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Kevin Durant : Genèse d'une superstar, de Washington à la NBA

L'histoire de Kevin Durant est une source d'inspiration, un récit qui déconstruit les stéréotypes souvent associés aux joueurs de la NBA. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle les stars du basket-ball sont toutes issues de milieux défavorisés, Durant a grandi dans un environnement stable qui a favorisé son développement personnel et sportif. Cet article explore l'enfance et le parcours de formation de Kevin Durant, en mettant en lumière les facteurs qui ont contribué à son ascension vers les sommets de la NBA.

Une enfance stable et un environnement favorable

Contrairement aux stéréotypes véhiculés, tous les joueurs NBA n'ont pas connu une enfance difficile. L'idée selon laquelle un joueur NBA est forcément issu d'une famille monoparentale, vivant dans la pauvreté et exposée à la violence, est un raccourci trop simpliste. En réalité, nombreux sont ceux qui ont grandi dans un cadre familial stable et une classe moyenne. Kevin Durant fait partie de ces joueurs qui ont bénéficié d'une enfance relativement privilégiée. Bien manger, avoir une bonne hygiène de vie, tous ces éléments sont des atouts considérables pour un enfant qui aspire à une carrière sportive de haut niveau.

L'étude menée par Seth Stephens-Davidowitz du New York Times révèle d'ailleurs qu'il y a plus de chances de faire carrière en NBA lorsque l'on grandit dans un environnement sain. Cette étude souligne que le stéréotype du joueur noir pauvre échappant à la violence n'est pas totalement vrai.

Washington D.C. : Les racines d'un talent

Originaire de Washington D.C., Kevin Durant a développé sa passion pour le basket-ball dès son plus jeune âge. Son talent exceptionnel était évident dès le début, et il s'est rapidement distingué comme l'un des meilleurs joueurs de sa région.

Grandir dans la région de DC (Prince George County) a poussé Kevin Durant vers les terrains de basket, qui étaient pour lui un véritable échappatoire. "Jouer, s'entraîner, s'échapper" était son mantra. Jouer pour s'échapper, s'échapper pour travailler, travailler pour gagner : c'est tout ce que recherchait Durant.

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Début de carrière

Les joueurs NBA n'ont pas tous eu d'enfance difficile. Il y a plus de chance d'avoir une carrière NBA si on a grandi dans un environnement sain. On pense toujours que le joueur NBA a eu une enfance difficile, entourée de pauvreté et de violence, à l'image d'Allen Iverson, Derrick Rose ou même LeBron James (rappelez vous ce qu'il avait dit après le titre: "Je suis LeBron James, d'Akron (Ohio) et je n'étais pas supposé être là"). Mais en fait, la plupart des joueurs a pu grandir dans un cadre sain: Kobe Bryant, Kevin Love ou Stephen Curry par exemple. Tous n'ont donc pas choisi le basket pour fuir la pauvreté et les problèmes.

Drafté par les Sonics, il restera dans l’histoire de Seattle comme le dernier meilleur scoreur de la franchise en 2008. Une histoire qu’il a réécrit à sa manière en choisissant de rejoindre l’été dernier les Warriors et en s’adjugeant le titre NBA en juin. Pourtant, sa ville natale avait bien tenté de rapatrier l’enfant prodige en 2016… Peine perdue ! Son retour à Washington cette saison a même été douloureux puisque c'est lors de ce match que KD s'est blessé au genou gauche, lui faisant raté une vingtaine de matchs.

Le numéro 35 : Un hommage poignant

Depuis son passage à l'université du Texas, Kevin Durant porte le numéro 35, un choix qui revêt une signification particulière. Ce numéro est un hommage à Charles Craig, son mentor durant son enfance, qu'il considérait comme un père. Tragiquement, Craig a été abattu le 30 avril 2005 à Laurel, dans le Mississippi.

Un athlète hors norme

Kevin Durant est un freak, sans aucun doute. A 14 ans, il mesurait déjà 1m90. Il était plus grand que tous ses adversaires mais aussi plus frêle. Trop frêle… A peine adolescent, KD a tout de suite compris que ce corps infiniment long mais pas assez puissant était sa force et en même temps ce qui l’empêchait de dominer vraiment. Alors il s’est mis à bosser sa technique sans relâche. D’autant plus que sa jeunesse dans les quartiers difficiles de la région de DC (Prince George County) l’a poussé vers ces terrains qui était pour lui un véritable échappatoire. « Jouer, s’entraîner, s’échapper ». Jouer pour s’échapper. S’échapper pour travailler. Travailler pour gagner. Car c’est tout ce que recherche Durant : jouer et gagner, devenir le meilleur. Tout simplement.

Il n’est pas un animal médiatique comme LeBron James ou Stephen Curry. Il n’est pas aussi avenant que beaucoup d’autres joueurs. Il est Kevin Durant, cet athlète hallucinant de 2m10 qui peut dribbler comme un meneur, se déplacer comme un arrière, protéger le cercle comme un pivot et shooter avec une pureté et une efficacité démentielles. C’est ce que raconte Marcus Thompson - journaliste pour The Athletic et déjà auteur d’un excellent ouvrage sur Stephen Curry (Golden) - dans ce livre qui retrace la vie de Kevin Durant dans les moindres détails. De son enfance à son ascension au sommet de la ligue en passant par le fameux DMV (DC Maryland Virginia), Seattle, Oklahoma City, Oakland et maintenant Brooklyn. On comprend comment le Durantula s’est construit par le travail sur les parquets et par une éducation donnée par trois femmes (mère, grand-mère et tante), comment et pourquoi sa relation avec les médias et certains de ses coéquipiers est parfois si compliquée. La perfection… il n’y a pas d’autre objectif possible quand on a le talent de Kevin Durant. Cette quête est parfaitement mise en relief et expliquée dans ce livre par Marcus Thompson. Livre qui, pour la première fois, porte un petit sticker avec la mention « Validé par TrashTalk ».

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Les transferts marquants de Kevin Durant

Au début du mois de juillet, Kevin Durant, la superstar des Nets de Brooklyn, a fait part à son management de sa volonté d’être tradé. Pour certains observateurs, le transfert de l’ailier serait tout bonnement le plus important de l’histoire. Il faut dire que l’actuel numéro 7 sort d’une saison - certes incomplète (55 matchs) - à 30 points, 7,4 rebonds et 6,4 passes décisives (51,8 % au tir, 38,3 % de loin, 91 % aux lancers, 65 % de victoires). Bien que bientôt âgé de 34 ans et revenant d’une rupture du tendon d’Achille contractée en 2019, Durant demeure peut-être le meilleur joueur de la Ligue. La piste Phoenix a pris du plomb dans l’aile avec la récente resignature de Deandre Ayton et les rumeurs brillent surtout par leur absence. Mais difficile d’envisager que le mariage entre le MVP 2014 et les Nets perdure. À coup sûr, son trade aurait une portée historique. En effet, rares sont les joueurs de sa stature à avoir fait l’objet d’un transfert ! Pourtant, celui-ci sera-t-il vraiment l’un des plus importants de tous les temps ?

Washington D.C. : Une équipe de rêve avec les joueurs natifs de la région

Et si les joueurs NBA revenaient dans leur région de naissance… Pendant le mois d'août, Inside Basket vous propose un grand voyage à travers les Etats Unis pour découvrir à quoi ressembleraient ces franchises. Aujourd'hui, escale dans la capitale fédérale à Washington DC.

Voici une composition possible d'une équipe basée à Washington D.C. avec des joueurs originaires de la région :

  • Meneur : Sherman Douglas

    Stats : 11.0 points, 2.2 rebonds, 5.9 passes

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    Record contre les Bullets : 26 points

    Star universitaire avec les Orange Men de Syracuse, Sherman Douglas est le meilleur passeur alltime de cette université. Il ne sera, pourtant, sélectionné qu'au second tour de la draft 1989 par le Heat. Créée un an auparavant, Douglas devient le premier meneur drafté dans l'histoire de la franchise. All-Rookie First Team, il progresse encore lors de sa seconde année, avec 18.5 points et 8.5 assists. Miami tient là une bonne monnaie d'échange. A la recherche de vétéran, les floridiens tradent Sherman à Boston contre Brian Shaw. Titulaire pendant trois saisons chez les Celtics, le meneur s'illustre par ses passes millimétrées sur alley-oops et ses floaters en attaque armés depuis la ligne des lancers.

  • Arrière : Walt Williams

    Stats : 11.8 points, 3.9 rebonds, 2.3 passes

    Record contre les Bullets : 29 points

    En s'engageant avec la fac de Maryland en 1988, Walt Williams se retrouve malgré lui au centre d'un scandale universitaire. Le coach Bob Wade ayant enfreint 18 règles dans son programme de recrutement, l'université est lourdement sanctionnée. Plutôt que de demander son transfert, Williams reste chez les Terrapins et redore quasiment à lui seul le blason de la fac. Lors de son année senior, Walt tourne à 26.8 points, 5.6 rebonds et 3.6 passes. Son profil all around séduit Sacramento qui le drafte en 7ème position. Dès son année rookie, Williams séduit grâce à son jeu hyper complet et son arsenal offensif déjà bien développé : 17.0 points de moyenne et une sélection dans les All-Rookie Team. Bizarrement, sa première saison sera sa meilleure production statistique. Walt va enchaîner 6 franchises différentes pendant sa carrière, échangé selon les époques contre Billy Owens, Kenny Anderson et même Scottie Pippen. Il n'en reste pas moins un joueur ultra doué, souvent sous-estimé, dont le signe distinctif sont les chaussettes qu'il portait remontées jusqu'au genou. Hommage.

  • Ailier : Kevin Durant

    Stats : 27.2 points, 7.2 rebonds, 3.8 passes

    Record contre les Wizards : 40 points

    L'une des plus belles machines à scorer du circuit, sans doute la plus efficace à son poste dans la Ligue. Il est encore trop tôt pour déterminer la place de Kevin Durant dans l'histoire de la NBA, mais à 27 ans seulement, KD frôle déjà les 20.000 points en carrière et pourrait faire son entrée dans le Top 30 alltime dès la saison prochaine. Drafté par les Sonics, il restera dans l’histoire de Seattle comme le dernier meilleur scoreur de la franchise en 2008. Une histoire qu’il a réécrit à sa manière en choisissant de rejoindre l’été dernier les Warriors et en s’adjugeant le titre NBA en juin. Pourtant, sa ville natale avait bien tenté de rapatrier l’enfant prodige en 2016… Peine perdue ! Son retour à Washington cette saison a même été douloureux puisque c'est lors de ce match que KD s'est blessé au genou gauche, lui faisant raté une vingtaine de matchs.

  • Ailier Fort : Elgin Baylor

    Stats : 27.4 points, 13.5 rebonds, 4.3 passes

    Record contre les Bullets : 39 points

    Les titres de Rookie of the Year et MVP du All Star Game obtenus la même année 1959, sont les deux seuls trophées d’Elgin Baylor. Un comble pour un joueur 11 fois All Star et nommé à 10 reprises dans la All-NBA First Team. Enorme scoreur dans les années 60’s avec les Lakers, il peut toujours se vanter pour ses performances d’un autre âge : 71 points inscrits contre les Knicks (mieux que Devin Booker), record de points pour un match de Finale NBA (61) et une moyenne ahurissante de 38.3 points en 1962. Si à cela, on ajoute une présence innée au rebond, avec un pic à 19.8 prises en 1961, on obtient l’ailier le plus dominant de sa génération. Dominant, certes, mais maudit ! Celui que l’on surnomme Mr Inside pour sa faculté à engranger les points près du cercle va perdre la bagatelle de huit Finales NBA en autant de participations : sept contre les Celtics et une autre contre les Knicks. Pourtant entouré de Jerry West et Wilt Chamberlain, Baylor n’aura pas droit à sa bague de champion… Los Angeles mettant enfin la main sur le trophée l’année de sa retraite.

  • Pivot : Kenny Carr

    Stats : 11.6 points, 7.4 rebonds, 1.4 passe

    Record contre les Nets : 24 points

    Intérieur de petite taille, Kenny Carr s'est taillé une carrière honnête en NBA au milieu des années 80, entre les Cavaliers et les TrailBlazers. Mais, son histoire commence aux Lakers qui, en 1977, héritent du 6ème choix de la draft. Les Californiens sélectionnent notre ami Kenny et laissent filer Bernard King, choisi lui en septième position. Pendant que le King s'éclate à Big Apple, Carr sombre dans l'anonymat le plus complet à Los Angeles. Il faut un échange, en 1979, chez les Cavaliers pour que Carr prenne son envol. Il s'y affiche en double double la saison suivante : 15.2 points et 10.3 rebonds. Des statistiques plus qu'honorables, mais pas assez hautes pour lui permettre de gagner une place au All Star Game ; son seul trophée restant sa médaille d'or acquise aux Jeux Olympiques de Montreal en 1976.

Le Banc :

  • Delonte West : 9.7 points, 2.9 rebonds, 3.6 passes
  • Blue Edwards : 10.8 points, 3.4 rebonds, 2.0 passes
  • Adrian Dantley : 24.3 points, 5.7 rebonds, 3.0 passes
  • Jerome Williams : 6.6 points, 6.4 rebonds, 1.1 steal
  • Thurl Bailey : 12.8 points, 5.1 rebonds, 1.4 passe

Pilier de cette second unit : Adrian Dantley, qui ne doit sa relégation sur le banc qu’à la présence de Kevin Durant dans le 5 Majeur. Six fois All Star, deux titres de meilleur scoreur de la Ligue avec des moyennes supérieures à 30 points, l’ailier a sévi principalement au Jazz et à Detroit dans les années 80. Sixième homme de luxe chez les Pistons, il est transféré contre Mark Aguirre juste avant le back-to-back des Bad Boys. La tête brûlée du banc se nomme Delonte West, meneur titulaire des Celtics avant la formation du Big Three, tombé depuis dans l’alcool et les dettes de jeux. Le frontcourt, lui, est plutôt small ball avec le chien fou des raquettes, Jerome Williams et l’intérieur beaucoup plus sobre du Jazz, Thurl Bailey. Pour compléter les backups, on retrouve l’arrière Blue Edwards, énorme dunkeur et excellent finisseur sur jeu rapide. Ancien swingman chez le Jazz, Blue a ensuite marqué l’histoire des Grizzlies en prenant le rôle de leader à la création de la franchise. Premier joueur de l’Histoire de Vancouver a réalisé un triple double, il évite également aux Grizzlies d’enregistrer la pire série de défaites alltime (23) en rentrant un game winner contre Minnesota en 1996. Hommage en images.

Le Local de l'étape : Dave Bing

Stats : 20.3 points, 3.8 rebonds, 6.0 passes

Appelé The Wizard, le surnom de Dave Bing ne peut être plus approprié pour ce natif de Washington. Entré au Hall of Fame en 1990, il s’est surtout distingué chez les Pistons par son gros appétit offensif. Playmaker tout à fait convenable, Dave créé un big bang au sein du poste un, en devenant l’un des premiers meneurs scoreurs de la Ligue. Pendant huit saisons, aucun autre meneur ne tente et ne rentre plus de shoots que lui. Sept fois All Star dont un titre de MVP en 1976, deux fois nominé dans la All-NBA First Team, Bing finit sa carrière chez lui à Washington. Agé de 32 ans, il décroche encore une place pour le Match des Etoiles avec les Bullets. Mais, c’est bien sa reconversion qui reste la plus spectaculaire. En 1980 à Detroit, Dave créé l’entreprise Bing Steel spécialisée dans l’industrie automobile avec quatre employés à ses côtés. Quelques années plus tard, il décroche le bingo : un partenariat avec General Motors. L’entreprise devient The Bing Group et compte plus de 1100 collaborateurs.

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