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L'Illustration du Berceau Féerique : Entre Histoire, Magie et Réalité

L'illustration du berceau féerique, un thème riche et complexe, s'inscrit au croisement de l'histoire, de l'anthropologie, de la culture et de la littérature. Cet article explore les multiples facettes de cet imaginaire, en s'appuyant sur des sources variées, des contes de fées classiques aux études contemporaines. Il s'agit d'analyser comment les fées, figures tutélaires et ambivalentes, se penchent sur le berceau des nouveau-nés, influençant leur destin et nourrissant notre imaginaire collectif.

La Période Magique des Sociétés et l'Émergence de la Poésie

Selon certains anthropologues, toute société traverse une période "magique" où les incantations (carmen) possèdent une puissance d'évocation réelle. La poésie émerge lorsque la foi en la magie décline, attribuant à cette dernière des pouvoirs principalement négatifs et l'associant souvent aux femmes. Cependant, magie et poésie coexistent dans toutes les sociétés, tissant un lien subtil entre le réel et l'imaginaire.

Parallèles Modernes : Soignantes et Fées au Chevet des Nouveau-nés

Ce concept trouve un écho contemporain dans l'image des soignantes penchées au-dessus de l'incubateur d'un prématuré. Cette scène rappelle les fées se penchant sur le berceau de la princesse dans "La Belle au bois dormant". On attend de ces soignantes, tout comme des fées, qu'elles prononcent un "charme" positif, mais le risque d'un "sort maléfique", à l'image de la fée Carabosse, est toujours présent.

L'Essor des Contes de Fées : De Madame d'Aulnoy à Perrault et aux Frères Grimm

C'est au début de l'année 1697 que furent publiés "Les contes de ma mère l'Oye" de Charles Perrault, révélant au public huit textes devenus des grands classiques comme La Belle au bois dormant qui fut réveillée par un baiser, mais aussi par les musiques de Brahms, Tchaïkovski, Humperdinck ou Debussy. Si les contes existent depuis l'Antiquité, c'est à Madame d'Aulnoy que l'on doit les expressions "contes de fées" et "prince charmant". La baronne est l'autrice du tout premier conte de fées littéraire français, L'île de la Félicité, publié en 1690. Elle publiera par la suite, pas moins de 25 contes entre 1690 et 1698. Saluée par les lecteurs de son époque, elle fut peu à peu effacée par l'histoire, au profit de Charles Perrault et des frères Grimm.

La Belle au bois dormant : Un Conte Universel et ses Interprétations

À l'aube de la vie de la princesse, sept fées se penchèrent au-dessus du berceau pour faire leurs dons afin que la nouvelle-née vive une vie longue et remplie de joie. C'était sans compter la rancoeur de la vieille fée que tout le royaume avait oubliée et qui maudit la pauvre petite innocente ! Malheur ! Enfin… ce n'est pas si malheureux car cette terrible tragédie inspira des oeuvres grandioses qui régalent nos pavillons et apportent à nos oreilles des airs presque magiques. Le conte de "La Belle au bois dormant", popularisé par Perrault, illustre parfaitement ce thème. La scène inaugurale, où les fées se penchent sur le berceau de la princesse, est riche en symboles et en significations. Elle représente l'influence du destin, la dualité du bien et du mal, et la promesse d'un avenir incertain. L'illustration de Walter Crane pour "Sleeping Beauty" met en évidence l'épaisseur historique de cette vieille histoire. Crane déplace notre attention du baiser romantique introduit par les Grimm sur la scène inaugurale qui permet de saisir l’épaisseur historique de cette vieille histoire : les figures du destin qui se penchent sur le berceau de la petite princesse ont en effet une origine très lointaine et une histoire complexe. Elles ont fait l’objet de reprises, variations et transformations successives qui, chacune, s’inscrit dans un contexte culturel spécifique, souvent en écho, réponse ou réaction à d’autres représentations passées ou présentes du même thème. En réunissant l’incipit du conte et la scène du fuseau fatal à la jeune fille, l’illustration de Crane amalgame deux moments distincts de l’intrigue : la naissance placée sous le signe des fées et la réalisation de la malédiction. Elle nous rappelle par cette ellipse temporelle que la question du temps est au cœur de La Belle au bois dormant, comme d’ailleurs du genre du « conte du temps passé » dans son ensemble, dont la nature même est d’être raconté, et donc constamment recontextualisé, réactualisé et réinventé. Elle réunit aussi le conte « pour enfants » et l’illustration, qui connaissent un succès sans précédent en cette fin du XIXe siècle. Emblématique du mouvement Arts and Crafts, l’illustration de Crane mêle les citations stylistiques aux enluminures médiévales et à l’architecture néo-antique qu’illustrent aussi les vêtements et la posture de la Belle. Crane rappelle ainsi que le conte récapitule des périodes et des héritages divers : il puise dans de très anciennes représentations du destin symbolisées ici par la vieille fileuse qui évoque à la fois les Parques antiques et la sorcière Carabosse accompagnée de son chat noir, la parole prophétique et les contes de vieille associés au rouet. L’image intègre aussi la tradition écrite avec quelques extraits du conte de Perrault traduits et mis en vers au bas de l’image : le récit est situé dans un passé lointain (« in ancient times »), conformément aux conventions du genre, même si la prédiction des fées projette aussitôt brutalement l’histoire dans l’avenir : la joie de la naissance tant attendue du bébé (« a little daughter fair, to their joy was given ») fait rimer le don de l’enfant avec les dons bien plus ambigus que les « Fairies seven » font à la jeune princesse condamnée à un sombre destin.

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Les Fées : Héritières des Divinités Antiques et Figures Ambivalentes

Les fées, en tant que figures féminines, sont plurielles : concentrant une partie des « expériences et des savoirs », elles sont des déesses-mères, des divinités tutélaires, des sages-femmes, jusqu’à former un cortège de fées bienveillantes ou menaçantes, qui deviendront souvent les déléguées de l’auteur(e) dans la tradition littéraire. Les liens qui les unissent sont bien connus. On sait que le mot fée (fata en italien, hada en espagnol, fairy en anglais), est issu de l’ancien français faie ou fee, désignant les personnages légendaires issus du folklore et des romans médiévaux. Le terme lui-même provient du latin Fata, divinités féminines personnifiant le destin. Fata est lié étymologiquement à fatum, participe passé du verbe fari (de la racine indo-européenne *bhã-), qui signifie parler, et par extension « chose dite, décision, décret », « déclaration prophétique, prédiction », et donc « destin » (fate en anglais). Comme les Μοῖραι grecques déterminant la « part » (moira) de vie revenant à chacun, les Parques (Clotho qui file, Lachésis qui dévide et Atropos qui coupe le fil de la vie), Fata et fées allient à leur fonction tutélaire la force d’une parole créatrice et performative. Le présent volume réunit des contributions qui visent à éclairer dans une perspective historique, anthropologique, culturelle et littéraire la mise en œuvre de l’imaginaire de la naissance et de la destinée humaine dont la scène inaugurale du conte de la Belle au bois dormant sert de point de référence. Il s’attache aux rites, cultes, croyances, récits et représentations entourant ce moment décisif où les femmes jouent un rôle prépondérant, depuis la plus haute Antiquité jusqu’aux versions modernes et contemporaines du conte familier. Des Fata aux fées : regards croisés de l’Antiquité à nos jours est issu du colloque interdisciplinaire qui a eu lieu les 7 et 8 octobre 2009 à l’Université de Lausanne, organisé par Martine Hennard Dutheil de la Rochère et Véronique Dasen. Ce colloque international a permis à des spécialistes issus de différentes disciplines de se pencher sur une thématique commune, centrée sur les figures des Moires, des Parques et de leurs avatars modernes, les fées. Inscrits depuis l’Antiquité dans l’imaginaire collectif, ces personnages féminins ont fait l’objet de constantes réinterprétations dans diverses cultures et à différentes époques jusqu’à désigner un genre littéraire, le conte de fées, qui connaîtra le succès et le destin international que l’on sait.

Les Rites de Naissance dans l'Antiquité : Un Rôle Prépondérant des Figures Féminines

Dans les cultures antiques, les figures divines qui président au destin du nouveau-né sont principalement féminines. Elles détiennent une parole à valeur prophétique qui s'exerce dès le premier cri, au moment de couper le cordon ombilical ou lors du premier bain. Toutes mettent en œuvre le pouvoir caché des femmes, divines ou humaines, à l'aube de la vie.

Mésopotamie

En Mésopotamie, la déesse-mère qui préside au façonnage de l'enfant dans le ventre maternel fixe ainsi sa destinée en prononçant « le bon mot » au moment de la section du cordon ombilical. Il s'agit peut-être d'une formule indiquant son « chemin de vie » inscrit sur la « tablette des destinées » gardée par Enlil, le père des dieux. Les divinités essentiellement féminines qui président à la naissance peuvent être redoutables. La démone Lamaštu, créature hybride, personnifie les menaces qui rôdent la nuit.

Égypte

Cette ambivalence se retrouve dans le monde égyptien où la naissance se déroule en musique, comme les rites funéraires destinés à assurer la renaissance du défunt. Comme en Mésopotamie, le destin est fixé verbalement au moment de la naissance. Dans le Papyrus Westcar, Isis annonce le destin du futur roi en déclarant son nom, tandis que Meskhenet intervient lors du premier bain avec une parole prophétique. La pluralité des quatre Meskhenet et des sept Hathors offre un parallèle au redoublement de figures similaires du monde grec et romain.

Grèce

Dans le monde grec, la multiplicité des divinités qui président aux naissances prend la forme des Moires, chez Hésiode au nombre de trois, dont l’identité et la fonction sont minutieusement analysées par Vinciane Pirenne-Delforge et Gabriella Pironti, dans « Les Moires entre la naissance et la mort : de la représentation au culte ». Si les Moires, comme ailleurs en Méditerranée, président à la fois à la naissance et à la mort de l’individu, elles se distinguent en accordant plus spécifiquement la « part », moira, qui revient à chacun. Avec les Moires apparaît au moment de l’accouchement la figure traditionnelle de la fileuse, puis de la tisserande, associée à la métaphore de la trame de la vie et des dessins variés qui la constituent.

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Rome

L’iconographie des sarcophages romains offre de nombreuses scènes du premier bain, où, comme les Meskhenet égyptiennes, les Parques fixent le destin de l’enfant. Véronique Dasen démontre la valeur rituelle de ce geste que la sage-femme accomplit sous les regards des trois Parques. Pour le ligaturer, elle utilise un cordon de laine semblable à celui que filent ses doubles surnaturels. Un premier cycle est donc bouclé quand on procède au premier bain qui intègre l’enfant dans le monde des vivants.

Le Merveilleux Médiéval et la Transformation des Déesses en Fées

L'époque médiévale a accordé une place importante au merveilleux, puisé dans des sources mythiques, littéraires, populaires et religieuses. La mythologie antique est adaptée et actualisée à partir de projets singuliers dans les œuvres littéraires, même si l’on observe souvent une transposition des déesses en fées, et l’inversion (ou dédoublement) des rôles et des personnages (masculin et féminin, féerique et diabolique). A l’instar des figures antiques, la fée est ambivalente : détentrice d’un savoir occulte, elle est figure maternelle (Mélusine) ou objet de séduction dangereuse (Morgane). Mais elle pose toujours la question du statut de la femme et de la féerie comme royaume féminin associé à la sexualité et l’amour libre, opposé à la réalité du monde féodal masculin et patriarcal. La question du féminin est indissociable de la naissance du conte de fées comme genre littéraire.

Le Berceau Féerique : Un Symbole de Protection et de Magie

L'image du berceau, souvent associé à la naissance et à l'innocence, prend une dimension particulière lorsqu'il est investi par les fées. Il devient un lieu de protection, de magie et de promesses. La petite fée grandissait vite. Les oiseaux lui apprenaient à chanter, les écureuils à danser et les chauves-souris à virevolter sous la douce lumière des étoiles. Elle vivait heureuse dans sa forêt natale. On pourrait croire qu’être une fée offre une vie de rêve. Mais même celle qui semble née sous les plus heureux auspices peut se sentir seule.

La Force du Destin et la Liberté Individuelle

Bien que les fées soient souvent perçues comme des figures déterminant le destin, les contes de fées offrent également une réflexion sur la liberté individuelle et la capacité à s'affranchir des prédictions. L'illustration du berceau féerique, par son ambivalence même, invite à explorer les multiples possibilités qui s'offrent à l'être humain, entre fatalité et libre arbitre.

Les Illustrations Modernes et l'Annonce Féerique de la Naissance

Aujourd'hui, l'imaginaire féerique continue d'inspirer les créateurs. Le faire-part de naissance fée, par exemple, est une façon d'annoncer la venue d'un enfant en l'entourant de magie et de poésie. Sur le recto de notre modèle, la petite fée apportera de la magie à votre annonce de naissance. Le faire-part petite fée pour fille est rempli de charme et à été imaginé sur la thématique des contes de fée.

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Contes de Fées et Clichés : Une Analyse Critique

Il est important d'analyser les contes de fées avec un regard critique, en déconstruisant les clichés et les schémas d'éducation qu'ils véhiculent parfois. La foule en délire me l’a réclamé… Oui, oui, oui, je te sais IMPATIENTE de connaître la suite de ma saga de l’été, dans laquelle je démantèle tous tes rêves d’enfants ! Dans la partie 1, je t’ai rappelé que Blanche-Neige, Cendrillon et la Belle au bois dormant étaient trois contes véhiculant de sérieux complexes et malaises… Et ce n’est pas fini !

Peau d'Âne : L'Inceste et la Fuite

C’est LE conte préféré de ma mère ! Le conte de « Peau d’Âne » a des origines anciennes et il existe différentes versions de ce conte dans de nombreuses cultures à travers le monde, avec des variations dans les détails et les personnages. Cependant, la version la plus connue est celle popularisée par Charles Perrault dans son recueil en 1697. Charles Perrault s’est inspiré de différentes sources pour créer son histoire, notamment des contes populaires oraux, des légendes médiévales et des récits mythologiques. Voici le résumé de la Cheftaine : un royaume prospère (dans la version filmée de 1970, la richesse du royaume tient d’ailleurs à un âne magique qui ch*e de l’or !), une princesse d’une grande beauté, sa mère meurt, son père le roi est inconsolable… les années passent, le roi décide de se remarier, mais il ne trouve personne qui puisse égaler la beauté de sa défunte reine… il tombe amoureux de sa propre fille, copie conforme de sa mère, et décide de l’épouser, ce qui choque profondément la princesse… elle demande à son père de lui offrir des cadeaux impossibles à obtenir, espérant ainsi retarder le mariage. Elle lui demande des robes aux couleurs improbables, mais grâce à un lutin magique, le roi se débrouille pour satisfaire ces demandes fantasques ! Finalement, la princesse demande une robe couleur de peau d’âne, pensant que cela serait finirait le game… Mais le roi fit alors tuer l’âne le plus rare et le plus beau du royaume pour réaliser la robe de sa fille (l’âne magique dans le film !). Ecœurée et effrayée par la folie de son père, la princesse s’enfuie, déguisée en paysanne avec sa peau d’âne, et part vivre dans une petite chaumière en forêt. Elle se fait appeler Peau d’Âne. Elle chante dans la forêt, un prince qui l’entend et tombe amoureux de sa voix… il cherche désespérément à la trouver… Après de nombreuses péripéties, le prince finit par la retrouver et la reconnaît malgré son déguisement. Oui je sais ce que tu te dis : bordel ils fument quoi les conteurs ! Nous sommes visiblement dans une blessure d’abandon… Mais, comparativement à nos trois princesses précédentes, celle-là est un peu plus badass quand même ! Elle a bien compris qu’il se tramait quelque chose de louche avec son père, et a pris la poudre d’escampette ! Et puis, elle a quand même fait galérer un peu le prince avant d’accepter de convoler en justes noces.

Le Petit Chaperon Rouge : Désobéissance et Naïveté

Tu connais par cœur ce classique, qui a autant de fins différentes que d’enfants apeurés par le grand méchant loup dans le monde ! Ici encore, ce conte a été retranscrit par Charles Perrault et les frères Grimm. Voici le résumé de la Cheftaine : une jeune fille dévouée, vêtue d’une belle cape rouge, surnommée ainsi « petit chaperon rouge », s’en va porter des gâteaux à sa mère-grand malade, qui habite seule au fin fond de la forêt (oui normal hein !). Sa mère la met en garde « surtout ne parle à personne en chemin » (oui, elle a tout compris à l’éducation celle-là !)… Sur la route, elle rencontre un loup, et ils entament une charmante conversation, oubliant les mises en garde, elle lui dit tout ce qu’elle compte faire de sa journée et où elle se rend ! Le loup se dit qu’il pourrait manger tous les gâteaux ET la délicieuse jeune fille, part alors en courant pour devancer la donzelle à destination, avale la grand-mère, se déguise et prend sa place dans son lit. Quand la jeune fille arrive, elle est surprise de l’état dans lequel se trouve sa grand-mère, avec ses poils, ses grandes mains, ses grands yeux et ses grandes dents… Et hop, elle est avalée par le loup à son tour ! Puis un bucheron passe par là, voyant le loup repu à dormir, se doute qu’il se trame un truc bizarre, lui ouvre le vente, et libère les deux femmes. Bon, on peut dire que cette petite souffre certainement d’une blessure d’humiliation ! Ce conte apporte une bonne leçon à la jeune fille, si elle c’était montrée plus prudente, elle n’aurait pas fini dévorée par le loup ! Et puis, une fois encore, la douce jeune fille est courageusement sauvée par un mystérieux et bienveillant jeune homme, il n’est pas prince, mais il est son sauveur ! Quel cliché ! Personnellement, je préfère les fins alternatives modernes. Par exemple, celle où la jeune fille arrive seule à s’extirper des entrailles du loup, lui découpe le ventre pour faire sortir sa grand-mère, replace des cailloux dans le ventre, et le loup fini noyé !

La Belle et la Bête : Captivité et Amour

Le conte de « La Belle et la Bête » a des origines anciennes et son origine exacte est un peu floue… Il existe différentes versions de ce conte à travers le monde, avec des variations dans les détails et les personnages. Je vais te faire une confidence, c’est mon conte favori ! Alors oui, j’ai été biberonnée par la version Disney de 1991, mais ma préférée reste le film de Jean Cocteau de 1946 avec Jean Marais, que j’ai dû voir 150 000 fois au moins ! Je te le recommande vivement si tu ne l’as jamais vu ! Alors mon résumé, plein de paillettes dans les yeux : Belle, charmante jeune fille innocente et douce, part à la recherche de son père, perdu en forêt. Elle découvre qu’il est retenu prisonnier dans une immense château mystérieux, que bizarrement personne ne connait alors qu’il n’est qu’à 3 kilomètres après le dernier croisement en sortant du village, par un homme-bête cruel. Elle décide de sacrifier sa liberté en échange de celle de son père, et reste captive au château à sa place. Terrifiée au début, elle mène ensuite une vie de princesse paisible auprès de la Bête, enfermés ensemble dans le château. Elle découvre que la Bête est en réalité une âme torturée, maudite par une sorcière pour son arrogance, et n’est finalement pas aussi monstrueuse qu’elle n’y parait. Le père de Belle tombe malade, elle obtient donc la permission de rendre visite à sa famille, mais elle doit revenir avant un certain délai. Malheureusement, elle arrive trop tard, et la Bête gît dans le château, apparemment morte. Belle réalise alors qu’elle aime sincèrement la Bête et lui déclare son amour. Ses larmes transforment la Bête en un beau prince, la libérant ainsi de la malédiction, puis ils se marièrent et vécurent heureux pour toujours ! Possiblement, au-delà de la blessure d’injustice, notre chère Belle souffre visiblement du syndrome de Stockholm ! Non, on ne peut pas se contenter d’une vie à deux, enfermés dans une belle tour d’ivoire !

Ces six contes sont tout à fait représentatifs des clichés et schémas d’éducation, transmis depuis la petite enfance : la demoiselle en détresse, les épreuves de la destinée quand elle ne fait pas ce que l’on attend d’elle, et le le brave homme sauveur.

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