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Les Symboles de la Paternité : Significations et Interprétations

Introduction

La paternité, concept complexe et multidimensionnel, est riche en symboles et en significations. Cet article explore les symboles associés à la paternité, en s'inspirant de diverses perspectives, notamment religieuses, mythologiques et culturelles. Nous examinerons comment ces symboles influencent notre compréhension de la paternité et comment ils se manifestent dans différents contextes.

Le Triangle : Un Symbole Divin et d'Harmonie

Le triangle est une figure géométrique souventInvestigateurs associée à la divinité, à l'harmonie, à la sagesse et à la Trinité. Dans de nombreuses cultures et traditions, le triangle représente l'ordre, l'équilibre, la perfection et la réconciliation. Le chiffre trois, associé au triangle, permet de dépasser la dualité et d'unir les contraires, apportant ainsi la paix et l'amour.

Différentes Formes de Triangles et Leurs Symbolismes

  • Triangle isocèle : Avec deux côtés égaux et deux angles égaux, il symbolise l'équilibre et l'harmonie.
  • Triangle équilatéral : Représente l'harmonie parfaite, l'accord ou l'égalité entre trois principes équivalents.
  • Triangle rectangle : Possède un angle droit et est associé au symbolisme ésotérique du "triangle égyptien" ou "triangle sacré" (3-4-5).
  • Triangle pointant vers le haut : En alchimie, il symbolise le feu, le principe actif et l'élévation vers Dieu.
  • Triangle inversé : Peut évoquer la partie haute du sablier ou, dans un contexte plus sombre, a été utilisé par les nazis pour marquer les prisonniers.
  • Sceau de Salomon : La superposition de deux triangles (un pointant vers le haut, l'autre vers le bas) symbolise la sagesse, l'union des contraires et l'alliance de l'Homme avec Dieu.
  • Triangle maçonnique : Représenté par l'œil et le delta lumineux, il est un "triangle divin" symbolisant le lien entre le haut et le bas et l'équivalent de la croix chrétienne.

Le Symbole et Son Rôle de Médiateur

Le symbole sert de médiateur pour déchiffrer la Parole Divine et d'unificateur dans la société. Il est une épiphanie qui communie à l'omniprésence de Dieu et en communique le miracle. L'icône, sacralisée par l'esprit humain, induit une tension vers l'au-delà.

Le Symbole et la Connaissance

Le sens du mot "symbole" s'inscrit dans une théorie de la connaissance. Pour Aristote, il est lié à l'observation des phénomènes. Pour Platon, tout a une autre dimension, et ce qui existe n'est que l'ombre de cet autre plan. Pour Platon, tout a une relation à la personne humaine qui se remémore ces Idées-Réalités inscrites en elle à la naissance. Elles exercent une dimension affective, une action et une force qui appartiennent à notre vie.

Le Symbole et l'Action

Le symbole occupe une place pratique et est un appel à l'action. Il invite à reproduire l'adoration, le sacrifice et l'avènement dont l'icône nous fait part. Les symboles véhiculent un caractère religieux qui exprime leur vérité transcendante.

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Le Symbole et la Psychanalyse

Les écoles de psychanalyse ont vulgarisé le sens et l'usage des symboles, les liant à la vie et aux mouvements de la psyché. Les symboles expriment directement l'expérience personnelle intérieure de l'homme, ses pulsions, ses fantasmes et ses drames psychologiques. Chez Freud, il s'agit principalement de réhabiliter les pulsions de la "libido" pour réinscrire le malade dans un univers social "normal".

Le Symbole et la Dimension Spirituelle

Tout ce qui est symbole tend vers l'éternité, là où les formes portent en elles-mêmes leurs significations. Dans le contexte chrétien, l'image du Père, origine et maître de tout ce qui existe, est celle d'une générosité illimitée et d'un amour fou. Le symbole chrétien a un lien avec l'amour et est une épiphanie où apparaît la Présence de Dieu. L'action symbolisante est liée à l'action créatrice de Celui qui est à l'origine de tout.

La Paternité dans le Christianisme

Dans le christianisme, la paternité est représentée par Dieu le Père, une figure d'amour inconditionnel et de sacrifice. Cette conception de la paternité diffère de celles d'autres référents, car elle est d'une générosité illimitée et se donne totalement. Elle se manifeste dans son image, le Fils, dont saint Paul dit : "La croix est pour les juifs un scandale, et pour les païens une folie" (Cor. I, 25), soulignant ainsi la folie de l'amour divin.

La Paternité et l'Image du Père

L'image du Père est centrale dans la foi chrétienne. Le premier homme est un fils symbolique qui désobéit à son Père, dont il est pourtant l'image. Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa. La structure symétrique de ce verset mime parfaitement ce jeu de miroirs entre l'homme et son créateur, le Dieu-Père. L'essence individuelle se reflète dans l'Être divin et l'Être divin se reflète dans l'essence individuelle. Le miroir est le symbole de la manifestation reflétant l'intelligence créatrice, de l'Intellect divin réfléchissant cette manifestation, la créant comme telle « à son image ». Cette révélation de l'identité et de la différence dans le miroir est l'aboutissement de la plus haute expérience spirituelle. Ainsi, comme le dit saint Paul : Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image.

L'apôtre et le chrétien reflètent la gloire de Dieu rendue perceptible dans le Christ et sont ainsi rendus semblables au Dieu-Père. Cette similitude s'inscrit dans une thématique du rapport au père qui pose la question du « lien » en tant que tel, ce dernier étant la racine étymologique du terme « religion ».

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La Fonction Paternelle en Psychanalyse

La fonction paternelle en psychanalyse est une relation entre deux quantités, le langage et la pulsion, associés de telle façon que toute variation de l’impact du langage sur le corps humain modifie ce que Freud nomme « le destin des pulsions ».

La Pulsion et le Langage

La pulsion est comme une source face à laquelle la culture dresse un barrage. La pulsion est un concept-limite entre le psychique et le somatique, comme le représentant psychique des excitations, issues de l’intérieur du corps et parvenant au psychisme, comme une mesure de l’exigence de travail qui est imposée au psychique en conséquence de sa liaison au corporel.

La Naissance Symbolique

Tout petit d’homme naît deux fois, une première fois lorsqu’il sort de la matrice maternelle, et une seconde à l’ordre du langage. La première naissance ne le différencie guère de l’animal, il naît comme tous les mammifères dits supérieurs. Seule la seconde naissance permet de fabriquer un sujet, c’est à dire un animal qui parle. Dans cette seconde naissance, le symbolique mortifie le vivant de la chair.

La Fonction Paternelle et le Désir

La présence du représentant de l’Autre (comme trésor des signifiants) que l’on nomme père, est secondaire. Il peut être absent ou mort. Ce qui importe c’est la circulation de ce principe dans la parole de la mère, qui la rend manquante. C’est ce manque que toute mère a pour fonction de transmettre à son enfant, désignant ainsi un ailleurs qui cause son désir. Ce faisant elle libère une place vacante pour l’enfant.

Le Stade du Miroir et le Nom-du-Père

Le stade du miroir qui intervient autour de 8 mois préside à la naissance du moi. Dans ce moment de nouage, la fonction paternelle assure la solidité et la solidarité de l’ensemble par l’entrecroisement d’un quatrième terme : le Nom-du-Père, comme père du nom. Si jusque là l’enfant a été parlé, il commence vers 18 mois à prendre une position active dans l’expression. Il parle en son propre nom. Il répond de son être au monde.

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La Sortie de l'Œdipe

La sortie de l’Œdipe se fait dans cette assomption de la castration qui vient mettre un frein à l’angoisse : être l’objet de la mère soumis à son caprice ; être le rival du père soumis à une lutte à mort. La sortie de l’Œdipe s’opère dans une dépossession. Elle introduit un trou à l’endroit de l’Autre : nul, ni dieu, ni maître, ne peut rendre compte de l’être du sujet.

Les Symboles de la Paternité dans la Culture Viking

Bien que cet article se concentre principalement sur les symboles de la paternité en général, il est intéressant de noter que la culture viking, riche en symboles et en traditions, avait également ses propres représentations de la famille et de la paternité.

Le Mot Viking pour Famille

Le mot viking pour famille est "Hirdman", qui signifie un membre d'un ménage ou d'une famille. Les "hirds" étaient de grands groupes de ménages vivant ensemble dans une colonie ou une ferme, travaillant ensemble comme une unité pour soutenir leur seigneur ou chef. Les Vikings valorisaient la communauté et le travail d'équipe, et le terme "Hirdman" était utilisé pour décrire toute personne honorable appartenant à un "hirdsmaðr", quelle que soit sa classe sociale.

Les Symboles Vikings Populaires

Les symboles utilisés par les Vikings étaient souvent liés à leurs cultes et religions nordiques de l'âge du bronze. Certains symboles populaires incluent :

  • La croix : Représentant l'introduction du christianisme en Scandinavie.
  • La tête de loup : Associée à Woden (Odin), le souverain d'Asgard, et symbolisant la protection et les pouvoirs magiques.
  • Le sanglier : Associé à Freya, la déesse de la fertilité et de l'accouchement.
  • Les runes : Des inscriptions runiques considérées comme détenant un pouvoir mystique.
  • Le marteau de Thor : Une arme puissante censée porter chance et protéger contre les mauvais esprits.
  • L'arbre sacré Yggdrasil : Présidant à tous les aspects de la vie et recevant des sacrifices des dieux.
  • Le dragon : Représentant le pouvoir et la force.
  • Le corbeau d'Odin : Symbolisant la compréhension et la sagesse.

Le Valknut : Le Principal Symbole Viking

Le Valknut, également connu sous le nom de nœud d'Odin, était un symbole triangulaire largement utilisé par les Vikings et associé à la sagesse, au pouvoir et à la fertilité.

La Triquetra : Un Symbole Viking ?

Il y a un débat quant à savoir si la triquetra est un symbole viking. Cependant, la plupart des experts pensent qu'il est probablement provenant des Vikings, qui l'ont utilisé dans leurs œuvres d'art et leur symbolisme religieux. La triquetra se compose généralement de trois cercles imbriqués (ou chevrons), que l’on retrouve dans l’art et la littérature vikings. Il a été associé à la sagesse, à la protection et à la force.

La Foi du Père et le Choix du Fils : Le Miroir du Foyer Paternel

À l'instar des exemples cités, le narrateur se rebelle non seulement contre l'autorité de son père, mais aussi contre l'invasion de l'Église dans la sphère domestique, comme en témoigne la description détaillée de toute maison familiale, reflétant un catholicisme traditionnel manifesté par de multiples objets sulpiciens de dévotion.

De façon relativement explicite, dans ces lignes descriptives, les pluriels, les adjectifs indéfinis, révélateurs d'une récurrence - « all, many, every » -, l'élaboration minutieuse sous forme d'inventaire dévoilent un effet de saturation outrée de bondieuseries et laissent transparaître le jugement détaché, ironique, hostile du narrateur, campé dans sa position périphérique d'observateur.

De même, « The Sacred Heart above the mantelpiece burning without heat » (The Run of the Country, 6) se termine sur un syntagme qui laisse supposer que le Sacré Cœur n'apporte aucun réconfort au jeune homme, qu'en tout état de cause, il ne compense pas l'absence de chaleur du père.

Le jugement de valeur du narrateur se relève également dans le choix des adjectifs qualifiant des objets décoratifs de la maison paternelle : « The sentimentally hideous statue of the Virgin » (The Run of the Country, 44), ou dans l'hermétisme implicitement évoqué des paroles rituelles lors de l'onction baptismale : « He mumbled his mumbo-voodoo » (A Star Called Henry, 29).

De façon similaire, il compare une cellule de prison à une église, parce que les deux sont, selon lui, des lieux de torture : « It was as good a place as a church for torturing the spirit » (The Run of the Country, 118). De façon plus ou moins manifeste, le narrateur introduit toujours un décalage entre l'idéologie paternelle et sa propre opinion filiale. Par le jugement qu'il porte sur l'idéologie du personnage focal, le narrateur laisse transparaître sa propre idéologie. Il instaure une distance maximale entre ses idées et celles de son père qu'il dépeint toujours avec un regard ironique. Il critique l'idéologie et le manichéisme paternels auxquels il oppose son ironie qui tend à discréditer les énoncés dogmatiques. Le fils semble s'efforcer de ne pas partager les valeurs paternelles. Bien qu'il ait été enfant de chœur (Emerald Underground, The Butcher Boy), il fait le choix de quitter le giron de l'Église catholique avec le domicile paternel, ces séparations participant de son émancipation. En effet, il se sépare doublement de son père, dans la mesure où non seulement il quitte le domicile familial, mais il rompt également avec les idéologies et les valeurs paternelles, ce qui accentue et confirme la séparation initiale.

Certes, le père est profondément ancré dans ses certitudes. À aucun moment il ne remet en cause les valeurs chrétiennes ou le discours de l'Église. Ses lectures - The Sacred Heart Messenger (The Run of the Country, 123) - sur lesquelles nous reviendrons plus tard, ses expressions, ses fétiches, ses habitudes rituelles reflètent sa foi et son espérance de chrétien.

Le discours du père est en effet parsemé d'interjections faisant appel à la Divine Providence, évoquant Jésus-Christ ou sa mère. Ainsi, par exemple, lorsque le père trouve son fils sans vêtements, prostré sous un abri de fortune, il s'exclame : « Oh my God and His Holy Mother » (The Run of the Country, 3), lorsque son épouse succombe sous ses yeux : « Jesus help us » (The Run of the Country, 33). Il semble attaché à des médailles « protectrices »: « he placed the holy medal at his neck for safety » (Songdogs, 20). Au rétroviseur de sa voiture est accrochée une médaille du saint patron des voyageurs : « a St Christopher medal hung from the stem of the mirror » (Songdogs, 79). Ces us et coutumes sont autant de cibles pour le fils, narrateur sceptique qui juge le comportement parental comme superstitieux.

La Duplicité Ironique

Lorsque Henry Smart décrit sa mère entre son accouchement et ses relevailles, et les obligations qui lui sont imposées par une Église obsédée par l’impureté, sa narration, non dépourvue de duplicité satirique, semble promouvoir les valeurs qu’il stigmatise, contrefait le respect des traditions, feint d’adopter l’opinion obscurantiste ambiante pour mieux la discréditer

Certains indices tels que la récurrence de la négation, de la forme verbale « to be to » significative du devoir, l’usage du conditionnel et de la conjonction « if » évoquent la menace répressive, confirmée par le manichéisme dichotomique souligné par les locutions « after », « before » et les verbes « contaminate » et « cleanse », termes dotés d’une charge ironique non négligeable :

L’ironie ne veut pas être crue, elle veut être comprise. C’est-à-dire « interprétée ». L’ironie nous fait accroire non ce qu’elle dit, mais ce qu’elle pense ; bonne conductrice, elle s’arrange pour que l’on croie ce qu’elle insinue ou laisse entendre ; dans ses simulations mêmes elle n’oublie pas de nous mettre sur la bonne voie, elle fait le nécessaire pour qu’on devine ses transparents cryptogrammes.

Ces indices, cotextuels, intonatifs ou extralinguistiques, mettent en lumière le décalage, la déviance, l’antonymie qu’institue l’énoncé entre le dénoté et le connoté. Ils font prévaloir ce dernier sur le premier pour mieux le disqualifier et favorisent le processus de décodage. Une fois identifié, le sens dérivé ôte toute pertinence au sens littéral. De par sa duplicité, son jeu sur l’objectivité et la subjectivité, l’ironie est emblématique du miroir père-fils. Comme lui, elle est source d’interrogation. Le fils, à la fois, se conforme au langage du père en le réutilisant et, en même temps, fait entendre le contraire, c’est-à-dire son opinion personnelle. L’ironie, comme le miroir, dédouble et inverse simultanément. Tous deux jouent sur une double mobilité, désignent une ambivalence esthétique, assurent la synthèse formelle des antinomies.

Dans son approche résolument moderne du monde qui lui est contemporain, le fils, par ses jugements péjoratifs, relègue la religion dans l’univers archaïque du père. Il la classe parmi les vestiges du passé, pétrifiée dans le rituel et la formalisation, c’est-à-dire l’immobilisme et la mort, comme le symbolise cette statue de plâtre que les protagonistes de The Journey Home découvrent par hasard.

Par conséquent, ouvertement ou non, le fils se dérobe régulièrement aux devoirs religieux rappelés par des ordres intimés par le père. En présence du corps agonisant de sa mère, il refuse de se soumettre à la volonté paternelle, à savoir dire l’acte de contrition, cette prière étant, à son sens, inadaptée à la situation.

Dans cette scène significative du point de vue œdipien, le père, ne dérogeant pas à son habitude, sanctionne l’attitude filiale rebelle et subversive par une brusque réprimande physique et verbale, une négation particulièrement virulente, donnée comme impérative. Autant dire que l’interdit, négation conjuguée à l’impératif, doublé d’une ironie dans la mesure où c’est le père qui considère son fils comme une entrave, « a hindrance », occupe ici une fonction tout à fait décisive, que le jeune protagoniste ne semble toutefois pas redouter.

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