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Laurence Courtois et les défis des urgences pédiatriques : une analyse approfondie

Introduction

Les services d'urgences pédiatriques sont confrontés à des défis croissants, notamment en raison de l'augmentation des passages spontanés et du manque de ressources. Cet article explore les problématiques rencontrées par les urgences pédiatriques, en s'appuyant sur l'expertise de Laurence Courtois, cadre de santé, et d'autres professionnels de la santé. Nous examinerons les causes de cette affluence, les recommandations pour les parents, et les initiatives visant à améliorer la prise en charge des enfants.

L'augmentation des passages aux urgences pédiatriques

Depuis septembre 2021, les urgences pédiatriques connaissent une forte augmentation des passages, avec une moyenne de 100 à 120 patients par jour, et des pics à 150. Plusieurs facteurs contribuent à cette situation.

Manque de médecins traitants

Le manque de médecins traitants est une cause majeure de l'augmentation des passages aux urgences. Les parents, ne pouvant consulter rapidement un médecin, se rendent aux urgences par défaut.

Inquiétude des parents

Quand il s’agit de la santé de leurs enfants, de nombreux parents redoublent d’inquiétude. Un sentiment que comprennent très bien ​les équipes des urgences pédiatriques. Cette inquiétude, bien que compréhensible, conduit parfois à des consultations inutiles.

Épidémies virales sévères

Les épidémies virales sévères, telles que la gastro, la grippe et la bronchiolite, augmentent considérablement le nombre de passages aux urgences pédiatriques. L'épidémie de bronchiolite est arrivée avec deux mois d'avance en 2021, surchargeant les services. Près de 3.400 patients ont été enregistrés en octobre 2021, contre 2.700 en 2019.

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Souffrance psychique

La souffrance psychique représente également un fort pourcentage des consultations. Les problèmes de santé mentale chez les enfants et les adolescents nécessitent une prise en charge rapide, ce qui sollicite les services d'urgences.

Les recommandations de Laurence Courtois et des professionnels de santé

Face à cette affluence, Laurence Courtois et d'autres professionnels de santé insistent sur l'importance de contacter le 15 ou le 116-117 avant de se rendre aux urgences.

Privilégier le 15 ou le 116-117

Il faut éviter au maximum de se rendre spontanément aux urgences. En cas de doute ou d’urgence, il est préférable d'appeler le 15 ou le 116-117. Ces centres d'appel peuvent évaluer la situation et orienter les patients vers la structure de soins la plus appropriée. Les deux centres d’appel travaillent ensemble.

Les symptômes qui ne nécessitent pas un déplacement aux urgences

Pour limiter l’attente ​aux urgences et faciliter la prise en charge des cas les plus graves ​, le pédiatre rappelle les symptômes qui ne nécessitent pas un déplacement aux urgences. La fièvre, particulièrement quand elle est élevée, angoisse les parents. Mais ce n’est pas le chiffre en lui-même qui doit alerter mais la tolérance à celle-ci. Quant à la traumatologie légère, si elle arrive en soirée, l’urgentiste conseille de donner un antalgique ​et de reposer et glacer le membre traumatisé​. En cas de doute ou de douleur​, insiste Laurence Courtois, il faut appeler le 116-117 ou le 15 s’il s’agit d’une urgence vitale​.

La bronchiolite : une épidémie préoccupante

L'épidémie de bronchiolite est une source de préoccupation majeure pour les services d'urgences pédiatriques.

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Une épidémie plus précoce

"C'est la première fois que je vois ça", s'étonne Laurence Courtois, cadre de santé dans le service pédiatrie. "On a dû mettre en place l'unité bronchiolite un mois avant notre date habituelle." Car l'épidémie revient tous les ans, mais débute normalement fin-novembre.

Les causes de l'augmentation des cas

S'il y a plus de cas cette année, c'est à cause de la pandémie de Covid-19. "Les confinements ont empêché les jeunes bébés de se forger leur système immunitaire", explique la pédiatre Aude Forgeron, responsable des urgences pédiatriques de l'hôpital manceau. "Ils sont donc plus nombreux à être contaminé par le virus." Si le nombre d'admissions augmente, la pédiatre tient à rassurer : "Les symptômes, eux, ne sont pas plus forts que d'habitude."

Prévention

Pour la pédiatre Aude Forgeron, le plus important c'est désormais la prévention. "Il faut maintenir les mesures barrières pour les enfants de moins de trois mois." Les parents doivent penser à bien se laver les mains, et à mettre un masque à la maison quand ils sont malades. Il faut également éviter les visites et les contacts avec la foule, dans la mesure du possible.

L'évaluation de la douleur chez l'enfant

L’évaluation de la douleur de l’enfant aux urgences pédiatriques est un critère indispensable à une prise en charge de qualité. Reconnaître la douleur ne suffit pas : seule l’utilisation d’outils d’évaluation validés permet d’inclure celle-ci comme un paramètre du soin. L’étude objective des pratiques soignantes permet d’améliorer la qualité des soins auprès de l’enfant.

Initiatives et solutions pour améliorer la prise en charge

Plusieurs initiatives sont mises en place pour améliorer la prise en charge des patients aux urgences pédiatriques.

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L'exemple de Laurie Panse : le partenariat patient

Laurie Panse, ancienne patiente et consultante en partenariat en santé, contribue à la conception d’un chatbot ou agent conversationnel pour les patients souffrant de troubles cognitifs associés aux traitements du cancer. Elle anime des groupes rassemblant une douzaine de patients pendant toute une journée. Leurs commentaires vont nourrir l’agent conversationnel qui fonctionne dans un environnement clos et contrôlé pour éviter toute dérive éventuelle liée au ressenti ou aux émotions des utilisateurs. « Moi-même j’ai connu ce brouillard mental, la difficulté à se concentrer, l’attention sélective… Elle anime des groupes rassemblant une douzaine de patients pendant toute une journée. Leurs commentaires vont nourrir l’agent conversationnel qui fonctionne dans un environnement clos et contrôlé pour éviter toute dérive éventuelle liée au ressenti ou aux émotions des utilisateurs. J’ai le sentiment que les patients sont reconnaissants de mes interventions, confie Laurie Panse. Les patients et les chercheurs ont beaucoup à apprendre les uns des autres. Bien que l’avenir demeure incertain, elle veut plus que jamais se sentir utile et mettre ses compétences au service des patients, des aidants et, plus largement, des citoyens. « C’est très gratifiant de travailler dans le milieu de la santé. Dix ans après le diagnostic de son cancer, elle fait le bilan. « J’ai été capable de faire un grand pas de côté. Agir, oser permettent de dépasser nos peurs et nos limites. La relation de confiance qui s’est instaurée avec les chercheurs, les professionnels de santé et avec la patiente et aidante coordinatrice des HCL, Gwénaëlle Thual, tempère mon syndrome de l’imposteur.

La nécessité de solutions pérennes

L'activité des urgences du Mans est en hausse à cause, en partie, des fermetures temporaires répétées des services d'urgences des hôpitaux périphériques (St Calais, Montval, Le Bailleul, La Ferté). Son chef de service plaide pour une solution pérenne, plus claire pour les patients et les soignants.

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