Introduction
"Les Enfants du Marais", réalisé par Jean Becker et sorti en 1999, est un film français qui dépeint la vie simple et les relations humaines dans un petit village de province, dans le sud de la France, entre les deux guerres. Plus qu'une histoire centrée sur un héros unique, c'est une fresque sociale qui explore les coutumes, les costumes et les personnages d'une époque révolue. Le film tisse des liens entre le monde de la survie et le monde social, offrant une réflexion sur la liberté, la responsabilité et la nostalgie.
Un Film Social Sans Héros Principal
Le film se distingue par son absence de héros principal. Il s'agit plutôt d'une mosaïque de vies interconnectées, où chaque personnage contribue à la richesse et à la complexité du récit. Jean Becker nous fait partager la joie, les peines, d'une poignée de personnages chaleureux. Il réalise un film sur l'amitié, sur les joie de la communauté, le bonheur d'une partie de pêche sous le soleil de mai, d'un apéritif que l'on offre, d'un repas que l'on partage. Jean Becker filme simplement, dans une belle lumière. Il propose des rôles solides à ses acteurs, il filme une histoire, un scénario parfaitement adapté par Sébastien Japrisot. Il cherche à faire plaisir au spectateur, sans se préoccuper de laisser un message, si ce n'est que l'on est bien avec ses amis, dans ses racines.
Les Personnages et Leurs Interactions Sociales
Le film met en scène une galerie de personnages attachants, chacun avec ses propres aspirations et ses propres fardeaux. Deux personnages se démarquent particulièrement : ceux interprétés par Suzanne Flon et André Dussollier.
André Dussollier et le Sept Social
André Dussollier incarne un personnage social, un homme cultivé et jovial qui s'intéresse aux nouveautés du monde, notamment musicales, comme les premiers succès de Louis Armstrong. Il lit, déclame des poèmes en société, aime les nouveautés du monde, notamment musicales, comme les premiers succès de Louis Armstrong. À ses traits de caractère « sociaux », s’ajoute la jovialité du Sept. La notion de sacrifice intervient dans les visites qu’il s’oblige à faire. Il doit prendre le temps de rencontrer ses semblables socialement, comme Suzanne Flon. Elle n’est pas de sa génération, il n’attend rien d’elle, « C’est une amie ». Le Sept social va équilibrer son temps entre ses plaisirs personnels et ses obligations mondaines, il a besoin d’un réseau social. Un autre indice social est le thème de la liberté. André Dussollier va l’évoquer, non seulement pour lui, mais aussi comme un thème de réflexion concernant tous les hommes. Pour lui, c’est plus un thème général qu’un thème individuel. Son personnage est soucieux de son apparence et des conventions sociales. On le voit ainsi partir à la chasse aux escargots "sapé comme un milord", avant de s'enthousiasmer de cette "aventure". Il évoque la liberté, non seulement pour lui-même, mais aussi comme un thème de réflexion concernant tous les hommes. Pour lui, c’est plus un thème général qu’un thème individuel.
Suzanne Flon et l'Acceptation Sociale
Suzanne Flon, quant à elle, réussit à être « socialement » elle-même tout en étant capable de boire un coup avec ses jardiniers.
Lire aussi: Astuces chambre deux enfants
Garris: L'Intégration et le Sens des Responsabilités
Garris est le personnage le plus intégré de la petite bande du marais. Il passe par hasard dans le marais et alors que ses goûts le poussent à ne pas rester longtemps au même endroit, il s’intègre dans le petit groupe qui vit là parce que Riton et ses enfants ne sont guère capables de se débrouiller seuls. Cette attitude rend probable des types tournés vers les autres et/ou ayant un sens certain des responsabilités. Dès ce moment, les hypothèses 1, 2, 6 et 9 sont possibles, mais l’hypothèse 2 peut très vite être écartée, Garris ne cherchant et n’obtenant guère de retour en termes d’image. Comme assez souvent quand un type n’est pas évident, un élément clé est fourni par le style de communication. Par exemple, quand Riton et lui chantent le mai et que Riton réclame d’être payé en nature par un couple de personnes âgées se plaignant de n’avoir pas de monnaie, Garris intervient immédiatement : "C’est pas des manières. Un peu plus tard, ils rentrent dans la maison laissée ouverte où Marie est bonne. Elle surgit avec une pelle en les prenant pour des voleurs. Garris s’explique calmement et sermonne Riton : "Toi, apprends la politesse. On n’est pas des bœufs. Ce peu de travail lui donne quand même soif et il réclame à boire au grand dam de Garris : "Faut toujours que tu t’fasses remarquer." Pire, Riton se verse généreusement du vin et dans l’urgence, oublie les autres ; la réaction est immédiate : "Et la politesse ? La liste est sans fin : "Il va pas entrer à la buvette pieds nus quand même. Il aurait l’air d’un mendiant. À ce stade, il est encore possible d’hésiter entre le 1 et ses sermons et le 6 et ses limites, même si l’hypothèse 6 est rendue plus probable par le fait que Garris ne réprimande Riton qu’en public et le laisse plus libre de faire ce qu’il veut quand ils ne sont que tous les deux. De plus, on peut aisément reconnaître Garris dans les sous-types du 6 (Cordialité, Devoir, Force-Beauté), et nettement moins dans ceux du 1 (Anxiété, Inadaptation sociale, Jalousie). Garris sait ce qu’est la peur et a de la compassion pour ceux qui la vivent. Quand Banania, le serviteur noir du banquier, s’amuse à faire peur à Riton en le poursuivant et en lui disant "Je vais te manger", Garris réagit : "Arrête de t’marrer, bonhomme. C’est pas intelligent de se marrer de quelqu’un qu’a peur. T’as bien dû avoir peur quelquefois toi aussi, non ? T’as pt’être même crevé de peur pendant quatre ans. Comme moi." On aura noté l’emploi du mot "intelligent". Garris fait souvent référence au centre mental. Les critiques aussi concernent principalement le centre mental. Quand il est allé s’occuper de Cri Cri que ses parents ont laissé et qu’à son retour Marie a quitté la cabane, Garris rumine son chagrin : "Tout ça, c’est la faute de ce Riton de malheur. Riton, toujours Riton. Ah il m’aura pourri la vie celui-là. Un boulet. Voilà ce qu’il est, un boulet. Et en plus, il est bête, mais bête. […] C’est fini, c’est fini tout ça. Dès que la petite est rétablie, je prends mon barda, je m’en vais." À côté du mot "bête", on notera ce départ conditionnel ("dès que"), lui aussi assez caractéristique du 6. Pourquoi tu restes allongé là dans le noir alors qu’il fait beau dehors ? Oh ! Pendant les vacances elle a rencontré un pharmacien là-bas à Nice, plus très jeune, mais très riche. Même si le film ne le montre pas directement, Garris doute. Quand Riton voit Pépé pêcher la grenouille, il court chercher Garris : "Bon Dieu, faut que Garris voie ça. Sinon il va pas me croire. Garris doute aussi à propos de son séjour dans le marais : il oscille entre le désir de partir et le devoir de rester. Ce devoir est justement l’expression de l’orientation de loyauté. Garris est investi d’une mission vis-à-vis de Riton de sa famille, mission que lui a confiée indirectement le vieux de la cabane. Quand Pépé donne un chèque à Riton, l’importance de la somme est un stress fort pour Garris. Son refus est net : "Mille francs ! Mais c’est trop, ça. C’est, c’est, c’est, c’est… C’est pas honnête. On pourra jamais lui rembourser. C’est pas mon genre. Les gens du marais, ça vit de l’air du temps. Les bourgeois aiment pas ça. Ils vont penser que c’est pas régulier. Ils vont trouver ça louche, et Pépé aura des ennuis avec sa famille. Ce soir, on lui rendra son chèque." On a dans ces quelques phrases plusieurs thèmes propres au 6 : lien à un groupe (les gens du marais) opposé à un autre groupe (les bourgeois), loyauté aux règles de ce groupe d’appartenance, peur à propos de l’avenir, fixation de suspicion. Quand il rend l’argent à Pépé, les règles du groupe sont à nouveau invoquées : "Il faut que tu nous comprennes, Pépé. On est peut-être que des gagne-misère, mais on a notre orgueil. Garris parle plus souvent du groupe ("nous", "on") que de lui ("je"), comme ici quand il demande à Marie de venir au marais : "Si vous passez par là, ce serait gentil de venir nous voir. S’il y avait besoin d’une dernière confirmation, la manière dont Garris aide Amédée à choisir son papier peint donne un contrepoint contre-phobique à son souci phobique de la politesse : il crie "Vive l’anarchie !" et choisit une page au hasard ! M’appelle pas Bonhomme. Monsieur. Tu sais à qui tu parles ? Avec les membres de son groupe, Garris est extrêmement acceptant, comme lorsqu’Amédée, malgré sa promesse, ne vient pas chanter le mai, parce que la sérénade a lieu dans son quartier : "Écoute, Amédée. J’t’ai dit que c’est pas grave.
Riton: Entre Chagrin et Égoïsme
Pleurant le départ de Pamela, sa "princesse", Riton est, lui, le personnage le plus désintégré de la bande, et il n’est pas totalement cohérent du point de vue de l’ennéagramme. Les hypothèses défendables sont le 7 et le 9, mais la manifestation des instincts permet de donner la préférence à ce dernier ennéatype (Appétit-Participation périphérique-Union plutôt que Clan-Sacrifice-Imagination). Pendant que Garris cueille le muguet, Riton boit au bord de la rivière la bouteille qui devait les désaltérer tous les deux : "J’en ai gardé tant que j’ai pu, mais j’ai cru que t’en voulais pas. Si j’avais su que t’en voulais, tu penses bien… […] Oui je sais, j’en ai pas cueilli des masses. Mais il y en a pas des masses du muguet par ici. Tu manqueras de rien. Tu sais, Garris, la vieille dame aux rosiers. Je sais pas. [Rire.] J’ai jamais rien su faire de mes dix doigts. [Rire.] J’ai jamais travaillé de ma vie d’ailleurs. C’est pas maintenant que je vais commencer. C’est bon. Riton n’est pas très malin, mais il est encore plus égoïste. Le centre mental est situé en second : "Je te l’ai dit. J’suis jamais aussi bête qu’on croit. Riton est bien conscient de tout ce qu’il doit à Garris : "Et moi et les gosses, on deviendrait quoi ? Tu vas pas nous laisser, hein Garris ? Ben… Reprendre la route. Partir. Parce que lui, il peut se débrouiller tout seul n’importe où. Je sais bien que s’il reste, c’est pour moi et pour les gosses.
Amédée: L'Enthousiasme et la Liberté
Amédée promène dans tout le film son air réjoui. Tout lui est prétexte à profiter de la vie et à sourire et rire. Cinq, six ans. Mais comme il me parlait pas beaucoup avant sauf pour me critiquer, j’ai rien perdu au change, crois-moi. Quand Garris choisit pour lui au hasard un papier peint orné de myosotis pour sa chambre, c’est de l’enthousiasme : "Tout va bien avec des myosotis. Mozart ! Bizet ! Haendel ! Louis Armstrong ! Aaah ! Merci ami ! Tu me tires d’un grand dilemme. Amédée ne connaît pas grand-chose à la vie. On devine qu’avant de connaître Garris et Riton, il n’avait pas dû beaucoup sortir le nez de ses livres. Aussi, la chose la plus simple devient une expérience passionnante et merveilleuse : "J’ai jamais mangé de cuisses de grenouilles. Ça me plairait d’essayer." Quand il va ramasser des escargots, habillé comme pour aller au spectacle ("Je vous l’ai dit. C’est la première fois. Je ne savais pas quoi mettre."), il est heureux comme un enfant ; il saute du train et tombe, qu’importe : "Je suis bien content d’être venu. Tu sais, Garris, la vieille dame aux rosiers. Je sais pas. [Rire.] J’ai jamais rien su faire de mes dix doigts. [Rire.] J’ai jamais travaillé de ma vie d’ailleurs. C’est pas maintenant que je vais commencer. La valeur culte d’Amédée, c’est la liberté. Il aime le marais parce que pour lui, vivre là c’est "la liberté. La liberté !" S’il est fâché avec son père, c’est parce qu’il n’a pas voulu épouser "la fille d’un quincaillier" qui avait "trois cent mille francs de dot". "La liberté n’est pas oisiveté. C’est un usage libre du temps. C’est le choix du travail et de l’exercice. Exactement. [Il se dresse, lève les bras au ciel et clame face à la montagne.] Nous sommes les derniers hommes libres ! [Ils se regardent en souriant. Dès qu’il a un peu d’argent, Amédée l’investit pour se faire plaisir : "Oh ! Riche, non ! Pourquoi tu restes allongé là dans le noir alors qu’il fait beau dehors ? Ah ça, c’est vrai. Les gens ont perdu l’habitude de réfléchir. [Rire.] Mais faut pas en abuser. C’est comme le vin. Pour aller aux escargots, Amédée prépare l’expédition : "J’ai passé une partie de la nuit à lire un tas de choses sur les escargots dans notre région.
Jo Sardi: Colère et Vengeance
Joué par Cantona qui est un émotionnel, le personnage de Jo présente parfois des ambiguïtés dues à ce décalage entre le type de l’acteur est celui du personnage. Jo Sardi est en permanence en colère et il l’exprime de manière torrentielle au café, au commissariat ("Je veux sortir. J’ai combat à huit heures. Je suis plus champion, on m’a volé mon titre. Je suis plus boxeur, on m’a retiré ma licence. Bonjour Joseph. J’ai l’air de rien du tout. Et bien voilà. J’ai des nouvelles. Assez mauvaises, je ne peux pas vous le cacher. Mais peut-être… Peut-être j’en ai aussi une bonne. J’ai plaidé au civil de mon mieux. Et bien, pour payer les dommages et intérêts de tous les gens, votre compte en banque n’a pas suffi. [Il crie.] Et alors ! Je l’avais acheté pour elle. Salut Jo. J’ai de la sympathie pour toi, Jo. Le temps passé en prison a été consacré à ruminer sa vengeance : "Je l’aurai, je l’aurai ce pourri, je l’aurai, il va le payer cher, très cher." Et à peine sorti, contre toute raison, il tente de la mettre en œuvre : "Des mois. Des mois entiers que j’y pense. D’abord je vais te faire sauter les couilles. Après je vais te regarder souffrir un peu, juste pour le plaisir. La vengeance échoue et Riton lui sauve la vie. Il devient dès lors un ami et un complice : "Dis-lui que je viendrais le voir demain. Dis-lui merci. Que je ferai tout pour lui.
Pépé la Rainette: Réussite et Vanité
Hyacinthe Richard, dit Pépé la Rainette, (jouée Michel Serrault), est très probablement un 3. Sur le tard, il se rend compte que cette réussite ne lui a pas apporté grand-chose : "Vous dire comment c’est arrivé, c’est pas intéressant. Tout ce que je sais, c’est que je… je suis devenu un imbécile." Il comprend que sa vie est fondée sur le mensonge : "Il avait raison le vieux. Pépé manifeste aussi la vanité du 3 : "Tu me connais pas.
Lire aussi: Choisir le lit superposé idéal
Le Marais: Un Écrin de Simplicité et de Nostalgie
L'épicentre du film est le marais, un endroit splendide où l'on rêve d'aller faire un pique-nique un beau jour de printemps. Le marais symbolise nos racines, celles que chacun porte en lui. Et le marais joue un rôle actif. Il tient les hommes, il peut les retenir, les forcer à rester. Comme Garris, qui fuyant une guerre dont il refuse de parler, s'y arrête quelques temps, histoire d'y trouver l'oubli. Mais le miracle n'aura pas lieu, et voyageur infatigable, il cherchera à repartir. Il y a aussi Jo, boxeur et brute épaisse, que sa violence quotidienne emporte doucement vers la folie. Le marais se saisira de lui, le retenant dans sa boue, lui conférant le calme dont il aspirait. Le marais crée une famille, rappelle ceux qui se sont éloignés de lui (Pépé), mais il leur laisse leur libre arbitre. Le paradis est un endroit redoutable. C'est beau, ça sent bon, on y est bien, il semble toujours y faire beau. Même lorsqu'il pleut et qu'il fait nuit la lumière est magnifique. Cela ne semble pas réaliste ? C'est pourtant une parfaite représentation du souvenir. Tout comme on efface un peu les mauvais souvenirs, il fait souvent beau dans la mémoire.
Un Film de Souvenirs
Les Enfants du marais est un film de souvenirs. Souvenirs de l'enfance de l'entre deux guerre, d'une dame aujourd'hui grand mère. La vie du marais est simple. La seule richesse est le quotidien. Le seul souci, avoir suffisamment de nourriture pour vivre. Et le marais, don de la nature, regorge de nourriture. On vend un peu de l'excédent (grenouilles, escargots) pour s'offrir le nécessaire, parfois un petit superflu (le chapeau). On y vit simplement, on a le temps. Les gens se parlent, rient, se disputent de temps en temps, se battent rarement. oubliées. Comme à son habitude, les personnages de Becker portent en eux de lourds secrets. Mais il ne s'agit pas cette fois-ci du sujet du film. Ils vivent avec leurs déchirures, mais nous demandent pas de les supporter. Ce sont des secrets d'enfants.
L’action des Enfants du marais se situe en 1932. Racontée en voix off par la regrettée Suzanne Flon au moment où les marais du titre ont été asséchés pour devenir un supermarché, dévoile t-elle, gentiment sentencieuse. La nature dévoilée pendant 115 minutes est enchantée, contée, c’est tout le parti pris de ce film embaumant des souvenirs en les enjolivant. Ces marais ne transmettent pas de maladies comme ceux de Ridicule, en 1995, menant un noble à la cour du roi pour financer leur assèchement. Ces marais sont la nature mise en scène comme la vérité d’un instant, une nostalgie prenant corps dans les roseaux : quand Pépé (Michel Serrault), l’industriel renouant avec ses racines et son enfance, transmet son art de la pêche à la grenouille, on oublie la boue sur les pattes, les odeurs assommantes et les longues heures d’attente. Le syndrome Amélie Poulain, en urbanité idéalisée, avait déjà touché d’autres films ruraux français, adaptés ou non de récits classiques, pour styliser une campagne parfaite. Jean-Pierre Jeunet chassait les tags parisiens pour les effacer dans ses plans, Jean Becker chasse les angoisses de son marais pour les mener dans cet au-delà diégétique qu’il voulait, ce monde lointain des grenouilles, de l’accordéon et des repas estivaux partagés entre copains sur un coin de nappe. La nature magnifiée est ici mentale, proche cousine de celle qu’on découvre en quittant nos villes aujourd’hui, heureuse de tendre la main aux contes de ces petits et grands enfants qu’on sera tous ravis d’inviter lors de nos futures promenades. Le récit est une mémoire, qu’on dessine au cinéma plus qu’ailleurs.
Adaptation et Réception
Le réalisateur Jean Becker adaptera le roman pour le cinéma en 1999, avec entre autres des acteurs comme Jacques Villerest, Michel Serrault ou André Dussolier. Le film connaîtra un grand succès. A l’orée des années 2000 en France, loin des peurs millénaristes, de Titanic et des fins du Monde, une gourmandise de film nostalgique est sortie d’un marais en bottes après sa partie de pêche à la grenouille. Dans la foulée des rediffusions de La gloire de mon père et du Château de ma mère (Yves Robert, 1990) on en aurait presque oublié que les cigales et les oiseaux chantaient aussi à côté du cinéma patrimonial, dans des œuvres bras dessus bras dessous avec ces grands classiques mis en images. Les enfants du marais naît de cette mouvance du cinéma hexagonal parlant d’une génération à une autre d’un pays en pleine mutation.
Analyse Critique
Certains critiques ont souligné le caractère nostalgique et idéalisé du film, estimant qu'il propose une vision enjolivée de la campagne française. D'autres ont salué sa simplicité et son authenticité, ainsi que la qualité des interprétations des acteurs.
Lire aussi: "Promenons-nous dans les bois": Analyse d'une chanson enfantine
tags: #les #enfants #du #marais #analyse