Introduction
L'article explore les différentes formes d'art décoratif à travers l'histoire, en mettant en lumière l'évolution des techniques et des matériaux utilisés. Il aborde également l'influence de personnalités telles que Viollet-le-Duc et l'impact de mouvements artistiques comme le naturalisme japonais. Enfin, il met en perspective cet univers artistique avec l'œuvre poétique et musicale de Bernard Dimey, en analysant comment ses créations résonnent avec les thèmes de la vie quotidienne, de l'enfance et de la condition humaine.
L'Évolution des Métiers du Bâtiment et de la Décoration
Charpenterie
La charpente, sans aucun doute le plus ancien des métiers du bâtiment, a évolué au fil des siècles. L'homme a utilisé le bois bien avant la pierre et les autres matériaux pour construire ses premiers abris. Les ouvriers du Moyen Âge ont laissé des preuves de leur habileté, mais leurs charpentes, très massives, avaient le défaut de surcharger à l'excès les murs. À l'époque ogivale, la pente très inclinée des combles et la légèreté de la couverture ont permis d'utiliser des bois beaucoup moins forts. Les charpentiers d'autrefois fabriquaient toutes sortes d'ouvrages autres que la charpente des maisons ; ce ne fut que beaucoup plus tard que les spécialistes se formèrent. Les charpentes des combles d'églises construites au XIIIe siècle sont des plus remarquables. La charpente de l'église Saint-Ouen, à Rouen, qui date du XIVe siècle, est également un spécimen remarquable. C'est vers le commencement du XVIe siècle que l'art de la charpenterie atteint son apogée ; on emploie alors le bois à profusion et avec une supérieure habileté. La cathédrale de Reims a des fermes de 14m,40 de base sur 15m,50 de hauteur. Les charpentes apparentes ne sont pas antérieures au XIIIe siècle. Les charpentes des tours et des flèches d'églises présentent des particularités des plus compliquées et des plus remarquables. Le charpentier ne se bornait pas à élever des combles, des flèches et des charpentes apparentes. En général, ces maisons empiétaient sur la voie publique en présentant une succession d'encorbellements établis sur les saillies des poutres, des planchers, lesquelles étaient supportées par des consoles. Tous ces bois étaient façonnés, refouillés de moulures, décorés d'ornements divers et de sculptures. Parmi les travaux exécutés depuis le commencement de ce siècle, on remarque à Paris beaucoup de combles tout en bois très hardis quant à la forme et à la surface couverte, comme ceux du Marché Saint-Germain (1816) et du Cirque d'Hiver édifié sous le second Empire. Les travaux artistiques sont : l'élégante flèche de la Sainte-Chapelle, au Palais de Justice, celle de Notre-Dame; les flèches de l'église d'Orléans et de l'église de Châlons, etc. Dans le département de la Seine, il y a environ 250 patrons charpentiers ou associations ouvrières et 5.000 ouvriers charpentiers. Les salaires, à Paris, se sont augmentés dans les proportions suivantes : en 1789, la journée était d'environ 2 fr. 25 pour 12 heures de travail, elle est actuellement de 9 fr.
Menuiserie Décorée
La menuiserie décorée a connu un essor considérable au XVIe siècle lorsqu'elle s'est séparée des charpentiers. Le bois se prêtant le mieux aux ouvrages de la menuiserie est le chêne à cause de sa rigidité, de la finesse de ses fibres, de sa dureté égale, de sa durée et de sa beauté. Aussi, pendant le Moyen Âge, le chêne a-t-il été exclusivement employé dans la menuiserie du bâtiment. C'est vers la fin du XVIIIe siècle que l'on voit le premier outil mécanique à travailler le bois, la scie sans fin, à mouvement continu. Presque au même moment apparaissent les scies circulaires, connues en Angleterre en 1793, et en France en 1799 sous le nom de fraises. Depuis, l'outillage mécanique s'est constamment perfectionné. Au commencement du siècle, les entrepreneurs étaient 700 à Paris en 1844, et sont aujourd'hui 1.700 dans le département de la Seine.
Sculpture Ornementale
La France possède, dans son sol, la plus riche variété de pierres et de marbres qu'on puisse voir. Mais l'art du Moyen Âge, jusqu'à la fin du XVe siècle, a presque exclusivement employé la pierre dans sa sculpture monumentale. Tous les échantillons en ont été travaillés avec un rare bonheur, depuis le granit des monuments bretons, les liais compacts de l'Ile-de-France, jusqu'à la pierre tendre à grain fin des merveilles du chœur de la cathédrale d'Albi. L'usage des marbres dans la construction ne s'est généralisé qu'après les guerres d'Italie, au XVIe siècle; il a atteint son apogée à la fin du XVIIe siècle et au commencement du XVIIIe. Avec l'Algérie et l'Italie, la France est le pays où l'on trouve la plus grande variété de marbres et le plus grand nombre de carrières exploitées. Le beau marbre blanc de Carrare, presque exclusivement employé dans la statuaire, est de toutes les variétés, celle dont la consommation est la plus grande. Les autres marbres italiens le plus en vogue en France sont : le pavonazzo, la brèche violette, le portor et le levanto. La Belgique nous fournit une quantité de marbres ternes pour les travaux les plus ordinaires et un beau marbre noir, le noir fin. Les principaux centres de production se trouvent dans les régions pyrénéennes et alpines ainsi que dans le Var et dans les Bouches-du-Rhône, la Corse, le Jura, le Pas-de-Calais, la Mayenne, la Côte-d'Or, abondamment pourvues de granit et de pierres susceptibles de polissage marbrin. Dès la plus haute antiquité, on a cherché à remplacer économiquement le marbre. Le stuc, un plâtre fin coloré dans la masse et poli avec infiniment de soin, a été inventé à cet effet. De nos jours, on a cherché et trouvé, semble-t-il, des moyens de « reconstituer » artificiellement le marbre avec toutes ses qualités. Des produits similaires sont faits de matières siliceuses et non calcaires, ce qui les rend inattaquables aux acides ordinaires. Le grand avantage de ces simili-marbres est la possibilité du moulage. Les mêmes essais ont été faits pour la pierre. La décoration en relief, au moyen de moulages, est d'invention ancienne, mais en France son usage ne s'est généralisé que vers le XVIe siècle. Sous François Ier, elle a servi à l'ornementation des châteaux royaux; elle était de travail italien, et la matière dont on se servait était un mélange de craie, d'argile, de colle et d'une certaine pâte de carton, avec ou sans plâtre. Au XVIIe siècle, ce procédé a été délaissé pour le plâtre sculpté ou moulé. Au XVIIIe, il a été repris et plus ou moins modifié. Cependant les « stucateurs », comme se nommaient les décorateurs en reliefs, lui ont préféré le plâtre sculpté ou moulé. Au commencement du XIXe siècle, le style Empire se contente de moulages en plâtre, pour son ornementation généralement peu saillante. En 1817, Méziers, a tenté de répandre l'usage du carton-pierre et, plus tard, Hubert, Vallet, Romagnéri, Hirsch, etc., ont concouru à sa propagation par des modifications heureuses dans la composition de la matière employée. Vers le milieu du XIXe siècle, s'est produit un changement fort important dans la décoration en relief. On a trouvé le moyen de faire de grands moulages en plâtre, minces, légers et solides, en se servant de gélatine pour les moules, et en doublant de toile le plâtre moulé. Ce nouveau procédé a permis d'obtenir de grandes pièces sans couture, d'une finesse d'exécution jusqu'alors inaccessible au carton-pierre, faciles à sceller au plâtre, autre supériorité pratique sur le carton qu'il fallait clouer, à cause du déformement produit par l'humidité du scellement. On a pu de la sorte faire des ensembles d'entablement, d'acrotères, etc., les accrocher aux carcasses en fer, et obtenir économiquement de grands effets avec une élasticité de moyens encore inconnue ; c'est ce qu'on a appelé le « staff ».
Ferronnerie d'Art
Sauf pour les armes, l'emploi décoratif du fer ne semble pas avoir été usité de bonne heure en France. Ensuite les progrès furent très rapides. Au XVe et au XVIe siècle les serrures et les clefs deviennent de véritables bijoux découpés, ciselés, gravés; les heurtoirs des marteaux d'appel sont de pures merveilles; les armures sont remarquables par le fini artistique du travail, quelques-unes même sont célèbres, entre autres celles de François 1er, de Henri II et de Charles IX. Pendant la même période, les Flandres et l'Allemagne eurent des artistes habiles. Au commencement du XIXe siècle cet art subit une éclipse, mais sous l'influence de Viollet-le-Duc, il reprit un nouvel essor. De nos jours, il continue à se développer, grâce à des procédés nouveaux, tels que le chalumeau à gaz, permettant la dorure des grandes pièces de bronze, ce qui était impossible autrefois. Cette industrie disparut à la fin du XVIIIe siècle, et ce n'est que vers le milieu du XIXe siècle qu'elle reparut avec Viollet-le-Duc. Depuis, cette industrie n'a cessé de se développer. Les cuivres repoussés de l'Orient sont, en général, remarquables.
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Peintures et Décorations Murales
Dans l'antiquité, la fresque ou peinture murale était d'usage courant. Au Moyen Âge, cet art disparut presque complètement; mais il renaît, avec une vigueur étonnante, sous la Renaissance. Dans la décoration du mobilier, il faut signaler la tendance actuelle à s'inspirer du naturalisme japonais. Les mosaïques de marbre ou de verre qui remontent aux temps les plus reculés ont eu, surtout en Italie, un éclat incomparable; les basiliques de Rome, de Ravenne, de Venise, de Florence, de Palerme, etc., en sont encore admirablement décorées. Des tentatives isolées furent faites, à diverses époques, pour introduire en France l'art admirable de la mosaïque décorative ; mais les résultats n'eurent aucun succès pratique. Ce n'est qu'après de nombreux efforts pour retrouver les procédés de fabrication des anciens émaux, que l'art des belles mosaïques italiennes put enfin se développer chez nous, d'une manière régulière, dans la seconde moitié du XIXe siècle. L'illustre architecte Ch. Garnier fit un large emploi de la mosaïque décorative à fond d'or au Nouvel Opéra, et fut un propagateur convaincu de ce bel art. On peut citer plus spécialement comme mosaïques purement françaises le grand fronton de la manufacture de Sèvres, exécuté par l'atelier national, sur les cartons de M. Lameire, puis vient ensuite l'exécution, par ce même atelier, de la grande abside du Panthéon, en 1880, sur les cartons de M. Hébert, membre de l'Institut. Vers la même époque, l'Administration avait décidé de décorer de riches mosaïques les huit coupoles de l'escalier Daru, au Palais du Louvre. L'étude des cartons fut confiée au regretté Lenepveu, membre de l'Institut; l'atelier national se mit à l'œuvre en 1884, et la première coupole fut terminée en 1889. Pour l'Exposition de cette même année : deux grandes figures allégoriques « la Céramique et la Tapisserie », par Luc-Olivier Merson, furent effectuées pour la décoration du portail de la galerie de 30 mètres au Champ de Mars. Après ce travail l'atelier national reprit les mosaïques de la deuxième coupole du Louvre, et n'eut pas le temps de les achever. Il fut à ce moment supprimé par suite . Une maison française fut chargée d'achever cette œuvre et d'exécuter la grande frise de l'église de la Madeleine, qui ne compte pas moins de 21 grandes figures de 3 m. de hauteur. Elle fut exécutée sur les cartons de Luc-Olivier Merson, pour les figures de la coupole, et de M. Palais des Beaux-Arts, sur la nouvelle avenue reliant les Champs Élysées au pont Alexandre III. La composition de cette frise historique fut confiée à M. Edouard Fournier, un érudit doublé d'un grand artiste. Cette œuvre qui n'a pas moins de 70 mètres de longueur sur 3,m25 de hauteur, résume l'histoire de l'Art à travers les âges. D'autres travaux de moindre importance, mais non moins intéressants, ont été effectués par des maisons françaises à la basilique de Jeanne d'Arc à Domrémy, à Reims, à Notre-Dame de Fourvières, etc. Des maisons italiennes, depuis longtemps fixées en France, ont exécuté de belles mosaïques au palais du Trocadéro, au Comptoir d'escompte, aux magasins du Printemps, au Collège Sainte-Barbe, à la Cathédrale de Marseille, à Notre-Dame-de-la-Garde, à Monte-Carlo, à Notre-Dame de Lourdes, etc., etc. Tout semble donc indiquer que le bel art de la mosaïque, dont l'Italie avait le monopole depuis de longs siècles, a enfin conquis en France ses lettres de naturalisation, par la création de puissantes fabriques d'émaux et d'ors. Les mosaïques de marbre pour pavements ou pour revêtements de murs sont, au point de vue artistique, bien moins importantes et n'empruntent rien à la chimie. Ce procédé de dallage, d'une très grande résistance, remonte à la plus haute antiquité. On en a retrouvé des surfaces importantes sur les sols des palais disparus de la Grèce, de l'Italie, de l'Afrique et des anciennes colonies romaines. Les Italiens ont toujours excellé dans ces sortes de travaux. Le système très simple a été tout de suite adopté en France, et remplace avec avantage les parquets en bois qui offrent un aliment facile à l'incendie. Nos théâtres, nos églises, nos palais, sont souvent richement dallés en mosaïque de ce genre.
Céramique
La céramique, délaissant les décorations en terre vernissée, dont le château de Madrid était un des plus séduisants exemples, considérait comme manquant de dignité et de caractère tout ce qui sortait des harmonies du gris et du blanc. Les progrès de l'archéologie, et surtout l'emploi du fer dans l'architecture, ont contribué à modifier les idées sur la polychromie monumentale, sous l'impulsion d'architectes comme Viollet-le-Duc.
Le Festival Dimey : Un Événement Culturel Éclectique
Le festival Dimey, un événement culturel éclectique, s'est achevé à Nogent. Le programme de cette dernière soirée était varié, avec des artistes tels qu'Albert Meslay, AnneliSe Roche et Pascal Mary.
Albert Meslay
Albert Meslay, un agitateur de neurones, a présenté un spectacle coécrit avec des humoristes de différents horizons. Son humour subtil, absurde et second degré a subjugué ceux qui apprécient l'humour intelligent.
AnneliSe Roche
AnneliSe Roche, auteure-compositrice-interprète, a fait vibrer la grande salle du complexe culturel avec sa voix douce et élégante. Ses chansons, sobres et évocatrices, dépeignent les choses de la vie avec des détails touchants.
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Pascal Mary
Pascal Mary, accompagné de son pianiste, a interprété des chansons qui parlent de la brièveté des choses, de la difficulté des choses et de la mort. Ses chansons ciselées, portées par une voix au timbre remarquable, touchent le public par un subtil mélange de mélancolie et d'humour.
Christophe Rémy et Vincent Bardin
Christophe Rémy et Vincent Bardin ont dévoilé quelques tranches de leur vie à travers une écriture autobiographique. Leurs textes, joliment troussés, sont inspirés par les femmes et par des souvenirs d'enfance.
Pierre Paul Danzin
Pierre Paul Danzin, auteur, compositeur, interprète et clarinettiste français, a plongé le public dans son univers avec sa voix légèrement rocailleuse, son écriture poétique et ses mélodies généreuses.
Evelyne Gallet et Karim Kacel
Evelyne Gallet, une rockeuse dans l'âme, a offert un grand écart musical avec sa formation rock & roll. Karim Kacel, artiste populaire dans les années 80, a revisité des chansons de Jean Dréjac, Serge Reggiani et Dimey.
Guilam et Jean-Paul Bonfils
Guilam et Jean-Paul Bonfils ont rendu hommage à Dimey avec un spectacle tout en élégance, entrecoupé des poèmes issus du bestiaire de Dimey.
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L'Enfanstival
L'Enfanstival, prélude au Festival Dimey, a mis à l'honneur les enfants de l'Atelier des Enfants de Dimey et leur parrain, JeHaN. Les jeunes ont interprété des standards de la chanson française et des œuvres de Dimey avec une grande fraîcheur.
Clément Remyon
Clément Remyon a assuré un tour de chant consacré exclusivement à Yves Duteil, un répertoire idéal pour un festival destiné prioritairement aux enfants.
Gilles Vigneault : Un Poète et Chansonnier Québécois
Gilles Vigneault, fils de marin et d'institutrice, s'est imposé comme poète, conteur, « barde » et chansonnier. Ses chansons font revivre les gens de son pays de poudrerie et nous les rendent étonnement proches.
Les Gens de Mon Pays
Les gens de mon pays sont des gens de parole, des gens de causerie. Autant de portraits, de tranches de vies faites d'amour, d'aventures, de bonheurs et de malheurs, de conditions sociales, de convictions. Mais qu'on ne s'y trompe pas : parlant des autres, Gilles Vigneault parle aussi de nous.
Un Artiste Engagé
Gilles Vigneault chante son « pays » et ce qui le compose, le réel comme l'immatériel : cette planète et ce qu'on en fait, son exploitation, cette course aux profits au détriment de l'espace, des fragiles équilibres. Ses chansons parlent de la terre, de l'humus, des graines qu'on lui confie, des arbres qui poussent, des fruits qu'ils portent. Elles nous parlent depuis tout le temps de l'air et du vent, des cerfs-volants, de la pluie et de la neige, du soleil, des cours d'eau, du sable, du rythme et de la magie des saisons. Elles se soucient de notre Terre et de son devenir, nous parlent d'écologie depuis bien avant que ce mot intègre nos dictionnaires, entre dans nos préoccupations. Et cachent dedans leurs vers de sombres craintes depuis bien avant que nous en ayons pris conscience, que nous en ayons peur.
Une Œuvre Universelle
Même si l'idée du pays prédomine, le répertoire de Gilles Vigneault est en lui-même un écosystème universel où l'homme et l'animal, la nature et tous les éléments sont indissociables, harmonie entre les êtres et les choses. Œuvre foisonnante, cohérente, dont Natashquan, sans nullement vouloir se prendre pour le nombril du monde, est viscéralement l'épicentre. C'est un monde non forcément rudimentaire mais sans triche ni faux-semblants, qui « a sa peau pour tuxedo » et ne vocalise jamais pour rien. Une chanson vigilante, soucieuse, attentive.
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