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L'Héritage des Rockefeller : Au-Delà de la Fortune Pétrolière, une Dynastie Philanthropique et Culturelle

Le nom Rockefeller évoque instantanément la richesse, la puissance et le succès dans l'industrie pétrolière. Cependant, l'histoire de la famille Rockefeller s'étend bien au-delà de l'accumulation de richesses. Elle englobe également un profond engagement envers la philanthropie, les arts et la culture, un héritage légué aux générations suivantes. Situé en plein cœur de Manhattan, le Rockefeller Center attire chaque année les visiteurs du monde entier qui se pressent pour le découvrir. Véritable ville dans la ville, il abrite de nombreuses boutiques, le Comcast Building ou encore le Top of the Rock, qui offre un point de vue à couper le souffle. Un lieu qui porte le nom d’une illustre figure de la vie américaine : John Davison Rockefeller.

Les Origines d'une Fortune : John Davison Rockefeller et l'Ère du Pétrole

John Davison Rockefeller naît à Richford, dans l’État de New York, le 8 juillet 1839. Son lieu de naissance contenant le mot "rich" pourrait sembler prémonitoire au vu de l’immense fortune qu’il va amasser au fil de sa carrière. En 1853, il déménage avec sa famille à Cleveland, dans l’Ohio. Deux ans plus tard, poussé par son père William, il fait ses débuts dans le monde professionnel chez Hewitt & Tattle, une entreprise de la ville spécialisée dans le commerce de gros. Curieux et travailleur, le jeune homme gravit rapidement les échelons jusqu’à devenir comptable de l’entreprise. Six ans après avoir décroché son premier emploi, John Davison Rockefeller est désormais à son compte. Avec Maurice Clark, un ami qu’il a rencontré sur les bancs de l’école, il gère sa propre entreprise, qui, comme Hewitt & Tattle, est spécialisée dans le commerce de gros. Alors que la guerre de Sécession - qui oppose le nord et le sud des États-Unis - fait rage, les deux jeunes ne cessent de s’enrichir et se tournent vers l’or noir. Avec un troisième acolyte, ils lancent l’Excelsior Oil Works. Les relations entre les trois hommes se détériorent et à la fin de la guerre civile américaine en 1865, John Davison Rockefeller conserve seul la tête de l’entreprise.

John Davison Rockefeller, magnat de l'industrie pétrolière aux États-Unis. En 1882, le magnat de l'or noir décide de transformer son entreprise en trust. À cette époque, son patrimoine s’élève à plus de 150 millions de dollars. À la fin des années 1890, la Standard Oil Company de Rockefeller contrôle près de 80% du secteur pétrolier. À l'image de Cornelius Vanderbilt et d'autres riches industriels de son époque, il figure parmi les barons voleurs du Gilded Age, ces hommes d’affaires aux manières peu recommandables accusés de s’enrichir sur le dos de leurs ouvriers.

Le début du XXe siècle marque un tournant dans la vie de John Davison Rockefeller. Son entreprise se retrouve en effet sous le feu des projecteurs. Entre 1902 et 1904, McClure’s Magazine publie une série d’articles d’Ida Tarbell. Cette jeune femme fait partie des muckrakers, ces journalistes qui, grâce à leurs enquêtes, mettent en lumière les problèmes de la société. Grâce à ses investigations menées pendant plusieurs années, Ida Tarbell explique comment John D. Rockefeller s'est enrichi et a fait en sorte que ses "concurrents" fassent faillite. La journaliste est elle-même directement concernée par le sujet. Par le passé, son père avait été lui aussi victime du magnat du pétrole alors qu’il tentait de faire fortune dans ce secteur. Au bout de sept ans, l’entreprise de Rockefeller est démantelée. Elle doit "abandonner le contrôle de ses 33 filières" et "revendre une large part de ses actions", explique l’historien d'entreprises Tristan Gaston-Breton dans Les Échos. C’est un coup dur pour John Davison Rockefeller et ses associés. S'il est "l’homme le plus haï de son temps" et qu'il a fondé "avec brutalité un empire pétrolier monopolistique qui fit de lui le premier milliardaire américain en 1911", comme l'indique Arnaud Leparmentier dans Le Monde, le magnat du pétrole sait comment rebondir.

L'Ère de la Philanthropie : Un Engagement Familial

Comme d’autres riches industriels de son époque, il se tourne vers la philanthropie et lance, à la fin des années 1900, la Fondation Rockefeller pour la santé et l’éducation. John Davison Rockefeller a eu cinq enfants : John D. Fils unique de John Davison et Laura Rockefeller, John Davison Rockefeller Junior perpétue les activités philanthropiques de son père. Son attachement très fort pour la France le conduit notamment à donner à deux reprises de grosses sommes d'argent pour restaurer le château de Versailles. Il s’engage aussi financièrement dans la reconstruction de la cathédrale de Reims, lourdement endommagée par les bombardements ennemis pendant la Première Guerre mondiale. Versailles en particulier bénéficia de la générosité de John D. Rockefeller Junior : une première fois, en 1925, il remettait un chèque de 11 millions de francs ; en 1928, un second de 23 millions ; en 1954, un chèque de 100 millions pour la restauration du château du Roi-Soleil. On estime que les Rockefeller père et fils ont distribué 3 milliards de dollars (soit 15 milliards de nouveaux francs) à une centaine d'œuvres diverses. La générosité avait des destinations variées : dotation de la fondation philanthropique, 183 millions de dollars ; restauration de Williamsburg, 5 millions de dollars ; école de médecine de Pékin, 45 millions de dollars ; siège de l'O.N.U., 9 millions de dollars, etc. John D. Rockefeller Junior était l'auteur d'un livre : les Relations personnelles dans l'industrie.

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L’héritier de la fortune des Rockefeller est également impliqué dans la construction du Rockefeller Center à New York, un projet initié par son père. Ce dernier ne verra cependant pas le projet achevé car il meurt en 1937, deux avant la fin des travaux. Le couple a six enfants qui sont tous impliqués dans les activités philanthropiques familiales. Après avoir régné sur l’économie américaine, le monde politique attire aussi les petits-fils Rockefeller comme Nelson Aldrich Rockefeller. Il suit les traces de son grand-père maternel et devient le vice-président de Gerald Ford de 1974 à 1977. Quant à David, le cadet de John Davison Rockefeller Junior, il se montre d’une très grande générosité au cours de sa vie, n’hésitant pas à faire une donation de 25 millions de dollars à l’université d’Harvard dans les années 1990. Il possède également des toiles de célèbres peintres comme Manet, Gauguin ou encore Delacroix. L’ensemble de cette impressionnante collection amassée au fil des décennies est mise en vente en 2018, un an après la mort de David Rockefeller. David Rockefeller, puissant banquier, philanthrope et dernier petit-fils de John Rockefeller, dirigea pendant près de 35 ans, jusqu’en 1980, la Chase Manhattan Bank, devenue depuis JP Morgan Chase. Sa fortune était estimée à 3,3 milliards de dollars (3,07 milliards d’euros) au dernier classement des milliardaires publié lundi par le magazine Forbes. Grand voyageur, ayant rencontré plus de 200 chefs d’Etat dans près de 100 pays, selon sa biographie officielle, il avait fait de sa banque l’un des établissements américains les mieux représentés à l’étranger. Chase fut ainsi la première banque à ouvrir des bureaux en Russie puis en Chine continentale.

Reprenant le flambeau allumé par son grand-père, John, fondateur de la compagnie pétrolière Standard Oil, puis porté par son père, également prénommé John, David Rockefeller était aussi un grand philanthrope. Ancien de Harvard, il donna quelque 25 millions de dollars (23,25 millions d’euros) à la célèbre université en 1994. En 2005, pour son 90e anniversaire, il avait aussi promis 5 millions de dollars (4,6 millions d’euros) par an au Museum of Modern Art de New York, le MoMa.

L'Héritage Culturel : Une Passion pour les Arts

John Davison Rockefeller, homme d’affaires et magnat du pétrole, est surtout connu pour sa richesse colossale accumulée au cours de sa vie. Cependant, un aspect moins connu de sa legacy est l’héritage artistique et culturel qu’il a légué à ses enfants. Les enfants de Rockefeller ont été élevés dans un environnement où l’art et la culture étaient valorisés et encouragés. Cet héritage a façonné leur perception du monde et a influencé leurs propres actions dans le domaine des beaux-arts. En tant qu’héritiers d’une fortune artistique et culturelle, ils ont continué à soutenir et à promouvoir les arts, la musique, la littérature et d’autres formes d’expression culturelle. Les Rockefellers ont été des mécènes des arts et ont soutenu de nombreuses institutions culturelles. Les enfants de John Davison Rockefeller ont bénéficié d’une éducation axée sur les beaux-arts. Ils ont été exposés à des œuvres d’art de renommée mondiale dès leur plus jeune âge et ont été encouragés à développer leur propre appréciation et compréhension de l’art. Les descendants de John Davison Rockefeller ont poursuivi son engagement envers la préservation culturelle. Ils ont continué à soutenir des musées, des théâtres, des institutions artistiques et des programmes éducatifs pour promouvoir les beaux-arts et préserver le patrimoine culturel. John D. Rockefeller Jr. s'intéresse à l'art et à la beauté. Ses goûts l'ont mené en France, où il développe une profonde affection pour le patrimoine français. En 1923, il confie au Président de la République Raymond Poincaré : "J'ai une nouvelle fois été subjugué par la beauté de son [la France] art, la splendeur de son architecture et la richesse de ses parc et de ses jardins".

Le plus lointain souvenir que M. Rockefeller garde du musée est celui de ses visites, enfant, au jardin des sculptures, avec sa grand-mère, Abby Aldrich Rockefeller, co-fondatrice du MoMA et qui lui a donné son nom. “Oncle Nelson”, le vice-president du président Gerald Ford, avait pour habitude d’envoyer au jeune David des livres sur la collection du musée à chaque Noël, et il les dévorait.

La Restauration du Château de Versailles : Un Symbole de l'Engagement Rockefeller envers la France

John D. Rockefeller Jr. a largement contribué à la restauration du château de Versailles au début du XXe siècle. Le château de Versailles ressort affaibli de la Première Guerre mondiale. Le départ au front d'une grande partie des agents, les rudes hivers et les économies de guerre ont bouleversé les habitudes de fréquentations du public, qui a déserté les lieux. En 1919, le Château fait son grand retour sur la scène politique, en accueillant, le 28 juin, les plénipotentiaires alliés et allemands pour la signature, dans la galerie des Glaces, du Traité de Versailles. Mais une fois passé cet événement international, le château de Versailles peine à retrouver le public des dernières années. En 1924, John D. Rockefeller Jr. envoie une lettre au Président de la République française, Raymond Poincaré : le philanthrope souhaite apporter à la France une aide financière d'un million de dollars, soit 20 millions de francs, pour la restauration de plusieurs éléments du patrimoine hexagonal : "Je considérerais comme un privilège s'il m'était permis de contribuer à ce résultat en mettant un million de dollars à disposition". Sur ces 20 millions de francs, 10 millions sont alloués à la restauration du domaine de Versailles.

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Rockefeller cherche un moyen de faciliter le versement des fonds à l'Etat français, qui lui permettrait un contrôle suffisant sur l'administration de ses donations. Une entité est spécialement créée, le "Comité franco-américain pour la restauration des monuments". Les cinq membres qui composent ce comité sont choisis par Rockefeller, nommés par Poincaré, et portent tous un intérêt particulier au patrimoine et à la culture. Le président de ce comité est Jean-Jules Jusserand, retraité de son poste d'ambassadeur de France à Washington. L'architecte William Welles Bosworth occupe le siège de secrétaire général, le banquier Harjes celui de trésorier ; les deux autres membres sont Gabriel Hanotaux et Maurice Paléologue, respectivement ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ambassadeur de France et président de la Société des Amis de Versailles depuis 1920. Moins d'un an après sa première visite, les travaux débutent au château de Versailles, sous la direction de l'architecte en chef, Benjamin Chaussemiche. Ce dernier se conforme au souhait du philanthrope : procéder en priorité à des réparations utilitaires, pas nécessairement visibles par le public, mais utile à la préservation du bâtiment. Sa donation est ainsi utilisée pour la réparation des toits, sujets aux infiltrations, à la remise en état des éléments extérieurs et ceux de la charpente.

En 1927, trois ans après sa première donation, John D. Rockefeller Jr. propose une seconde fois son aide au gouvernement français, en offrant 40 millions de francs au patrimoine français, dont 23 millions pour le seul domaine de Versailles. Cette seconde donation est utilisée pour la restauration des bosquets des Dômes et des Rocailles, celle du Hameau de la Reine profondément endommagé, ou encore la restauration du Grand Trianon. En 1936, soit plus de dix ans après sa première donation, et à l'invitation du gouvernement français, John D. Rockefeller Jr et son épouse assistent à l'inauguration de l'avenue qui portera désormais leur nom : l'Avenue Rockefeller, bordant le château de Versailles. Le gouvernement français, en la présence du ministre Jean Zay, reconnaît et applaudit l'action philanthropique du mécène américain. L'engagement de Rockefeller, considéré dès l'origine comme une aide temporaire exceptionnelle de la période d'après-guerre, a encouragé l'action étatique : dès 1924, l'Assemblée vote l'attribution annuelle de 4 millions de francs destinés au seul domaine de Versailles. Le nom de Rockefeller se trouve à jamais lié à l'histoire du Château. L'engagement de John D. Rockefeller Jr. préfigure l'engagement de la génération suivante dans la poursuite de cette entreprise philanthropique. En 1954, le Rockefeller Brothers Fund annonce une contribution de 100 millions de francs pour la restauration du Hameau de la Reine, du Petit Trianon et du Pavillon français.

Les Leçons d'un Père Atypique : L'Influence de William Rockefeller sur John D.

William Rockefeller est un garçon fugueur et vagabond, un temps bûcheron, avant de s’improviser colporteur. À bord d’un chariot bâché, il rayonne autour de New York, pousse parfois dans le Massachusetts pour vendre ses breloques, en se faisant notamment passer pour un sourd et muet - une façon d’attendrir la clientèle et de glaner des infos intéressantes… Dénué de scrupules, décidé à faire fortune, le charlatan se prétend même médecin et écoule ses produits miracles aussi bien chez les Indiens que dans les bourgades, facturant 25 dollars la consultation, une somme colossale pour l’époque. En 1837, il épouse une fille de fermiers prospères, Eliza Davison, qu’il trompe rapidement avec la femme de ménage. Incapable de rester en place, Rockefeller repart régulièrement sur les routes pendant des mois, s’adonnant à tous les trafics, ne revenant chez lui que pour donner à son épouse l’argent qui lui permet d’élever le clan, six enfants, dont le fameux John, l’aîné des garçons et futur magnat du pétrole. Le père aime plastronner : vêtements chics, montre en or, il sort ses liasses de billets pour régler les dépenses, embauche des employés pour seconder sa femme et exhibe parfois de mystérieux diamants de ses poches pour impressionner son entourage… Mais « Bill le Diable » n’est jamais autant heureux que sur les routes, libre de courtiser les femmes et de s’inventer des vies. Lors d’une tournée dans le Canada, il devient carrément bigame en épousant une jeune femme de vingt-cinq ans sa cadette, cachant ce second foyer à son épouse. Il se proclame grand spécialiste du cancer et reçoit ses patients à prix d’or dans des chambres d’hôtel au long de ses étapes. Quand il rentre à la maison, Bill le Diable prend soin d’apporter une pièce d’or à ses enfants et les initie à l’art du marchandage : « Je filoute mes garçons chaque fois que je le peux, je veux en faire des durs à cuire », explique-t-il à ses voisins.

Son aîné John, fondateur de l’empire, sera fortement impressionné par ce père aventurier, qui va lui inculquer le goût de l’argent et le sens du business. Le garçon prend très tôt des responsabilités dans ce foyer privé de père, éduqué à coups de maximes toutes faites : « Ne fais jamais comme les autres, suis ton propre chemin », « Paie des dettes, réclame ton dû », ou encore « Ne fais confiance à personne, pas même à moi ». Sa mère n’est pas en reste, elle lui transmet de stricts préceptes religieux et le sens de l’économie : « Au gaspillage suit pénible carence… » John gagne ses premiers dollars en s’adonnant à de petits trafics, d’abord des sucreries pour ses copains, puis en engraissant des dindes avec bénéfices ou en prêtant ses économies à des fermiers à un taux de 7 %. À 16 ans, son père lui intime l’ordre de travailler - sans doute a-t-il du mal à entretenir ses deux foyers… Il devient alors assistant comptable à Cleveland, puis investit dans une entreprise de négoce, avant de récupérer sa mise et de se lancer dans le pétrole, en créant la Standard Oil avec le succès que l’on connaît.

La Fondation Rockefeller : Un Pilier de la Recherche et de la Santé

La philanthropie scientifique est une invention américaine. Le grand magnat du pétrole fonde l’Institut Rockefeller en 1901. C’est la première institution, aux Etats-Unis, réservée uniquement à la recherche biomédicale. Très rapidement, elle devient l’un des plus grands centres de recherche au monde avec l’Institut Pasteur. Pour l’époque, l’Institut est très moderne: «Ce qui frappe surtout au cours d’une visite à l’Institut Rockefeller, c’est la puissance de l’argent dans la recherche scientifique moderne» se réjouit Le Figaro dans son édition du 22 juin 1922. «Non seulement des bâtiments énormes sont construits, avec de véritables usines pour fournir le froid, le chaud, l’électricité, les mélanges frigorifiques dans les glacières, mais aussi tout travail inutile est épargné aux chercheurs». La première réussite de l’Institut: la mise au point d’un sérum contre la méningite cérébrospinale. Des chercheurs connus du monde entier y travaillent: ainsi le célèbre français Alexis Carrel prix Nobel de médecine en 1912. Les chercheurs de l’Institut apportent de larges contributions pour le traitement des maladies telles que la syphilis, la méningite, la fièvre jaune. La création de la Fondation Rockefeller quelques années plus tard intègre l’Institut.

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Le Rockefeller Center : Un Héritage Architectural et Culturel au Cœur de New York

L’idée de la construction de ce centre est initiée par John Davison Rockefeller: en 1928 il loue le terrain à l’université de Columbia en plein centre de New York. L’idée première est de construire un quartier pouvant pratiquement vivre en autarcie. Rockefeller souhaite créer un deuxième quartier d’affaires après Wall Street et un espace de loisirs. La crise de 1929 réduit quelque peu son ambition. Ainsi, la création d’un opéra est abandonnée. Rockefeller senior meurt avant l’achèvement du centre. C’est son fils qui reprend le flambeau: pour cela, il n’hésite pas à vendre des actions des compagnies pétrolières. Ce projet immobilier gigantesque fait travailler plus de 75 000 personnes durant la période de la Grande Dépression. En mai 1930, les travaux démarrent: 14 bâtiments de style Art Déco vont être construits. Au cœur de Rockefeller center s’élève le gratte-ciel emblématique du complexe avec ses 70 étages, haut de 259 mètres. Achevé en 1933, il se nomme à l’origine le RCA building. (depuis 2015, le Comcast building). Place est faite aussi au rapprochement des cultures: comme nous le rappelle Le Figaro dans son édition du 20 octobre 1932 «une maison française» va voir le jour à l’entrée du Rockefeller Center. D’autres maisons européennes auront aussi leur place.

La Continuité de l'Héritage : David Rockefeller Junior et les Défis du XXIe Siècle

En tant que nouveau patriarche d’un clan qui compte aujourd’hui 280 membres, David Junior est désormais le visage qui incarne la fortune de la famille. Ses efforts de Rockefeller pour sauver les océans se heurtent à un Washington indifférent à la cause depuis l’élection de Donald Trump. Il reconnaît qu’il se trouve dans un rôle surprenant : lui, l’héritier d’une dynastie de l’énergie, la critique. Le fonds d’investissement de la famille a annoncé en 2016 qu’il se défaisait de ses actifs dans la pétrochimie. Certains l’ont accusé de mordre la main de qui l’avait nourri, me confie-t-il, mais l’effet de surprise d’un Rockefeller désavouant un secteur qu’il compare aujourd’hui au lobby du tabac s’est révélé utile pour attirer l’attention sur la cause.

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