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Les motifs d'éviction en crèche : Prévenir la propagation des maladies contagieuses

Les crèches, en tant que lieux de collectivité accueillant de jeunes enfants, sont confrontées au défi de gérer les risques liés aux maladies contagieuses. Afin de protéger la santé des enfants et du personnel, des mesures d'éviction sont mises en place pour certaines pathologies. Cet article vise à informer les parents et les professionnels de la petite enfance sur les motifs d'éviction en crèche, les maladies concernées, les durées d'éviction et les mesures de prévention à adopter.

Pourquoi l'éviction en crèche ?

L'objectif principal de l'éviction en crèche est de prévenir la propagation des infections. Les enfants en bas âge ont un système immunitaire en plein développement, ce qui les rend plus vulnérables aux maladies. Lorsqu'un enfant est atteint d'une maladie contagieuse, son éviction temporaire de la crèche permet de réduire le risque de transmission à d'autres enfants et au personnel.

Les maladies concernées par l'éviction

L'Assurance maladie fixe une liste de pathologies nécessitant une exclusion temporaire de la crèche, plus ou moins longue. Cette liste comprend notamment :

  • L'angine à streptocoque : Infection ORL contagieuse d'origine bactérienne, rare avant 3 ans. L'enfant reste contagieux jusqu'à 2 jours après le début des antibiotiques.
  • La coqueluche : Infection respiratoire bactérienne très contagieuse, particulièrement dangereuse chez les nourrissons de moins de 6 mois. La contagiosité perdure jusqu’à 5 jours après le début du traitement antibiotique.
  • L'hépatite A : Maladie aiguë du foie due à un virus. L'enfant est contagieux environ 14 jours avant les symptômes et jusqu'à 7 jours après. L'éviction dure 10 jours après le début de l'ictère (teint jaune).
  • L'impétigo (lorsque les lésions sont étendues) : Infection cutanée bactérienne très contagieuse, fréquente chez les enfants entre 2 et 5 ans. L'éviction dure 72 heures après le début du traitement antibiotique si les lésions sont trop étendues et nécessitent des antibiotiques par voie orale.
  • Les infections invasives à méningocoque : Infections se manifestant sous la forme d'une méningite (inflammation des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière) et/ou d'une septicémie. L'éviction consiste en l'hospitalisation de l'enfant et dure jusqu'à guérison.
  • Les oreillons : Infection virale contagieuse responsable d'une inflammation des glandes salivaires. L'éviction dure 9 jours à partir de l'apparition de l'inflammation de la glande parotide.
  • La rougeole : Maladie éruptive d'origine virale très contagieuse. L'éviction dure 5 jours après le début de l'éruption.
  • La scarlatine : Infection cutanée d'origine bactérienne due au streptocoque du groupe A. L'éviction dure jusqu'à 2 jours après le début de l'antibiothérapie.
  • La tuberculose : Infection due à un bacille qui atteint les poumons (parfois d'autres organes). L’enfant ne peut retourner à l’école que lorsqu’il présentera un certificat médical attestant de l’absence d’agent pathogène dans ses expectorations.
  • La gastro-entérite à Escherichia coli (E. Coli) : Gastro-entérite bactérienne se traduisant par une diarrhée aiguë, voire des atteintes rénales.
  • La gastro-entérite à Shigella sonnei : Gastro-entérite due à une bactérie digestive, se traduisant par une diarrhée liquide accompagnée de fièvre, de douleurs abdominales et de vomissements.

Durée de l'éviction et conditions de retour en crèche

La durée de l'éviction varie en fonction de la maladie. L'Assurance maladie précise que la décision d'éviction ainsi que le retour en crèche s'effectuent sur avis médical et non sur simple présentation d'une ordonnance d'antibiotiques. En effet, même sous traitement antibiotique, l'enfant peut encore être contagieux.

Voici quelques repères concernant les durées d'éviction pour certaines maladies :

Lire aussi: Droits et refus en crèche

  • Angine à streptocoque ou scarlatine : retour possible 2 jours après la prise du médicament.
  • Impétigo (lésions étendues) : retour possible 3 jours après la prise du médicament.
  • Coqueluche : retour possible 5 jours après la prise du médicament.
  • Hépatite A : retour possible 10 jours après le début de l'ictère.
  • Oreillons : retour possible 9 jours après l'inflammation des glandes salivaires.
  • Rougeole : retour possible 5 jours après le début de l'éruption.
  • Méningite à méningocoque : la durée d'éviction varie en fonction de l'infection (bactérienne ou virale).
  • Tuberculose : les enfants tuberculeux ne doivent plus être bacillifères pour faire leur grand retour.

Maladies ne nécessitant pas d'éviction systématique

Certaines maladies ne font pas l'objet d'une éviction systématique, à condition qu'elles soient parfaitement traitées :

  • La gale
  • La teigne

La varicelle, bien que concernée par une exclusion à l'école, n'est pas une maladie qui isole les tout-petits en crèche.

Depuis le 1ᵉʳ février 2023, les enfants présentant des symptômes évocateurs ou positifs à la Covid ne sont plus refusés dans les collectivités. Toutefois, l'Assurance maladie demande aux parents et aux responsables de structures d'être vigilants. La fréquentation de la crèche est déconseillée pendant la phase aiguë de toutes ces maladies et en cas de symptômes sévères.

Le rôle du responsable de structure

En dehors des cas de maladies nécessitant une éviction obligatoire, le directeur de l'établissement est habilité à juger de l'état de santé de l'enfant. La fréquentation de la collectivité est déconseillée à la phase aiguë de la maladie, et cette décision, prise au cas par cas, doit être conditionnée par le confort de l'enfant, notamment si les symptômes sont sévères.

Mesures de prévention

Outre l'éviction, des mesures de prévention sont essentielles pour limiter la propagation des maladies en crèche :

Lire aussi: Comprendre et gérer les exclusions en maternelle

  • Lavage des mains régulier : Le lavage des mains est un geste simple mais efficace pour éliminer les germes. Il est important de se laver les mains régulièrement, notamment après s'être mouché, avoir toussé ou éternué, après être allé aux toilettes, avant de préparer les repas et de donner à manger aux enfants.
  • Utilisation de mouchoirs jetables : Il est recommandé d'utiliser des mouchoirs en papier à usage unique pour moucher les enfants et de les jeter dans une poubelle munie d'un couvercle.
  • Nettoyage et désinfection des surfaces et des jouets : Les surfaces et les jouets doivent être nettoyés et désinfectés régulièrement pour éliminer les germes.
  • Aération des locaux : Il est important d'aérer régulièrement les locaux pour renouveler l'air et réduire la concentration de germes.
  • Vaccination : La vaccination est un moyen efficace de prévenir certaines maladies contagieuses. Il est important de s'assurer que les enfants et le personnel sont à jour de leurs vaccinations.
  • Communication : Une communication ouverte entre les parents et le personnel de la crèche est essentielle. Les parents sont encouragés à signaler rapidement tout symptôme chez leur enfant, tandis que la crèche doit informer les parents des politiques en place et des étapes à suivre en cas de maladie.

La COVID-19 en crèche

Depuis le 1ᵉʳ février 2023, les enfants présentant des symptômes évocateurs ou positifs à la Covid ne sont plus systématiquement refusés dans les collectivités. Il n'y a plus de protocoles spécifiques pour les jeunes individus dans les structures d'accueil. Toutefois, l'Assurance maladie demande aux parents et aux responsables de structures d'être vigilants et de prendre des décisions au cas par cas.

Si un enfant présente des symptômes de la Covid-19, il est recommandé aux parents de contacter leur employeur et d'envisager les modalités de télétravail. Si aucun aménagement n'est possible, l'employeur doit déclarer l'arrêt de travail du salarié via le site ameli.fr.

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tags: #motif #d'éviction #crèche

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