Le bouddhisme, fondé à la fin du VIe siècle avant J.-C., trouve son origine dans la vie et les enseignements de Siddhartha Gautama, connu sous le nom de Bouddha. Cet article explore l'histoire de la naissance du Bouddha, son parcours spirituel et l'impact de sa vie sur le monde.
Siddhartha Gautama : Le Fondateur du Bouddhisme
Siddhartha Gautama, également appelé le Bouddha historique, est le fondateur de la religion bouddhique. Entre le VIe et le Ve siècle avant notre ère, selon les estimations traditionnelles, il vécut et enseigna dans la moyenne vallée du Gange (nord de l’Inde actuelle). Il donna naissance à plusieurs communautés de disciples, qui allaient conserver et transmettre son enseignement à travers les siècles.
La Naissance Miraculeuse de Siddhartha
Siddhartha Gautama est né vers 563 avant J.-C. dans une région appelée Lumbini, près des contreforts de l'Himalaya, aujourd'hui au Népal. Il était le fils d'un roi guerrier, Suddhodana, et de la reine Maya. La légende raconte que la reine Maya conçut Siddhartha en songe. Selon les textes bouddhistes, c’est à Lumbini que Maya aurait accouché. Elle rentrait chez elle accompagnée de ses parents lorsqu’elle commença à avoir des contractions et donna naissance en se tenant à la branche d’un sal. Quelques mois plus tard, la reine Mayadevi accouche sur le chemin la menant chez ses parents. Les récits racontent qu’elle enfante Gautama en se tenant debout, accrochée à une branche d’arbre.
Sitôt né, l’enfant se serait mis debout et aurait pris possession de l’univers en se tournant vers les quatre points cardinaux. La légende rapporte que la reine Maya, en route vers la demeure de ses parents, dut s’arrêter dans le jardin de Lumbini - aujourd’hui dans le Teraï népalais, au sud du pays - pour donner le jour à son fils. Trahissant la nature extraordinaire de destin qui serait le sien, les circonstances de la venue au monde du Bouddha sont miraculeuses. Au terme d’une gestation de dix mois lunaires, l’enfant naquit en sortant du flanc droit de sa mère sans la blesser aucunement. Déjà doté de la protubérance crânienne (ushnisha) - l’un des signes distinctifs de son futur statut d’Éveillé -, le nouveau-né apparaît ici, mains jointes, sous l’aisselle de Maya. Honorifiquement désignée sous le nom de Mayadevi, la mère du Bouddha historique est représentée comme l’étaient les déesses à l’arbre, symboles de fertilité et de fécondité dans l’art de l’Inde ancienne.
L’épisode de la naissance de Bouddha est représenté dans une stèle du Gandhara, datant du IIe siècle et conservée au Musée National de Tokyo. Dès sa naissance, les sages reconnaissent en lui les signes de Bouddha (empreinte d’une roue à mille rayons sous la paume des pieds et des mains, lobes des oreilles, doigts et orteils très allongés, talons protubérants, etc.). Ces signes sont au nombre de trente-deux.
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Cependant, la date de naissance exacte de Bouddha est contestée, les autorités népalaises optant pour 623 av. J.-C., tandis que d’autres traditions la considèrent plus récente, vers 400 av. J.-C.
Une Vie Princière et la Découverte de la Souffrance
Dès lors, Siddhartha vit une vie de prince, choyé et protégé au palais, destiné à devenir roi. Son père essaya de le préserver des difficultés et des souffrances humaines mais le prince était pris d’un certain mal être. Les 29 premières années du futur Bouddha se résument à son éducation et à l’apprentissage du maniement de l’arc selon les traditions hindouistes. Sa vie est loin de la dure réalité de l’extérieur.
Un jour, alors qu’il a déjà 29 ans, il se promène au dehors du palais et découvre la souffrance de son peuple qui jusque-là lui avait été cachée. C’est aussi le moment où on lui révèle les quatre signes qui changeront sa vie grâce à la rencontre d’un malade, d’un vieillard, d’un ermite et d’un condamné à mort. Un événement connu sous le nom des quatre rencontres (vieillesse, maladie, mort, naissance) constitue le départ de sa quête spirituelle.
Le Grand Renoncement et la Vie d'Ascète
Dès lors, Siddhartha rejette son titre de prince ainsi que sa vie au palais, quittant la ville sur un cheval et vivant une vie d’ascète : c’est le grand renoncement. Pour cela il renonce à sa vie princière, d’époux et de père afin de trouver la cause fondamentale de la souffrance humaine et son remède. Abandonnant ses parents, sa femme et son fils, il rejeta le confort pour se consacrer à la recherche de la sagesse, œuvrant pour mettre fin à la souffrance humaine.Yashordhara sera celle qui deviendra sa femme et qui lui donnera un fils « Rahula ».
Cette période de la vie de Bouddha est aisément reconnaissable à l’aspect décharné des représentations, comme sur la célèbre statue du Bouddha ascète du musée de Lahore, provenant du Gandhara et daté du IIIe siècle. Sidharta mena cette vie d’ascète durant six ans et faillit en mourir. Il ne trouve pas la réponse dans l’enseignement religieux, ni dans sa vie d’itinérant où il s’inflige de très dures mortifications qui le mèneront aux frontières de la mort.
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L'Éveil et la Transformation en Bouddha
Constatant que ces pratiques ne l’avaient pas mené à une plus grande connaissance du monde, il décida de trouver une autre voie. Affaiblit il accepte des mains d’une jeune villageoise un bol de riz, sa vigueur retrouvée, il s’installe sous un arbre pipal (ficus religiosa) et décide de ne pas se lever avant d’avoir réalisé l’éveil (nature ultime de l’esprit et de la réalité). Après cette période d’ascèse, Siddhartha s’assoit sous un arbre et décide de ne plus y bouger avant d’avoir atteint la vérité ultime. C’est à Bodhgaya, dans le nord-est de l’Inde actuelle, que Siddhartha trouva les réponses à ses questions alors qu’il était assis sous un figuier sacré (Ficus religiosa), aussi connu sous le nom de bhodi. Là-bas, il atteignit l’éveil, ou le nirvana.
Le démon Mara le tente alors, essayant de le faire sortir de sa méditation en lui envoyant des hordes de démons et des femmes séductrices que Siddhartha repousse grâce au geste de la prise de la terre à témoin, comme illustré par la statue du musée Guimet, moulage d’une œuvre datant du XVIIIe siècle. Juste avant de parvenir à l’éveil Shakyamuni fût défié par Mara « seigneur de la mort et du désir » Les assauts de celui-ci restant vain il ordonna au méditant d’apporter la preuve de ses mérites passés, ce dernier sortit de sa méditation, déplaça son bras droit vers son genoux et toucha calmement la terre avec l’extrémité de ses doigts et demanda à Sthâvarâ « la déesse de la terre » de témoigner de ses actes. Le Bouddha en position assise présente la main droite posée sur le genou, effleurant la terre de ses doigts.
A l’issue d’une nuit de méditation il s’éveilla, il avait atteint l’illumination et devint le BOUDDHA, l’éveillé. Dès lors, il fut bientôt appelé “Bouddha”, ce qui signifie Éveillé. Ce lieu s’appellera plus tard Bodh-gaya et l’arbre « Bodhi ». Après avoir atteint l’éveil, c’est-à-dire la compréhension totale des souffrances humaines nécessaire à leur élimination, Siddhartha est enfin devenu Bouddha (celui qui a connu le bodhi, l’illumination). Sa connaissance parfaite lui octroie le titre de Bouddha.
L'Enseignement et la Diffusion du Dharma
Après l’Éveil survient l’épisode de la mise en mouvement de la roue de la loi (roue du dharma), son premier sermon à Sarnath dans lequel il énonce les quatre vérités. Il entreprit alors d’enseigner aux autres en utilisant différents moyens opportuns. C’est ainsi qu’il prononça son premier sermon (mise en route de la roue de la loi) dans le parc des gazelles à Sarnath. Il a commencé à enseigner dans les environs de Bénarès, à Sarnath.
Dans les premières représentations aniconiques, cet épisode est simplement évoqué par une roue, sinon le Bouddha est représenté une roue à ses côtés, ou esquissant le geste de mise en mouvement comme dans le Bouddha daté du IVe siècle du musée de Sarnath. La mise en mouvement de la roue de la loi sert à désigner le premier sermon de Bouddha après son illumination. Les quatre nobles vérités sont : - La vérité de la souffrance. - La vérité des causes de la souffrance. - Celle de l’extinction de la souffrance. - Et enfin celle de la voie vers l’extinction de la souffrance.
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Par la suite, Bouddha passa les quarante-cinq années restantes de sa vie à diffuser son enseignement. Il fonda la communauté des moines et des nonnes Bouddhiste (le Sangha) pour perpétuer ses enseignements après sa disparition. Selon la tradition, Shakyamuni parcourut l'Inde pendant près de cinquante ans, partageant son éveil et enseignant à ceux qu'il rencontrait comment libérer le potentiel formidable qui était en eux.
Sa première Noble Vérité est que la vie est souffrance (dukkha). La deuxième Noble Vérité est que la souffrance est causée par le désir de plaisirs sensoriels et de voir les choses telles qu'elles ne sont pas. Si l'on suit cette Voie combinée, on atteindra le Nirvana, un état indescriptible de conscience lucide et omnisciente dans lequel il n'y a que paix et joie. La Voie octuple est souvent représentée par une roue à huit branches : la roue du Dhamma. La voie du milieu représente un rejet de tous les extrêmes de la pensée, de l'émotion, de l'action et du mode de vie. Ils croient cependant que les êtres humains continuent à se réformer et à renaître, et à accumuler du karma jusqu'à ce qu'ils atteignent le Nirvana.
Le Parinirvana et l'Héritage du Bouddha
Il mourut en méditation, couché sur le côté droit après avoir atteint le parinirvana, la volontaire extinction de soi, complète et définitive. La communauté scientifique fixe la date du décès de Bouddha aux alentours de 400 ans avant JC. À présent, moines, je vous exhorte : il est dans la nature de toute chose conditionnée de se désagréger. Alors, faites tout votre possible, inlassablement, en étant à tout moment pleinement attentifs, présents et conscients.
Les Divinités Associées au Bouddha
On connait plusieurs types de divinités évoluant autour du Bouddha, tel le bodhisattva Avalokiteshvara, le plus vénéré dans les religions bouddhiques du Grand Véhicule. Il est protéiforme et peut représenter tous les autres bodhisattva (un Bouddha n’ayant pas encore atteint l’Éveil). Le Bouddha Maitreya est le Bouddha du futur qui apparaitra dans la ville de Varanasi selon la prophétie et sera un Bouddha d’amour et de compassion qui aura pour mission de guider le monde vers l’Éveil. Il peut apparaitre bien longtemps après Shakyamuni, c’est-à-dire le Bouddha historique. Il est parfois représenté en méditation, assis, une jambe croisée sur l’autre et deux doigts sur le visage, mais sa représentation la plus répandue est celle sous la forme de Milefo, un moine chinois ventripotent. Son gros ventre et son sourire sont gage de bonheur et de prospérité.
Il existe également un culte au Bouddha Amithaba, régnant sur la terre pure de l’Ouest, ainsi que de multiples formes du Bouddha, Vairocana, Samantabhadra ou encore Vajradhara, chaque forme correspondant à une branche du Bouddhisme.
L'Importance des Mudras et des Asanas
Lorsque on décida de représenter le Boudhha « Gautama Sakyamuni » sous sa forme humaine au début de l’ère chrétienne on associa des gestes rituels symboliques représentant les principaux épisodes de sa vie « les mudras » qui signifie sceaux ou signes. L’origine est très ancienne et se rattache à la culture védique. Ce sont les attitudes et postures codifiées du corps de Bouddha, il en existe différentes combinaisons.
Voici quelques mudras importants :
- Mudra Abhaya : geste d’absence de crainte et de protection. Ce mudra se fait principalement avec la main droite levée vers le ciel, la gauche pointée vers le sol. Bouddha dans cette posture exprime l’absence de crainte, l’apaisement, la protection, la bienveillance et la paix. Ce mudra évoque l’épisode de la tentative de meurtre sur bouddha par son cousin Devadatta qui envoya contre lui l’éléphant Nalagiri mais celui-ci fût subjugué par la sérénité et l’absence de crainte de bouddha, il s’arrêta net et s’agenouilla pour lui rendre hommage.
- Mudra Anjali : Geste de prière, d’offrande ou d’hommage, du salut, et de la vénération. Les mains sont jointes et dirigées vers le haut devant le chakra du coeur représentant l’équilibre et l’harmonie, cet équilibre est physique, émotionnel, mental et spirituel. D’une manière générale il est effectué par les disciples en dévotion. Dans le Bouddhisme zen saluer signifie reconnaître la nature sacrée de toutes choses.
- Mudra Bhûmisparsha : geste de prise à témoin de la terre. La main droite paume en dedans touche la terre pour la prendre à témoin de son illumination et de son engagement, la main gauche repose sur les jambes tournées vers le ciel.
- Mudra Dharmachakra : Geste d’enseignement, mise en route de la roue de la loi. Assis ou debout la main droite est verticale, le pouce et l’index se touchent formant un cercle « roue du Dharma » les doigts de le main gauche touchent la main droite.
- Mudra Dhyana : Méditation, concentration, contemplation. Les deux mains sont posées l’une sur l’autre, paumes vers le haut, doigts allongés, elles reposent sur les jambes. Les deux mains reliées entre elles forment une coupe indiquant que l’on est intérieurement libre, pur et vide pour recevoir tout ce dont on a besoin sur le chemin spirituel. Un bol est souvent posé dans les mains, symbole du Bouddha de la médecine. Les jambes sont croisées la plante des pieds tournée vers le ciel, cette Asana « attitudes codifiées » est appelée position du lotus. La méditation est associée à la conscience. La concentration est associée au mental.
- Mudra Vitarka : Geste de l’argumentation, de l’explication de la loi. La main droite est levée paume en avant, doigts tournés vers l’extérieur, les extrémités du pouce et de l’index se touchent. La main gauche peut également être représentée en symétrique à la droite. Cette position est complémentaire au Dharmachakra-mudra, elle symbolise l’explication, l’argumentation de la doctrine
- Mudra Varada : Geste du don Attitude de l’exaucement, du don, de l’accueil, de la générosité, offrande, charité, compassion et sincérité. C’est la mudra de l’accomplissement du voeu de se consacrer au salut des humains. Elle peut être faite avec le bras pendant naturellement le long du corps, la paume de la main ouverte. Elle est souvent réalisée de la main gauche en association avec l’abhaya mudra.
Une asana importante est Mahakarunika : La posture du personnage penseur est très ancienne. Attitude penchée sur le côté droit ou gauche.
L'Archéologie et la Redécouverte des Lieux Sacrés
Les chercheurs se sont tournés vers l’archéologie pour obtenir une image plus complète de la vie du Bouddha et l’exploration des sites sacrés de la foi. Au cours des vingt dernières années, les excavations menées sur le site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO de Lumbini, au Népal, où serait né Siddhartha Gautama, ont permis de mettre au jour d’étonnantes découvertes, notamment le sanctuaire bouddhiste le plus ancien au monde. Ces découvertes mettent en lumière le début du développement du bouddhisme et le rôle qu’a joué l’empereur indien Ashoka le Grand au 3e siècle avant J.-C. dans sa diffusion. Elles fournissent des informations cruciales permettant de déterminer où Siddhartha est né, a vécu et est mort.
Lors de fouilles à Lumbini, au Népal, une équipe dirigée par Robin Coningham a localisé des trous de poteau datant d’environ 550 av. J.-C. Ils proviendraient d’une clôture en bois entourant un bodhigara, ou « arbre sanctuaire ». « Toute la question est de savoir quand Bouddha a vécu, et cette structure sacrée nous oriente vers le vie siècle avant notre ère », affirme Robin Coningham. Dans le sanctuaire, on n’a retrouvé aucune trace de sacrifices ou d’offrandes comme on en voit d’ordinaire sur les sites indiens plus anciens. « En fait, il était très propre, ce qui témoignerait plutôt de pratiques bouddhistes de non-violence et de non-offrandes », précise Robin Coningham. Les recherches sur le site, poursuit-il, laissent à penser qu’il était cultivé vers 1 000 av. J.-C., avant d’être occupé par une communauté bouddhiste comparable à celle d’un monastère au VIe siècle av.
Selon les textes bouddhistes, c’est à Lumbini que Maya aurait accouché. Dans les années 1890, un pilier y fut découvert, portant une inscription datant du 3e siècle avant J.-C. au nom du roi Devanam Priya Priyadarsin, que la plupart des historiens identifient comme Ashoka le Grand. L’inscription disait : « Ayant été sacré il y a vingt ans, il est venu en personne et a vénéré ce lieu, car c’est ici qu’est né le Bouddha Shakyamuni ». Le lieu de naissance du Bouddha venait d’être redécouvert.
Les excavations menées à Lumbini ont permis de mettre au jour un site complexe, composé de plusieurs structures érigées au fil des siècles. L’une des plus sacrées est le Bassin Sakya, où Maya se serait baignée avant d’accoucher. D’après les ruines des monastères bouddhistes, ces derniers auraient été érigés entre les 3e et 5e siècles après J.-C. Les archéologues ont également mis au jour les ruines de stūpas (sanctuaires sacrés), qui datent du 15e siècle après J.-C. L’édifice principal du site, le temple de Maya a été construit au-dessus des structures plus anciennes datant de l’ère d’Ashoka. En 1996, un bloc a été découvert sous le temple et marquerait l’endroit de la naissance du Bouddha. Le site de Lumbini a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997.
La Diffusion du Bouddhisme à Travers le Monde
Les bouddhistes pratiquent aujourd’hui leur foi aux quatre coins du monde, et plus particulièrement en Asie du Sud-Est, notamment en Chine, en Thaïlande et au Japon. À mesure de sa diffusion, elle s'est divisée en différentes écoles. Chacune d’entre elles a des interprétations différentes de la foi et repose sur différents textes fondamentaux détaillant les croyances centrales de chaque branche.
La branche des écoles Mahayana ("Grand véhicule") a débuté vers le 1er siècle de notre ère ; on trouve aujourd'hui des mahayanistes surtout en Corée, en Chine, au Japon et au Tibet. Ils croient que le Bouddha et tous les êtres humains ont leur origine dans ce qui est appelé Bouddha Nature, Bouddha Esprit, ou la vacuité. Le canon du Mahayana dit qu'il n'y a finalement aucune distinction entre "soi" et "l'autre", ni entre le samsara (transmigration, renaissance) et le Nirvana.
Au 3e siècle avant J.-C., un empereur des plus singuliers arriva au pouvoir et contribua au développement et à la croissance de cette nouvelle foi. Son nom était Ashoka. Il était le petit-fils du fondateur de l’empire Maurya, une puissante dynastie dont le cœur était la ville antique de Pataliputra (actuelle Patna). Ashoka imposa les enseignements bouddhistes comme politique d’État et grava ces nouveaux principes et stratégies sur les monuments et piliers érigés dans son empire.
Le fait qu’Ashoka se soit converti au bouddhisme permit une diffusion massive de la foi dans l’Inde. Vers 50 avant J.-C., diverses écoles bouddhistes se mirent à « voyager » le long des routes commerciales, y compris la Route de la soie. Le bouddhisme commença à s’implanter à des milliers de kilomètres à l’est de sa terre natale, atteignant le Japon au 5e siècle. Alors que le bouddhisme se diffusait, ses partisans commencèrent à effectuer des pèlerinages jusqu’à Lumbini, lieu de naissance du Bouddha.
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