou des amygdales. Si vous avez le moindre doute concernant la respiration de votre enfant dans le sommeil, le plus simple est d’en parler au médecin qui suit votre enfant.

L'Importance de Décrypter les Pleurs de Bébé

Les pleurs de bébé sont la première forme de langage. Ils ne sont pas un signe de tristesse, mais bien une façon de vous signifier son état d’esprit ou son humeur du moment : la faim, la fatigue, la douleur… Apprenez à les décrypter. Un bébé vient au monde en pleurant. Cette réaction, normale, est vitale : ainsi, son système respiratoire se met en marche au contact de l’air. Puis les pleurs de bébé deviennent très vite une manière de communiquer avec le monde extérieur. Il y a mille raisons pour lesquelles un bébé pleure. Certains bébés pleurent beaucoup, d’autres beaucoup moins. Vous allez très vite déceler les différentes tonalités, intensités, musiques et rythmes de ses pleurs, et mieux le comprendre.

Jusqu’à l’âge de 3 mois, il manifeste des sensations « physiques » : la faim, la recherche du sommeil, les douleurs liées à la digestion… A chacune de ces causes correspond un type de pleurs facilement identifiable. Quand votre bébé a faim, ses pleurs, très stridents, s’apparentent à des cris de colère, qui montent en intensité très rapidement. Seule une tétée peut dans ce cas le calmer ! Votre bébé pleure beaucoup ? Vous avez la sensation qu’il pleure « tout le temps » ? Consultez votre médecin. Il saura vous aider et vérifiera que tout va pour le mieux. S’il s’agit plus de sanglots, accompagnés d’agitation et de petits grognements, cela signifie que votre bébé est fatigué, a envie de dormir. Quand ses cris sont aigus, durent et sont inconsolables, c’est qu’il a mal quelque part, au ventre le plus souvent (les coliques du nourrisson). Si ses pleurs sont faibles mais insistants, il veut tout simplement vous dire que sa couche est sale, et qu’il a envie d’être changé ! A partir de 6 ou 8 mois, les pleurs de votre bébé sont moins liés à des causes physiques : ils sont une façon d’extérioriser ses différentes émotions. Il peut manifester ainsi son ennui, sa frustration, ses petites peurs… En général, votre bébé pleure pour que vous vous occupiez de lui, pour que vous le rassuriez. Un petit câlin devrait bien vite améliorer la situation !

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Conseils Généraux pour Apaiser les Pleurs

  • Calme et Patience : Il est normal que vous et/ou le co-parent vous sentiez désarmé(s) et inquiet(e), face aux pleurs de votre bébé, surtout lorsque vous ne parvenez pas à le calmer. Il est souvent fatigant et éreintant d’être face à un bébé dont on ne comprend pas les pleurs, il est important dans ce cas de s’appuyer sur un autre parent, un proche. Tous les bébés pleurent au moins 2h par jour en cumulé. Il faut tout faire pour calmer un bébé : le bercer, le nourrir etc… mais si le parent se trouve impuissant à le calmer alors il vaut mieux le poser, le laisser crier puis le reprendre un moment plus tard. Gardez votre calme, dites à votre bébé qu’il a sûrement une bonne raison de pleurer mais que vous ne la comprenez pas. En lui montrant que vous partagez sa douleur, que vous êtes là à ses côtés, vous faites déjà beaucoup pour lui !
  • Sécuriser et Rassurer : Par ses pleurs, votre bébé exprime d’abord son besoin d’être sécurisé, rassuré, écouté. Votre bébé pleure ? N’hésitez donc pas à le prendre dans vos bras, à lui montrer que vous êtes là. Et cela peut passer par différents moyens : les caresses, les chansons, les bisous, les mouvements qui bercent, les jeux, la balade… Vous trouverez très vite la méthode qui marche le mieux avec votre bébé !
  • Spasme du Sanglot : Parfois, votre bébé pleure si fort qu’il en perd son souffle ! Cette crise de colère est bénigne. Prenez-le dans vos bras, allongez-le et restez calme : tout rentre vite dans l’ordre.

Méthode du "Laisser Pleurer" vs. Réponse Immédiate

Si votre bébé pleure dans son sommeil, la décision d’intervenir ou non vous revient : tout dépend des préférences parentales et des besoins individuels de chaque nourrisson. Certaines familles optent pour ce que l’on nomme la « méthode du laisser pleurer« , qui laisse l’enfant pleurer pendant des périodes limitées avant d’intervenir. Cette méthode est souvent choisie dans l’espoir d’enseigner aux bébés à s’endormir seuls et à développer leurs compétences d’autorégulation. D’autres parents, en revanche, préfèrent répondre immédiatement aux pleurs de leur enfant, estimant que cela renforce le lien affectif et répond aux besoins émotionnels du bébé. Ils viennent apporter réconfort et sécurité au bébé qui pleure dans son sommeil, surtout en cas de cauchemars ou de terreurs nocturnes. Il revient donc à chaque famille d’évaluer sa propre situation pour trouver un juste milieu entre fournir du réconfort et favoriser l’indépendance de leur enfant.

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