Michael Levy, figure discrète mais influente, s'est imposé comme un leader mondial dans le domaine de la philosophie de la vérité et de la sagesse. Ses 17 livres inspirants, jamais promus par la publicité, témoignent d'une conviction profonde : les œuvres authentiques finissent par trouver leur place au sein de l'humanité grâce au bouche-à-oreille. Cet article explore le parcours unique de Michael Levy, son approche philosophique singulière et sa contribution à la pensée contemporaine.
Un compliment révélateur : « Complètement intouché par l'éducation »
L'une des remarques les plus marquantes que Michael Levy ait reçues provient d'un ami d'enfance, avec qui il a grandi dans un quartier modeste de Manchester, au Royaume-Uni. Après s'être perdus de vue à l'âge de 16 ans, lorsque Michael a quitté l'école et que son ami est devenu doyen de deux universités, ils se sont retrouvés des années plus tard. Lors d'un dîner à Manchester, après une conversation de trois heures, son ami lui a dit : « Mike, tu es complètement intouché par l'éducation. » Michael considère ce compliment comme le plus beau qu'il ait jamais reçu.
Une philosophie unique née de l'absence d'éducation
L'absence d'éducation formelle de Michael Levy confère à sa philosophie un caractère unique dans un monde moderne où tout est analysé et complexifié par des experts, jusqu'à perdre son sens véritable. Ses œuvres ne s'inscrivent pas dans la continuité des philosophes passés ou présents, et il n'a jamais pris le temps de lire des livres.
Selon Michael Levy, de nombreux experts peuvent recourir à un raisonnement intellectuel erroné et à une logique égocentrique défaillante pour expliquer des réponses qui ne peuvent être vécues par des personnes naturelles. Il souligne que, bien que les écoles et les universités enseignent aux élèves à lire et à écrire correctement, elles ne leur transmettent pas la sagesse nécessaire pour appliquer leurs connaissances au profit de toute l'humanité, et non pas seulement d'une élite.
Un parcours diversifié au service de la vérité et de la sagesse
Avant de se consacrer pleinement à l'écriture, Michael Levy a mené une carrière diversifiée. Il a été animateur de radio international et conférencier sur des bateaux de croisière, à la radio et à la télévision. Il reste disponible pour des séminaires, des événements et des conférences. Ses livres abordent une variété de thèmes, allant de la poésie mystique au monde des affaires et de l'investissement, en passant par le bien-être, la vie saine, l'esprit, le corps, la vérité, la philosophie, la métaphysique et la sagesse. Ils offrent une vision holistique de ce dont la société a besoin pour vivre une vie épanouissante dans l'amour et la joie.
Lire aussi: Michael Vartan : Biographie
OMICRoN : Un blog et un roman explorant les marges de la littérature
Michael Levy a également exploré l'univers de l'écriture numérique à travers son blog OMICRoN, qu'il a lancé lors de la publication de son roman du même nom. Initialement conçu comme un tremplin publicitaire, le blog s'est rapidement transformé en un espace d'expression personnelle sur la chose littéraire. Michael Levy y partage son point de vue sur la littérature, sans chercher à raconter sa vie, à proposer des récits ou à faire la promotion de ses livres ou de ceux des autres. Il considère son blog comme la marge de son travail romanesque, où s'accumulent les ratures, les notes, les bribes et les fragments de pensées disparates.
Michael Levy distingue deux manières de gérer ses publications électroniques : celle du feuilletoniste, qui cherche à captiver une audience versatile en usant de démagogie et de scandale, et celle du dilettante, qui n'a pas de calendrier et exprime simplement son point de vue. Il se situe clairement dans la seconde catégorie.
Heinrich Reiss : Entre réalité et fiction
L'un des personnages les plus intrigants du roman OMICRoN est Heinrich Reiss, un « obscur compagnon de Schopenhauer » que le narrateur, Thomas Steren, étudie. Bien que certains prétendent qu'il s'agit d'un personnage fictif, Michael Levy insiste sur son existence réelle. Il dénonce ceux qui s'évertuent à prétendre le contraire comme d'insupportables révisionnistes, et soupçonne la « camorra universitaire, spécialiste de Schopenhauer », de voir d'un mauvais œil l'existence de ce double encombrant.
Le suicide de Heinrich Reiss à Francfort, le 16 octobre 1850, reste sujet à caution. La disparition, le même jour et dans le même quartier, d'un homme d'âge et de corpulence identiques pousse certains chercheurs indépendants à échafauder la thèse d'une mise en scène. L'embarquement à Brème, le 19 octobre suivant, d'un certain Heinrich Frei sur le clipper Aulendorf semble étayer cette version des faits. Malheureusement, le trois-mâts brick chargé de machines-outils et de schnaps sombra corps et biens le 20 décembre 1850 près de l'île volcanique de Fatu-Hiva, dans l'archipel des Marquises. Selon la légende, de rares autochtones parleraient un créole d'allemand et de polynésien sur certains récifs encore difficiles d'accès de nos jours. Michael Levy affirme avoir tenté d'entrer personnellement en contact avec un certain Temanava Taouaoure-Frei, sans succès.
La fiction comme outil de connaissance et de salut
Michael Levy partage la conviction de Jean-Marie Schaeffer, exprimée dans Pourquoi la fiction ?, selon laquelle la fiction est à la fois un outil de connaissance et un stimulus qui mobilise des capacités cognitives inusitées. Il croit au salut par la fiction, un acte de foi comparable à la croyance des chrétiens au salut dans l'au-delà.
Lire aussi: George Michael : Un talent inoubliable
Pour Michael Levy, la capacité de créer est ce qui rapproche le plus l'homme de Dieu. La fiction est à la fois un baume qui console du réel et un biais permettant de toucher plus efficacement nos semblables. Dès l'enfance, la vie nous immunise progressivement contre le réel. Les artifices conventionnels de la fiction sont des clefs permettant de fracturer l'armure qui nous préserve et nous tient éloignés du réel.
Le rapport intime entre fiction et réalité naît dans l'enfance. Michael Levy souligne le lien entre la vocation littéraire et le moment charnière où l'enfant réinvente sa propre filiation. Il se souvient avoir raconté pendant plusieurs années que son père était flûtiste de concert, alors qu'il était employé de bureau, jusqu'à s'en persuader lui-même.
OMICRoN : Une histoire simple aux enjeux complexes
Le roman OMICRoN se distingue par son homogénéité stylistique et formelle. Il s'agit d'un récit au passé et linéaire, conçu comme une histoire simple, une trajectoire tendue comme celle d'une flèche, sans que la « machinerie » littéraire soit trop perceptible. Michael Levy souhaitait créer un objet à double tranchant, puisqu'il s'agit au sens propre d'une histoire de doubles.
Derrière cette simplicité apparente se cache un autre livre, aux enjeux structurels et symboliques complexes. Le positionnement des personnages dans l'espace et leurs rapports aux couleurs sont autant d'indications sur l'évolution de la courbe que suit la narration de manière inexorable. Michael Levy a conçu le roman de manière à s'adresser simultanément à deux lectorats très différents, sans jamais abandonner l'un pour l'autre. Il a également cherché à convaincre un éditeur, en dissimulant certains tropes qui auraient pu rebuter.
Michael Levy décrit son processus d'écriture comme une superposition d'un espace géographique et d'un territoire littéraire. Il constitue des groupes d'auteurs, des affinités concitoyennes, et range, trie et établit peu à peu sa nomenclature et ses cartes d'état-major. Écrire, pour lui, c'est venir de quelque part et se rendre ailleurs, revenir sur ses pas ou fuir, tourner en rond, bref se déplacer.
Lire aussi: Saga familiale à Hollywood
Le Réprouvé : Exploration du microcosme littéraire et de la question de l'identité
Dans son deuxième roman, Le Réprouvé, Michael Levy plonge dans le microcosme littéraire de l'année 1954, alors que l'Académie Goncourt s'apprête à décerner son millésime à Simone de Beauvoir. Le personnage principal, Gérard Cohen, travaille chez Gallimard comme garçon de courses, tout en rêvant de devenir écrivain. Son travail l'amène à rencontrer quelques-unes des gloires littéraires de l'époque, telles que Léautaud et Céline.
Michael Levy explique qu'il n'a pas cherché à écrire sur Léautaud, Céline, Beauvoir ou le monde littéraire des années cinquante, mais plutôt à raconter un épisode de la vie de son père, et par-là même, à s'interroger sur sa propre nature et sa vocation d'écrivain. La question de l'identité est centrale dans ce roman. Le père de Michael Levy, qui n'était pas juif aux yeux des siens, fut tout de même pourchassé par les nazis pour une identité somme toute relative. Cette schizophrénie est une chose qui le hante. Il a mis dans la bouche de son personnage des mots qui sont en réalité les siens, pour en terminer avec ce trouble et affirmer qu'il n'appartient à aucun groupe, quel qu'il soit.
Médiumnité : Une porte ouverte sur de multiples univers
Michael Levy s'est également intéressé à la médiumnité, qu'il considère comme une porte ouverte sur de multiples univers. Dans l'introduction de son livre sur le sujet, il utilise le tutoiement pour créer un instant de complicité avec son lecteur et lui faire partager son univers et le sens de sa démarche. Il a écrit sa biographie comme un roman, afin de rendre cet ouvrage le plus accessible possible et de faire découvrir au lecteur l'univers de la voyance.
Pour Michael Levy, que l'on choisisse d'être concertiste ou voyant, ce qui compte avant toute chose, c'est le niveau d'exigence que l'on s'impose. Il souligne l'importance du travail et de la concentration pour développer ses dons, car nous sommes tous voyants à des degrés divers. La différence entre un professionnel de la voyance et un débutant est la même que celle qui existe entre un sportif de haut niveau qui s'entraîne tous les jours et un amateur de sport qui dispute un match le dimanche avec ses amis.
Michael Levy a appris à pratiquer ce qu'il appelle « l'amnésie médiumnique », c'est-à-dire à refouler les flashs, voire à les gommer immédiatement de sa mémoire, s'ils parviennent malgré tout à s'imposer à lui. Il affirme qu'il ne faut jamais douter de l'existence d'une force supérieure, que l'on peut appeler Dieu ou le Grand Architecte de l'Univers. Il a vérifié maintes fois par la médiumnité qu'il y a une vie après la mort, que les Guides sont des êtres imprégnés de sagesse, et qu'il existe une entité infiniment puissante qui donne sa cohérence au tout.
Influences et rencontres marquantes
Michael Levy reconnaît l'influence de deux hommes qui lui ont beaucoup appris sur l'univers de la voyance. Il les considère comme des « accoucheurs », les deux faces d'une même pièce, sans lesquels il ne serait jamais devenu ce qu'il est. Il souligne également l'existence de grandes dames de la voyance, telles que Maud Kristen ou Yaguel Didier.
Adepte de l'adage « pour vivre heureux, vivons cachés ! », Michael Levy n'a jamais recherché la notoriété. Il exerce son métier avec conscience, et ce qui l'a fait connaître est avant tout le « bouche-à-oreille ». Il considère qu'un consultant qui le recommande à son entourage est la meilleure des publicités.
La voyance et le futur
Michael Levy pense que si on s'intéresse au futur d'un pays comme la France, ou si, dans un sens plus global, on explore l'avenir du monde, un voyant a la capacité de percevoir les évolutions majeures. Il a la certitude que rien ne pourra les empêcher, car nous sommes face à des tendances lourdes. Cependant, lorsqu'on effectue une voyance pour une personne, il pense que des prédictions sur plusieurs décennies ont peu de valeur.
Il affirme que nous sommes « les architectes de notre destin ». Une consultation de voyance indique ce qui peut arriver (si on ne change rien à sa manière de vivre), et non ce qui va forcément arriver. Le libre arbitre de chacun permet de modifier le futur.
tags: #Michael #Levy #Medium #biographie