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Micro-contractions musculaires involontaires : causes et manifestations

Il arrive à tout le monde de ressentir de petites secousses musculaires involontaires. Imaginez-vous assis(e) au restaurant avec des ami(e)s, et soudain, votre paupière gauche se met à s'agiter de façon incontrôlable. Vous vous demandez si quelqu'un l'a remarqué et pourquoi cela arrive. Ces phénomènes, bien que souvent bénins et passagers, peuvent susciter des interrogations. Cet article se propose d'explorer les causes possibles de ces micro-contractions musculaires involontaires, leurs manifestations et les situations dans lesquelles une consultation médicale s'avère nécessaire.

Contractions bénignes : les fasciculations

Les spasmes ou contractions musculaires involontaires sont très fréquents et peuvent se produire dans tous les muscles squelettiques. Ils impliquent la plupart du temps une seule unité motrice, qui est constituée d'un nerf moteur (nerf qui transporte l'information à partir du cerveau) et des fibres musculaires dans lesquelles il se connecte. Une contraction musculaire volontaire peut impliquer des milliers d'unités motrices en fonction de la quantité de force appliquée. Scientifiquement, on appelle ces contractions involontaires des fasciculations. Elles se produisent le plus souvent dans les muscles des membres, les paupières, et parfois dans le dos.

Ces fasciculations sont généralement bénignes et transitoires. Elles peuvent être perçues comme de légères palpitations, des frétillements ou des tremblements fins sous la peau.

Contractions pathologiques : quand s'inquiéter ?

Il faut savoir que les contractions musculaires involontaires sont un des symptômes d'une maladie appelée sclérose en plaques (SEP) et aussi de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Si elles se produisent souvent, par exemple tous les jours sur une longue période, une consultation médicale pourrait être envisagée. Si une contraction musculaire est violente, cela peut être une fibrillation et non une fasciculation. Cette contraction très forte peut être un signe de myopathie (maladie du tissu musculaire).

Bien que la plupart des contractions musculaires soient bénignes, il est important de connaître les signes qui doivent alerter et inciter à consulter un médecin.

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Spasme hémifacial

Le spasme hémifacial se traduit par une contracture involontaire et indolore des muscles d’un côté du visage. La durée des contractions des muscles varie, augmente avec la fatigue ou le stress et persiste durant le sommeil. Pendant les spasmes, la moitié du visage se contracte tandis que l’autre moitié reste normale. Les spasmes sont indolores, mais gênants. Le spasme hémifacial touche les deux sexes, mais il est plus fréquent chez les femmes. Les spasmes sont provoqués par une lésion du nerf facial comprimé par un vaisseau sanguin. Un traumatisme du nerf ou des séquelles d’une paralysie faciale peuvent également être à l’origine du spasme hémifacial. L’origine des spasmes n’est pas identifiée dans de nombreux cas.

Le spasme hémifacial se manifeste par un clignement de l’œil et un soulèvement du coin de la bouche du même côté. Le muscle du front se contracte, ainsi que le muscle de l’oreille. Les manifestations surviennent de façon insidieuse et progressive. Les contractions débutent généralement au niveau de la paupière et s’étendent vers la joue et la bouche. Au début de la maladie, les spasmes sont brefs, puis se prolongent de plus en plus. Dans les cas les plus sévères, les contractions sont presque permanentes.

Syndrome de Stiff-man

Atteinte du syndrome "Stiff-Man" qui cause des spasmes musculaires, la chanteuse Céline Dion a dû annuler ses tournées. Le spasme musculaire est différent de la crampe car la contraction dure. Œil, bouche, mâchoire, joues… Il peut concerner diverses zones du visage et parfois la région abdominale. La chanteuse Céline Dion confirmait souffrir de spasmes musculaires en avril 2022 l'obligeant à repousser sa tournée. Le 8 décembre 2022, elle a révélé sur Instagram leurs causes : un syndrome de Stiff-man ou "de l'homme raide" (ou encore "stiff person syndrom" en anglais) et annonce l'annulation des tournées 2022-2023.

Myoclonies

La myoclonie correspond aux contractions soudaines, rapides et brusques d'un ou plusieurs muscles. Le terme " myoclonie " est formé du préfixe grec " myo- " (qui désigne les muscles, comme dans myopathie) et du grec ancien " klonos " (qui fait référence à l'agitation). La myoclonie n'est pas une maladie mais plutôt un signe clinique qui, lorsqu'il est pathologique, peut constituer le symptôme d'une pathologie plus vaste. " Il s'agit d'un mouvement anormal, d'une secousse musculaire (comparable à un sursaut) qui est brève (elle dure moins d'une seconde), involontaire, soudaine et brusque ". Il s'agit donc d'un symptôme neurologique.

Il existe ainsi des myoclonies dites " physiologiques " qui surviennent, elles, de façon tout à fait normale. Par exemple le hoquet (qui correspond à une myoclonie, donc à un sursaut, des muscles de la respiration), le sursaut (lorsqu'on a peur ou lorsqu'on est très nerveux, par exemple) ou encore la myoclonie hypnagogique : " Il s'agit d'un sursaut que l'on peut expérimenter en début de nuit, lorsqu'on commence à s'endormir, et qui s'accompagne souvent d'une hallucination - comme l'impression de tomber ".

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Autres mouvements involontaires

Les mouvements involontaires sont donc très nombreux, très variés, non rarement associés entre-eux, souvent dus a des médicaments. Il n'est pas rare qu'un mouvement involontaire soit de diagnostic difficile. On distingue :

  • Tremblement de repos = tremblement parkinsonien
  • Tremblement d'attitude : Il apparaît que dans le maintien volontaire d'une attitude (bras tendus, index l'un face à l'autre) et il disparaît totalement en position de repos, sauf quand il est très intense. Il est plus rapide que le tremblement de repos et peut s'associer à un tremblement du chef ainsi qu'à une dysarthrie « chevrotante ».
  • Tremblement d'action ou tremblemnt intentionnel : Il apparaît surtout lors du mouvement volontaire nécessitant une précision du geste : épreuve doigt-nez, épreuve du verre d'eau : en portant un verre d'eau à la bouche, le geste du malade est parasité par des secousses rythmiques amples. Il peut augmenter à l'approche du but, à la différence du tremblement d'attitude. Le type en est le tremblement cérébelleux.
  • Myoclonies épileptiques : Elles peuvent s'inscrire dans le cadre d'une crise d'épilepsie généralisée, ou dans le cadre des crises d'épilepsie partielles motrices. Dans ce dernier cas, elles peuvent atteindre un hémicorps ou uniquement un hémiface.
  • Myoclonies du voile du palais : Très rares, elles résultent d'une lésion de fibres réunissant l'olive bulbaire et le noyau dentelé du cervelet.
  • Dystonies : Elles réalisent une contraction musculaire prolongée, ou une pris de posture anormale. Habituellement absentes au repos, elles apparaissent lors du maintien d'une attitude ou lors du mouvement volontaires, qu'elles parasitent. Tous les segments musculaires de l'organisme peuvent être touchés.
  • Syndrome des jambes sans repos : Les malades éprouvent des impressions pénibles, souvent difficiles à définir (impatiences, douleurs), mais surtout survenant au repos (assis ou allongé), le soir ou la nuit, et les obligeant à marcher pour soulager leurs symptomes.
  • Tics : C'est un mouvement ou une vocalisation involontaire, de survenue soudaine, bref, souvent explosif, stéréotypé chez un même patient, sans but apparent, ressenti comme irrépressible mais pouvant être supprimé pendant un temps variable par la volonté. Comme pour tous les mouvements involontaires, les tics peuvent être accrus par l'émotion et disparaissent pendant le sommeil.
  • Hémiballisme : Rare, c'est un mouvement involontaire brusque et rapide, caractérisé par sa très grande amplitude, rotatoire, et le fait qu'habituellement il concerne tout un hémicorps.
  • Chorées et dyskinésies : Il s'agit également de mouvements involontaires brusques, brefs, très variables dans leur distribution, leur fréquence et leur intensité.

Causes des contractions involontaires

Les études à ce sujet sont peu nombreuses et controversées. La théorie la plus largement acceptée est que ces contractions involontaires sont dues à une irritation du nerf, mais on ne sait pas vraiment dans quelle zone l'irritation se produit.

Facteurs favorisants

Ces fasciculations ont tendance à apparaître après l'entraînement, quand on est stressé, fatigué ou lorsque l'on a des carences alimentaires (manque de nutriments et/ou micronutriments dans l'alimentation). Peuvent également causer des fasciculations une consommation excessive d'alcool, la caféine et le tabagisme. Encore une fois, les mécanismes qui provoquent « ces secousses » sont mal connus parce qu'ils sont difficilement prévisibles, très courts et disparaissent sans la prise de médicament.

Une carence en magnésium, ce minéral favorisant la contraction musculaire, peut aussi être une cause.

Médicaments

Lorsqu'elle est pathologique (et non physiologique !), la myoclonie peut avoir de nombreuses origines, notamment dans les affections neurologiques. Certains traitements médicamenteux favorisent la survenue de myoclonies pathologiques. Par exemple : certains antidépresseurs (amitriptyline, par exemple), neuroleptiques, anti-convulsivants, anti-parkinsoniens (lévodopa, par exemple), somnifères ou encore anti-infectieux (quinolones, par exemple).

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Maladies

Lorsqu'elle est pathologique (et non physiologique !), la myoclonie peut avoir de nombreuses origines, notamment dans les affections neurologiques :

  • Une maladie neurodégénérative : la maladie de Parkinson, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Creutzfeldt-Jakob ou encore la maladie de Huntington, par exemple.
  • Une maladie génétique : la myoclonie héréditaire essentielle est ainsi une maladie qui atteint entre 1 et 9 personnes sur 1 million. Elle apparaît plutôt avant l'âge de 30 ans.
  • L'épilepsie : les personnes qui souffrent d'épilepsie peuvent ainsi subir des " crises myocloniques ".
  • Une maladie métabolique ou hormonale : un trouble de la thyroïde ou une carence en vitamines et/ou en minéraux, par exemple.

Diagnostic

Si les spasmes musculaires sont fréquents ou perturbent votre vie quotidienne, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. Au besoin, celui ci vous orientera vers un médecin de médecine physique et de réadaptation ou un neurologue. Le diagnostic d'une myoclonie pathologique repose d'abord sur un examen clinique. En cas de myoclonie, on va étudier les antécédents médicaux du patient, mais aussi faire le tour de ses traitements médicamenteux et examiner la myoclonie en elle-même : où se trouve-t-elle ? Depuis combien de temps dure-t-elle ? Quelles sont ses caractéristiques ? Ainsi, lorsque la myoclonie pathologique résulte d'une atteinte du tronc cérébral, le sursaut peut être déclenché à l'aide d'une stimulation sonore (lorsqu'on tape dans les mains, par exemple), il peut concerner les 4 membres et/ou survenir lors de la marche. Lorsque la myoclonie pathologique résulte d'une atteinte de la moelle épinière, il n'y a généralement qu'un seul membre concerné par ce mouvement involontaire, brusque et soudain. En revanche, il n'y a pas de réaction à la stimulation sonore. Enfin, lorsque la myoclonie résulte d'une atteinte au niveau du cortex cérébral (on parle d'atteinte corticale), le sursaut peut se manifester lorsqu'on étire le membre concerné : les muscles de la face peuvent aussi être touchés. En cas de myoclonie, l'examen clinique peut être complété par un bilan sanguin exhaustif (qui évalue notamment l'activité de la thyroïde) et des examens d'imagerie médicale (IRM cérébro-médullaire, électroencéphalogramme…).

La pose du diagnostic est facilitée car les symptômes sont évocateurs. Lors de l'examen clinique, le médecin retrouvera un muscle dur, contracté et souvent encore douloureux. Celle-ci sera d'ailleurs amplifiée lorsque le médecin cherchera à étirer le muscle concerné. La plupart du temps, des examens complémentaires ne sont pas nécessaires. Mais si les spasmes concernent la zone abdominale ou s'ils sont particulièrement intenses, il pourra prescrire une échographie ou une IRM. L’IRM est réalisée pour détecter des anomalies structurelles du nerf facial, par exemple une tumeur, et éliminer d’autres pathologies telles que la sclérose en plaques. L’imagerie par résonnance magnétique permet en général de constater une artère anévrismatique qui comprime le nerf.

Traitements

Le traitement principal de la myoclonie dépend bien sûr de sa cause. Le traitement symptomatique, quant à lui, implique généralement des médicaments : des anti-épileptiques (si la myoclonie est d'origine épileptique), des traitements GABA-ergiques (en cas d'atteinte corticale) voire une paralysie du muscle atteint avec de la toxine botulique, en cas de myoclonie résultant d'une atteinte de la moelle épinière.

De nombreux traitements permettent de soulager les symptômes. Des médicaments destinés à la dystonie peuvent être prescrits pour diminuer les contractions. Outre le traitement médicamenteux, l’injection de toxine botulinique est efficace pour stopper les spasmes. Injectée sous la peau des zones atteintes, cette toxine affaiblit les muscles responsables des contractions. L’effet de la toxine botulinique s’épuisant au bout de trois à cinq mois, les injections doivent être renouvelées régulièrement. Une intervention chirurgicale peut également être envisagée pour atténuer la pression exercée par l’artère sur le nerf. L’opération consiste à placer une petite éponge entre l’artère et le nerf.

Il s'agit principalement de myorelaxants musculaires comme : Miorel thiocolchicoside ou Lumirelax. Des injections de toxine botulique peuvent aussi être recommandées pour empêcher la contraction musculaire.

Remèdes naturels

En cas de spasmes, massez la zone douloureuse avec des pommades réchauffantes à base de camphre. Aromathérapie : l'huile essentielle de lavandin super possède des vertus myorelaxantes et antalgiques qui soulagent vite et bien les contractures musculaires bénignes. Diluez 20 gouttes de cette huile essentielle dans 50 ml d'huile végétale (olive, tournesol, macadamia…) et appliquez cette préparation sur le membre douloureux.

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