S'il y a bien une chose qui génère du stress et énerve les parents de jeunes enfants, ce sont les fameuses colères ou les caprices. Décryptons ensemble ce phénomène complexe et offrons des pistes pour y faire face.
Comprendre les Colères et les Caprices: Une Perspective Développementale
La question de savoir si les colères sont normales chez l'enfant est souvent posée. La réponse est oui, jusqu'à un certain âge. Pour déterminer si un comportement comme les colères est normal ou non, il faut prendre en compte l'étape de développement où se trouve l'enfant. Les colères ou les caprices sont liés au développement émotionnel et à l'expression des sentiments par l'enfant, qu'ils vont apprendre à gérer au fil de leur croissance. Le développement des enfants, a fortiori lorsqu'ils sont petits, est très variable : certains manifestent des comportements très tôt, d'autres plus tard, et le développement tend à se stabiliser un peu autour de sept ans.
À trois mois, un bébé commence à répondre face au sourire d'un visage connu. À dix mois, il est très affectueux avec le groupe familial et timide avec les étrangers : les pleurs commencent à être une manifestation d'émotions, sans être encore différenciés selon les émotions, ce qui vient plus tard. Par exemple, un pleur de colère se caractérise par des mouvements violents des jambes et des bras. À deux ans et demi, l'enfant est happé dans le négativisme et les rituels, il est plus sérieux, rit moins, même s'il est possible de le gérer en utilisant l'humour, qui permet de dissoudre les tensions. L'enfant devient égoïste, possessif, absorbant et éventuellement jaloux des frères et sœurs. Lorsqu'il a des accès de colère, tout le corps a une réaction agressive, et elles sont souvent provoquées par une interférence dans ses activités physiques ou ses possessions.
Comme nous l'avons souligné, les caprices ou les colères sont des expressions émotionnelles normales entre deux et quatre ans environ. Évidemment, elles seront plus intenses ou fréquentes chez certains que chez d'autres, en fonction du tempérament. Ce sont des expressions nécessaires, car toute émotion, qu'elle soit positive ou négative, a une fonction importante chez l'être humain, qui est la survie. À partir de quatre ou cinq ans, elles ont tendance à diminuer. Cela va cependant déprendre de facteurs biologiques comme ambiants. Au contraire, les facteurs environnementaux sont tous les types d'apprentissages qu'acquiert un individu lorsqu'il interagit dans différents contextes. Cela peut être par l'observation de modèles significatifs pour l'enfant, ou par les conséquences reçues lorsqu'il émet un comportement précis. Si les conséquences sont positives, la probabilité qu'il émette ce comportement est plus élevée. L'apprentissage de la régulation des émotions est important pour toute personne. Ceci peut aider à prévenir dans le futur des difficultés avec sa santé mentale.
L'Enfant Roi: Un Concept Complexe
L’enfant-roi, selon Jean-Marie Ledain, psychologue scolaire, est un enfant égocentrique, qui revendique et se plaint constamment, refuse d’aider, a besoin de capter l’attention et de se faire remarquer, est intolérant aux frustrations, est agressif et manque de socialisation. Des compléments à sa définition indiquent que l’enfant-roi est perçu comme le centre de sa famille, qu’il n’a ni limite ni devoir, qu’il est très individualiste et considéré trop tôt comme un adulte à qui on réalise tous les désirs.
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L’enfant-roi n’est pas inné. L’éducation bienveillante/positive est, depuis maintenant de nombreuses années, le mode d’éducation en vogue et employé par de nombreuses familles. Ce mode d’éducation repose sur l’empathie, l’écoute et la compréhension des besoins fondamentaux de l’enfant (Catherine Gueguen). L’éducation bienveillante a été parfois mal interprétée par certains parents entrainant une éducation laxiste donnant lieu à des environnements sans règles pour l’enfant.
La société contemporaine fait place à l’individualisation qui prime l’épanouissement de chaque individu ainsi qu’à la reconnaissance de l’enfant comme personne et donc comme sujet. L’émergence des droits de l’enfant par la convention internationale des droits de l’enfant a aussi permis à l’enfant d’avoir une place encore plus centrale. Tous ces facteurs rendent aujourd’hui l’éducation plus complexe puisqu’elle est beaucoup plus bridée qu’à une autre époque. Les dogmes de la société contemporaine en matière d’éducation sont de perpétuer la tradition familiale, tout en intégrant le concept de « démocratie familiale ». Ce concept de démocratie familiale ouvre la porte à la négociation, au dialogue entre les parents et l’enfant. Si elle est mal interprétée ou mal intégrée, la démocratie familiale peut amener le parent à oublier qu’il a une position éducative à garder vis-à-vis de son enfant. Les conséquences de cette mauvaise interprétation sont que l’enfant va se sentir égal à ses parents en termes de devoirs.
Didier Pleux, docteur en psychologie du développement parle de l’enfant-roi comme « une victime d’un amour démesuré ». Il a constaté que les parents survalorisent la personnalité de leur enfant allant jusqu’à mettre à défaut leur figure d’autorité. Aline Frossard qui est psychologue clinicienne met un point d’honneur sur la période de l’enfant entre 2 et 5 ans. Qualifiée de période de « pensées magiques », l’enfant a beaucoup de caprices et pense que tout ce qu’il désire, il l’aura. Elle indique que la notion de « principe de plaisir » portée par Freud est directement liée à cette période de l’enfance. Tout son environnement a donné trop d’importance à sa personne. Il est surprotégé et survalorisé. Depuis, cet enfant est devenu un vrai petit roi. Il est au centre de la vie familiale.
Comme l’explique la psychanalyste Simone Korff-Sausse dans son ouvrage « L’enfant roi, l’enfant dans l’adulte et l’infantile », le concept d’« enfant roi » désigne un enfant maintenu « dans l’illusion de la toute-puissance infantile ». Cette puissance passe par des ordres et des caprices auxquels cèdent les parents. Et très vite, « l’enfant roi peut devenir ou apparaître tyrannique », explique Simone Korff-Sausse. « Les parents peuvent se sentir tyrannisés. Dans certains cas, mais c’est une exception, cet enfant peut même les frapper », explique-t-elle. De son côté, Didier Pleux, docteur en psychologie et auteur du livre « De l’enfant roi à l’enfant tyran », précise que l’enfant roi n’est pas appelé ainsi « parce qu’il est pervers, mais parce qu’il détient le pouvoir qui ne lui appartient pas ». « L’autorité parentale existe mais c’est lui qui a le pouvoir. L’alimentation est à la carte, tout comme les loisirs. C’est aussi lui qui décide de son rythme de sommeil. Les autres sont à sa merci, il les utilise pour son bien-être », ajoute Didier Pleux.
Cet enfant est intolérant à la frustration, aux intimidations et aux menaces. De ce fait, il épuise son entourage. Mais selon des spécialistes, contrairement à ce que nous pouvons penser, l’enfant roi serait plus une victime qu’un petit tyran. L’enfant roi peut développer des pathologies comme « l’hypertrophie de l’égo (c’est-à-dire l’intolérance à la frustration), à l’adolescence, il peut être voué à l’échec scolaire et social, développer des addictions ou faire des crises d’angoisse car la réalité n’est pas soumise à ses désirs. Lorsqu’il comprend qu’il n’est pas au centre du monde, c’est un choc pour lui », explique Didier Pleux. Et d’ajouter : « Les adolescents peuvent devenir dépressifs car la réalité est trop dure pour eux. Ils ont la nostalgie de l’enfance où tout était permis ». Finalement ces enfants sont victimes d’une carence éducative. « Si l’enfant roi existe, il faut le considérer comme une victime d’une négligence parentale, une comète propulsée à travers l’espace qui recherche des barrières que personne ne parvient à lui mettre », estime dans son livre « Punchlines des ados chez le psy » (Ed.
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Les Signes Révélateurs d'un Enfant Roi
À l’aube de l’Épiphanie, les enfants rois sont démasqué.e.s.
- Opposition permanente et désobéissance: L’enfant roi n’en fait qu’à sa tête. Qu’importe les règles imposées à l’école, à la maison ou au parc, ce « despote » de « bac à sable » trouvera toujours un stratagème bien rodé pour les enfreindre. Rebelle, l’enfant roi a un aplomb déconcertant. Iel défie avec un air dédaigneux les fameux « à trois, je vais me fâcher » et tire la langue au « regarde-moi quand je te parle » de façon totalement assumée. Avec un.e enfant roi sous le toit, les barrières du respect explosent. Pour les parents, le quotidien ressemble à un bizutage sans fin. Les punitions, les interdictions d’écran et la menace du « copié de lignes » n’y changent rien. L’enfant roi est complètement hermétique à l’autorité de ses aîné.e.s. Pour parvenir à ses objectifs, il n’hésite d’ailleurs pas à employer les grands moyens, quitte à se faire du mal. La violence est son arme de défense suprême. Il n’est donc pas rare de le voir se taper le crâne contre un mur ou brutaliser ses parents à coup de Legos.
- Des caprices à répétition: Si les enfants ont souvent tendance à piquer une crise devant un jouet en magasin ou sur le parking de l’école, la colère s’estompe généralement en quelques minutes. Chez les enfants rois, ces caprices de « tous les jours » peuvent prendre des proportions hors normes. Ces minipouces avec des cornes détestent les frustrations. Si l’enfant roi a décidé de souper avec « Baby Shark » en fond ou de sortir dehors en t-shirt par 0°C, iel le fera coûte que coûte. Ces petites têtes brûlées peuvent entamer une grève de la faim ou user du mot fugue simplement pour qu’on leur donne raison. Les enfants rois, qui peinent à voir plus loin que leur nombril, ont une rage quasi viscérale lorsqu’on les prive de leur plaisir. Iels considèrent leurs semblables comme des sujets, prêts à s’exécuter au premier claquement doigt.
- Un chantage abusif: « Si tu ne m’achètes pas la Nintendo Switch, je me jetterai par la fenêtre », « si vous allez au cinéma sans moi, je ferai la misère à la nounou »… Les enfants rois dégainent sans cesse le joker du « chantage affectif », une tactique de manipulation qui tire sur la corde sentimentale. Cette attitude vicieuse a une force de résonance énorme chez les parents, alors poussés au sacrifice pour conserver l’affection de leur enfant. Ce n’est plus « le Diable s’habille en Prada », mais « le Diable s’habille en body licorne ». Que ce soit pour avoir une deuxième mousse au chocolat ou monter une énième fois sur ce fichu carrousel, l’enfant roi intimide avec des phrases « chocs ».
- Des rapports sociaux tendus: Au-delà du cocon familial, l’enfant roi trouve aussi un écho de son règne dans la cour de récré. La marelle, les cerceaux, le terrain de foot et le toboggan semblent faire partie de son patrimoine, ce qui a le don d’agacer ses petits camarades. L’enfant roi est plutôt mal-aimé des autres enfants, car trop « borderline » et pas assez coopératif.ve. Mais ça ne l’empêche pas de prendre ses comparses pour des larbins ou des « anti-sèches » lors d’un contrôle. Ce chef « auto-proclamé » a d’ailleurs tendance à rabaisser les autres pour se mettre sur un piédestal. Avec son égo surdimensionné, l’enfant roi est l’antithèse même de l’empathie. Cependant, la rengaine lancinante du « moi je » porte préjudice à toutes ses relations extérieures. En traitant ses pairs comme de misérables laquets, l’enfant roi gagne en estime.
- Une fâcheuse tendance à couper la parole: Pendant les repas de famille, l’enfant roi se complait à couper les touchants discours de mamie uniquement pour qu’on lui remette un peu de Fanta dans son verre. L’enfant roi grille cette politesse volontairement. Qu’importe qui parle, que ce soit le Président de la République, la maîtresse ou tante Jacquie, l’enfant roi prend de haut cette règle de savoir-vivre ultime. C’est une manière pour lui d’accrocher les regards et d’attirer l’attention. L’enfant roi a un talent inné dans l’art de la provocation. Malgré une éducation exemplaire, il manifeste une fois de plus son statut d’insoumis.
Les Causes Profondes du Comportement d'Enfant Roi
Contrairement à ce que l’on peut penser, l’enfant roi n’est pas l’héritage d’un laxisme ou d’un manque d’attention. Derrière cette caricature de surpuissance se cache en fait un trop-plein d’amour et une certaine surprotection. Selon les psychologues, les enfants rois sont des enfants qui ont longtemps été maintenu.e.s dans un cercle de plaisir, pour éviter qu’iels ne souffrent. Résultat : iels prennent goût à ce mode de vie fastueux et pensent que c’est la « norme ». Les parents, en prémâchant les tâches de leur enfant ou en cédant à chacun de leur désir par « bonne conscience », enlèvent ce précieux cadre. L’enfant roi, sous son allure napoléonienne, porte donc en réalité le lourd tribut de « victime ».
De l'Enfant Roi à l'Enfant Tyran: Une Escalade de la Violence
Le concept d'« enfant roi » désigne un enfant maintenu « dans l'illusion de la toute-puissance infantile », selon la psychanalyste Simone Korff-Sausse. Lorsque son état devient pathologique, il devient un « enfant-tyran », dont les symptômes « témoignent plus d'intensité, de souffrances, de désespoirs, que ceux de l'enfant roi et, au-delà des mots, s'expriment par des passages à l'acte violents », selon Schrod et Renier.
Dans son dernier ouvrage De l'enfant roi à l'enfant tyran, le docteur en psychologie Didier Pleux décrit ce passage de l'enfant capricieux « qui pousse à bout » à l'enfant tyran qui domine par la violence : « L'enfant roi gagnera petit à petit une série de combats familiaux, contestera les règles, les refusera, les changera et agressera quiconque voudra rétablir l'ordre. Puis il sera seul au pouvoir. L'omnipotence virera vite au despotisme. » Violences physiques et verbales, agitation motrice, intimidations, victimisation comme mécanisme de défense… Didier Pleux décrit un comportement tyrannique qui s'illustre dans un « individualisme exacerbé ». L'enfant finit par prendre des décisions qui ne lui appartiennent pas, comme le choix du repas ou du programme télé du dimanche soir par exemple.
L'Impact de l'Éducation "Positive" et de la Défaillance Parentale
L'essor de l'éducation dite « positive », qui se veut « bienveillante », aboutit à une écoute inconditionnelle de l'enfant, au détriment de son propre épanouissement. Selon les spécialistes, ne pas savoir se heurter au « non », faute d'avoir pu développer des stratégies d'adaptation, engendre une incapacité à supporter le réel. Cette frustration devient dès lors une souffrance insupportable.
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Aline Frossard explique que le véritable risque n'est pas tant que l'enfant rejette la frustration en vivant dans l'illusion de la réalité, le risque, c'est qu'il y reste : « Il y a dans le développement de l'enfant une période - entre 2 et 5 ans environ - où l'enfant vit au travers d'une “pensée magique”, où ce qu'il désire ne peut qu'arriver. Il est dans ce que Freud appelait le principe de plaisir, qui prévaut sur le principe de réalité. À cette époque du développement, c'est normal. Mais si les parents ne mettent pas de limites, le principe de plaisir continuera de prévaloir sur celui de la réalité. Il dérivera alors lentement dans sa propre réalité, ce qui amène à une psychose infantile. »
Si la carence éducative de ces enfants est évidente, un adulte qui a vécu une faille narcissique dans l'enfance a nécessairement un sentiment d'abandon inconscient, qui l'empêche de mettre des limites à son enfant, parce que « s'il le brime, s'il le frustre, il projette son propre sentiment d'abandon, sa propre douleur originelle finalement », explique Aline Frossard. L'effet sur l'enfant est totalement opposé à celui escompté, puisqu'il le prive de sécurité. « S'il n'y a pas de limite, l'enfant peut aller toujours plus loin, les parents n'ont plus la force de lui résister. Par conséquent, si l'enfant est plus fort que ses parents, qui va le protéger ? » interroge Aline Frossard. Outre la souffrance pour le petit, à la fois victime et acteur inconscient, la psychologue redoute des pathologies graves allant de troubles obsessionnels compulsifs à la psychose ou à la dépression.
Stratégies pour Gérer les Colères et les Caprices
La première chose à faire est de ne pas s'énerver. Les parents sont des modèles de régulation émotionnelle. La deuxième chose à faire est, une fois qu'il s'est calmé, d'analyser ce qui est à l'origine de la colère ou du caprice. La troisième chose à faire est d'appliquer la conséquence en l'ignorant (lui prêter attention est exactement ce que recherche l'enfant) et continuer à faire ce que l'on faisait. Une fois que le parent a terminé ce qu'il faisait et est disponible pour donner du temps à son enfant et que celui-ci est tranquille, il peut lui dire "Maman / Papa a terminé ce qu'elle / il avait à faire et je vois que tu es tranquille, maintenant on peut jouer". Il est important de toujours respecter l'instruction.
Ainsi, on parvient à plusieurs résultats. D'abord, l'enfant comprend qu'il ressent une émotion et que c'est normal. C'est le premier pas pour apprendre à réguler les émotions. Cependant, cela peut arriver dans les lieux publics. Il faut alors agir de la même manière qu'à la maison : donner l'instruction et appliquer la conséquence. Il faut remonter à l'origine de la colère, si c'est de la fatigue, si c'est parce qu'il veut quelque chose que l'on ne peut lui donner actuellement, faire quelque chose qu'il ne peut pas faire, il faut lui montrer qu'il est compris. Par exemple, s'il fait un caprice parce qu'on lui a ôté ce qui captait son attention, ses parents peuvent lui dire : "je comprends que tu voulais continuer à jouer avec ça et que tu es énervé, mais ce n'est pas à nous et ça ne se prête pas, pour finir de te promener avec Maman / Papa il faut que tu te calmes car il y a beaucoup de personnes ici qui n'aiment pas le bruit que tu fais, on sort le temps que tu te calmes et on reviendra lorsque tu auras fini de pleurer et de crier". Il faut alors le sortir sans lui prêter attention ni le regarder, l'amener dehors et l'asseoir quelque part. S'il bouge ou qu'il se déplace du lieu, ignorez-le jusqu'à ce qu'il se calme.
Plus que prévenir, on peut diminuer les caprices par un apprentissage adapté, notamment via le système de conséquences et en mettant en place des stratégies de régulation émotionnelle. La colère est une réaction face à une émotion, une émotion dont on n'a pas le contrôle. On ne peut pas prévenir la tristesse ou l'énervement, mais on peut contrôler notre réaction face à l'émotion, et si nous le faisons de manière adéquate ou non. On ne peut pas éviter ou prévenir l'émotion qui cause la colère, mais on peut apprendre à y réagir différemment. Par exemple, si l'enfant est énervé car un parent ne lui prête pas attention au moment voulu et ne reçoit pas la conséquence positive que son parent se tourne vers lui quand il pique une colère mais qu'il l'ignore au contraire, et ce à chaque colère que fait l'enfant pour recevoir de l'attention, il finira par arrêter. Il est recommandé de parler à un enfant après une colère, mais en adaptant son langage à son âge. Les petits comprennent mieux les choses à travers leur monde imaginaire, cela peut donc se faire via des contes.
Comment Réagir Face à un Enfant Roi?
Pour que l’enfant roi retrouve son grade de bambin innocent, les parents doivent d’abord apprendre à se réapproprier ce titre d’autorité. Le processus est long et tortueux, mais pas impossible. En premier lieu, il convient de reconnaître le mal-être qui plane au-dessus de l’enfant et d’en discuter avec lui/elle pour qu’iel extériorise. Ensuite vient une phase plus complexe : avoir foi en ses propres règles et les appliquer avec fermeté. Certes, après une journée de travail dans les jambes, les parents ont rarement le cœur à la bataille. Cependant, un cadre structuré fait tout l’équilibre familial. Les deux parents doivent également garder une même ligne de conduite au risque de créer la confusion chez les « do » et « don’t » de l’enfant et de décrédibiliser cette fameuse autorité. Il est aussi important de ne pas « surréagir », l’enfant pourrait se braquer et avoir une rancune encore plus forte. Enfin dernière règle d’or : reprendre confiance en sa parentalité. Les parents ont toujours cette culpabilité qui reste dans leur jupon. Cette situation involontaire n’a rien de dramatique. C’est d’ailleurs un excellent coup de fouet pour repartir sur de meilleures bases. Les parents peuvent également se faire accompagner en entamant une thérapie collective, en famille.
Reprendre le Pouvoir Parental: Un Changement de Culture Nécessaire
En effet, les parents ne sont pas pour rien dans cette transition de l’enfant dit ordinaire à l’enfant roi. « Certains parents ont une relation copain-copain avec leur enfant. Ils ont envie d’être aimés par lui et peuvent penser que s’ils vont imposer des règles, il ne les aimera peut-être pas. Mais l’éducation c’est beaucoup de contraintes mais aussi beaucoup de sentiments. Il faut que les parents soient en position de mettre des limites à leur enfant et puissent être fermes avec lui, surtout à l’adolescence. Ainsi, si votre enfant est un petit roi, il est urgent, pour le bien de votre famille et le sien, que vous repreniez une certaine autorité. « Il faut réinclure du conflictuel et du déplaisant dans son éducation sans oublier le partage et l’agréable. Il faut savoir lier le plaisir et le déplaisir », note Didier Pleux. Il ne faut pas baisser les bras. Et surtout, il ne faut pas oublier qu’un enfant ne devient pas roi du jour au lendemain. C’est aux parents de veiller à ce que cela ne se produise pas. « Il faut valoriser son enfant mais ne pas le survaloriser, le protéger mais ne pas le surprotéger, le stimuler mais ne pas le surtimuler … C’est du bon sens éducatif ! Il faut montrer que l’adulte n’est pas à l’horizontale de l’enfant mais à la verticale.
Quand Consulter un Professionnel?
Il est important de noter que, dans certains cas, un accompagnement professionnel peut être nécessaire. L'association React, créée en 2018, sensibilise le monde médical et social sur le Trouble oppositionnel avec provocation (TOP), un trouble psychiatrique méconnu qui peut se manifester par des comportements tyranniques chez l'enfant. Des Troubles déficitaires de l'attention et de l'hyperactivité (TDAH), de l'anxiété de séparation, obsessionnels compulsifs (TOC) et parfois du spectre de l'autisme (TSA), des conduites, des apprentissages ou encore un haut potentiel intellectuel etc., peuvent également être associés.
Si vous vous sentez dépassé par le comportement de votre enfant, n'hésitez pas à consulter un psychologue ou un pédopsychiatre. Ils pourront vous aider à comprendre les causes de ce comportement et à mettre en place des stratégies adaptées.
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