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Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) : Définition, Ouverture sur le Sujet et Aspects Essentiels

L'interruption volontaire de grossesse (IVG), également désignée sous le terme d'« avortement », est un droit fondamental pour toute femme enceinte qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse. En France, ce droit est garanti par la loi, permettant à chaque femme, qu'elle soit majeure ou mineure, de prendre cette décision personnelle dans le respect des délais légaux.

Un Droit Encadré par la Loi

L'IVG est légale en France depuis l'adoption de la loi Veil en 1975. Cette loi a marqué une étape cruciale dans la reconnaissance des droits des femmes à disposer de leur corps. La loi Veil dépénalise l’IVG pour les femmes s’estimant en situation de détresse dans un délai de 10 semaines de grossesse, sur demande à un médecin.

Les Conditions d'Accès à l'IVG

Toute femme enceinte, y compris une mineure, a le droit de demander une IVG si elle ne souhaite pas poursuivre sa grossesse. La pratique de l'avortement est soumise à une réglementation précise, comprenant plusieurs étapes obligatoires avant et après l'intervention.

Les Délais Légaux

En France, l’IVG est légale depuis la loi Veil votée en 1974, modifiée en 2001. Elle est autorisée pour mettre fin à une grossesse non désirée. Le délai d’intervention est de 14 semaines d’absence de règles comme en Allemagne, en Italie, en Belgique ou encore en Grèce. La loi permet d’avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à 14 semaines de grossesse, soit 16 semaines depuis le début des dernières règles (ou 16 semaines d’aménorrhée). Le délai d’intervention est de 14 semaines d’absence de règles.

Les Différentes Méthodes d'IVG

Il existe deux méthodes principales d'IVG : l'IVG instrumentale (chirurgicale) et l'IVG médicamenteuse. Le choix de la technique dépend du terme de la grossesse et de la préférence de la femme, en concertation avec le médecin ou la sage-femme.

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IVG Instrumentale (Chirurgicale)

L'IVG instrumentale est obligatoirement pratiquée dans un établissement de santé (hôpital ou clinique autorisé en gynécologie-obstétrique ou chirurgie). Elle peut également être réalisée dans un centre de santé autorisé ayant conclu une convention avec un établissement de santé. La technique consiste en une aspiration de l'œuf, précédée d'une dilatation du col de l'utérus, facilitée par l'administration de médicaments. L'intervention peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale, selon le choix de la patiente et l'avis du professionnel de santé. L'hospitalisation dure généralement quelques heures, et l'intervention elle-même prend une dizaine de minutes.

IVG Médicamenteuse

L'IVG médicamenteuse peut être pratiquée en établissement de santé (hôpital ou clinique), en cabinet de ville, en centre de santé sexuelle ou en centre de santé. Elle consiste à prendre deux médicaments : le premier interrompt la grossesse, et le second provoque l'expulsion de l'œuf. Le premier médicament peut être pris en présence du médecin ou de la sage-femme, ou seule à domicile. Le second médicament est pris entre 24 et 48 heures après le premier, en consultation ou à domicile. Cette méthode ne nécessite ni anesthésie ni intervention chirurgicale, mais des antalgiques sont prescrits pour soulager la douleur.Il est possible de réaliser l'ensemble ou une partie des différentes étapes de la procédure d'IVG en téléconsultation avec un médecin ou une sage-femme.

IVG médicamenteuse : possible jusqu’à 7 semaines de grossesse

Vous prenez deux médicaments qui arrêtent la grossesse et expulsent l’œuf. Ces deux médicaments peuvent être pris à domicile ou dans un environnement médical, selon votre choix. Le second médicament doit être pris dans un délai de 24 à 48 heures après le premier. Cette méthode est possible jusqu’à 7 semaines de grossesse (soit 9 semaines depuis les dernières règles). L’IVG médicamenteuse peut être réalisée dans : un cabinet de ville (avec un médecin ou une sage-femme ayant signé une convention avec un établissement de santé) ; un centre de santé ou un ayant également conclu une convention avec un établissement de santé ; un établissement de santé : hôpital, clinique ;

L’IVG instrumentale (ou chirurgicale) : possible jusqu’à 14 semaines de grossesse

Après une anesthésie locale ou générale, le médecin ou la sage-femme aspire le contenu de l’utérus après dilatation du col. L’IVG instrumentale est possible jusqu’à 14 semaines de grossesse (soit 16 semaines depuis les dernières règles). Elle a lieu dans un établissement de santé : hôpital ou clinique et dans certains centres de santé. L’hospitalisation pour une IVG instrumentale est dite ambulatoire, car elle a lieu sur une seule journée. Une surveillance de quelques heures suffit, même après une anesthésie générale. L’opération en elle-même ne dure qu’une dizaine de minutes. Il est toutefois recommandé de se faire accompagner par une personne de son choix.

Les Étapes Préalables à l'IVG

Avant de procéder à une IVG, deux étapes sont obligatoires : la consultation d'information et le recueil du consentement.

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La Consultation d'Information

Lors de cette première consultation, la femme exprime sa demande d'avortement et reçoit des informations orales et un guide sur l'IVG. Ces informations portent sur les différentes méthodes d'IVG, les lieux de réalisation, les effets indésirables possibles, etc. Un entretien psycho-social est proposé, et il est obligatoire pour les mineures.

Le Recueil du Consentement

Lors de cette seconde étape, la femme remet son consentement écrit de demande d'avortement au médecin ou à la sage-femme. Il n'existe plus de délai de réflexion imposé en matière d'avortement. Si la femme est majeure et ne souhaite pas réaliser d'entretien psycho-social, elle peut choisir de réaliser les deux étapes (information et recueil du consentement) au cours d'une seule et même consultation.

La Consultation de Contrôle Après l'IVG

Une consultation de contrôle est indispensable entre le 14e et le 21e jour après l'IVG (instrumentale ou médicamenteuse) pour vérifier l'absence de complications et s'assurer que la grossesse a bien été interrompue. Le médecin ou la sage-femme s'assure également que la femme dispose d'un moyen contraceptif adapté à sa situation, si nécessaire.

Aspects Financiers et Confidentialité

Pour toutes les femmes assurées sociales (majeures ou mineures), l'avortement et tous les actes associés (consultations, échographies, prises de sang…) sont pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie, sans avance de frais ni dépassement d'honoraires possible. Pour les femmes résidant en France en situation irrégulière et non admises à l'aide médicale de l'État (AME), il existe une prise en charge des soins urgents (dont fait partie l'IVG) à l'hôpital. L'IVG est toujours confidentielle, et aucun acte de la procédure n'apparaît sur le relevé de sécurité sociale.

IVG instrumentale (chirurgicale)

Le coût d'une IVG instrumentale est remboursé par l'Assurance maladie à 100 % sur la base d'un tarif forfaitaire, compris entre 579,06 € et 830,06 € en fonction de l'établissement de santé, du type d'anesthésie et de la durée de l'hospitalisation.

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IVG médicamenteuse en établissement de santé

Le coût d'une IVG médicamenteuse en établissement de santé est remboursé par l'Assurance maladie à 100 % sur la base d'un tarif forfaitaire fixé à 353,64 €.

IVG médicamenteuse en médecine de ville

Le coût d'une IVG médicamenteuse de ville (cabinet médical, centre de santé, centre de santé sexuelle) est remboursé par l'Assurance maladie à 100 %, avec des tarifs fixés par arrêté à chaque étape.

L'Accompagnement des Mineures

Les mineures ont le droit de réaliser une IVG de manière anonyme et sans l'autorisation de leurs parents. Elles doivent obligatoirement être accompagnées par une personne majeure de leur choix, qui ne doit pas chercher à les influencer, mais au contraire, à les soutenir et respecter leur choix. Un entretien psychosocial est obligatoire pour les mineures avant l'IVG.

Les Idées Reçues sur l'IVG

Il est important de lutter contre les idées reçues et les fausses informations concernant l'IVG. L'IVG est un droit pour toutes les femmes, et il est essentiel de garantir un accès sûr et équitable à cette intervention.

Les Évolutions de la Législation

La loi relative à l’IVG est adoptée à titre expérimental il y a 50 ans, le 20 décembre 1974. Elle devient définitive cinq ans plus tard. En France, le délai de réflexion de sept jours avant l’IVG n’est désormais plus obligatoire et le consentement parental n’est plus un préalable obligatoire pour les mineures.

Interruption Médicale de Grossesse (IMG)

L’interruption de grossesse est également autorisée, sans délai limite d’intervention, lors de malformations fœtales importantes ou de maladie grave de la mère. On parle alors d’interruption médicale de grossesse (IMG).

Les Risques et Effets Indésirables

Comme toute intervention médicale, l'IVG peut entraîner des risques et des effets indésirables. Il est important d'en être informé avant de prendre une décision. L’hémorragie vaginale survient le plus souvent dans les 3 ou 4 heures qui suivent la prise du second médicament. Il est recommandé de ne pas être seule à son domicile à ce moment là. Il existe un petit risque d’échec ; en l’absence de saignement, il faut consulter un médecin. En cas d’IVG chirurgicale, les principaux effets indésirables observés dans les jours qui suivent l’intervention sont : fièvre, douleurs, saignements. Une visite de contrôle est nécessaire 2 à 3 semaines après l’intervention.

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