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Le Berceau des Ombres : Entre Fresques Historiques et Réalité Urbaine

L'art, reflet de la société, s'empare de l'espace urbain pour en révéler les mutations et les contradictions. Une exploration à travers des expositions, des films et des initiatives artistiques révèle comment les créateurs d'aujourd'hui s'approprient la ville comme terrain d'expérimentation, interrogeant son évolution et ses zones d'ombre.

L'Art et la Ville : Un Dialogue Constant

Les créateurs d'aujourd'hui s'emparent de l'espace urbain, proposant une interprétation esthétique de notre environnement quotidien. Ils interrogent la ville dans ses mutations, révèlent ses formes nouvelles et nous apprennent à poser une vision critique sur un environnement tellement familier qu'on en oublie parfois d'apprécier ses qualités esthétiques ou architecturales. La ville, dans sa structure et ses apparences, est l'expression de l'évolution de la société et de ses modes de vie.

L'histoire de l'art témoigne d'une longue succession d'images féminines, souvent idéalisées et signées par des hommes. Les femmes sont fréquemment représentées aux côtés de leur mari et de leurs enfants, associées à la famille et au rôle maternel. Cependant, l'art contemporain offre une nouvelle perspective, explorant la complexité de la condition féminine dans l'espace urbain.

Art in the City : Une Exploration Contemporaine

L'exposition "Art in the City" propose une sélection d'artistes de la scène contemporaine qui nous offrent une interprétation esthétique de l'espace urbain. Un regard réaliste, poétique, parfois futuriste ou prophétique, interroge la ville dans ses mutations et révèle ses formes nouvelles. Cette exposition nous apprend à poser une vision critique sur un environnement tellement quotidien qu'on en oublie parfois d'apprécier ses qualités esthétiques ou architecturales.

La ville harmonieuse a été théorisée pendant la Renaissance, mais elle est devenue un fait majeur de société depuis la révolution industrielle. Elle est l'horizon, le cadre de vie quotidien d'une majorité de citoyens depuis la fin du 19ème siècle, fascinante et effrayante à la fois. On se souvient de Monet et de ses vues de la gare Saint Lazare, de Caillebotte qui fut le premier à peindre les rues de Paris avec des vues plongeantes et perspectives photographiques. Les expressionnistes allemands au début du XXème siècle ont pris la ville pour décor des vices et turpitudes de l'époque. Les paysages apocalyptiques et prophétiques de Meidner annonçaient les guerres qui détruiront beaucoup de villes durant le 20ème siècle. Ainsi se confrontaient l'enthousiasme visionnaire des futuristes et l'expressionisme angoissant de certains artistes comme George Grosz.

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Depuis les années 80, le corps urbain est celui qui concentre à nouveau nos angoisses. La bande dessinée a été souvent un art dans lequel la ville était détruite de façon catastrophique. Les choses changent aujourd'hui avec le manga, et notamment « Mangapolis » qui propose une vision plus positive. La ville et l'architecture sont souvent liées. L'émergence des grands ensembles dans les années 50-60, les cités dortoirs ont marqué le paysage urbain. Il ne faut pas faire pour autant l'amalgame entre la ville et l'architecture. Beaucoup d'artistes travaillent sur l'architecture, mais peu d'entre eux travaillent sur la ville en tant que telle. Un bâtiment, c'est toujours une idée qui prend forme dans le réel. Une ville, c'est un réservoir d'idées inachevées. On le voit par exemple à Paris, où la dalle de La Défense s'arrête brusquement sur le cimetière de Nanterre, attendant d'être prolongée.

Il y a un autre versant du travail artistique, au-delà des musées. Il faut penser aux réalisations des artistes dans la rue qui prennent la ville comme un terrain d'expérimentation. Ce sont à la fois des œuvres graphiques qui surimpressionnent les murs des villes de nouvelles images, mais qui sont aussi porteurs de pratiques nouvelles. Le graffiti et le Street-Art en sont aujourd'hui la plus vive expression. Hains et Villeglé avaient été des précurseurs avec les affiches lacérées. Il ne faut pas croire que la ville est simplement une ville-centre avec sa banlieue. C'est plutôt un territoire, aménagé, urbanisé. On parle de Paris, mais il faut voir aussi ce qui se passe ailleurs : aujourd'hui, la grande expérience urbaine se fait en région. Des villes comme Lille ou Marseille ont placé la culture au centre de leur transformation. Il s'agit de créer un nouveau rapport à la ville.

Cette exposition n'est pas exhaustive des pratiques artistiques contemporaines liées à la ville mais propose des regards, des interprétations qui questionnent, poétisent ce nouveau rapport à la cité. Elle réunit 21 artistes qui abordent ce sujet avec des médiums et des univers parfois très éloignés. Des grands thèmes émergent de cette confrontation. L'exposition commence par un hommage à Chicago avec les grandes peintures de Michelle Auboiron et les photos de Charles Guy. Une ville qui a contribué à définir l'architecture de nombreuses grandes cités. La ville fut détruite par un incendie en 1871. Les architectes durent innover, adopter de nouvelles techniques et utiliser l'acier pour les structures des bâtiments. L'aspect de la ville changea fondamentalement. Cet incendie de Chicago permit aux urbanistes de penser à une reconstruction de la ville selon des critères modernes.

POPAY : Fresques Fantastiques et Réalité Urbaine

Juan Pablo de Ayguavives alias POPAY, artiste français né à Barcelone, est un graffeur, peintre et graphiste qui vit et travaille en région parisienne. Ses fresques fantastiques retracent le malaise et les contradictions de la réalité urbaine et d'une nature fantasmée. Il s'inspire aussi bien de grands peintres du XXe siècle comme Combas et Picasso, que de la bande dessinée psychédélique et des films d'animation. Ses fresques racontent des histoires fantastiques chargées en couleurs vives et intenses. Violente, énergique, sa narration met souvent en scène des personnages issus d'un monde surnaturel. Un parcours riche qui a fait de lui l'une des figures incontournables du street-art.

Laurent DAUPTAIN : Chronique des Zones d'Ombre Urbaines

Laurent Dauptain dresse la chronique sans concession d'une réalité sociale et urbaine qui possède ses zones d'ombre. Né en 1961, diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris et des Arts Décoratifs, il expose depuis 1981 et a reçu de nombreuses distinctions. La pratique acharnée et prolifique de l'autoportrait depuis près de de trente-cinq ans fait la particularité et l'originalité de sa démarche. Chez lui, c'est bien plutôt le silence, les espaces déserts, les trottoirs vides qui sont mis en avant. Reflets d'une autre réalité de la ville, moins reluisante certes, mais tout aussi digne d'attention.

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Olivier CAROFF : Mémoire, Nostalgie et Mutation Urbaine

Les toiles d'Olivier Caroff deviennent ainsi des icônes de la nostalgie, de la mélancolie, de la rêverie, de l'isolement, de la solitude, mais loin de tout sentiment tragique. Peintre influencé par le photoréalisme américain de l'entre-deux-guerres, ses compositions en camaïeux de gris trouvent leur source dans des photographies qu'il a prises, puis retravaillées sur ordinateur. Après mise au carreau, il les peint à l'huile sur des toiles de petit format. Le recours au format Polaroid leur confère un aspect délicatement suranné. Il y a, dans ce processus, un contraste presque dérisoire entre le caractère instantané de la photographie et le long et minutieux travail de restitution sur la toile. Ses sujets évoquent la solitude de promeneurs dans des paysages, urbains, industriels ou ruraux, vides, hormis quelques silhouettes humaines non identifiables.

Christophe VERDON : Hommage aux Artistes Urbains

Christophe Verdon crée des plaques de rue en reprenant les codes de l'artiste à qui elle rend hommage. Né à Paris en 1962, il a, depuis l'enfance, consacré son temps libre à la création (dessin, peinture, écriture…). Lors d'une promenade, Christophe Verdon croise la rue Georges Perec, petite rue d'une trentaine de mètres, perdue dans le fin fond du 20ème arrondissement de Paris. Admirateur de Georges Perec depuis longtemps, il se dit : "Cet homme n'a pas la place qu'il mérite !". L'idée est née. Il crée alors, pour les 30 ans de la mort de l'écrivain en 2012, une plaque "Plac G org s P r c" sans les E, afin de rendre hommage à l'homme et à son livre "La disparition". Fort de l'accueil fait à son travail artistique, il décide de créer d'autres plaques sur le même principe.

Thibault DERIEN : La Ville Fantôme

« J'habite une ville fantôme » : « J'en avais marre de la capitale(….) Une ville sans voiture ni habitant, sans bruit ni mouvement, calme et reposante comme la campagne. Aujourd'hui je me promène en silence dans ces rues rien qu'à moi, où je n'ai qu'à me servir, où tout me tend les bras. Au début je me suis bien posé quelques questions : que s'était-il passé ici et qu'était devenue la population ? Exode rural, catastrophe naturelle, cataclysme écologique, peu importe finalement. Avec le temps j'ai appris à ne pas bouder mon plaisir, et la seule chose qui m'inquiète désormais, c'est de savoir combien de temps cela va durer. Je tue le temps, qui ne passe plus vraiment par ici, en imaginant toutes ces vies passées derrière ces volets, rideaux de fer fermés. Je suis comme perdu sur une île déserte, sauf que je n'ai pas envie que l'on me retrouve. J'habite une ville fantôme. »

Frédéric DUCLOS : Abstraction et Poésie Urbaine

Frédéric Duclos pose un regard abstrait sur la ville pour qu'on en retienne les lignes, les structures, la géométrie et l'essence poétique. En dehors de ces travaux de commande, il réalise des photos sur des recherches personnelles, l'univers des chantiers. « Je retravaille parfois à l'ordinateur pour accentuer la force ou la poésie qui s'en dégage. » Il invite notre regard à aller au-delà du rapport fonctionnel à l'Espace urbain pour en dévoiler une beauté insoupçonnée.

Marion CHOMBART DE LAUWE : Mémoire et Métamorphose Urbaine

Marion Chombart de Lauwe actualise le devenir d'un espace muté, dans la perspective d'une pensée de la disparition, de la mémoire, de la métamorphose. Elle imprime ses traces sur des plaques gravées, commence par dessiner le processus de transformation des bâtiments et inscrit de ces lieux ce qui reste d'eux. Les lieux se creusent, ils émettent un signal et disparaissent. ?tre sur la brèche, dans un instant donné, un entre deux qui ne peut être reproduit.

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Laura HIRENNAU : Enquête sur le Territoire Italien

« Je dirais que je regarde le territoire par une voiture en course, la route comme mon étude de cas, où l'on perçoit les transformations encore visibles. » Laura Hirennau est née à Udine en Italie en 1975 et vit à Paris. "Enquête sur territoire" est une série de tableaux technique mixte, huile et peinture acrylique sur bois, représentant le territoire italien contemporain de façon hyperréaliste. C'est un vrai safari pour raconter l'actualité des transformations survenues sur l'ancien territoire agricole depuis les années cinquante. Elle choisit d'élaborer ce reportage à la peinture plutôt que à la photographie parce que c'est une technique artistique avec des matériaux traditionnels qui permettent la réflexion. Industrialisation, commercialisation, perte de l'identité des lieux, ces lieux sont devenus des conteneurs de fonctions.

CHARRUAU : Héritage et Paysages Urbains

Les paysages urbains de Gérard Charruau semblent d'emblée s'inscrire dans une forme d'héritage, celui de l'histoire de l'art comme de l'architecture et de l'urbanisme. Il fabrique son paysage, sa vision, dans un geste esthétique de recouvrement subtil, de mise à distance, que constitue ce filtre de papier végétal qu'il maroufle sur ses toiles en un fin grillage. Ce papier à l'usage initialement trivial, devient ici le comble du raffinement, créant un trouble comme une brume autour de la vision. Alors cet écran diaphane contribue à suggérer la sensation d'un souvenir, l'impression d'un vécu, une image mémorielle.

Michelle AUBOIRON : Peintre d'Architecture Urbaine

Michelle Auboiron parcourt le monde pour y construire ses toiles, son travail d'architecte à elle. Elle peint l'architecture car elle lui raconte des histoires de vies, de sociétés, de pays, de terrains d'aventures. Elle aime peindre en 'live', dans la rue, pour mieux saisir les lumières et les ambiances de la ville, au contact des gens, et pour aller à l'essentiel, elle peint une peinture dans la journée. L'exposition présente une série sur Chicago.

Charles GUY : Capturer l'Essence de la Ville

« Découvrir la ville, l'explorer sous presque toutes ses coutures à la recherche d'images singulières d'architecture. » Charles GUY fait ses premières photos avec un Lubitel 2, vieux 6 x 6 soviétique de 1955, 100% manuel. Devenu architecte DPLG, puis pionnier des images de synthèse d'architecture au milieu des années 80, il construit patiemment ses images… Voyageur, il parcourt le monde et partage ses découvertes avec Michelle Auboiron, peintre, dont il est le premier admirateur et compagnon. Dans ses cabinets de curiosités que sont les villes, il capte surfaces, matières, textures, compositions, ambiances et perspectives dont il se joue.

Le Berceau des Ombres : Un Film Tourné au Fort aux Fresques

"Le Berceau des Ombres" est un film d'angoisse réalisé par Jérôme Jacob, tourné en grande partie dans les bunkers et souterrains de la ligne Maginot, notamment au Fort aux Fresques d'Hestroff. Le film raconte l’histoire d’une disparition dans un bunker. Une équipe d’enquêteurs est dépêchée sur place afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Sauf que des phénomènes étranges se produisent dans les entrailles du fort, et les personnages sont dans l’incapacité de sortir de ce labyrinthe…

Le bunker joue un rôle à lui seul ; les décors du Fort aux Fresques d’Hestroff donnent cette impression de voyage au plus profond de la Terre, mais aussi de la nature humaine.

Immersion Souterraine au Fort aux Fresques

Escape Tour, en association avec les Amis du Fort aux Fresques, organise des immersions de 36 heures au cœur de la Ligne Maginot. Il s’agit d’un jeu de rôle durant lequel chaque équipe se voit attribuer une mission différente, inspiré de l'histoire du "Berceau des Ombres". Les joueurs doivent résoudre des problèmes, réparer des équipements, se préparer à une attaque, aider les survivants à quitter l’ouvrage, voire, pour la partie fantastique, chasser les créatures de l’ombre. Les repas sont pris sous terre dans le foyer des soldats avec un menu identique à celui de l’époque.

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