Le refus de manger chez un enfant de 2 ans est une situation courante qui peut susciter l'inquiétude des parents. Il est essentiel de comprendre les causes potentielles de ce comportement et d'adopter des solutions adaptées pour y remédier.
Comprendre les Causes du Refus Alimentaire
Le refus de manger chez les enfants peut avoir des causes multiples, souvent liées à des étapes naturelles du développement ou à des périodes de changement. Parfois, le manque d’appétit reflète des facteurs émotionnels : l’enfant peut utiliser le repas pour exprimer ses ressentis ou son besoin de contrôle. Les perturbations dans la routine quotidienne, les tensions familiales, ou même des inconforts physiques passagers (comme une poussée dentaire ou une légère indisposition) peuvent aussi expliquer cette réaction. En premier lieu, il importe de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un symptôme lié à une une infection récente. Vérifier qu’il n’a pas de fièvre, qu’il n’a pas de symptômes grippaux (fièvre, nez qui coule, mal de gorge, angine ou même diarrhée).
Facteurs de développement et comportementaux
Vers l'âge de 2 ans, plusieurs facteurs de développement peuvent influencer l'appétit de l'enfant :
- Néophobie alimentaire: C'est une situation fréquente, généralement entre 18 mois et 2 ans, durant laquelle votre enfant va refuser de manger, surtout les aliments nouveaux ou un peu différents. Elle se manifeste aussi par une certaine sélectivité avec le refus d’aliments acceptés antérieurement et une restriction du registre alimentaire.
- Phase d'opposition: Aux alentours de 2 ans, apparaît la phase d’opposition. Bébé a appris à dire « non » et il en use et abuse… Notamment à table.
- Recherche d'autonomie: En grandissant, vers l’âge de 18 mois approximativement, votre bébé exprimera parfois la volonté de faire seul pour les moments clés de son quotidien (repas, toilette, etc.). Le refus de manger peut donc en réalité dissimuler son désaccord que ce soit vous qui lui donniez à manger.
- Croissance ralentie: Entre l’âge d’1 an et 2 ans, la croissance marque un palier et ralentit. Il est donc normal de constater une perte d’appétit.
Facteurs émotionnels et environnementaux
L'état émotionnel de l'enfant et l'environnement dans lequel il mange jouent un rôle crucial :
- Stress parental: Le stress des parents autour des repas peut aggraver la situation : l’enfant le ressent, cela peut le pousser à moins manger, à prendre moins de plaisir lors des repas, et à être plus réticent à goûter et découvrir de nouveaux aliments.
- Manque de routine: Maintenez des routines ou créez de nouvelles habitudes qui favorisent un rythme de vie régulier pour l’enfant avec des horaires fixes pour les repas la semaine, peut-être différents le week-end.
- Ambiance tendue à table: Instaurez un climat serein lors des repas. Evitez de regarder votre téléphone ou la télévision durant le repas.
Causes médicales potentielles
Bien que moins fréquentes, certaines causes médicales peuvent expliquer un refus de manger :
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- Infections: Les petites maladies hivernales (otites, gastro-entérites, etc) ou les poussées dentaires peuvent modifier pendant quelques jours l’appétit de votre bébé.
- Reflux gastro-œsophagien (RGO) ou Allergie aux protéines de lait de vache (APLV): Particulièrement douloureux, le RGO dans ses formes les plus sévères peut également impacter l’appétit de votre bébé notamment lorsque les mesures hygiéno-diététiques (changement de lait, etc.) sont mises en place tardivement.
Solutions et Stratégies pour Encourager Votre Enfant à Manger
Face à un enfant qui refuse de manger, il est important d'adopter une approche douce, patiente et cohérente. Voici plusieurs stratégies à mettre en place :
Adopter une attitude positive et détendue
- Rassurer l'enfant: Il est essentiel de rassurer votre enfant, de ne pas le forcer à manger en lui criant dessus et de dédramatiser.
- Gérer le stress parental: Montrez à votre enfant, par votre attitude, que son refus de manger ne vous inquiète pas. Bien que ce soit difficile, c’est la seule façon de l’apaiser.
- Ne pas forcer l'enfant: Ne forcez jamais votre enfant : s’il refuse un aliment, proposez-lui de nouveau dans les jours qui suivent et toujours avec bienveillance.
- Éviter le chantage ou les récompenses: Il faut éviter le chantage, les réprimandes ou les punitions si l’enfant a peu ou pas mangé, et ne pas le féliciter ou le récompenser s’il a bien mangé.
Créer un environnement de repas agréable
- Instaurer une routine: Maintenez des routines ou créez de nouvelles habitudes qui favorisent un rythme de vie régulier pour l’enfant avec des horaires fixes pour les repas.
- Manger en famille: Les repas doivent être pris en famille, sans interférence (télévision et téléphones éteints) pour préserver ce temps familial.
- Ambiance conviviale: Pendant le repas, l’ambiance doit rester conviviale, ce n’est pas le moment de régler ses comptes.
- Éviter les distractions: Instaurez un climat serein lors des repas. Evitez de regarder votre téléphone ou la télévision durant le repas.
Adapter l'alimentation et la présentation des plats
- Varier les saveurs et les textures: Profitez de la période de néophilie (à partir de 4-6 mois jusqu’aux 18 mois de l’enfant) pour lui faire découvrir un maximum de saveurs et textures.
- Présentation ludique: Variez les présentations dans l’assiette et jouez sur l’aspect visuel. Laissez libre cours à votre créativité et proposez des assiettes ludiques en représentant par exemple le visage d’un bonhomme avec les aliments.
- Petites portions: Proposez des petites portions et ne cherchez pas à remplir entièrement l’assiette de bébé, au risque que cela lui semble insurmontable.
- Proposer des aliments variés: Proposez-lui des aliments variés, en général les mêmes que vous, mangez en famille et dans le calme, sans télévision, sans distraction.
- Cuisiner avec saveur: Donnez de la saveur à votre cuisine. On peut éviter la monotonie en jouant avec les épices dans les compotes (vanille, cannelle, etc.) ou dans les légumes, la viande ou le poisson (curcuma, cumin, curry, muscade, etc.) en évitant le poivre et le piment.
Impliquer l'enfant dans le processus alimentaire
- Participation à la préparation des repas: La participation de l’enfant au marché et à la préparation des repas est conseillée pour lui apprendre à connaître les aliments : il les appréciera davantage.
- Jeu d'imitation: Jouer à la dînette, improviser un repas comme au restaurant avec ses poupées, parcourir un livre sur les légumes… Autant de scènes de jeu d’imitation qui peuvent éveiller la curiosité de votre bébé et l’encourager à accepter le contenu de son assiette.
Gérer les comportements spécifiques
- Néophobie: Si l’enfant refuse un aliment il faut l’encourager à le goûter, attiser sa curiosité, tout en respectant ses goûts et son appétit, sans jamais le forcer. Il faut lui proposer de nouveau avec persévérance et en changeant les présentations.
- Sélectivité: Votre fils mange normalement chez son assistante maternelle, de tout et sans souci. Donc avec vous, votre fils a simplement un trouble d’opposition, il est sélectif capricieux et il a très bien compris qu’il peut attendre pour avoir ce qu’il aime, c’est-à-dire le dessert et le biberon de lait du soir.
Surveiller la croissance et l'état de santé
- Courbe de croissance: Le meilleur indicateur pour savoir s’il mange suffisamment est sa courbe de croissance. Si ses courbes de poids et de taille sont dans les couloirs, c’est qu’il grandit parfaitement et que ses besoins sont couverts.
- Consultation médicale: En revanche, si votre enfant présente des problèmes de santé, des carences ou des difficultés à suivre sa courbe de croissance, il est essentiel de consulter rapidement pour régler le problème.
Quand Consulter un Professionnel de Santé ?
Il est important de consulter un médecin ou un pédiatre dans les situations suivantes :
- Perte de poids: Dès que les parents constatent que leur enfant commence à perdre du poids, il ne faut pas hésiter à se tourner vers un ou une pédiatre.
- Refus alimentaire persistant: En cas de refus systématique, la consultation est urgente. Il peut s’agir d’une pathologie, mais aussi d’un problème psychologique.
- Inquiétude parentale: Dès que les parents en ressentent le besoin, qu’ils n’arrivent plus à gérer la situation, qu’ils s’emportent ou cèdent.
- Problèmes de santé associés: Si votre enfant présente des problèmes de santé, des carences ou des difficultés à suivre sa courbe de croissance.
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