Dans le monde fascinant et parfois déroutant de la parfumerie de niche, certaines créations acquièrent une popularité fulgurante, rivalisant avec les parfums distribués dans les circuits de distribution sélectifs traditionnels. Cependant, il arrive que ces fragrances encensées ne trouvent pas d'écho favorable auprès de tous les amateurs de parfums. Cet article se propose d'explorer de manière subjective et personnelle, l'opinion de l'auteur sur certains parfums de niche populaires qui, pour diverses raisons, ne suscitent pas l'enthousiasme escompté. Il est important de souligner que cet avis est purement subjectif et ne prétend pas être une critique objective du travail des parfumeurs.
Bois d'Argent de Dior : Une Indifférence Inattendue
"Bois d'Argent", créé par Annick Menardo en 2004 et reformulé en 2018 par François Demachy pour la collection privée Christian Dior, est un parfum qui a connu un succès retentissant depuis sa sortie. L'auteur avoue avoir été initialement séduit par ce parfum lors de sa première découverte, avant sa légère modification. Bien qu'il reconnaisse la beauté de sa construction olfactive, il exprime une certaine indifférence à son égard. Malgré son désir d'apprécier pleinement "Bois d'Argent", il ne ressent aucune envie de l'essayer ou de le porter. L'auteur suppose que la présence marquée de la myrrhe et de l'encens pourrait être un facteur de cette indifférence, car ce sont des notes qu'il trouve personnellement difficiles à porter. Bien que le parfum soit adouci par l'iris et illuminé par un aspect floral, il a une tenue plate sur sa peau. De plus, la prédominance rapide de l'encens confère au parfum un côté "pierre froide" qu'il n'apprécie pas particulièrement.
Baccarat Rouge 540 : Un Parfum Gênant
"Baccarat Rouge 540", créé par Francis Kurkdjian pour sa marque éponyme en 2015, est un parfum ambré fleuri épicé qui contient des notes de jasmin, de safran, de cèdre et d'ambre gris. Malgré une composition qui pourrait sembler agréable sur le papier, l'auteur avoue que ce parfum le dérange profondément. Il soupçonne que la note de safran et d'agrume en tête est responsable de cette aversion, car elle le rebute dès la vaporisation. L'auteur confesse même qu'il s'éloigne du stand de la marque au Printemps à Lyon lorsque la vendeuse fait sentir ce parfum, car il le trouve fondamentalement dérangeant. Il pense qu'il n'a pas d'affinité avec la signature olfactive du parfumeur, car il a déjà été rebuté par "Le Mâle" de Jean-Paul Gaultier et n'a pas accroché à la collection Maison Francis Kurkdjian.
La Couche du Diable : Un Parfum Clivant
L'auteur s'intéresse ensuite à "La Couche du Diable", créé par Christopher Sheldrake pour Serge Lutens en 2019. Ce parfum s'ouvre sur un accord oud, suivi d'un cœur de ciste très cuiré, travaillé de manière à la fois sucrée et fruitée, et d'un fond de rose. Fidèle à l'esprit de Serge Lutens, la construction du parfum est linéaire, offrant une perception simultanée de toutes les notes. Bien que "La Couche du Diable" ne le dérange pas particulièrement, l'auteur ne se sent pas attiré par ce parfum, même pour le sentir simplement. Il avoue avoir dû se forcer à le sentir à nouveau pour écrire cet article. Il reconnaît que c'est un parfum clivant et comprend son succès, même s'il est largement distribué, car il conserve un esprit de niche.
Delina de Parfums de Marly : Une Déception Sucrée
L'auteur exprime ensuite son aversion pour "Delina", créé par Quentin Bisch pour Parfums de Marly en 2017. Outre le fait d'être dérangé par les notes fruitées synthétiques, il est agacé par le prix élevé de ce parfum qu'il considère comme une simple copie des parfums "sucrailles" que l'on trouve dans les rayons féminins du circuit sélectif. Il ne comprend pas comment un prix aussi élevé peut être justifié pour une composition qu'il juge banale et synthétique. Il considère "Delina" comme un parfum de chaîne déguisé en niche et ne souhaite pas s'étendre davantage sur ce sujet, car il a du mal à trouver des aspects positifs à cette création. Il explique également pourquoi il parle rarement de Parfums de Marly, car il ne considère pas cette marque comme une maison de niche, estimant que leurs parfums auraient leur place dans les rayons de Nocibé, Séphora ou Marionnaud à un prix plus abordable.
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Mojave Ghost de Byredo : Un Engouement Incompréhensible
Pour finir, l'auteur aborde "Mojave Ghost", lancé par Byredo en 2014 et créé par Jérôme Épinette. Il a du mal à comprendre le succès de ce parfum crémeux qui a tendance à l'écœurer. Il s'ouvre sur des notes d'ambrette, suivi d'un cœur de magnolia, de santal et de violette, et se pose sur un fond de bois de cèdre, de musc, de chantilly et d'un accord ambre. L'auteur trouve l'ensemble très synthétique et sans relief, ce qui est souvent le cas chez Byredo (à l'exception de "Bal d'Afrique"). Il ne comprend pas l'engouement pour cette création qu'il considère comme surcotée.
Rouge Velouté Sans Transfert Metal de Sephora : Un Must-Have Abordable avec un Bémol
Le "Rouge velouté sans transfert" de Sephora, sorti il y a quelques années, a connu un succès retentissant grâce à son rapport qualité-prix. Après une version 100% mate, Sephora propose une version métallique et toujours sans transfert, renouant avec la tendance des années 90. L'auteur apprécie l'effet miroir et les nacres qui repulpent instantanément les lèvres. Les teintes disponibles sont pop, allant du bleu au vert en passant par le violet et des teintes nudes métalliques. Le packaging est simple et pratique, se glissant facilement dans un sac.
Bien qu'elle préfère habituellement les couleurs rosées, l'auteur a testé plusieurs teintes, y compris des teintes foncées. Elle apprécie l'applicateur, identique à celui de la version Cream lip stain, qui rend l'application simple et agréable. La texture est veloutée, légère et douce sur les lèvres. La pigmentation est intense et opaque, nécessitant une seule couche. La senteur vanille est un autre point positif. Le fini métallique est très intense, contrairement à d'autres produits lèvres "métal" plus légers.
La tenue est très bonne, pouvant perdurer toute une matinée et même après le repas du midi. Cependant, la couleur s'estompe aux creux des lèvres, ce qui est peu dérangeant pour la teinte pêche, mais affreux pour les teintes foncées. Une retouche est donc nécessaire. Malgré ce défaut, le confort est optimal, car la matière est imperceptible sur les lèvres et ne les assèche pas.
En conclusion, le "Rouge velouté sans transfert metal" de Sephora tient toutes ses promesses : fini métallique, teintes électriques, confort, pigmentation, sans transfert et tenue. Le seul regret est la matière qui s'estompe aux creux des lèvres, mais pour un prix de 10,99€, il est difficile de trouver mieux. C'est un réel must-have abordable.
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Fleurs d'Oranger de Serge Lutens : Une Évocation Marocaine
L'auteur évoque également "Fleurs d'Oranger" de Serge Lutens, une magnifique création qui évoque une cour marocaine ornée d'orangers en fleurs, de jasmins et de tubéreuses. Les arômes floraux se mêlent à d'autres senteurs provenant des pièces, de l'humidité de l'air et des épices parfumant les tissus. Ce parfum de fleurs blanches, avec une note légèrement épicée de cumin et de noix de muscade, offre une dimension semi-orientale sans éclipser l'hégémonie florale.
"Fleurs d'Oranger" a été créé pour la ligne exclusive Lutens en 1995, où il était plus musqué et épicé. En 2003, il a été commercialisé en masse dans un flacon rectangulaire plat. L'auteur apprécie beaucoup ce parfum, qui a une longue tenue sur la peau et une projection moyenne qui s'estompe progressivement. Le début est strident, avec un floral blanc complexe souligné par la note épicée. Chaque parfum de cette ligne est transgressif et possède une personnalité particulière à prendre en compte avant l'achat. L'auteur apprécie la reformulation, même si l'ancienne version était plus forte, car elle lui permet de l'acquérir aujourd'hui.
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