L'évolution de la société et des modes de vie urbains a entraîné une transformation profonde de la relation entre l'homme et l'animal, notamment le chien. Ce changement se manifeste par une considération accrue de l'animal comme un membre à part entière de la famille, un "quasi-enfant" selon les termes du sociologue Christophe Blanchard. De cette évolution découle un besoin croissant de services et de structures adaptés aux besoins spécifiques de ces compagnons à quatre pattes, dont les micro-crèches canines sont une illustration frappante.
Les micro-crèches canines : un concept en plein essor
À l'instar des crèches pour enfants, les micro-crèches canines proposent un service de garde à la journée ou à la demi-journée pour les chiens, permettant ainsi aux propriétaires de vaquer à leurs occupations en toute sérénité. Des établissements comme "Les Belles Truffes", situées près de la Défense, illustrent cette tendance. Ces structures, à l'image de "Merci Murphy", "Alpha Dogs" ou "Cany Cottage", offrent un espace sécurisé et stimulant pour les chiens, avec des activités adaptées à leurs besoins.
"Les Belles Truffes" : un exemple de micro-crèche haut de gamme
"Les Belles Truffes", fondées par Alexandra Surand, se distinguent par leur approche axée sur le bien-être animal et la qualité des services proposés. L'établissement accueille des chiens sociables de plus de cinq mois, mâles castrés et femelles stérilisées, dans un espace cosy et aménagé avec des canapés confortables, des tapis, des peluches et des jouets. Alexandra Surand couve des yeux ses « compagnons truffés », comme elle les appelle.À savoir Saribi, un bouvier bernois de deux ans, placide et ensommeillé, et Frida, un bâtard surexcité de quelques mois.
Un service adapté aux besoins des citadins
Alexandra Surand explique que l’essor de son service est lié à la ville. Nos clients habitent surtout en appartement dans la banlieue ouest. Même en télétravail, avec de grosses journées, ils ont du mal à se dégager du temps pour les balades. Ils attendent donc de nous que l’on aille en espace vert.
Un éducateur canin assure des missions hebdomadaires pour garantir le bien-être et la sociabilisation des animaux. Le tarif de 70 euros la journée (45 euros la demi-journée) témoigne du positionnement haut de gamme de l'établissement, qui cible une clientèle de cadres urbains aisés. Certaines proposent aussi des services de taxi canin et vont directement chercher et raccompagner les chiens à leur domicile. Le grand luxe.
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L'avis d'une cliente : Audrey et sa chienne Dexa
Audrey, une habitante de Puteaux, témoigne de son attachement à sa chienne Dexa, qu'elle considère comme un membre de sa famille. « Dexa, je la considère comme un animal, mais c’est aussi mon bébé », poursuit Audrey avant de quitter les lieux en lançant un très sonore « Au revoir mon amour ! » à destination du labrador et un « Je reviens pour l’heure des parents ! » à l’attention d’Audrey Surand. Elle l'amène aux "Belles Truffes" une fois par semaine pour qu'elle puisse s'amuser et socialiser avec d'autres chiens. Elle assure ne pas avoir nécessairement besoin de faire garder son chien car elle travaille chez elle. « Je l’amène surtout ici pour qu’elle s’amuse. En venant une fois par semaine, le budget reste raisonnable et cela lui permet de voir d’autres chiens.
Les enjeux et les critiques liés à ce phénomène
Si les micro-crèches canines rencontrent un succès croissant, elles suscitent également des interrogations et des critiques. Certains professionnels du secteur, comme Hélène Gateau, ancienne vétérinaire, s'interrogent sur l'adaptation de la vie des propriétaires à la présence d'un chien. « Si les gens sont obligés de laisser leur chien en garderie toute la journée, dans des endroits parfois fermés où ils vont être surexcités, cela veut peut-être dire que leur vie n’est pas adaptée au fait d’avoir un chien », déplore-t-elle.
Alternatives et concurrence
Par ailleurs, le coût élevé de ces structures peut constituer un frein pour certains propriétaires. Nicolas Lasfargues, éducateur canin, souligne l'intérêt des services de "pet-sitters", souvent moins onéreux. « Au niveau des tarifs, les crèches restent onéreuses. Actuellement, il y a aussi une véritable tendance avec les pet-sitteurs, ces personnes, souvent jeunes ou retraitées, qui proposent de garder chez eux les chiens, en les promenant. Autour de 20 euros la journée, cela est très intéressant », estime pour sa part Nicolas Lasfargues, éducateur canin à Toulouse (Haute-Garonne).
Une offre diversifiée et parfois extravagante
La concurrence entre les établissements est rude, et certains n'hésitent pas à proposer des services innovants et parfois extravagants. Leandro Da Silva, fondateur de Forever Dog Company à Argenteuil, met en avant son "Disneyland pour chiens" ouvert 24h/24, avec des services de toilettage, de dressage et d'hôtellerie. « Chez nous, à Argenteuil, on propose 24 heures sur 24 un véritable Disneyland pour les chiens sur 2 000 mètres carrés avec un service de toilettage, du dressage et même des prestations hôtelières », assure Leandro Da Silva, fondateur et directeur de Forever Dog Company à Argenteuil (Val-d'Oise), que l’on sent un poil agacé par le succès des Belles Truffes à Puteaux (Hauts-de-Seine).
Les Creches D'Audrey : Une entreprise dédiée à la petite enfance
Parallèlement à l'essor des services pour animaux de compagnie, le secteur de la petite enfance connaît également des évolutions significatives. Les Creches D'Audrey, une entreprise spécialisée dans l'accueil des jeunes enfants, illustre cet engagement en faveur de la qualité de l'accueil et du développement de l'enfant.
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Historique et évolution de l'entreprise
LES CRECHES D'AUDREY a été créée le 19 janvier 2018 sous la forme d'une société par actions simplifiée (SAS) avec un capital de 10 000 €. Le siège social était initialement situé au 6 bis allée du Château, 33460 Arsac. L'objet de la société est l'accueil des jeunes enfants : crèches et garderies d'enfants.
L'entreprise a connu plusieurs modifications depuis sa création, notamment :
- Le 15 novembre 2021, le siège social a été transféré au 13, Rue Saint Exupéry - Le domaine du Prince 33460 ARSAC.
- Le 19 juin 2023, LA CABANE SAINT MEDARD a été nommée présidente en remplacement de Mme BLOMME Audrey, pour cause de démission.
La Petite Vallée : un exemple de crèche inspirée par la méthode Montessori
Dans le Val d'Oise, la crèche La Petite Vallée, qui a une capacité maximale de 34 berceaux, illustre l'engagement en faveur d'un accueil individualisé et d'un projet pédagogique innovant. Elle accueille des enfants âgés au minimum de 10 semaines et au maximum de 3 ans et demi. Ouverte à partir de 7h30, vous la trouverez au 26 avenue Charles De Gaulle, dans la commune de Montmorency.
La crèche s'inspire de la méthode Montessori afin de favoriser l'autonomie des enfants dans un environnement adapté, conçu pour répondre à leur soif de découvertes. Elle bénéficie de locaux spacieux, avec une superficie intérieure de 250 m2 et un extérieur de 120 m2, aménagé d'une terrasse en sol souple avec des jeux extérieurs et une partie avec de l'herbe. Elle se divise en deux sections pour accueillir d'une part les petits et les moyens, d'autre part les moyens et les grands, afin de mieux répondre aux besoins de chacun en terme de développement.
Audrey Gerthoffer : une éducatrice de jeunes enfants passionnée
L'engagement pour la petite enfance se traduit également par le parcours de professionnels passionnés comme Audrey Gerthoffer. Après une carrière de près de 20 ans dans l'industrie, Audrey a opéré une reconversion professionnelle pour devenir éducatrice de jeunes enfants (EJE).
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Elle a repris ses études à plus de 40 ans et a obtenu son diplôme en 2024. Elle travaille aujourd'hui à mi-temps dans une structure associative accueillant des enfants de 0 à 6 ans. Son quotidien est celui d’une EJE de terrain : accueil des enfants et des familles, repas, animations, observations. Mais elle met aussi à profit sa formation pour amener l’équipe à réfléchir collectivement : « Dès qu’une question se pose, je propose qu’on travaille avec une grille d’observation et qu’on croise nos regards. J’essaie d’apporter une réflexion supplémentaire, et quand une situation particulière se présente, je suggère parfois de l’aborder sous un autre angle. Parce que la première réaction n’est pas toujours la bonne. »
En parallèle, Audrey prépare un master en ingénierie et conseil en formation, avec l'objectif de développer la formation dans le champ de la petite enfance. Elle s'investit également dans des organisations professionnelles pour défendre la qualité de l'accueil des jeunes enfants.
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