L'arrivée d'un enfant est un événement majeur, une aventure remplie de premières fois, suscitant naturellement de nombreuses interrogations et parfois un certain stress chez les parents. Pour aider les parents à naviguer dans cette nouvelle étape de leur vie, les pédiatres jouent un rôle essentiel, non seulement en tant que professionnels de la santé de l'enfant, mais aussi en tant que conseillers et accompagnateurs. Cet article explore les conseils rassurants que les pédiatres peuvent offrir aux parents, en s'appuyant sur l'expertise et l'expérience de professionnels de la santé infantile.
Le pédiatre : un allié pour les parents
Le pédiatre est le médecin spécialiste de la santé du bébé, de l’enfant et de l’adolescent. Il a suivi une formation de 10 ans, dont cinq années de spécialité en santé de l’enfant après le tronc commun de médecine générale. Ces cinq années d’études spécialisées par l’internat en pédiatrie lui ont permis d’acquérir une parfaite connaissance des maladies infantiles, de leurs modes d’expression particuliers et de leurs traitements. Le pédiatre assure un rôle de conseiller auprès des parents et de leurs enfants. Spécialisé dans la santé du bébé, de l’enfant et de l’adolescent, il saura vous conseiller et vous aiguiller.
Rôle de conseil et d'accompagnement
Les pédiatres sont très impliqués dans les actions officielles de promotion de la santé. Lors de ces consultations médicales réalisées à intervalles réguliers, le pédiatre ne surveille pas uniquement la croissance et le respect du calendrier vaccinal. En effet, il pratique différents tests sensoriels (vue, audition), une évaluation du langage, une appréciation de la communication et de la motricité ; il évalue également le bien-être psychique, relationnel et environnemental de l’enfant et plus tard son adaptation aux apprentissages scolaires. Pour prévenir les pathologies, le pédiatre conseille aux parents et aux enfants les bonnes habitudes à adopter au quotidien. S’il délivre des conseils strictement médicaux, il aborde aussi avec eux les problématiques liées à l’alimentation, l’hygiène au sens large (hygiène de vie comprise), l’éducation, la psychologie. Il fournit aux parents tous les documents et fiches nécessaires à la santé de leur enfant.
Collaboration avec le médecin généraliste
Tous les parents qui le souhaiteraient ne peuvent pas avoir accès facilement à un pédiatre. Le suivi conjoint d’un enfant par un médecin généraliste et un pédiatre est très satisfaisant. Il consiste en une alternance des consultations de suivi avec certains examens très importants dans le développement dévolus de préférence au pédiatre (sortie de maternité, 1- 4 -9 -24- 36 mois, puis tous les ans jusqu’à 18 ans ou seulement 5 ans, 8 ans, 11 ans et 15 ans) ainsi que toutes les maladies aiguës ou trainantes non courantes qui nécessitent un abord spécialisé ou chaque fois que se pose la question d’une hospitalisation ou d’examens complémentaires, ou quand un trouble du développement est détecté ou une maladie chronique.
Dédramatiser les inquiétudes parentales
Quand on entre dans le cabinet du médecin avec ses enfants, il arrive que la gêne l’emporte. Un pyjama encore enfilé, un sac à langer oublié, un « merci » qui ne sort pas… Et souvent, les parents s’excusent. Mais pour la pédiatre américaine Nola Ernest, maman de trois garçons, ces excuses sont inutiles. « Certains parents s’excusent pour des choses totalement anodines », confie-t-elle à Today.com. « Ils s’excusent parce que leur enfant a déchiré le papier de la table d’examen ! Des genoux couverts de bleus ? « C’est le signe d’enfants actifs et heureux. Un sac à langer oublié ? Une pizza au dîner ? « Parfait si vous l’avez partagée en famille. Un enfant qui oublie de dire « merci » ? Des ados en short en plein hiver ? « Les rhumes viennent des microbes, pas du froid. La pédiatre veut surtout rappeler que son rôle n’est pas de juger, mais d’accompagner. « Je veux que les parents sachent que lorsqu’ils entrent dans mon bureau, je comprends », insiste-t-elle. Elle-même raconte avoir vécu des rendez-vous compliqués avec ses enfants quand ils étaient petits : « J’ai déjà passé trois heures chez le médecin sans jouets ni encas… C’était horrible. Je veux que les parents sachent que moi aussi, je suis passée par là. Son témoignage a déclenché une vague de soutien d’autres médecins. Sous sa publication, certains ont même lancé avec humour un « club WDNC » - pour We Do Not Care (nous ne nous en soucions pas) - rappelant que les enfants en pyjama, mal assortis ou sans sous-vêtements ne les choquent pas non plus. Une façon de dédramatiser la vie de parents, où tout ne peut pas toujours être parfait.
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Accepter l'imperfection
Devenir parent représente une source de stress considérable, et l’entourage peine parfois à nous comprendre. Ce petit guide souligne également l’importance d’une relation saine avec son enfant. Parfois, on commet des erreurs, et ce n’est pas dramatique. Même en tant que parent, et surtout en tant que parent, il faut savoir se remettre en question. Ne pas considérer son enfant comme un adversaire, reconnaître ses torts… même si c’est difficile. On a souvent tendance à reproduire le schéma intra-familial, en avoir conscience et se détacher de cela est le meilleur moyen de garder une relation saine avec son enfant.
Gérer les crises et les moments difficiles
Durant ce que l’on appelle le « terrible two » ou crise des deux ans, les enfants peuvent vivre des frustrations très fortes. Dans une vidéo postée sur le réseau social, il explique : « Quand un enfant en bas âge est en crise de colère et que ses émotions ne cessent de grandir, grandir, grandir, ce que je vous conseille de faire, c’est de chuchoter ». Le médecin reconnaît ne « pas savoir pourquoi ça marche ». « Ça leur permet de se libérer de leurs émotions très rapidement », souligne-t-il. Sa méthode magique ? Communiquer avec son enfant en chuchotant calmement, et le rassurer en lui disant qu’il a été « entendu et compris ». Il rappelle par ailleurs que ces crises de colère sont tout à fait normales chez des enfants de cet âge et font partie de leur développement.
Techniques alternatives et réactions partagées
En commentaires de la vidéo, les réactions devant cette méthode « magique » du pédiatre sont partagées. Certains parents ont testé la technique et elle semble avoir fonctionné. « Mon enfant de 2 ans était en furie depuis 10 minutes à côté de moi, j’ai chuchoté et il s’est arrêté. Waouh », s’extasie une mère. « Je ne saurais pas expliquer pourquoi mais ça a marché instantanément ! Merci docteur ! Après 20 minutes de crise de hurlements », témoigne un autre utilisateur. « Je pensais que c’était un conseil stupide et ça a marché », reconnaît un troisième. Mais pour d’autres parents, chuchoter en réponse aux cris de leur tout-petit semble ne pas avoir porté ses fruits. « Je ne suis pas sûre que mon enfant de 2,5 ans, cadeau de Satan, réagisse à cela », s’interroge une mère. « Ma petite-fille crie encore plus fort, elle comprend que c’est une technique », témoigne une grand-mère. « Ma fille me hurle dessus et elle me crie “Parle plus fort !!”. Elle a 2,5 ans », s’amuse une troisième. « J’ai essayé et ça l’enrage encore plus… Elle se met à jeter des jouets ou tout ce qu’elle trouve », constate un autre parent. « Je vais essayer sur mon mari », ironise une autre utilisatrice.
Importance de la communication
Quand une pédiatre parle aux futurs parents sans détour avec humour de l’arrivée de leur bébé : c’est Célia Levavasseur dans son nouveau livre « Bébé est là ! Petit guide pour vous aider si vous ne savez pas trop par où commencer ». Célia Levavasseur, pédiatre depuis 20 ans et mère de deux adolescents nous dévoile son tout nouveau livre « Bébé est là » publié aux éditions Nathan. Bébé est là Petit guide pour vous aider si vous ne savez pas trop par où commencerPublié ce 4 avril, ce guide retrace les différentes étapes de la parentalité, allant de la grossesse, aux premières tétées et même aux premiers échanges que vous aurez avec votre bout de chou ! L’arrivée d’un enfant est un catalogue de premières fois, on ne sait pas vraiment comment s’y prendre… et c’est bien normal ! Célia Levavasseur nous permet à travers cette lecture de comprendre notre enfant intérieur, en évoquant les conséquences de l’enfance sur nos réactions en tant qu’adulte. Informer sans infantiliser, voilà le mot d’ordre de l’autrice qui n’hésite pas à s’adresser à ses lecteurs sans détour. Ne vous sentez jamais seuls, la parentalité est universelle mais change selon les cultures ! Au Japon, les enfants dorment avec leurs parents pendant des années alors qu’en France c’est impensable.
Adapter son approche
Intimidés voire, pour certains, apeurés, les enfants peuvent ne pas être très coopératifs lors des consultations. Aussi, les nourrissons ne parlent pas et les plus grands peuvent rencontrer des difficultés à éprouver ce qu’ils ressentent. Ainsi, si vous vous interrogez sur un sujet (alimentation, sommeil, suivi psychologique, suivi vaccinal, motricité, évolution du langage…) n’hésitez pas à consulter le pédiatre de votre enfant.
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Questions fréquentes des parents
5 jours, jaunisse, perte de poids et refus de boire : que faire ? A-t-il un problème de vue à 8 semaines ? Le suivi oculaire est présent à la naissance et se teste à l’aide d’un œil de bœuf, une cible avec des ronds concentriques. La visite médicale chez le pédiatre est-elle obligatoire à 5 ans ? Tache dans l’œil à 2 mois : dois-je m’inquiéter ? Urgences à 3 mois en cas de fièvre : pourquoi ? Angiome medio frontal nouveau-né : que faire ? Les angiomes plans type « naevus flammeus » disparaissent effectivement presque toujours avec la croissance. Est ce qu’une radiographie du bassin est nécessaire pour ma fille de 4 mois ? Le pédiatre peut-il tout écrire dans le carnet de santé ? Vous avez raison de poser cette question car il serait dommage que vous ayez un mauvais ressenti durable de cette consultation.
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