L'arrivée d'un bébé est un événement extraordinaire qui transforme la vie, mais elle chamboule aussi l'équilibre du couple et soulève de nombreuses questions, notamment celle de la reprise de l'activité sexuelle après l'accouchement. Cet article aborde ce sujet délicat, en offrant des conseils et des informations pour aider les jeunes parents à retrouver une intimité épanouie.
Le bouleversement de l'arrivée de bébé
L'arrivée d'un enfant est un bouleversement majeur. Le quotidien est rythmé par les besoins du nouveau-né, et il est tout à fait normal que l'attention soit focalisée sur lui. Cependant, au milieu des couches et des biberons, il est essentiel de se rappeler que vous êtes aussi un couple.
Quand reprendre les rapports sexuels après l'accouchement ?
C'est LA question que beaucoup se posent concernant la sexualité après l'accouchement. La réponse est simple : il n'y a pas de règle universelle ni de délai imposé. D'un point de vue médical, il est généralement conseillé d'attendre la fin des saignements post-partum (les lochies) et la cicatrisation complète du périnée (en cas d'épisiotomie ou de déchirure) pour éviter les douleurs et les risques d'infection. Au fil des années, les recommandations médicales ont changé, mais le meilleur conseil est d'attendre trois semaines ou au moins jusqu'à ce que le saignement s'arrête, pour permettre à l'utérus de se cicatriser. Le plus important est d'attendre que vous vous sentiez prête.
Après combien de temps une femme peut refaire l'amour après l'accouchement ? La sexualité après l'accouchement, ça fonctionne différemment selon le profil de chacune. Alors que certaines femmes connaissent une baisse de libido sans précédent après l'accouchement, d'autres renouent très vite avec leur vie sexuelle après leur enfant.
Six, huit, douze semaines… la plupart du temps, après l’accouchement, les jeunes parents attendent généralement avant de refaire l’amour. Pour le Dr Mimoun, la jeune maman n’arrivera à sentir le désir qu’une fois qu’elle se sentira tranquille et ne pensera plus à l’accouchement. Elle doit se focaliser sur elle-même et sur ce qu’elle ressent. « La femme est souvent préoccupée par ce que l’homme pense de son corps. Or elle doit se concentrer sur elle-même : c’est ce qu’on appelle l’égoïsme partagé, indispensable à chacun des partenaires pour qu’il prenne du plaisir. Néanmoins, la plupart du temps, juste après l’accouchement, les femmes ne sont pas dans cette ambiance ».
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Les facteurs influençant la reprise de la libido
Plusieurs facteurs peuvent influencer le moment où la libido revient après l'accouchement :
Les changements corporels : Votre corps a accompli un exploit ! Il a besoin de temps pour se remettre. Les douleurs après un accouchement freinent la sexualité chez la mère. La zone du périnée peut être gonflée et endolorie. De plus, à la suite d’une épisiotomie ou d’une éventuelle déchirure du périnée, la cicatrice est douloureuse pendant plusieurs jours. En cas de césarienne, la cicatrice abdominale est, elle aussi, douloureuse pendant quelques semaines. Le partenaire n’est pas toujours conscient de ces douleurs, c’est pour ça qu’il est important de lui en parler. Parler de ces douleurs est parfois tabou, car elles concernent des zones intimes. En parler entre partenaires est primordial pour trouver ensemble des pratiques non douloureuses. En parler à son médecin ou sa sage-femme est également important si la gêne ne se résout pas d’elle-même.
Les hormones : La chute des hormones après l'accouchement et les hormones de l'allaitement (notamment la prolactine qui peut freiner le désir et entraîner une sécheresse vaginale) jouent un rôle significatif. Si vous allaitez, il est tout à fait normal d'avoir une libido en berne. En effet, la prolactine ou l’hormone qui s’occupe de booster la lactation inhibe tout désir sexuel. Ce qui pousse encore plus les mamans à se focaliser encore plus sur leur tout-petit.
La fatigue : Le nouveau-né réclame de l’attention de jour comme de nuit les premiers mois. Presque toutes celles interrogées ont signalé une perte de libido au cours des toutes premières semaines, se sont plaintes de ne jamais avoir une minute à elle dans la journée, et ont avoué ne pas prêter attention à leur conjoint. Leur extrême fatigue et leur euphorie de s’occuper d’un nouveau-né leur faisaient associer au sommeil, plutôt qu’au sexe, le fait d’être étendues sur le dos.
L'estime de soi : Le corps de la mère change pendant la grossesse et après l'accouchement. Les changements sont différents pour chaque femme : un ventre plus rond, une poitrine différente d’avant la grossesse, des vergetures… Parfois, ces changements physiques sont mal vécus. Ils peuvent avoir un impact sur l’estime de soi et la libido. Chaque femme se réapproprie son corps à sa manière et à son rythme.
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Le baby-blues : Cette fragilité émotionnelle est très fréquente. Le baby-blues pour être ressenti par la maman ou par le papa. Le plus souvent, le baby-blues dure quelques jours. Si les persistent ou qu’une lassitude et/ou un manque d’entrain paraissant anormaux sont ressentis, il faut en parler à son médecin ou sa sage-femme, car il peut s’agir d’une dépression. Quand le baby-blues touche le père, on parle de daddy-blues. La dépression après l’accouchement, appelée aussi dépression post-partum. Elle a lieu la première année après la naissance. Elle touche entre 15 et 20 % des mères. Elle peut se manifester de plusieurs manières : des troubles du sommeil, une grande tristesse, une fatigue extrême, un désintérêt pour le nourrisson, des angoisses irréalistes, l’impression de ne pas être à la hauteur en tant que mère… Soigner une dépression post-partum nécessite l’aide d’un médecin ou d’un psychologue.
L'impact du type d'accouchement
Le type d’accouchement influe largement sur l’attitude envers le sexe. Le sexe risque de ne pas être à l’ordre du jour en raison de la nécessité de récupérer physiquement plutôt que par manque de désir, particulièrement si l’accouchement a nécessité une épisiotomie, une césarienne ou a causé des hématomes internes. Dans le cas de certains types d'accouchements tels que la césarienne ou encore d'une épisiotomie, il est important d'attendre que la cicatrisation se fasse. Il ne faut pas hésiter à voir son gynécologue, car le sexe après l'accouchement peut devoir attendre quelques semaines.
Conseils pour retrouver une sexualité épanouie
Communiquer et explorer
Souvent, quand on parle de sexe après grossesse, on pense immédiatement à la pénétration. Or, la sexualité est bien plus vaste ! Les caresses, les massages, les baisers, les mots tendres, le simple fait de se blottir l'un contre l'autre sont autant de façons de se reconnecter. Communiquez, communiquez, communiquez ! C'est la clé. Exprimez vos envies, vos craintes, vos limites à votre partenaire. Écoutez aussi ce qu'il ou elle ressent. Prenez votre temps, sans pression. Oubliez les « il faut que ».
Maintenir un lien physique avec son partenaire: Les moments de tendresse (caresses, baisers…) sont importants pour un couple de manière générale et ils le restent après l’arrivée d’un enfant.
Partager les tâches domestiques: La sexualité est plus épanouie chez les couples qui s’occupent équitablement des enfants et des tâches domestiques. La charge mentale, souvent portée par les femmes, peut être une source de frustration dans la vie quotidienne. Cette charge mentale laisse parfois peu d’espace et de temps au désir et à la sexualité.
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Prendre soin de soi
Il est important de se chouchouter et de prendre soin de son corps pour se sentir bien dans sa peau et retrouver l'envie.
Retrouvez-vous à deux (et seul(e) aussi !) : Dès que possible (souvent entre 3 et 6 mois après la naissance), essayez de vous ménager des petits moments rien qu’à vous deux, même courts. Faites garder bébé le temps d’un dîner, d’une balade. Pensez aussi à vous accorder des moments pour vous individuellement, pour vous ressourcer.
Prenez soin de vous : Massage, moments de bien-être, alimentation équilibrée (un point nutritionnel et une éventuelle supplémentation peuvent être utiles) sont importants pour votre moral et votre énergie.
Solutions pour les douleurs et la sécheresse vaginale
Douleurs périnéales : Attendez la cicatrisation complète. Pour soulager les douleurs post-accouchement, le froid (poches de gel), les cataplasmes d’argile verte, ou une crème cicatrisante conseillée par votre sage-femme peuvent aider. La técarthérapie peut aussi être une option dans certains cas. Parlez-en lors de vos visites postnatales. Il est courant d’éprouver des douleurs vaginales ou périnéales après l’accouchement. Aujourd'hui, il existe même des baumes naturels et bio spécialement créés pour les vulves. Pensez à garder une poche de froid au réfrigérateur, que vous pourrez utiliser pour soulager vos douleurs. L'effet glaçon fait beaucoup de bien ! Pour préserver votre flore intime, vous pouvez aussi miser sur des compléments alimentaires.
Sécheresse vaginale : La chute des hormones caractéristique du post-partum peut aussi provoquer une diminution des sécrétions vaginales. Cette sécheresse intime rend les rapports plus douloureux pour les femmes. La sexualité en pratique : Après l’accouchement, la sécheresse vaginale est plus fréquente et gêne autant la femme que son partenaire. Les lubrifiants aident à rendre les caresses et la pénétration plus agréables. A nous de donner un coup de pouce à notre flore intime ? Pour vos toilettes quotidiennes, il est conseillé d'utiliser un gel intime doux et naturel, adapté au post-partum. Il existe des soins d'hygiène certifiés bio, conçus pour hydrater et apaiser les parties intimes, enrichis en prébiotiques naturels (ces micro-organismes qui nourrissent les bonnes bactéries de la flore vaginale et favorisent leur développement). Un geste qu'on a tendance à négliger : hydrater sa vulve ! Vous pouvez directement appliquer du gel d'aloe vera connu pour ses vertus cicatrisantes (sa texture fraîche est aussi très agréable !) sur vos parties intimes.
La rééducation périnéale
La rééducation du périnée est votre alliée. Le vagin est provisoirement distendu, mais il ne faut pas s’en inquiéter : la rééducation périnéale, six à huit semaines après l’accouchement, permet de le remuscler pour lui faire retrouver sa tonicité. Un périnée tonique permet d’éviter les fuites urinaires et d’avoir une meilleure sensibilité lors des rapports sexuels avec . La rééducation est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.
La rééducation périnéale fait vraiment des miracles : non seulement les femmes retrouvent leurs sensations, mais nombre d’entre elles ont à la fin un périnée dix fois plus tonique qu’avant d’avoir eu des enfants, et sont ainsi plus épanouies dans leur vie intime.
Contraception
Pensez à la contraception ! On l’oublie souvent, mais la fertilité peut revenir très rapidement après l’accouchement, même avant le retour de couches et même si vous allaitez. Beaucoup de mères pensent que l’allaitement a un effet contraceptif, mais il ne protège pas d’une grossesse. Alors à chacune de choisir son type de contraception : une reprise de pilule 21 jours après l’accouchement, ou une pose de stérilet après 6 semaines. Et beaucoup privilégient dans un premier temps le préservatif.
Ne pas hésiter à consulter
Besoin d’en parler ? Chaque femme, chaque couple, chaque histoire est unique. Si vous avez des questions spécifiques sur le sexe après accouchement, si vous ressentez le besoin d’être accompagnée pour la rééducation périnéale, la contraception, ou simplement pour échanger sur cette période de grands changements, n’hésitez pas à prendre rendez-vous. Vous pouvez également contacter un professionnel de santé pour échanger.
- Si ces solutions ne fonctionnent pas, faites appel à un professionnel de santé (une sage-femme, un psychologue ou un médecin ). Par exemple, l'Association française des centres de consultations conjugales.
Sexualité et grossesse
Si vous êtes enceinte ou si votre moitié l'est (oui, ce guide n'est pas que pour les principales concernées !), vous avez peut-être remarqué que votre libido n'est plus la même depuis le début de la grossesse. Elle est comme dopée. Et pour cause, entre les hormones qui s'activent, l’augmentation de l’afflux sanguin dans le vagin et un écoulement vaginal plus abondant, le désir sexuel s'en voit parfois décuplé ! Vous lisez ces lignes et vous ne vous sentez pas (du tout) concernée ? Sachez que c'est normal et que vous n'êtes sûrement pas la seule. Chaque grossesse est unique et certains maux de grossesse (fatigue et difficultés à dormir, nausées, hypersensibilité des seins…) peuvent prendre le pas sur la libido. N'en soyez pas gênée et n'hésitez pas à en parler à votre partenaire qui vit aussi la situation et votre grossesse d'un autre point de vue. Peut-être que des massages là où vous ressentez de l'inconfort ou sur d'autres parties de votre corps peuvent vous faire du bien. Bon à savoir : certaines femmes peuvent ressentir une sécheresse vaginale due aux changements physiques de la grossesse.
De la même manière que chaque grossesse est unique, vous saurez ce qui vous plaît le plus et les positions qui vous sont le plus agréables. Cela pourra d'ailleurs évoluer au fil des mois et à mesure que vous vous rapprocherez de votre date d'accouchement. Pour toutes les questions qui vont suivre, nous y répondons sur la base d'une femme enceinte qui n'a reçu aucune contre-indications à pratiquer une activité sexuelle (accouchement prématuré avant la grossesse actuelle, votre partenaire a une IST, votre col de l'utérus est dilaté, vous attentez plusieurs bébés, etc.).
Les craintes et les tabous
"Peut-on avoir des rapports quand on est enceinte ? Cette question fait partie des craintes que peuvent avoir les futures mamans. Sachez qu'au moment de l'orgasme, le corps libère l’ocytocine (l'une des 4 hormones du bonheur avec la dopamine, la sérotonine et l'endorphine). Non ! S'il s'agit de quelques gouttes de sang, vous n'avez pas à vous inquiéter. De manière générale, il est conseillé d'éviter les positions qui vont écraser le ventre de la femme enceinte.
L'après-grossesse : un nouveau corps, de nouvelles sensations
Que vous soyez enceinte ou que vous ayez déjà accouché, il est possible que vous soyez dans une situation où votre vie sexuelle vous parait inexistante ou que vos rapports sexuels ne vous satisfassent pas du tout. La première chose à savoir sur le sujet : vous n'êtes pas seul(e), ne culpabilisez pas. Nous l'avons vu précédemment, toutes les femmes enceintes n'ont pas un pic de libido avec l'envie de faire l'amour pendant toute leur grossesse. Sensibilité de la poitrine ou de la région pelvienne, fatigue, nausées… Mais outre ces inconvénients, il y a un élément qu'il ne faut pas sous-estimer, c'est le rapport au corps : le regard que l'on porte sur ce corps qui s'arrondit (et qui bosse dur, félicitez-le !) ou qui peut se strier de vergetures par endroit. Si certaines vont se sentir encore plus sexy, d'autres auront davantage de mal à voir ce corps changer que ce soit pendant la grossesse ou après l'accouchement. Dès la naissance, le ventre n'est plus tendu mais mou, le corps se remet avec des saignements pendant plusieurs semaines (les fameuses lochies), la poitrine peut devenir la source nourricière du bébé pour les femmes qui décident d'allaiter… Sans parler des kilos pris qui resteront ou mettront un peu de temps à partir. Evidemment, qu'il n'est pas toujours évident de se sentir attirante dans ces conditions.
Dans la continuité de ce corps qui change, vous pouvez également ressentir des douleurs ou un inconfort qui restent suite à une épisiotomie ou une déchirure pendant votre accouchement.
Fatigue et intimité : un cercle vicieux ?
Dans une étude consacrée à la "Sexoparentalité", le média Parent Epuisé a interrogé 10 126 participants, de façon anonyme pour mieux connaître les dessous (c'est le cas de le dire) de leur vie intime. Résultat, 61% d'entre eux ont dit qu'ils n'étaient pas épanouis dans leur vie sexuelle et parmi les réponses évoquées, 59% de ceux qui ont précisé leur problème ont cité…. la fatigue ! “Les premiers mois qui ont suivi la naissance de notre fille, je ne comptais plus le nombre de réveils nocturnes. Nous étions épuisés. Je me souviens que si j'arrivais à me laver avant d'aller me coucher le soir, c'était une victoire. Alors faire l'amour… ce n'était même pas une case de ma to-do quotidienne. Plus on était fatigué, plus on s'énervait facilement… On a fait mieux comme préliminaires ! Et le désir est clairement revenu quand notre fille a fait ses nuits.
La présence de l'enfant : un frein à la libido ?
Sur ce sujet, on peut penser à deux types de présence. Celle du bébé encore dans le ventre de sa maman et celle de l'enfant qui joue dans sa chambre à côté et peut entrer dans la vôtre à tout moment, faisant fi de votre intimité pour réclamer son petit-déjeuner illico presto. Dans le premier cas, le ventre arrondi et le fait de sentir les mouvements de son bébé peut freiner un couple et le bloquer dans son désir. Sachez que l'enfant ne vous "voit pas", mais sent les mouvements du corps qui vont le bercer. “Savoir que les enfants sont à côté a été un vrai sujet bloquant les premières années. Me dire qu’à tout moment, l’un d’eux pouvait pleurer pour avoir son bib, un câlin, une tétine de tomber, un cauchemar… et j’en passe, ça a vraiment coupé mes envies. Libido que je retrouvais dès que les enfants étaient gardés par leurs grand-parents.
Le post-partum : une étape bouleversante
Vous venez d'accoucher, bébé est là, bienvenue dans une nouvelle étape de votre vie : le post-partum. Une étape qui peut durer de 6 semaines (ce que l'on entend souvent) à plusieurs années (oui oui !). C'est d'ailleurs tellement bouleversant que l'on pourrait l'assimiler au Grand 8 des émotions. Grands bonheurs, moments de désarroi, perte des repères (couple, travail…), ré-interrogation complète de sa vie, le post-partum est une étape qui peut chambouler le couple. Et pendant cette période, il arrive que des mamans souffrent d'une dépression post-partum.
Communication et soutien professionnel
La communication est sans conteste un élément essentiel pour réinstaurer des échanges dans le couple. L'évidence même, n'est-il pas ? Sauf qu'en théorie, c'est plus difficile à mettre en pratique dans un quotidien de parent ou de futur parent. Trouver du temps pour se parler, trouver les bons mots (fidèles à notre pensée, sans blesser l'autre), ce n'est pas simple. Si cela est possible, confier votre enfant quelques heures, une soirée, un week-end (en fonction de ce qui vous convient le mieux) peut vous permettre d'avoir un peu de temps pour vous. "Les premiers mois après la naissance de notre 2e fille, nous étions lessivés. Vivant loin de notre famille, il était difficile d'avoir du temps pour nous, pour récupérer, pour dîner en amoureux… Tout était centré sur les enfants, leurs besoins, le rythme quotidien. Alors, côté intimité, c'était le néant complet. Le déclic ? Quand notre bébé a fait ses nuits. Plus de sommeil, moins de tensions, des discussions pour mieux comprendre l'autre et pour essayer d'alléger la charge mentale de l'autre. Et petit à petit, on a commencé à retrouver un "nous deux", des caresses, un petit mot doux, un déjeuner en semaine ensemble à l'improviste… et aussi des moments à deux sous la couette.
Cela semble évident, et pourtant, ce n'est pas si facile. Il y a bien sûr la démarche de vous faire accompagner par un professionnel. Dans un premier temps, cela peut être la sage-femme qui vous suit (beaucoup sont formées à cela) ou votre gynécologue. Ensuite, si la discussion n'est pas aboutie, vous pouvez bien sûr faire appel à un.e sexologue qui va vous aider à remettre le dialogue au centre du couple, à prendre conscience de la situation, des blocages possibles et à mettre des mots sur votre ressenti. Cela vous gêne d'en parler ? C'est tout à fait compréhensible. "La première chose que je dis à une personne qui me contacte est "quel courage de m'appeler", nous livre Sheila Warembourg, sexologue et formatrice. "Je reconnais que ce n'est pas facile d'oser et je suis là pour vous aider à mieux comprendre, à y voir plus clair et à envisager d'autres choses. Dans le cas de blocages pendant une grossesse ou après un accouchement, c'est peut-être l'occasion d'imaginer la sexualité ailleurs ou autrement (plus de caresses et moins de pénétrations par exemple).
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