Loading...

Nidation: Différences et Importance de l'Endomètre

L'endomètre, cette muqueuse essentielle qui tapisse la paroi interne de l'utérus, joue un rôle déterminant dans la fertilité féminine. Sa capacité à s'épaissir au début de chaque cycle menstruel est cruciale pour permettre la nidation de l'embryon, étape initiale de la grossesse. Comprendre les subtilités de l'endomètre, ses transformations cycliques et son rôle dans la nidation est essentiel pour optimiser les chances de conception. Cet article, élaboré avec l'expertise du Dr. Pilar Alamá Faubel (gynécologue), Zaira Salvador (embryologiste) et Isabelle Gutton (invitra staff), explore en détail l'importance de l'endomètre et les facteurs qui influencent la nidation.

Définition et Morphologie de l'Endomètre

L'endomètre est la couche interne de l'utérus, également appelé matrice. Cet organe reproducteur est le plus important car il abrite la grossesse pendant neuf mois. L'utérus est constitué de trois couches distinctes :

  • La couche séreuse ou périmètre : Une couche séreuse qui recouvre partiellement la partie externe de l'utérus.
  • La couche musculeuse ou myomètre : La paroi musculaire de l'utérus, dotée de la capacité de s'étirer pendant la grossesse pour permettre la croissance du fœtus et de se contracter lors de l'accouchement.
  • La couche muqueuse ou endomètre : Le tissu épithélial qui recouvre la partie interne de l'utérus.

La fonction principale de l'endomètre est de permettre l'implantation de l'embryon. L'embryon s'unit dans l'utérus, ce qui permet le développement du placenta, du sac gestationnel, et enfin du cordon ombilical qui connecte le fœtus à sa mère.

Composition et Régénération de l'Endomètre

L'endomètre est un tissu hypervascularisé, capable de se régénérer, composé de nombreux vaisseaux sanguins et de glandes qui se forment et se détruisent à chaque cycle menstruel. Il se divise en deux couches :

  • La couche basale : C'est là que se trouvent les vaisseaux sanguins et les cellules souches qui génèrent la couche fonctionnelle.
  • La couche fonctionnelle : La partie de l'endomètre qui s'épaissit durant le cycle menstruel pour finalement se desquamer et être expulsée lors de la menstruation.

Si l'ovule n'est pas fécondé ou que la nidation de l'embryon n'a pas lieu dans l'utérus, la couche fonctionnelle de l'endomètre se nécrose et se desquame à la fin du cycle menstruel, entraînant le saignement appelé règles. Ce saignement marque le début d'un nouveau cycle menstruel, au cours duquel la couche fonctionnelle de l'endomètre prolifère de nouveau grâce aux cellules qui existent dans la couche basale.

Lire aussi: Nidation : les symptômes à surveiller

L'Endomètre et le Cycle Menstruel

Pour que l'endomètre remplisse sa fonction, il doit passer par une série de modifications morphologiques et fonctionnelles liées à la sécrétion d'hormones sexuelles par les ovaires, principalement les œstrogènes et la progestérone. Le développement de l'endomètre se fait principalement en deux étapes :

  • Phase proliférative : Elle dure du premier jour du cycle jusqu'à l'ovulation. Grâce à la production d'œstrogènes, la couche fonctionnelle s'épaissit par la multiplication des cellules de la couche basale. Des vaisseaux sanguins et des glandes endométriales apparaissent. À la fin de cette phase, l'endomètre peut mesurer de 6 à 10 mm.
  • Phase sécrétoire : Après l'ovulation, le corps jaune (qui se forme durant la phase lutéale) produit de la progestérone qui fait murir l'endomètre en provoquant son épaississement. La taille des glandes endométriales augmente : elles commencent à sécréter du mucus et une substance nutritive riche en glycogène servant à préparer l'endomètre à une éventuelle implantation.

À la fin de la phase sécrétoire, vers les jours 26-28 du cycle, se produit la desquamation de l'endomètre en l'absence de fécondation ou de nidation. C'est le saignement connu comme les règles ou la menstruation. Parallèlement, un nouvel endomètre se régénère pour le cycle suivant, recommençant le même processus. C'est la raison pour laquelle la menstruation coïncide avec le début de la phase proliférative du nouveau cycle menstruel.

La Nidation et la Réceptivité Endométriale

La nidation de l'embryon dans l'endomètre se produit 6 ou 7 jours après la fécondation, lorsque l'embryon est au stade de blastocyste. Pour que l'embryon puisse s'implanter, l'endomètre doit se montrer réceptif. La phase de réceptivité endométriale dure environ 4 jours et est désignée sous le terme de fenêtre implantatoire.

Pour que la nidation ait lieu, l'embryon et l'endomètre doivent interagir et se synchroniser. C'est un processus complexe dans lequel interviennent divers facteurs. Le succès de la nidation ne dépend pas seulement de la préparation hormonale de l'endomètre. Un dialogue réciproque doit s'établir entre les tissus de l'embryon au stade blastocyste et la muqueuse utérine. Cette structure spécialisée donnera naissance au placenta pendant la gestation et participera aux échanges de gaz et de nutriments entre la mère et l'embryon.

Différentes études ont été réalisées pour déterminer l’épaisseur optimale de l’endomètre pour la nidation. Leurs conclusions ont montré que l'endomètre doit mesurer 7-10 mm d’épaisseur pour que les embryons puissent s’implanter. Un endomètre de moins de 6 mm n’est habituellement pas suffisant.

Lire aussi: Distinction entre saignements de nidation et règles

Techniques d'Évaluation de l'Endomètre

L'épaisseur de l'endomètre est un facteur prédictif pour pronostiquer la nidation de l'embryon. Voici des examens utiles pour mesurer l'épaisseur de l'endomètre:

  • Échographie endovaginale : Pour déterminer à quel moment du cycle menstruel se trouve la femme, vérifier que l'endomètre présente une épaisseur adéquate ou détecter des anomalies, il est possible de réaliser une échographie endovaginale.

Grâce à l'échographie, on peut faire la différence entre différents types d'endomètre :

  • Endomètre de type A : L'endomètre est hyperéchogène (il apparaît particulièrement blanc à l'échographie) et homogène.
  • Endomètre de type B : C'est un type intermédiaire qui présente un modèle trilaminaire, c'est-à-dire l'apparition de trois lignes parallèles dont la ligne intérieure ne se distingue pas bien. On l'observe durant la phase proliférative.
  • Endomètre de type C : L'endomètre est pluristratifié, à triple feuillet, et on distingue parfaitement les trois lignes. L'endomètre peut mesurer entre 7 et 10 mm. On l'observe pendant la phase proliférative peu avant l'ovulation, sous l'influence des œstrogènes.
  • Endomètre de type D : L'endomètre se trouve en phase sécrétoire, sous l'influence de la progestérone. Il est homogène et présente du contenu liquide et du matériel glycoprotéique dans les glandes endométriales.

Selon le cas, on se limitera à réaliser l'échographie transvaginale pour voir la structure et l'épaisseur endométriale ou on choisira une technique complémentaire pour l'analyse de l'endomètre :

  • Hystéroscopie : Elle permet de visualiser directement la cavité utérine et sa muqueuse pour évaluer la qualité de l'endomètre et agir, le cas échéant, sur les pathologies présentes.
  • Test ERA ou biopsie de l'endomètre : Il sert à détecter la présence des gènes impliqués dans la réceptivité de l'endomètre et permet de savoir si celui-ci se trouve dans un état idéal pour la nidation, c'est-à-dire, s'il y est réceptif.

Le test ERA est utilisé spécialement chez les patientes de fécondation in vitro (FIV) qui présentent des défauts d'implantation, ce qui permet de savoir s'il y a un déplacement de la fenêtre d'implantation. La solution à ce problème consiste à vitrifier les embryons, et par la suite à les transférer dans l'utérus lorsque l'endomètre est réceptif.

Pathologies et Maladies de l'Endomètre

Parmi les altérations utérines les plus fréquentes qui peuvent affecter l'endomètre se trouvent :

Lire aussi: Tout savoir sur la FIV et la Nidation

  • L'endométriose : Croissance du tissu endométrial hors de la cavité utérine, par exemple dans les ovaires, les trompes de Fallope, la cavité pelvienne et même la vessie. Elle provoque de fortes douleurs lors des règles et affecte la fertilité.
  • Les polypes endométriaux : Tissus qui dépassent de l'endomètre et qui contiennent d'abondants vaisseaux sanguins et des glandes endométriales. Ils peuvent provoquer une métrorragie et affecter la nidation de l'embryon.
  • Les myomes ou fibromes endométriaux : Tumeurs bénignes non cancéreuses qui se développent dans le myomètre utérin. Les myomes sous muqueux sont moins fréquents, ils provoquent une augmentation du saignement et peuvent devenir malins.
  • Adénomyose : Invasion du tissu endométrial sur la couche musculaire de l'utérus, le myomètre. L'adénomiose provoque des troubles du saignement et des douleurs.
  • Hyperplasie endométriale : Prolifération des glandes dans la muqueuse endométriale.
  • Hypertrophie endométriale : Épaississement ou augmentation excessive de l'épaisseur de l'endomètre.
  • Cancer de l'endomètre, néoplasie endométriale ou adénocarcinome : Croissance de cellules malignes dans le tissu endométrial. C'est le plus commun des cancers de l'utérus.

Lorsque nous nous trouvons en présence de symptômes comme une hémorragie interne anormale, nous pouvons nous trouver face à des myomes, des polypes endométriaux, une hyperplasie endométriale ou un cancer de l'endomètre. Pour établir le diagnostic de ces différentes pathologies, il est possible que l'échographie ne soit pas suffisante. Le gynécologue peut solliciter un curetage utérin, une biopsie de l'endomètre, une sonohystérographie ou une hystéroscopie, en fonction de la pathologie probable.

Questions Fréquentes sur l'Endomètre et la Nidation

  • Quelle couche utérine correspond à l’endomètre ? L'endomètre est une couche de muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus. C'est la couche qui est détruite avec chaque règle durant les différents cycles et c’est également la couche qui entoure l'embryon quand la grossesse s’est produite.
  • Quelle est la taille optimale de l’endomètre pour que la grossesse soit obtenue ? La taille optimale de l'endomètre est évaluée en mesurant l'épaisseur de l'endomètre, qui reste le paramètre le plus évalué. La méthode de diagnostic est l'échographie transvaginale. L'endomètre optimal avant le transfert d'embryon est ce que l'on appelle le trilaminaire, la triple ligne ou le «grain de café», caractéristique de la phase folliculaire avancée. Elle est formée de deux lignes externes hyperéchogènes qui représentent l'union entre l'endomètre basal et le myomètre; deux bandes hypoéchogènes qui constituent la couche fonctionnelle de l'endomètre; et enfin une ligne centrale hyperéchogène, la lumière de la cavité. La littérature suggère que la gamme normale de l'épaisseur de l'endomètre serait une limite inférieure de 6 mm et la limite supérieure de 20 mm. L'implantation est improbable en dehors de ces plages. Une épaisseur d’entre 7 et 9 mm au moment périovulatoire est considérée comme idéale sur le papier; cependant, avec des endomètres de 6 mm, on obtient des taux de réussite raisonnables.
  • Si l'endomètre est épais, il s'agit d'une grossesse ou des règles ? L'endomètre s'épaissit de manière naturelle par l'action des œstrogènes et de la progestérone, deux hormones produites par la femme pendant le cycle menstruel, pour que la nidation et la grossesse puissent se produire. En l'absence de fécondation et d'implantation embryonnaire, même si l'endomètre est plus épais, il n'y aura pas de grossesse possible et les règles viendront recommencer le cycle menstruel. Si l'endomètre est encore épais après la menstruation ou qu'il est excessivement épais pendant la phase sécrétoire, l'origine peut être pathologique.
  • Quelle est la cause d'un endomètre anormalement épais ? Un endomètre excessivement épais peut être dû à une hyperplasie endométriale. Cette anomalie se doit généralement à une production excessive d’œstrogènes mais sans qu’il se produise à peine de progestérone. Au cas où cette pathologie se manifesterait, le médecin peut prescrire un traitement hormonal.
  • Quelle épaisseur idéale doit avoir l'endomètre pour favoriser la grossesse ? L'épaisseur normale de l'endomètre après l'ovulation, lorsque la nidation se produit, est de 7-10 mm. Si la muqueuse utérine est trop mince ou trop grosse, l'embryon peut avoir plus de mal à s’implanter, voire en être empêché, car l'endomètre ne se montre pas réceptif.
  • Y a-t-il des chances de grossesse si l'endomètre est trop fin ? Si l'endomètre mesure moins de 6 mm d’épaisseur, les possibilités de tomber enceinte sont faibles. Dans ce cas, le médecin peut prescrire un traitement hormonal à base d’œstrogènes et de progestérone pour stimuler la croissance de l’endomètre.
  • Quel est l'aspect de l'endomètre à la ménopause ? À l'arrivée de la ménopause, l'endomètre subit généralement une atrophie, c'est-à-dire un amincissement dû à la chute des niveaux d’œstrogènes. À la ménopause, ceux-ci ne sont plus produits et il n'y a donc plus de cycle menstruel. Si l'endomètre est toujours épais après la ménopause, le médecin devra évaluer s'il s'agit d'une hyperplasie ou d'une autre pathologie.
  • Quelle est l'épaisseur de l'endomètre sous taxomifène ? Une muqueuse de 5 mm ou moins garantit, avec une bonne fiabilité, l'absence de lésion endocavitaire. En cas d'épaisseur supérieure à 5 mm, il s'avère indispensable de préciser l'état endométrial par une hystéroscopie.

Le Processus de Nidation en Détail

La nidation, comparable à la genèse de la grossesse, est le moment où l'embryon se niche dans la cavité utérine, révélant ainsi la grossesse. Elle se déroule peu après la fécondation. L'œuf, après avoir franchi la trompe de Fallope, atteint l'utérus et s'implante dans l'endomètre, y faisant son nid. Cette étape clé indique la grossesse et dure entre 3 et 4 jours.

La nidation est précédée d'une phase de multiplication cellulaire de l'œuf fécondé. Environ 6 jours après la fécondation, la nidation a lieu. L'embryon se divise en deux parties, dont une appelée trophoblaste, futur placenta, qui sécrète des enzymes pour percer la paroi de l'endomètre. Trois jours plus tard, l'œuf a complètement pénétré la cavité utérine. Le placenta protège l'œuf. Si l'œuf se fixe correctement, la grossesse commence et dure 9 mois.

Un test de grossesse confirmera la présence de l'hormone HCG. En général, la nidation aboutit à une grossesse dans 50% des cas d'œufs fécondés. Les saignements de nidation sont roses ou marron et durent moins longtemps que les règles. La sensibilité et la tension des seins restent permanentes, contrairement aux règles.

Pour favoriser la nidation, il est conseillé d'arrêter le tabac, les médicaments et de prendre un traitement à base de progestérone en cas de troubles de stérilité. Après la nidation, l'embryon poursuit son développement. À trois semaines de grossesse, le cœur du futur bébé est déjà en place et opérationnel.

Signes et Symptômes de la Fécondation et de la Nidation

La fécondation, rencontre du spermatozoïde et de l'ovule, forme un embryon (ou œuf) composé d'une seule cellule. Il migre vers la cavité utérine tout en se divisant. Au moins six jours après la fécondation, la membrane qui entoure l'œuf se rompt et les cellules sortent, entrant en contact avec l'endomètre. S'il est bien préparé grâce aux stimulations hormonales, les cellules s'implantent : c'est la nidation.

La fécondation est un processus complexe qui déclenche des réactions hormonales et physiques parfois perceptibles. Comprendre ce qui se passe dans le corps à ce moment-là permet de mieux reconnaître les premiers signaux de la conception.

Certaines femmes décrivent une sensation inhabituelle dans le bas-ventre, un léger tiraillement ou une impression de chaleur diffuse. Ces perceptions ne sont pas systématiques, mais peuvent être les premiers échos du changement en cours. Le corps commence à se préparer à accueillir l’embryon. L’endomètre s’épaissit et se vascularise davantage.

Des signes subtils peuvent alors apparaître, comme une légère fatigue, une sensibilité accrue aux odeurs ou des sautes d’humeur. Ces symptômes ne sont pas encore ceux d’une grossesse confirmée, mais ils traduisent un réajustement intérieur.

Dès la fécondation, le corps enclenche des transformations hormonales, notamment une augmentation de la progestérone, essentielle pour maintenir l'endomètre épais et réceptif. Une fois l’embryon implanté, le corps commence à produire l'hormone hCG, détectée par les tests de grossesse, mais seulement quelques jours après la nidation. Avant cela, la hausse de progestérone peut déjà entraîner certains signes précoces : élévation de la température corporelle, fatigabilité accrue ou seins tendus. Il peut y avoir aussi une augmentation des pertes blanches crémeuses.

Même si la fécondation reste invisible, certains signes corporels précoces peuvent donner de précieuses indications. Ils varient selon les femmes et parfois passent inaperçus, mais ils sont souvent les premiers indices d’un début de grossesse.

La nidation, moment où l’embryon s’implante dans la paroi de l’utérus, se produit généralement entre 6 et 10 jours après l’ovulation. L’embryon vient alors se fixer dans l’endomètre pour y poursuivre sa croissance. C’est une étape clé du début de grossesse : c’est à partir de là que le corps commence à produire l’hormone hCG, celle que détectent les tests de grossesse.

Dans les jours qui suivent la fécondation, le corps modifie son fonctionnement pour préparer l’éventuelle grossesse. Ces transformations sont déclenchées par des hormones, en particulier les œstrogènes et la progestérone.

La fatigue est souvent l’un des premiers signes ressentis, due à l’action de la progestérone, qui ralentit naturellement le métabolisme et favorise un état de repos. Les seins deviennent plus sensibles, parfois plus tendus ou légèrement gonflés. Certaines femmes remarquent également que les aréoles s’assombrissent. Les variations d’humeur sont elles aussi fréquentes.

Chez certaines femmes, la nidation peut s’accompagner de légers saignements, souvent appelés “spotting”. Ils sont de courte durée et de faible intensité, bien différents d’un vrai début de règles. On peut aussi ressentir des crampes légères, semblables à des douleurs de règles très discrètes, ou des tiraillements dans le bas-ventre.

Il faut en moyenne 2 à 3 jours après la nidation pour que le taux de l’hormone hCG soit suffisamment élevé pour être détecté dans les urines. Un test urinaire peut donc être positif environ 12 à 14 jours après l’ovulation, soit le jour présumé des règles.

Certains indices peuvent paraître mineurs, mais ils contribuent à former un tableau plus global. Ils ne suffisent pas à confirmer une grossesse, mais peuvent renforcer une intuition déjà présente. Les pertes vaginales évoluent sous l’effet de la progestérone. Après la fécondation, elles deviennent souvent plus épaisses, blanches ou crémeuses. La température corporelle basale reste également élevée. Enfin, certaines femmes notent un changement d’appétit, des nausées légères ou une sensibilité nouvelle à certaines odeurs.

La nidation ne se fait pas en un instant. Elle se déroule sur 2 à 4 jours. D’abord, l’embryon entre en contact avec l’utérus, puis il s’enfonce doucement dans la muqueuse. Pendant ce processus, certaines femmes peuvent ressentir de légères crampes ou observer un petit saignement rose ou marron clair, qu’on appelle parfois « saignement de nidation ».

Le Cycle Menstruel et l'Implantation Embryonnaire

De la puberté à la ménopause, le cycle menstruel est un mécanisme physiologique qui permet de préparer le corps de la femme à une éventuelle grossesse, et donc à une éventuelle implantation embryonnaire. Au cours de chaque cycle, la muqueuse utérine appelée endomètre subit un renouvellement cyclique alternant des phases de régression, prolifération et maturation.

Le premier jour des menstruations initie la phase menstruelle, qui correspond à la destruction de l’endomètre. La phase proliférative débute le dernier jour des menstruations et se termine lors de l’ovulation. L’augmentation des taux d’œstrogènes induit la prolifération des cellules de l’endomètre à l’origine de son épaississement. La phase sécrétoire a lieu de l’ovulation et perdure jusqu’à la fin du cycle. Le corps jaune produit des quantités croissantes de progestérone qui induit la différenciation des glandes de l’endomètre.

L’implantation embryonnaire nécessite un dialogue synchrone entre un embryon compétent et un endomètre réceptif. Cette période de réceptivité endométriale à l’embryon est appelée fenêtre d’implantation. Elle a lieu entre les jours 7 et 11 suivant l’ovulation ou la ponction.

L’implantation embryonnaire est un processus multi-étapes qui débute par l’apposition de l’embryon à l’endomètre, suivie par l’adhésion et enfin l’invasion de l’endomètre par l’embryon.

Suite à la nidation, les cellules embryonnaires continuent de se multiplier et vont être à l’origine de la formation du placenta qui produit les principales hormones de la grossesse. Parmi ces hormones, la ß-hCG est synthétisée très tôt après l’implantation embryonnaire. Idéalement, la mesure de la concentration de cette hormone dans le sang est réalisée une dizaine de jours après le transfert. Un mois après le transfert, un examen échographique permet de confirmer la présence d’un embryon au sein de la muqueuse utérine.

Les chances d’implantation embryonnaire et de grossesse restent cependant imprédictibles et peuvent être liées à la qualité de l’embryon et à la qualité de l’endomètre.

Facteurs Influant sur la Nidation

La nidation est un processus complexe qui implique une interaction entre un utérus réceptif et un blastocyste compétent. L’implantation est définie comme le processus par lequel l’embryon se fixe à la surface de l’endomètre de l’utérus et envahit l’épithélium puis la circulation maternelle pour former le placenta.

L’interaction entre un utérus réceptif et un blastocyste compétent ne peut se produire que pendant une période limitée, appelée « fenêtre d’implantation« . La fenêtre de réceptivité de l’endomètre est limitée aux jours 16 à 22 d’un cycle menstruel de 28 jours, soit 5 à 10 jours après la poussée d’hormone lutéinisante (LH).

La nidation de l’embryon n’aura lieu que lorsque l’endomètre sera réceptif. Chez la plupart des femmes, la fenêtre d’implantation s’étend des jours 20 à 24 du cycle menstruel. Au fur et à mesure que la taille de l’embryon augmente, la zone pellucide s’amincit jusqu’à ce qu’elle finisse par se détacher. Chez les patientes qui suivent un traitement de FIV, les blastocystes qui ont déjà éclos peuvent être transférés dans l’utérus, soit parce que l’éclosion a eu lieu en culture, soit parce qu’une éclosion assistée a été réalisée.

Nidation et Procréation Médicalement Assistée (PMA)

La procréation médicalement assistée, comme tout traitement médical, exige que vous fassiez confiance au professionnalisme des médecins et de la clinique que vous avez choisis.

En assistance médicale à la procréation, le taux d’implantation est de 25% pour les embryons transférés au stade 8 cellules.

Lorsque l’implantation se fait par insémination artificielle, la nidation se déroule de manière relativement similaire à celle d’une grossesse engendrée par la voie naturelle. Il est possible que les patientes aient à prendre des suppléments de progestérones afin d’aider l’endomètre à être plus réceptif à la nidation à la suite d’un traitement de procréation médicalement assistée.

Les femmes qui suivent un traitement de fertilité peuvent être exposées à des résultats faussés. Les symptômes sont rarement différents de ceux d’une grossesse naturelle lorsque l’implantation a lieu par FIV ou ICSI. En effet, le traitement hormonal peut engendrer l’apparition de symptômes qui portent alors à confusion.

Après le Transfert d'Embryons

À la suite d’un transfert d’embryons, il est naturel de se montrer attentifs aux changements qui surviennent. Les émotions sont aussi généralement très fortes. Et pourtant, se montrer patient est le seul moyen d’éviter les faux espoirs et les erreurs de diagnostic. C’est au bout de deux semaines qu’il est possible de tester les taux d’hormones chorioniques gonadotropes humaines et ainsi savoir si la grossesse monte dans le sang.

Si le transfert est effectué à J5, alors c’est un blastocyste qui est implanté dans l’utérus. Dans ce cas, le test pourra être réalisé plus tôt que s’il a lieu à J3, soit trois jours après la fécondation. L’hormone HCG est uniquement détectable à partir du quatorzième jour après la fécondation. Un ovule humain sera capable de s’ancrer à la paroi utérine entre huit et neuf jours après l’ovulation. D’autre part, pour qu’une FIV se termine par une grossesse, il faut que l’embryon soit de bonne qualité et que le revêtement de l’utérus soit réceptif. Ce n’est qu’à partir du huitième jour que les symptômes communs de la grossesse peuvent être ressentis.

Chaque femme vit sa grossesse, son début et son évolution d’une manière qui lui est propre. Certaines pourront en ressentir tous les symptômes, d’autres en ressentiront seulement certains. Enfin, il est aussi possible de ne ressentir aucun signe de début de grossesse. De ce fait, il est préférable d’être patiente et de ne pas s’alarmer.

À la suite d’une fécondation in vitro comprenant ou non une ICSI, un supplément de progestérone est généralement donné aux patientes. Cette hormone peut parfois engendrer des symptômes similaires à ceux de la grossesse.

Après une fécondation in vitro, des complications peuvent parfois survenir. L’une des plus préoccupantes est la grossesse extra-utérine, aussi appelée GEU. Elle engendre le plus souvent une fausse couche et peut aussi mettre la santé de la patiente en danger. Les grossesses extra-utérines surviennent lorsque l’embryon vient s’implanter dans l’appareil reproducteur interne de la femme, mais pas au sein de l’utérus.

tags: #nidation #différence #endomètre

Articles populaires:

Share: