Jacques Spiesser, né à Angers le 7 juin 1947, est un acteur français dont la carrière s'étend sur plusieurs décennies, marquée par des rôles au cinéma, à la télévision et au théâtre. Bien que discret sur sa vie privée, des informations permettent de retracer son parcours et d'évoquer sa famille.
Débuts et Carrière Cinématographique
Initié au théâtre durant ses années de collège, Jacques Spiesser se passionne pour les planches en jouant Poil de carotte. Il entreprend des études au Conservatoire, se formant ainsi au métier d'acteur.
Il fait sa première apparition à l'écran en 1972 dans Faustine et le bel été. L'acteur au physique juvénile choisit souvent des films ancrés dans la réalité sociale et politique de son époque, tels que Section spéciale de Costa-Gavras ou La Victoire en chantant, le premier long-métrage de Jean-Jacques Annaud en 1976. Il trouve un de ses plus grands rôles dans R.A.S. de Boisset, où il est, aux côtés de Jean-François Balmer et Jacques Weber, un soldat dont les convictions pacifistes sont durement mises à l'épreuve pendant la Guerre d'Algérie. Second rôle pour des réalisateurs aussi prestigieux que Resnais (Stavisky) ou Losey (La Truite), Jacques Spiesser est Un homme qui dort dans l'adaptation par Bernard Queysanne du récit de Perec.
Jacques Spiesser a tourné dans près de 50 longs métrages. Il est sollicité par de très grands réalisateurs comme Resnais, Annaud et Costa-Gavras.
Succès Télévisuel
À partir des années 80, le comédien se diversifie et apparaît dans de nombreux téléfilms et séries. Habitué des sagas de TF1 et France 2, on l’aperçoit notamment dans Zodiaque (2005) et Le Maître du Zodiaque (2006). Il est surtout connu du grand public pour son rôle de commissaire adjoint Danglard dans le feuilleton Commissaire Magellan sur France 3. Il est apparu dans une centaine de séries et téléfilms (Zodiaque, Navarro, Capitaine Marleau…).
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Parallèlement à sa carrière télévisuelle, Jacques Spiesser reste très présent sur les planches, interprétant de grands classiques du théâtre tels que Le Cid, Suite royale, Le Misanthrope ou encore Dom Juan, tous mis en scène par Francis Huster.
En 2020, il est au casting de la série Capitaine Marleau.
Vie Privée et Famille
Côté vie privée, Jacques Spiesser épouse Martine Spiesser-Massué en 1984. De cette union sont nés deux enfants : Jérémy et Olivia. L'âge de ses enfants est difficile à déterminer, l'acteur restant discret sur sa vie privée.
Sa fille, Julia Spiesser, est une chorégraphe de 37 ans (en 2024). Elle s’est taillée une place dans le monde de la danse contemporaine. Julia a travaillé avec des chanteuses telles Sia, Pink ou encore Céline Dion et pour des émissions de télé comme Danse avec les stars. Ayant tourné le dos aux plateaux de télévision, elle a finalement créé une troupe dont elle fait elle-même partie en tant que danseuse. Elle a récemment donné naissance à un garçon prénommé June.
Julia Spiesser : Entre Féminisme et Maternité
Julia Spiesser, fille de Jacques Spiesser, est une artiste engagée. Elle rend hommage à l’esprit de résistance des femmes d’hier et d’aujourd’hui dans son spectacle. Conjuguer féminisme et maternité, c’est possible. À condition de savoir dire non, année après année, à certaines de nos impasses derrière lesquelles, parfois, se tapit le patriarcat.
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Elle a créé une troupe dont elle fait elle-même partie en tant que danseuse. Avec Julia, sur scène, les Josianes sont quatre. Quatre artistes femmes.
La notion de résistance au féminin dans la banalité du quotidien, tel est le thème qu’explorent les Josianes sur scène. Elle voulait créer des ponts entre les générations et mettre à l’honneur les premières résistantes. Josianes ou l’art de la résistance évoque plein de manières de résister : par la joie, par la sororité, par la physicalité, la danse, le chant, l’humour. Elle voulait explorer tous ces champs possibles de la résistance au quotidien en tant que femme.
MeToo l’a influencée dans l’écriture du spectacle. Quand ce mouvement a démarré, elle a soupiré de soulagement : enfin ! Puis lui est venue cette pensée : ce n’est pas normal, en fait, tout ce que vivent les femmes ! Il y a tellement de trucs où tu te dis, mais oui, j’ai vécu ça, ça, ça. C’est tellement banalisé que tu finis par te dire, bon bah c’est peut-être moi qui ai un problème, au final. Elle se reconnaît dans plein de choses et a vécu des agressions, des insultes, de la misogynie au quotidien, dans la rue, dans la sphère amicale, au travail.
Elle a toujours voulu faire un spectacle qui dénonce ça, mais à sa manière. C’est pourquoi il y a beaucoup de joie et d’humour dedans. Elles ne sont pas là pour démonter les hommes, ce n’est pas du tout le point du spectacle. Elles sont là pour dire voilà leur vision, voilà ce qu’elles ont envie de défendre. Le spectacle ne pointe personne. Mais s’il y a une chose que cela pointe, c’est peut-être effectivement le patriarcat.
En 2025, elle est aussi une femme qui s’est ouvert un chemin vers une stabilité en amour - elle est l’amante et la compagne d’un homme, l’acrobate Charlie Mach. Puis, prolongeant ce chemin au fil d’un important travail sur soi, elle a percé à jour un désir de maternité.
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Elle estime avoir échappé aux diktats qui prétendent toujours ramener la fonction maternelle à un indépassable modèle de destinée féminine. Chacun a ses bonnes raisons pour avoir un enfant, dit la danseuse. Mais pour elle, il y a un enjeu à comprendre pourquoi on a ce désir. Les bonnes raisons d’avoir un enfant ne peuvent pas du tout relever du fait que ce soit quelque chose qui résonne en toi parce que depuis toute petite on nous dit ça.
Une espèce de sérénité s’est installée dès le début de sa grossesse. Le corps de la femme est incroyable. Elle sent que tout se met en place pour accueillir cette vie grandissante, c’est complètement dingue ! D’habitude, en tant que danseuse, elle utilise son corps dans son travail et comme un moyen d’expression. Et là, tout-à-coup, elle découvre que ce même corps peut être autre chose que quelque chose qui danse. C’est challengeant, pour elle, d’accueillir la vie, parce que ça prend toute la place. C’est au centre de tout et ça te force à être à l’écoute profonde de tes besoins émotionnels et physiques.
Elle a dû articuler gestation et engagements professionnels. Elle et Charlie ont calculé, car leurs choix impactent énormément de gens. Elles ont des compagnies d’artistes qui tournent grâce à elles. Au début, elle ne voulait pas entrer dans ces calculs. Puis elle s'est dit que, son envie, c’était de continuer à faire cette tournée. Parce que, son spectacle, c’est son premier bébé !
Elle a eu l’impression que le bébé était d’accord avec ce qu’elle faisait. C’était comme s’il la laissait faire son spectacle ! Elle avait des regains d’énergie, peut-être aussi dus à l’adrénaline. Plus tard, quand elle a commencé à le sentir bouger, il s’arrêtait dès qu’elle se mettait à danser. Elle l’imagine un peu se disant, ok bon ben je fais une petite pause. Tac. Elle fait son truc. Et après, je reviens ! C’est ça qui se passait, le plus souvent.
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