Un frottis vaginal est un examen médical courant chez les femmes, destiné à prélever des cellules du col utérin pour les analyser. Bien qu'il soit répandu, il suscite des interrogations et peut être une source d'anxiété. Un frottis inflammatoire signale une petite irritation ou une infection de l’utérus. Cet article explore les causes de l'inflammation après une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), les méthodes de diagnostic et les options de traitement disponibles.
Frottis vaginal: Qu’est-ce que c’est?
Contrairement à ce que son nom indique, un frottis n’a pas pour but d’analyser la paroi vaginale. En réalité, il sert à prélever les cellules présentes dans le col utérin, qui se situe entre l’utérus et le vagin. A l’aide d’une petite brosse ou d’une spatule, le ou la professionnel.le de santé vient recueillir de façon superficielle les cellules de la paroi du col utérin, afin de pouvoir les analyser au microscope. De cette façon, il est alors possible de déceler une potentielle infection ou un cancer du col de l’utérus.
Il est réalisé par un.e professionnel.le de santé : Médecin généraliste, Gynécologue / sage-femme, Infirmièr.e dans un cabinet, à l’hôpital, dans un centre / association de santé ou dans un laboratoire de biologie médicale.
Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) médicamenteuse
Une interruption volontaire de grossesse (IVG) peut se réaliser de manière médicamenteuse. En France, cette méthode consiste à prendre deux médicaments, chargés d’interrompre la grossesse. Parmi les symptômes observés post-IVG, figurent des douleurs pelviennes.
Une Interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse repose sur la prise successive de deux médicaments, mieux connue du grand public sous le nom de «pilule abortive». Si le premier médicament provoque généralement des saignements, c’est le deuxième qui peut être à l’origine de douleurs.
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Dans le cadre d’une IVG médicamenteuse, les douleurs pelviennes ne sont pas les seuls effets secondaires répertoriés. D’autres symptômes peuvent être observés. Ces symptômes sont les plus fréquents, mais chaque femme est différente. Si vous observez ces symptômes sur une période anormalement longue, consultez rapidement un médecin ou rendez-vous dans le service d’urgences le plus proche de vous. À cela vient s’ajouter le risque d’échec, qui a lieu dans 5% des cas, ainsi qu’une hémorragie abondante.
Ils sont à prendre avant même d’avoir mal, afin de contrer au mieux la survenue des douleurs. Bon à savoir : les signes d’échec d’une IVG médicamenteuse reposent principalement par la persistance des symptômes de la grossesse. Cette expulsion a généralement lieu dans les 4 heures suivant la prise du comprimé (60% des cas). L’expulsion du sac gestationnel se distingue lorsque les saignements vaginaux sont plus importants. À noter que lors d’une IVG médicamenteuse, même si les saignements surviennent déjà après la prise du premier médicament, cela ne certifie pas que la grossesse a été interrompue.
Causes possibles d'inflammation post-IVG
Infections
Après une IVG, l'utérus est plus susceptible aux infections. Les bactéries peuvent pénétrer dans l'utérus pendant la procédure et provoquer une inflammation.
- Vaginose bactérienne : Implique une prolifération anormale de microorganismes dans le milieu vaginal, conduisant à une dysbiose vaginale. La Gardnerella vaginalis est une souche bactérienne particulièrement agressive qui détruit le film protecteur de la flore physiologique et tisse un biofilm pathogène.
- Cervicite : Inflammation du col de l’utérus, souvent causée par des infections sexuellement transmissibles comme Chlamydia trachomatis ou Neisseria gonorrhea. D'autres causes incluent le virus de l’herpès simple (VHS), la Trichomonas vaginalis et la Mycoplasma genitalium. De nombreuses patientes atteintes d’une infection du cervix ne présentent aucun symptôme (asymptomatique).
- Chlamydia Trachomatis: L'infection à Chlamydia Trachomatis est l'infection sexuellement transmissible bactérienne la plus fréquente chez la femme.
Rétention de tissu
Des fragments de tissu placentaire ou de caillots sanguins peuvent rester dans l'utérus après une IVG, provoquant une inflammation.
Réaction à des médicaments
Certaines femmes peuvent avoir une réaction inflammatoire aux médicaments utilisés pendant l'IVG.
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Autres causes
- Irritation: Un frottis inflammatoire signale seulement une petite irritation ou une petite infection de l’utérus.
Symptômes d'inflammation post-IVG
Les symptômes d'inflammation après une IVG peuvent varier en intensité et inclure :
- Douleurs pelviennes : Les douleurs pelviennes ne sont pas les seuls effets secondaires répertoriés.
- Saignements anormaux : Des pertes vaginales suspectes.
- Fièvre : Une réaction d’hypersensibilité (réaction allergique).
- Sécrétions vaginales inhabituelles : Des pertes vaginales suspectes.
- Sensibilité abdominale : Des douleurs pelviennes.
Diagnostic de l'inflammation post-IVG
Examen physique
Un examen pelvien peut révéler une sensibilité, une rougeur ou des sécrétions anormales.
Frottis
Un frottis vaginal est un geste médical très fréquents chez les femmes, et plus globalement pour toutes les personnes possédant un utérus. Bien qu’il soit très répandu, faire un frottis amène son lot de questions et peut-être une source d’angoisse pour toutes les personnes concernées.
Le frottis cervico-utérin consiste au prélèvement de cellules sur le col de l’utérus et de les faire analyser au microscope par un médecin anatomopathologiste.
Tests de laboratoire
- Cultures : Pour identifier les agents infectieux.
- Test HPV : La HAS recommande de réaliser un test HPV en remplacement du frottis à partir de l’âge de 30 ans.
- Hystérométrie: Pratiquer une hystérométrie afin de déterminer la profondeur et la direction utérine. Utiliser de préférence un hystéromètre souple.
Échographie
Une échographie peut aider à visualiser l'utérus et à détecter la rétention de tissu.
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- En cas de doute sur le positionnement de DONASERT au fond de l'utérus, vérifier sa position par échographie.
Traitement de l'inflammation post-IVG
Le traitement dépend de la cause de l'inflammation.
Antibiotiques
Si l'inflammation est causée par une infection bactérienne, des antibiotiques seront prescrits. Le traitement de la cervicite est habituellement basé sur la prescription médicale d’antibiotiques.
Curetage
Si la rétention de tissu est la cause, un curetage peut être nécessaire pour enlever les fragments restants.
Anti-inflammatoires
Des médicaments anti-inflammatoires peuvent être utilisés pour réduire la douleur et l'inflammation.
Suivi médical
Un suivi régulier avec un professionnel de la santé est essentiel pour surveiller la guérison et prévenir les complications. Votre médecin vous prescrira ensuite un examen de contrôle 4 à 6 semaines après l'insertion, puis une fois par an, ou plus fréquemment si nécessaire.
Prévention de l'inflammation post-IVG
Hygiène
Maintenir une bonne hygiène personnelle peut réduire le risque d'infection.
Suivi des instructions médicales
Suivre attentivement les instructions post-IVG fournies par le médecin.
Éviter les rapports sexuels
Éviter les rapports sexuels pendant une période spécifiée par le médecin pour permettre à l'utérus de guérir. Évitez les rapports sexuels pendant 24 à 48h avant votre frottis, qui pourraient fausser ses résultats.
Contraception
Discuter des options de contraception avec le médecin pour prévenir une autre grossesse non désirée.
Frottis Anormal : Que Faire?
Si vous avez réalisé un frottis de dépistage et que votre frottis est anormal, il peut y avoir plusieurs raisons, certaines totalement bénignes, d’autres qui demandent un examen plus approfondi. Le résultat d’un frottis n’est pas toujours facile à interpréter, et on peut vite craindre qu’il ne soit pas bon.
Un frottis de type ASC-US : il signale une anomalie des cellules, mais sans pouvoir l’expliquer. En général il n’y a rien d’inquiétant, mais vous devrez passer un test HPV dans ce cas de frottis anormal, pour détecter la présence éventuelle d’un papillomavirus. Un frottis classé ASC-H : il signale des anomalies qui peuvent être à surveiller mais ne sont pas identifiables. Un frottis présentant des lésions de bas grade : ce sont des anomalies légères et peut-être provisoires. Un frottis anormal qui indique des lésions de haut grade : les anomalies constatées peuvent être précancéreuses. Très rarement, dans 0,1% des cas, un frottis sera AGC ou ACIS : il signale des anomalies à l’intérieur du col de l’utérus.
Examen du col de l’utérus (colposcopie)
L’examen du col de l’utérus en cas de frottis anormal s’appelle une colposcopie. C’est le gynécologue qui la réalise, dans les mêmes conditions qu’un frottis. Il utilise une sorte de jumelle pour observer le col de l’utérus en ajoutant une solution (un colorant) qui permet de visualiser les lésions précancéreuses, s’il y en a.
Lors de la colposcopie, le médecin prélève souvent de tout petits fragments de la membrane du col de l’utérus. On appelle cela une biopsie, c’est un examen désagréable mais indolore, il confirme ou non un frottis anormal : vous pouvez avoir un résultat de frottis anormal et une biopsie normale. Il n’y a jamais d’urgence à traiter les lésions précancéreuses car elles évoluent très lentement.
Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et Frottis
Les lésions précancéreuses apparaissent quand certaines cellules du col de l’utérus se modifient, en réaction à la présence d’un virus, le HPV (human papillomavirus), il s’agit de l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente dans le monde. Souvent ces modifications sont provisoires. Mais si elles perdurent, il est possible qu’un cancer se développe, 5 ou 10 ans plus tard. Le frottis permet de savoir s’il y a des anomalies dans le col de l’utérus mais il n’indique pas exactement lesquelles.
Virus HPV
HPV correspond à Human Papilloma Virus. Il en existe plus de 120 différents. C’est un virus sexuellement transmissible. Sa contagiosité est très importante, par conséquent c’est l’infection sexuelle la plus fréquente ! Si bien que nous estimons que 50 à 75% des femmes âgées de 15 à 44 ans sont infectées par un ou plusieurs HPV.
Le cancer du col de l’utérus fait dans la quasi-totalité des cas intervenir un virus sexuellement transmissible : le HPV (Human Papilloma Virus). Ceci explique le lien entre le cancer du col de l’utérus et l’activité sexuelle. Néanmoins, il est très important de comprendre que le virus HPV, n’est pas un facteur suffisant au développement du cancer et que seulement, une toute petite quantité de femmes ayant des HPV oncogènes peuvent développer un cancer du col. En effet, l’origine est multifactorielle : il faut plusieurs cofacteurs. Les cofacteurs sont variés et mal connus.
Les infections HPV même par un virus de type oncogène, sont le plus souvent banales, avec disparition spontanée du virus (clearance virale de 6 à 12 mois). L'examen de laboratoire permettant de dépister l'existence d'une infection HPV à haut risque oncogène est pris en charge à 60% par l'Assurance Maladie depuis février 2004.
Prévention du HPV
La prévention de la transmission du virus HPV est très difficile. En effet, même le préservatif n’est que partiellement efficace… Le virus est présent même sur des zones cutanées qui ne sont pas recouvertes par le préservatif (scrotum, anus etc…).
Vaccin « contre le cancer du col »
Il existe actuellement 2 vaccins contre l’apparition du cancer du col de l’utérus. Ces vaccins sont considérés aujourd’hui comme préventifs et non curatifs. Ils sont le Gardasil®, vaccin contre les HPV 6, 11, 16 et 18 et le Cervarix®, vaccin contre le HPV 16 et 18. Ces vaccins pourraient éviter 70% des cancers du col de l’utérus. Néanmoins, 30% des cancers du col de l’utérus ne sont pas dus à ces génotypes (16 et 18). Ainsi, une surveillance par frottis est indispensable même après un vaccin.
Dépistage du cancer du col de l’utérus
En France, il est recommandé de faire au minimum des frottis, tous les 3 ans, à toutes les femmes âgées entre 25 et 65 ans, ayant déjà eu des rapports sexuels. Néanmoins, les renouvellements des frottis peuvent être plus rapprochés (tous les ans…) et plus précoces (20 ans ou moins). De même, la fréquence des frottis de dépistage est variable d’un gynécologue à l’autre et d’un pays à l’autre.
Pourquoi existe t'il encore des cancers du col de l'utérus malgré le dépistage et la vaccination ?
Dans un premier temps, beaucoup de jeunes femmes ne sont pas vaccinées. De plus, beaucoup de femmes ne vont pas voir leur gynécologue régulièrement… et donc ne réalisent pas de frottis de dépistage ! S'additionne encore le taux de frottis "faux négatifs" élevé… Il y a aussi parfois des formes d'évolution rapide de cancer du col utérin ou des transformations invasives de dysplasies malgré un traitement antérieur récent (2% dans cancers du col). La prise en charge inadéquate d'un frottis "positif" pourrait être source, selon certaines études, de 20% des cancers du col utérin.
DONASERT
DONASERT est un dispositif intra-utérin (plus communément appelé stérilet) qui est placé par un professionnel de santé à lintérieur de votre utérus. DONASERT est composé dun petit cadre en forme de T fabriqué à partir dun plastique appelé polyéthylène. Deux fils fins, constitués de polypropylène et de bleu de phtalocyanine de cuivre, sont fixés au bas du cadre.
Informations importantes avant l'utilisation de DONASERT
Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant dutiliser DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin. DONASERT, comme dautres contraceptifs, ne protège pas contre les infections du VIH (virus du SIDA) ou toute autre maladie sexuellement transmissibles (par exemple la chlamydia, herpès génitaux, verrues génitales, gonorrhée, hépatite B et la syphilis).
Avant l'insertion de DONASERT votre médecin vous informera de l'efficacité, des risques et des effets indésirables. IL réalisera un examen gynécologique complet. Au cours de cet examen, le médecin vérifiera également que vous nêtes pas enceinte et que vous navez pas d'infection sexuellement transmissible (IST).
L'insertion ou le retrait de DONASERT peut provoquer des douleurs ou des saignements. Votre utérus peut se contracter pendant vos règles et provoquer quelquefois, le déplacement ou lexpulsion du système intra-utérin. Une perforation ou une pénétration de la paroi de lutérus peut se produire, le plus souvent lors de la pose, mais peut nêtre décelée que plus tard, ce qui peut parfois aboutir à une localisation du dispositif en dehors de votre utérus (par exemple dans votre abdomen). En cas de perforation, DONASERT nest plus efficace pour empêcher une grossesse.
Grossesse et DONASERT
Les grossesses sous DONASERT sont très rares. Cependant si vous découvrez que vous êtes enceinte alors que vous utilisez DONASERT, le risque d'avoir une grossesse à lextérieur de votre utérus (grossesse extra-utérine) est augmenté. Si vous tombez enceinte alors que DONASERT est en place, vous devez consulter immédiatement votre professionnel de santé quand cela est possible afin que DONASERT soit retiré. Le retrait peut provoquer une fausse couche.
Insertion et retrait de DONASERT
Linsertion de DONASERT est plus facile pendant les règles. Avant dinsérer DONASERT, il est recommandé d'attendre que l'utérus ait retrouvé sa taille normale, soit au moins 6 semaines après l'accouchement. DONASERT doit être retiré pendant les 7 premiers jours des règles, s'il persiste un cycle menstruel.
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